QCM : Classes sociales et individualisation (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel concept désigne la façon dont les groupes sociaux s’organisent et se hiérarchisent au sein d’une société ?

La structure sociale
Un groupe social
La diversité sociale
L’espace social

La structure sociale

Explication

La structure sociale désigne l’organisation et la hiérarchisation des groupes au sein d’une société. L’espace social renvoie à leur représentation métaphorique, un groupe social est un ensemble d’individus, et la diversité sociale ne désigne pas cette organisation hiérarchique.

2. Une sociologue représente une société comme un espace où les individus sont placés selon leurs ressources et leur prestige ; que révèle la place d’un individu dans cette représentation ?

La nature de ses activités communes
L’intensité de ses liens avec les autres individus
Son appartenance à un groupe social durable
Sa position dans la structure sociale

Sa position dans la structure sociale

Explication

L’espace social représente la répartition des individus selon leurs ressources et leur prestige, et leur place indique leur position dans la structure sociale. L’appartenance à un groupe, les liens et les activités communes relèvent plutôt de la définition d’un groupe social.

3. Dans une entreprise, une personne possède les machines et les locaux de production, tandis que les salariés vendent leur force de travail ; comment Marx distingue-t-il leurs positions de classe ?

La personne relève du groupe statutaire supérieur et les salariés du groupe inférieur
La personne forme une classe pour soi et les salariés une classe en soi
La personne relève de la classe ouvrière et les salariés de la bourgeoisie
La personne relève de la bourgeoisie et les salariés de la classe ouvrière

La personne relève de la bourgeoisie et les salariés de la classe ouvrière

Explication

Pour Marx, la bourgeoisie possède les moyens de production, alors que les ouvriers ne possèdent que leur force de travail, qu’ils vendent. L’inversion des propriétaires et des salariés confond les deux classes ; le prestige relève plutôt de Weber, et les notions de classe « en soi » et « pour soi » concernent la conscience de classe.

4. Des salariés partagent une même position objective dans la production, mais ne se reconnaissent pas comme appartenant à une classe commune ; quelle distinction marxiste décrit le mieux leur situation ?

Ils forment une collection nominale définie par le sociologue
Ils constituent une classe selon leur prestige et leur honneur
Ils forment une classe pour soi, mais pas une classe en soi
Ils forment une classe en soi, mais pas une classe pour soi

Ils forment une classe en soi, mais pas une classe pour soi

Explication

Une classe « en soi » repose sur une position objective commune ; une classe « pour soi » suppose en plus la conscience d’appartenir à cette classe. Dire « pour soi » sans conscience confond les deux notions, tandis que le prestige et le classement nominal relèvent d’autres distinctions.

5. Deux personnes ont des chances différentes d’acquérir des biens et des services et d’obtenir des revenus ; quel concept de Weber permet de caractériser leur situation économique ?

La situation de classe
La situation de pouvoir
La position dans les rapports de production
Le statut social

La situation de classe

Explication

Chez Weber, la situation de classe renvoie aux chances typiques de disposer de biens ou de services et de se procurer des revenus. La place dans les rapports de production est centrale chez Marx, tandis que le statut concerne le prestige et que le pouvoir constitue une autre dimension de la stratification.

6. Pour analyser une société, une chercheuse distingue les revenus, le prestige associé à un style de vie et l’influence sur les décisions collectives ; quelle approche correspond à ces trois dimensions ?

La stratification multidimensionnelle de Weber
La distinction entre classe en soi et classe pour soi
La situation de classe limitée aux chances de revenus
La division des classes fondée sur la production chez Marx

La stratification multidimensionnelle de Weber

Explication

Weber distingue des fondements économiques, statutaires — prestige et honneur — et politiques — pouvoir — de la stratification sociale. L’analyse marxiste centrée sur la production, la conscience de classe et la situation économique seule ne rendent pas compte de ces trois dimensions.

