QCM : Psychologie sociale : notions et applications (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une chercheuse observe comment des membres d’une équipe modifient leur comportement pendant une réunion, en tenant compte des circonstances de celle-ci. Quel objet relève de la psychologie sociale ?

L’évolution du comportement humain de la naissance à la fin de la vie
Le comportement d’individus ou de groupes en interaction dans un contexte donné
Les troubles psychiques d’un individu indépendamment de ses interactions
Les phénomènes collectifs considérés à l’échelle de la société

Le comportement d’individus ou de groupes en interaction dans un contexte donné

Explication

La psychologie sociale étudie les comportements individuels ou groupaux en interaction, en prenant en compte le contexte. L’étude des troubles renvoie à la psychologie clinique, les phénomènes collectifs à la sociologie et l’évolution au cours de la vie à la psychologie du développement.

2. Une étude porte sur les échanges entre membres d’un groupe de travail et tient compte de leur situation, tandis qu’une autre examine des phénomènes collectifs à l’échelle d’une société. Quelle distinction convient ?

La première relève de la psychologie sociale et la seconde de la sociologie
Les deux relèvent de la psychologie sociale au même niveau
Les deux relèvent de la psychologie du développement
La première relève de la sociologie et la seconde de la psychologie sociale

La première relève de la psychologie sociale et la seconde de la sociologie

Explication

La psychologie sociale étudie les individus et les groupes en contexte, alors que la sociologie porte notamment sur les phénomènes collectifs. Attribuer les interactions contextualisées à la sociologie inverse cette distinction, et attribuer les phénomènes collectifs à la psychologie sociale confond les champs; l’évolution individuelle ne caractérise pas les deux études.

3. Dans la définition d’Allport, quels éléments la psychologie sociale cherche-t-elle à comprendre comme étant influencés par autrui ?

Les comportements observables des êtres humains
Les phénomènes collectifs et la communication dans la société
Les stimuli sociaux et les composantes psychologiques personnelles
Les pensées, les sentiments et les comportements des êtres humains

Les pensées, les sentiments et les comportements des êtres humains

Explication

Allport met l’accent sur l’influence d’autrui, réel, imaginaire ou implicite, sur les pensées, les sentiments et les comportements. Réduire cela aux seuls comportements omet pensées et sentiments; les phénomènes collectifs et la communication évoquent plutôt Moscovici, tandis que la formulation sur les stimuli et les composantes personnelles correspond à Vallerand.

4. Avant une présentation, Léa imagine ce que des personnes absentes pourraient penser de ses propos. À quel type de présence d’autrui cela correspond-il ?

À une présence explicite
À une présence implicite
À une présence imaginaire
À un stimulus social lié aux caractéristiques d’autrui

À une présence imaginaire

Explication

La présence imaginaire correspond à l’anticipation de ce que des personnes absentes pourraient penser. La présence implicite repose sur le fait de savoir qu’une personne peut observer et juger; la présence explicite est manifeste, et les caractéristiques de l’auditoire ne définissent pas cette forme de présence.

5. Une étude examine l’effet d’un observateur présent, des caractéristiques de cet observateur et des croyances personnelles des participants sur leur conduite sociale. Quelle conception de l’influence sociale englobe ces éléments ?

La définition d’Allport
La conception de Moscovici en 1984
La conception de Vallerand en 1994
La définition de Baron et Bryne

La conception de Vallerand en 1994

Explication

Vallerand inclut la présence explicite, imaginaire ou implicite d’autrui, ses caractéristiques, les stimuli sociaux et l’influence des composantes psychologiques personnelles. Allport met en avant pensées, sentiments et comportements influencés par autrui; Baron et Bryne soulignent le comportement et les caractéristiques des autres, tandis que Moscovici traite notamment du conflit entre individu et société.

6. Quel chercheur a distingué quatre niveaux d’analyse des phénomènes sociaux, du niveau psychologique individuel au niveau sociologique ?

Jean Piaget
Serge Moscovici
Henri Tajfel
Willem Doise

Willem Doise

Explication

Willem Doise distingue quatre niveaux d’analyse, allant de l’individuel au sociologique. Serge Moscovici est associé à une définition de la psychologie sociale, Henri Tajfel aux relations intergroupes et Jean Piaget à la psychologie du développement.

7. Une chercheuse compare les relations entre élèves de différentes classes et examine comment leur appartenance à ces groupes influe sur leurs interactions dans un petit groupe. Quel niveau d’analyse mobilise-t-elle ?

Le niveau intra-individuel
Le niveau idéologique
Le niveau positionnel
Le niveau inter-individuel

Le niveau positionnel

Explication

Le niveau positionnel étudie les relations entre groupes et la dynamique des petits groupes en tenant compte de l’insertion des individus dans leur milieu. Le niveau intra-individuel concerne les mécanismes internes, le niveau inter-individuel les interactions au sein d’un même groupe, et le niveau idéologique les phénomènes macrosociaux.

8. Une équipe cherche à comprendre comment l’histoire et la culture d’un pays façonnent les croyances partagées de sa population. Quel niveau d’analyse correspond à cette démarche ?

Le niveau inter-individuel
Le niveau intra-individuel
Le niveau positionnel
Le niveau idéologique

Le niveau idéologique

Explication

Le niveau idéologique porte sur les processus sociaux et les phénomènes macrosociaux liés au contexte culturel et historique, notamment les croyances et les représentations sociales. Le niveau intra-individuel vise les mécanismes personnels, le niveau positionnel les relations entre groupes, et le niveau inter-individuel leurs échanges au sein d’un même groupe.

9. Dans une étude de la vie scolaire, quelle caractéristique justifie de traiter l’école comme une situation fondamentalement sociale ?

Elle réunit relations interpersonnelles, appartenances groupales, valeurs éducatives et phénomènes d’influence.
Elle dépend des valeurs du système éducatif, sans impliquer de relations interpersonnelles ni d’influence.
Elle se définit par les relations entre élèves, sans tenir compte des groupes ni des valeurs éducatives.
Elle repose principalement sur l’apprentissage individuel de connaissances, indépendamment du contexte.

Elle réunit relations interpersonnelles, appartenances groupales, valeurs éducatives et phénomènes d’influence.

Explication

La situation scolaire mobilise à la fois des relations interpersonnelles, des appartenances groupales, des valeurs liées au système éducatif et des phénomènes d’influence. La réduire à l’apprentissage individuel, aux seules relations entre élèves ou aux seules valeurs écarte des dimensions importantes.

10. Une méta-analyse portant sur 500 000 élèves met en évidence quel écart entre les filles et les garçons en mathématiques ?

Les filles se sentent aussi compétentes, mais obtiennent des performances objectives plus faibles.
Les filles se sentent plus compétentes, malgré des performances objectives équivalentes.
Les filles se sentent moins compétentes, malgré des performances objectives équivalentes.
Les filles se sentent moins compétentes et obtiennent des performances objectives plus faibles.

Les filles se sentent moins compétentes, malgré des performances objectives équivalentes.

Explication

La méta-analyse indique que les filles se sentent moins compétentes en mathématiques que les garçons alors que leurs performances objectives sont équivalentes. Dire qu’elles se sentent plus compétentes inverse le constat; leur attribuer de moins bons résultats confond sentiment de compétence et performance.

11. Des participantes réalisent un même exercice, présenté à un groupe comme un test de mathématiques et à l’autre sans cette mention. Quel résultat la menace du stéréotype permet-elle de prévoir ?

La réussite des femmes peut diminuer lorsque l’exercice est présenté sans mention des mathématiques.
La réussite des femmes peut diminuer de façon comparable avec les deux présentations.
La réussite des femmes peut augmenter lorsque l’exercice est présenté comme un test de mathématiques.
La réussite des femmes peut diminuer lorsque l’exercice est présenté comme un test de mathématiques.