7. Une étude compare les écarts de revenus entre deux classes sociales distinctes. Quelle notion ces écarts illustrent-ils ?

La distance inter-classes
La distance intra-classes
La mobilité intra-classes
La moyennisation sociale

La distance inter-classes

Explication

La distance inter-classes désigne les écarts entre des classes sociales différentes. La distance intra-classes concerne l’homogénéité au sein d’une classe, tandis que la mobilité et la moyennisation désignent d’autres processus.

8. Une enquête observe, parmi les membres d’une même classe sociale, des différences de pratiques, de représentations et de positions. Quelle dimension étudie-t-elle ?

La distance inter-classes
Les inégalités salariales
La distance intra-classes
La mobilité intergénérationnelle

La distance intra-classes

Explication

La distance intra-classes mesure le degré d’homogénéité des positions, des pratiques et des représentations des membres d’une même classe. La distance inter-classes compare des classes différentes; les deux autres notions ne désignent pas ces écarts internes.

9. Dans une société, la part des classes moyennes augmente tandis que les frontières de classes s’effacent et que les inégalités diminuent. Quel processus décrit cette évolution ?

La paupérisation
La polarisation sociale
La moyennisation
La mobilité sociale

La moyennisation

Explication

La moyennisation associe la croissance de la part des classes moyennes à l’effacement des frontières de classes et à la réduction des inégalités. La polarisation renvoie à un éloignement des groupes, et la mobilité sociale décrit des changements de position.

10. Pour expliquer l’effacement des frontières de classes, un sociologue associe le recul relatif des ouvriers à l’expansion des classes moyennes, à la progression de l’emploi féminin et à la diversification des situations familiales. Quel sociologue propose cette explication ?

Pierre Bourdieu
Raymond Boudon
Émile Durkheim
Henri Mendras

Henri Mendras

Explication

Henri Mendras explique l’effacement des frontières de classes par plusieurs transformations sociales, dont l’expansion des classes moyennes et la progression de l’emploi féminin. Pierre Bourdieu, Raymond Boudon et Émile Durkheim sont d’autres sociologues, mais cette explication est attribuée à Mendras.

11. Dans le modèle de société en forme de toupie de Mendras, quelle part de la population correspond à la constellation populaire ?

7 %
3 %
50 %
25 %

50 %

Explication

Dans le modèle de Mendras, la constellation populaire représente 50 % de la population. La constellation centrale en représente 25 %, l’élite 3 % et la pauvreté 7 %.

12. Quel processus construit l’individu comme sujet tout en le distanciant et en l’autonomisant par rapport à son groupe d’appartenance ?

L’individualisation
La moyennisation
L’identification subjective
La mobilité sociale

L’individualisation

Explication

L’individualisation désigne la construction de l’individu comme sujet et son autonomisation par rapport à son groupe. La moyennisation concerne l’essor des classes moyennes, la mobilité sociale le changement de position sociale, et l’identification subjective le sentiment d’appartenance.

13. Dans une entreprise où le chômage et les contrats précaires progressent, quel effet peut-on attendre sur les solidarités entre travailleurs d’une même catégorie ?

Un affaiblissement des solidarités fondées sur le travail collectif et des conditions partagées
Un accroissement des écarts entre classes plutôt qu’une évolution des solidarités internes
Une plus grande homogénéité des conditions de travail et des liens professionnels
Un renforcement des solidarités fondées sur le travail collectif et des conditions partagées

Un affaiblissement des solidarités fondées sur le travail collectif et des conditions partagées

Explication

Le chômage et la précarité fragilisent les solidarités intracatégorielles qui reposaient sur l’organisation collective du travail et l’homogénéité des conditions de travail. Le renforcement des collectifs inverse cet effet, les écarts entre classes concernent un autre niveau d’analyse, et l’homogénéisation des conditions va à l’encontre du mécanisme décrit.

14. Une personne dit se sentir membre de la classe ouvrière sans que l’on examine ses caractéristiques mesurables : que désigne cette déclaration ?

Une distance interclasse
Une identification subjective à un groupe
Une identification objective à un groupe
Une position professionnelle mesurable

Une identification subjective à un groupe

Explication

L’identification subjective correspond au sentiment qu’a une personne d’appartenir à un groupe. L’identification objective s’appuie sur des caractéristiques mesurables, tandis qu’une position professionnelle et une distance entre classes renvoient à d’autres éléments.

15. Deux personnes ont des caractéristiques mesurables similaires, mais l’une se sent appartenir à une classe sociale et l’autre non : quelle interprétation convient ?

Leur sentiment d’appartenance correspond à leur catégorie professionnelle mesurable
Leur identification subjective est identique puisque leurs caractéristiques sont similaires
Leur identification objective diffère nécessairement puisque leur sentiment diverge
Leur identification subjective peut différer malgré une identification objective similaire

Leur identification subjective peut différer malgré une identification objective similaire

Explication

L’identification subjective, fondée sur le sentiment d’appartenance, peut ne pas correspondre à l’identification objective, fondée sur des caractéristiques mesurables. Déduire une différence objective du seul sentiment confond les deux notions; assimiler le sentiment à la profession ou le déclarer identique écarte aussi cette distinction.

16. Depuis les années 1950, quelle évolution conjointe des distances entre et au sein des classes sociales caractérise la structure sociale ?

Les deux types de distances augmentent.
Les deux types de distances diminuent.
Les distances inter-classes augmentent et les distances intra-classes diminuent.
Les distances inter-classes diminuent et les distances intra-classes augmentent.

Les distances inter-classes diminuent et les distances intra-classes augmentent.

Explication

Depuis les années 1950, les écarts entre classes se réduisent tandis que les différences au sein d’une même classe s’accroissent. Inverser les distances confond leur évolution, et faire diminuer ou augmenter les deux à la fois ne correspond pas à cette évolution contrastée.

17. Une société connaît une réduction des écarts socio-économiques, des comportements plus homogènes et une baisse des conflits de classe ; à quel processus ces évolutions contribuent-elles ?

À la moyennisation de la société.
À l’individualisation des trajectoires sociales.
À la polarisation de la société en classes opposées.
À la baisse de la conflictualité, prise isolément.

À la moyennisation de la société.

Explication

La moyennisation associe la réduction des disparités socio-économiques, l’homogénéisation des comportements et des styles de vie, la constitution d’une vaste classe moyenne et la baisse de la conflictualité. L’individualisation et la polarisation désignent d’autres dynamiques, tandis que la seule baisse des conflits ne résume pas l’ensemble du processus.

18. Des sociologues défendent l’idée que les classes sociales ont perdu de leur pertinence en invoquant la baisse des inégalités, l’homogénéisation des modes de vie et le recul de la conscience de classe ; quelle thèse défendent-ils ?

La définition des classes par une identité collective forte.
L’explication de la moyennisation par la seule homogénéisation des modes de vie.
La thèse de la fin des classes sociales.
La thèse du retour des classes sociales fondée sur les inégalités durables.

La thèse de la fin des classes sociales.

Explication

La thèse de la fin des classes sociales s’appuie sur la réduction des inégalités, l’affaiblissement des frontières sociales et le recul de la conscience de classe et de la conflictualité. Le retour défendu par Chauvel repose plutôt sur des groupes durablement inégaux et sur une identité collective forte.

19. Dans une société où 80 % des places en grandes écoles reviennent aux 20 % de milieux les plus favorisés, quel argument Louis Chauvel avance-t-il contre la thèse de la fin des classes sociales ?

L’homogénéisation des chances scolaires entre les milieux sociaux.
La persistance d’inégalités d’accès aux grandes écoles selon l’origine sociale.
La concentration de 80 % des places parmi les 20 % les moins favorisés.
La représentation de la société en forme de toupie par Mendras.