La réussite des femmes peut diminuer lorsque l’exercice est présenté comme un test de mathématiques.

Explication

La menace du stéréotype peut réduire la réussite des femmes lorsque l’exercice est explicitement présenté comme un test de mathématiques, par comparaison avec une présentation sans cette mention. Une hausse inverse l’effet attendu, tandis qu’une baisse dans la condition sans mention ou dans les deux conditions néglige le rôle du cadrage.

12. Pourquoi l’étude d’un témoignage doit-elle prendre en compte autre chose que la mémoire du témoin ?

Parce que la mémoire détermine à elle seule le contenu de chaque témoignage
Parce que le témoignage dépend surtout de la qualité de l’image initiale
Parce que des mécanismes sociaux interviennent aussi dans la restitution de l’information
Parce que les distorsions proviennent principalement de la formulation des questions

Parce que des mécanismes sociaux interviennent aussi dans la restitution de l’information

Explication

La restitution d’un témoignage dépend de la mémoire, mais aussi de mécanismes sociaux. La mémoire seule néglige ces mécanismes, l’image initiale ne rend pas compte de la restitution et la formulation des questions n’est pas le facteur central établi ici.

13. Un témoin rapporte un détail ambigu d’une scène en le faisant correspondre à ses préjugés. Quel mécanisme décrit le mieux cette distorsion ?

Une modification de la scène observée crée le détail qui sera ensuite rapporté
Une erreur de transmission transforme le récit sans lien avec ses croyances
Ses stéréotypes et ses valeurs orientent la prise d’information et la transmission du récit
Un oubli en mémoire efface le détail sans orienter le récit vers ses croyances

Ses stéréotypes et ses valeurs orientent la prise d’information et la transmission du récit

Explication

Les stéréotypes et les valeurs peuvent biaiser à la fois la prise d’information et la transmission, orientant le récit vers les croyances du témoin. L’oubli ne décrit pas cette orientation, une scène modifiée n’est pas en cause et l’erreur de transmission est ici dissociée des croyances.

14. Quel objet d’étude définit la psychologie sociale de la santé ?

Les causes biologiques des maladies et leur évolution dans l’organisme
Les facteurs psychologiques des comportements de santé et de la façon de faire face à la maladie
Les traitements médicaux disponibles et leur efficacité clinique
Les comportements de santé sans considérer les réactions à la maladie

Les facteurs psychologiques des comportements de santé et de la façon de faire face à la maladie

Explication

La psychologie sociale de la santé étudie les facteurs psychologiques liés à la mise en œuvre ou à l’absence de comportements de santé, ainsi qu’à la manière de faire face à la maladie. Les causes biologiques et l’efficacité clinique des traitements relèvent d’autres objets, tandis que l’option qui exclut l’adaptation à la maladie est incomplète.

15. Quel objet d’étude caractérise la psychologie sociale du travail lorsqu’elle s’intéresse à la santé des salariés ?

Les contraintes physiques des postes et les moyens d’adapter les outils
Les relations hiérarchiques et les règles formelles de l’organisation
Les aptitudes individuelles et les compétences techniques mobilisées dans les tâches
Les contextes, les interactions et les processus qui orientent les conduites des salariés

Les contextes, les interactions et les processus qui orientent les conduites des salariés

Explication

La psychologie sociale du travail analyse les contextes et interactions, ainsi que les processus émotionnels, cognitifs et motivationnels susceptibles d’orienter les conduites et d’affecter la santé. Les aptitudes techniques, les contraintes ergonomiques et les seules relations hiérarchiques réduisent cette approche.

16. Dans une entreprise, les salariés jugent équitable la répartition des récompenses entre collègues. Quel résultat est associé à cette perception ?