La persistance d’inégalités d’accès aux grandes écoles selon l’origine sociale.

Explication

Chauvel souligne que 80 % des places en grandes écoles sont occupées par des personnes issues des 20 % de milieux sociaux les plus favorisés, ce qui révèle la persistance d’inégalités. L’homogénéisation des chances contredit cette donnée, inverser les groupes en modifie le sens, et la toupie est associée à Mendras.

20. Pour analyser une société en termes de classes sociales, quelle caractéristique durable des groupes Louis Chauvel considère-t-il comme nécessaire ?

Des groupes inégalement situés dans la sphère productive et inégalement dotés.
Des groupes possédant une identité collective forte et une capacité d’action commune.
Des groupes dotés de ressources équivalentes dans la sphère productive.
Des groupes partageant des comportements et des consommations homogènes.

Des groupes inégalement situés dans la sphère productive et inégalement dotés.

Explication

Pour Chauvel, l’analyse en termes de classes suppose des groupes durables, inégalement situés dans la sphère productive et inégalement dotés. Le sentiment d’appartenance constitue une autre dimension, tandis que l’homogénéité des modes de vie ou l’égalité des ressources ne répondent pas à cette condition.

21. Pour analyser la société française, un sociologue répartit ses membres en groupes sociaux à partir de leur profession. Quel concept désigne cette répartition ?

La salarisation de la population active
La qualification professionnelle
La tertiarisation de l’économie
La structure socioprofessionnelle

La structure socioprofessionnelle

Explication

La structure socioprofessionnelle désigne la répartition des membres d’une société dans les groupes sociaux selon leur profession. La tertiarisation concerne les secteurs économiques, la salarisation la part des salariés et la qualification les compétences liées au travailleur.

22. Dans une économie, la proportion de salariés parmi la population active augmente au fil du temps. Quel processus cette évolution caractérise-t-elle ?

La salarisation
La croissance de l’emploi
La tertiarisation
La féminisation des emplois

La salarisation

Explication

La salarisation est l’augmentation de la part des salariés dans la population active. La tertiarisation correspond au développement du secteur des services, la féminisation à la hausse de la part des emplois occupés par des femmes, et la croissance de l’emploi porte sur le volume des emplois.

23. Dans une entreprise qui représente l’ensemble des personnes en emploi d’un pays, environ 90 % des travailleurs ont un employeur et perçoivent un salaire. Quelle interprétation correspond au taux de salarisation actuel ?

Près de 90 % de la population active est sans emploi
Près de 90 % des personnes qui travaillent sont dans les services
Près de 90 % des personnes qui travaillent sont indépendantes
Près de 90 % des personnes qui travaillent sont salariées

Près de 90 % des personnes qui travaillent sont salariées

Explication

Un taux de salarisation proche de 90 % signifie qu’environ 90 % des personnes en emploi sont salariées. L’interprétation par les indépendants inverse la catégorie, celle par les personnes sans emploi change la population mesurée, et celle par les services confond statut d’emploi et secteur d’activité.

24. Au fil du temps, les activités de services prennent une place croissante dans l’économie d’un pays. Quel processus décrit cette évolution ?

La salarisation
L’industrialisation
La féminisation des emplois
La tertiarisation

La tertiarisation

Explication

La tertiarisation est le processus de développement du secteur tertiaire dans une économie. La salarisation concerne la part des salariés, la féminisation la part des emplois occupés par des femmes, et l’industrialisation renvoie au développement du secteur secondaire.

25. Une élève compare la part des emplois du secteur tertiaire à trois dates : environ 36 % en 1954, 50 % en 1975 et 77 % en 2018. Quelle conclusion tire-t-elle de ces données ?

La part tertiaire est restée proche de 36 % aux trois dates
La part tertiaire a atteint 77 % en 1975 puis 50 % en 2018
La part tertiaire a diminué à chaque date observée
La part tertiaire a augmenté à chaque date observée

La part tertiaire a augmenté à chaque date observée

Explication

Les valeurs passent de 36 % à 50 %, puis à 77 % : la part du secteur tertiaire augmente à chacune des dates observées. Les valeurs du primaire sont différentes, et ni une baisse ni une stabilité ne concordent avec cette progression.

26. Dans une population active, quel changement caractérise la féminisation des emplois ?

L’augmentation du taux d’activité des femmes en âge de travailler
L’augmentation du nombre total d’emplois dans la population active
L’augmentation de la part des emplois occupés par des femmes
L’augmentation de la part des emplois à temps partiel

L’augmentation de la part des emplois occupés par des femmes

Explication

La féminisation désigne l’augmentation de la part des emplois occupés par des femmes dans la population active. Le taux d’activité mesure une autre réalité, tandis que le temps partiel et le nombre total d’emplois ne définissent pas cette évolution.

27. Entre 1975 et 2017, le taux d’activité masculin passe de 98 % à 94 %, tandis que le taux féminin passe de 60 % à 84 % : quelle comparaison des évolutions est correcte ?

Le taux masculin atteint 94 points et le taux féminin atteint 84 points
Le taux masculin baisse de 4 % et le taux féminin augmente de 24 %
Le taux masculin augmente de 4 points et le taux féminin baisse de 24 points
Le taux masculin baisse de 4 points et le taux féminin augmente de 24 points

Le taux masculin baisse de 4 points et le taux féminin augmente de 24 points

Explication

La variation en points se calcule par différence : 94−98=−494-98=-4 pour les hommes et 84−60=2484-60=24 pour les femmes. Inverser les évolutions contredit les valeurs, confondre niveaux et variations mêle taux et écarts, et les pourcentages ne sont pas les variations en points demandées.

28. Pour une personne en emploi, que recouvre la qualification du travailleur ?

La position occupée dans la hiérarchie et le statut professionnel
Les tâches réalisées quotidiennement dans le poste de travail
L’ensemble des savoirs et des diplômes acquis par la formation et l’expérience
Le diplôme le plus élevé obtenu au cours de la formation initiale

L’ensemble des savoirs et des diplômes acquis par la formation et l’expérience

Explication

La qualification du travailleur réunit les savoirs et les diplômes acquis grâce à la formation et à l’expérience. Le statut, le seul diplôme le plus élevé et les tâches du poste sont des notions distinctes.

29. Après la Seconde Guerre mondiale, les services deviennent majoritaires en France tandis que l’industrie et l’agriculture reculent relativement : quel phénomène décrit cette évolution ?

La tertiarisation de l’économie
La désindustrialisation de l’économie
La salarisation de la population active
La féminisation de la population active

La tertiarisation de l’économie

Explication

La tertiarisation correspond au développement des services, devenus majoritaires au détriment de l’industrie et de l’agriculture. La salarisation concerne la part des salariés, la désindustrialisation vise l’industrie et la féminisation la part des emplois occupés par des femmes.

30. Dans une entreprise, les femmes sont plus nombreuses qu’auparavant, mais restent peu présentes dans certains métiers et postes de direction : quelle conclusion correspond à la transformation observée depuis les années 1960 ?

L’emploi se qualifie, mais cette évolution demeure inégale selon les métiers et les responsabilités
L’emploi se féminise, mais cette évolution demeure inégale selon les métiers et les responsabilités
L’emploi masculin progresse, mais cette évolution demeure inégale selon les métiers et les responsabilités
L’emploi se féminise, mais cette évolution est uniforme selon les métiers et les responsabilités

L’emploi se féminise, mais cette évolution demeure inégale selon les métiers et les responsabilités

Explication

Depuis les années 1960, l’emploi se féminise fortement, sans que cette progression soit égale selon les métiers et les niveaux de responsabilité. La hausse des qualifications est un autre phénomène, et supposer une évolution uniforme efface les inégalités constatées.