Une satisfaction élevée et un engagement professionnel
Davantage d’incivilités et un risque accru d’épuisement professionnel
Une satisfaction élevée et un retrait de l’engagement professionnel
Une satisfaction faible et un engagement professionnel accru

Une satisfaction élevée et un engagement professionnel

Explication

Dans l’exemple de justice distributive, la perception d’une distribution équitable est associée à une satisfaction élevée et à un engagement professionnel. Les incivilités et le risque de burn-out sont associés à la perception d’iniquité, tandis que le retrait de l’engagement ne correspond pas au résultat indiqué.

17. Quelle approche étudie les relations entre les individus et leur environnement physique et social, y compris leurs dimensions spatiales et temporelles ?

L’écologie comportementale
La psychologie environnementale
La psychologie sociale du travail
L’ergonomie des espaces

La psychologie environnementale

Explication

La psychologie environnementale étudie les relations entre les individus et leur environnement physique et social dans leurs dimensions spatiales et temporelles, ainsi que les processus de perception, d’évaluation, d’attitude et de comportement. La psychologie du travail porte sur les contextes et interactions des salariés, et les autres réponses ne couvrent pas cet objet d’étude.

18. À quels auteurs attribue-t-on la classification de la psychologie environnementale en quatre thèmes ?

Maslach et Jackson
Lewin et Festinger
Bronfenbrenner et Gibson
Giuliani et Scoppelliti

Giuliani et Scoppelliti

Explication

La classification en quatre thèmes — environnement résidentiel, cognitions environnementales, comportements et pratiques liés à l’environnement, environnement naturel et global — est attribuée à Giuliani et Scoppelliti. Les autres noms renvoient à des chercheurs associés à d’autres travaux, et non à cette typologie.

19. Quelle définition de la psychologie sociale correspond à celle de Baron et Byrne ?

L’étude scientifique de l’influence des comportements ou caractéristiques d’autrui sur les comportements, sentiments et pensées d’un individu.
L’étude scientifique des changements de comportement provoqués par la présence physique directe d’autres personnes.
L’étude scientifique des comportements observables d’un individu, sans prendre en compte ses sentiments ni ses pensées.
L’étude scientifique de la manière dont les traits personnels déterminent le comportement, les sentiments et les pensées d’autrui.

L’étude scientifique de l’influence des comportements ou caractéristiques d’autrui sur les comportements, sentiments et pensées d’un individu.

Explication

La définition de Baron et Byrne inclut les comportements, les sentiments et les pensées, influencés par le comportement ou les caractéristiques d’autrui. Réduire l’étude au comportement observable néglige les sentiments et les pensées ; invoquer les seuls traits individuels inverse la source de l’influence ; exiger une présence physique directe écarte l’influence des caractéristiques d’autrui.

20. Après une période de stress professionnel, une salariée se sent émotionnellement épuisée, devient distante et négative envers ses collègues, puis a le sentiment de moins bien réussir son travail. Quelles dimensions du burn-out ces manifestations illustrent-elles ?

Épuisement émotionnel, dépersonnalisation et diminution de l’accomplissement.
Dépersonnalisation, épuisement émotionnel et baisse de satisfaction au travail.
Épuisement émotionnel, incivilité envers les collègues et diminution de l’accomplissement.
Stress professionnel, dépersonnalisation et baisse de satisfaction au travail.

Épuisement émotionnel, dépersonnalisation et diminution de l’accomplissement.

Explication

Le burn-out comprend l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la diminution de l’accomplissement. La dépersonnalisation ne désigne pas l’épuisement émotionnel ; la satisfaction au travail et l’incivilité ne remplacent pas les trois dimensions indiquées.

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Quel objet la psychologie sociale étudie-t-elle en contexte ?

Le comportement d’un individu ou d’un groupe en interaction.

Selon Allport, que cherche à comprendre la psychologie sociale au sujet d’autrui ?

Comment autrui, réel, imaginaire ou implicite, influence les pensées, les sentiments et les comportements.

Quel auteur associe l’influence sociale aux pensées, sentiments et comportements influencés par autrui ?

Allport.

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