31. Pendant une période de forte croissance économique comparable aux Trente Glorieuses, quels changements des emplois sont favorisés par l’élévation du niveau de qualification ?

L’augmentation des effectifs des ouvriers qualifiés et des agriculteurs
L’augmentation de la part des emplois dans les services et le commerce
L’augmentation des effectifs des cadres et des professions intermédiaires
L’augmentation de la part des salariés dans la population active

L’augmentation des effectifs des cadres et des professions intermédiaires

Explication

La forte croissance des Trente Glorieuses favorise l’élévation des qualifications, qui se traduit notamment par davantage de cadres et de professions intermédiaires. La hausse des ouvriers qualifiés est aussi liée à la montée des qualifications, mais ne constitue pas la réponse ciblée ici; les services et le salariat renvoient à d’autres transformations.

32. Quel phénomène désigne un système de différenciation sociale fondé sur la répartition inégale des ressources et des positions ?

La mobilité sociale
La hiérarchie des diplômes
La stratification sociale
La division du travail

La stratification sociale

Explication

La stratification sociale désigne les systèmes de différenciation liés à une distribution inégale des ressources et des positions. La mobilité sociale concerne les changements de position, la division du travail répartit les activités et la hiérarchie des diplômes ne couvre qu’un critère possible.

33. Une statistique doit regrouper des personnes en catégories homogènes en tenant compte de leur profession, de leur statut d’emploi et de leur position hiérarchique. Quel outil convient ?

Une échelle de classement selon le diplôme
Une échelle de classement selon le revenu
La nomenclature des PCS créée par l’INSEE
Une nomenclature des secteurs d’activité

La nomenclature des PCS créée par l’INSEE

Explication

Les PCS sont une nomenclature statistique de l’INSEE qui regroupe les individus selon plusieurs caractéristiques professionnelles, dont le statut et la position hiérarchique. Le revenu, le diplôme ou le seul secteur d’activité ne constituent pas à eux seuls cette nomenclature.

34. En France, en 2014, 68 % des cadres supérieurs et 2 % des ouvriers possèdent un diplôme supérieur à bac + 2. Quel écart cela représente-t-il ?

Un écart de −66 points de pourcentage
Un écart de 66 points de pourcentage
Une proportion cumulée de 70 %
Un écart de 66 %

Un écart de 66 points de pourcentage

Explication

La différence entre 68 % et 2 % est de 66 points de pourcentage. Parler d’un écart relatif de 66 % confond les points de pourcentage et les pourcentages, tandis que l’addition ou l’inversion ne mesure pas l’écart demandé.

35. Dans une comparaison entre salariés, les personnes ayant davantage de diplômes occupent généralement des positions hiérarchiques plus élevées et ont des revenus plus importants. Quelle relation décrit cette observation ?

Une absence de corrélation du diplôme avec le revenu et la position hiérarchique
Une corrélation négative du diplôme avec le revenu et la position hiérarchique
Une corrélation positive du diplôme avec le revenu et la position hiérarchique
Une corrélation positive du diplôme avec le revenu, sans lien hiérarchique

Une corrélation positive du diplôme avec le revenu et la position hiérarchique

Explication

Le niveau de diplôme est positivement corrélé au revenu et à la position hiérarchique des PCS, particulièrement chez les salariés. Une corrélation négative inverse le sens du lien, tandis que les autres formulations écartent à tort l’une ou l’autre relation.

36. Pour étudier les différences de positions dans l’espace social entre des personnes d’âges et de lieux de résidence différents, quels facteurs faut-il considérer ?

L’âge et le lieu de résidence
Le revenu et le statut d’emploi
La profession et la taille de l’entreprise
La qualification et la position hiérarchique

L’âge et le lieu de résidence

Explication

L’âge et le lieu de résidence font partie des facteurs socio-démographiques qui structurent et hiérarchisent l’espace social. Le revenu, le statut d’emploi, la profession, la taille de l’entreprise et la qualification renvoient plutôt à des critères socio-économiques ou professionnels.

37. Que désignent les rapports sociaux de genre ?

Les écarts de revenus entre les catégories sociales, sans lien avec le genre
La répartition des emplois selon les qualifications, sans lien avec les tâches domestiques
Les différences biologiques entre les sexes, indépendamment de l’organisation sociale
La répartition sexuée inégale des tâches dans plusieurs domaines, qui produit des inégalités sociales

La répartition sexuée inégale des tâches dans plusieurs domaines, qui produit des inégalités sociales

Explication

Les rapports sociaux de genre renvoient à une répartition sexuée inégale des tâches dans des domaines comme la vie domestique, le travail et la politique, qui se traduit par des inégalités sociales. Les différences biologiques confondent sexe et rapports sociaux, la seule sphère professionnelle restreint les domaines concernés, et les écarts de revenus entre catégories sociales ne définissent pas cette notion.

38. Une sociologue étudie deux personnes de classes sociales différentes et constate que leur position de genre influe également sur leurs expériences. Quelle interprétation correspond à l’articulation entre classe et genre ?

Les rapports de classe et de genre décrivent une seule hiérarchie
La position de classe détermine entièrement la position de genre
Les positions de classe et de genre interagissent sans se confondre
Les rapports de genre sont indépendants des rapports de classe

Les positions de classe et de genre interagissent sans se confondre

Explication

La position dans les rapports de classe s’articule avec celle dans les rapports sociaux de genre, mais ces dimensions ne se superposent pas. Les confondre en une hiérarchie unique ou considérer l’une comme entièrement déterminée ou indépendante de l’autre méconnaît cette articulation.

39. Dans une étude comparant le travail, la vie privée, les médias et le sport, quel constat général sur les positions sociales des femmes est cohérent avec les rapports sociaux de genre ?

Les positions sociales sont comparables, mais l’espérance de vie diffère
Les écarts de position concernent le travail, mais pas les autres domaines
Les femmes occupent souvent des positions moins avantageuses que les hommes
Les femmes occupent souvent des positions plus avantageuses que les hommes

Les femmes occupent souvent des positions moins avantageuses que les hommes

Explication

Dans de nombreux espaces sociaux, notamment au travail, dans la sphère privée, les médias et le sport, les femmes occupent des positions moins avantageuses que les hommes. Inverser cette tendance, la restreindre au travail ou lui substituer une comparaison d’espérance de vie ne correspond pas au constat.

40. Deux ménages disposent du même revenu disponible : l’un compte six personnes et l’autre quatre. Lequel a le niveau de vie le plus faible ?

Le ménage de six personnes
Le ménage de quatre personnes
Le ménage dont le revenu disponible est le plus élevé
Les deux ménages ont le même niveau de vie

Le ménage de six personnes

Explication

À revenu égal, le niveau de vie est inférieur lorsque le ménage compte six personnes plutôt que quatre, car le revenu est réparti entre davantage d’occupants. Le revenu total égal ne signifie donc pas un niveau de vie égal, et l’effet de la taille n’est pas inversé.

41. Trois personnes sans lien de parenté partagent le même logement : comment cette situation est-elle classée au regard de la notion de ménage ?

Pas un ménage, car il comprend plusieurs personnes
Pas un ménage, car elles ne sont pas parentes
Un ménage, car elles occupent le même logement
Un ménage seulement si elles partagent un revenu

Un ménage, car elles occupent le même logement

Explication

Un ménage rassemble les occupants d’un même logement, qu’ils aient ou non des liens de parenté. Le définir comme une famille apparentée ou exiger un revenu partagé ajoute des conditions absentes de la notion ; un ménage peut aussi compter plusieurs personnes.

42. Une personne emprunte au début de ses études, épargne une partie de ses revenus pendant sa carrière, puis utilise son patrimoine après avoir pris sa retraite. Quel schéma correspond à la théorie du cycle de vie de Modigliani ?

Épargne négative dans la jeunesse, positive pendant la vie active, puis épargne positive à la retraite
Épargne positive dans la jeunesse, désépargne pendant la vie active, puis accumulation à la retraite
Épargne négative dans la jeunesse, positive pendant la vie active, puis désépargne à la retraite
Épargne positive dans la jeunesse, négative pendant la vie active, puis épargne positive à la retraite

Épargne négative dans la jeunesse, positive pendant la vie active, puis désépargne à la retraite

Explication

Dans cette théorie, les faibles revenus de jeunesse entraînent une épargne négative, les revenus de la vie active permettent une épargne positive, et la baisse des revenus à la retraite conduit à désépargner pour maintenir la consommation. L’inversion des deux premières phases confond jeunesse et vie active, l’épargne positive à la retraite néglige la baisse des revenus, et l’accumulation à la retraite inverse le mécanisme de désépargne.

43. En 2015, quel était le patrimoine brut moyen des ménages dont la personne de référence avait 65 ans ou plus, comparé à celui des ménages dont la personne de référence avait entre 25 et 64 ans ?

266 600 euros, contre 304 000 euros pour les 25-64 ans
266 600 euros, contre 37 400 euros pour les 25-64 ans
341 400 euros, contre 266 600 euros pour les 25-64 ans
304 000 euros, contre 266 600 euros pour les 25-64 ans

304 000 euros, contre 266 600 euros pour les 25-64 ans

Explication

En 2015, le patrimoine brut moyen était de 304 000 euros pour les ménages dont la personne de référence avait au moins 65 ans, contre 266 600 euros pour ceux de 25 à 64 ans. L’inversion des montants attribue les moyennes au mauvais groupe, tandis que 37 400 euros correspond à leur écart et non à la moyenne des 25-64 ans.

44. Une commune de Seine-Saint-Denis connaît une croissance démographique rapide. Quel problème concernant les services publics et les moyens de l’État est rapporté pour le département ?

Des services publics retirés ou sous-dotés et des moyens de l’État insuffisants face à la croissance
Des services publics renforcés et des moyens de l’État ajustés à la croissance
Des services publics retirés en raison d’une baisse de la population et des besoins
Des services publics sous-dotés, mais des moyens de l’État suffisants face à la croissance

Des services publics retirés ou sous-dotés et des moyens de l’État insuffisants face à la croissance

Explication

Le constat associe des services publics retirés ou sous-dotés à des moyens financiers de l’État jugés insuffisants pour accompagner une croissance démographique rapide. Des moyens adaptés contredisent cette insuffisance, le renforcement inverse le constat sur les services, et une baisse de population ne correspond pas au contexte rapporté.

45. Un habitant compare les inégalités d’accès aux services publics entre Stains et Paris. Quelle comparaison des effectifs policiers par habitant correspond aux chiffres rapportés ?

Un policier pour 580 habitants à Stains, contre un pour 310 à Paris
Un policier pour 580 habitants à Stains, contre un pour 310 à Aubervilliers
Un policier pour 310 habitants à Stains, contre un pour 580 à Paris
Un policier pour 310 habitants à Stains, contre un pour 580 à Aubervilliers

Un policier pour 580 habitants à Stains, contre un pour 310 à Paris

Explication

Le ratio rapporté est d’un policier pour 580 habitants à Stains, contre un pour 310 à Paris. Inverser les ratios attribue à Stains la situation parisienne, tandis que les comparaisons avec Aubervilliers mêlent des communes qui ne sont pas celles de ce chiffre.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Classes sociales et individualisation.

Que désigne la structure sociale d’une société ?

La façon dont ses groupes sociaux s’organisent et se hiérarchisent.

Comment l’espace social représente-t-il la société ?

Comme un espace où individus et groupes sont répartis selon leurs ressources et leur prestige.

Qu’indique la place d’un individu dans l’espace social ?

Sa position dans la structure sociale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Classes sociales et individualisation.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM