QCM : Génétique et brassage des génomes (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’une division cellulaire observée en laboratoire, quelle étape assure que chaque cellule fille reçoit une copie de chaque chromosome ?

La séparation des chromatides à l’anaphase, suivie de leur migration vers les pôles
La séparation des chromatides en métaphase, suivie de leur migration vers les pôles
La migration des chromatides vers un seul pôle, avant leur séparation
La réplication des chromatides à l’anaphase, suivie de leur migration vers les pôles

La séparation des chromatides à l’anaphase, suivie de leur migration vers les pôles

Explication

À l’anaphase, les chromatides de chaque chromosome se séparent et migrent vers les pôles, ce qui permet à chaque cellule fille de recevoir une copie. La réplication concerne la duplication de l’ADN, la métaphase n’est pas l’étape de séparation, et les chromatides ne migrent pas toutes vers un seul pôle.

2. Quelle caractéristique définit le produit d’une mitose normale ?

Deux cellules filles génétiquement identiques entre elles et à la cellule mère
Deux cellules filles ayant chacune la moitié du génome de la cellule mère
Deux cellules filles génétiquement différentes entre elles et de la cellule mère
Deux cellules filles identiques entre elles mais différentes de la cellule mère

Deux cellules filles génétiquement identiques entre elles et à la cellule mère

Explication

La mitose produit deux cellules filles génétiquement identiques entre elles et à la cellule mère. La réduction de moitié du génome correspond à une confusion avec la méiose, tandis que les deux autres réponses introduisent des différences génétiques absentes dans une mitose normale.

3. Une enzyme recopie un segment d’ADN de 3×1093\times10^9 nucléotides. En appliquant le taux moyen d’erreur indiqué, combien d’erreurs de réplication peut-on estimer ?

Environ 30 erreurs
Environ 1 erreur
Environ 3 erreurs
Environ 3 000 erreurs

Environ 3 erreurs

Explication

Une erreur survient en moyenne pour 10910^9 nucléotides recopiés ; 3×1093\times10^9 nucléotides correspondent donc à environ 3 erreurs. Une seule erreur oublie le facteur 3, tandis que 30 et 3 000 résultent d’un mauvais ordre de grandeur.

4. Dans une cellule, une modification de l’ADN change un codon en codon stop. Quelle catégorie de mutation décrit cet effet ?

Une mutation non-sens
Une mutation faux-sens
Une mutation silencieuse
Une addition ou une délétion

Une mutation non-sens

Explication

Une mutation non-sens fait apparaître un codon stop. Une mutation faux-sens modifie un acide aminé, une mutation silencieuse ne modifie pas la protéine, et l’addition ou la délétion désigne un type de changement nucléotidique plutôt que cet effet sur le codon.

5. Une mutation dans un gène confère à certaines cellules un caractère nouveau qui favorise leur survie dans leur environnement. Quel devenir peut-elle avoir à l’échelle de l’évolution ?

Le caractère peut être favorisé par la sélection au cours de l’évolution
Le caractère entraîne une maladie génétique dans les cellules
La mutation reste sans effet sur le phénotype des cellules
La mutation provoque nécessairement un effet létal dans les cellules

Le caractère peut être favorisé par la sélection au cours de l’évolution

Explication

Selon le gène affecté, une mutation peut conférer un caractère nouveau susceptible d’être sélectionné par l’évolution. Un effet létal, l’absence d’effet et une maladie génétique sont d’autres devenirs possibles, mais ne découlent pas du caractère avantageux décrit.

6. Quel est le caryotype normal d’une cellule diploïde humaine ?

n = 23 chromosomes
46 paires de chromosomes
2n = 48 chromosomes
2n = 46 chromosomes

2n = 46 chromosomes

Explication

Le caryotype humain diploïde comporte 46 chromosomes, soit 23 paires. La valeur n=23n = 23 correspond au nombre haploïde, tandis que 46 paires ou 48 chromosomes ne décrivent pas le caryotype humain normal.

7. Lors d’une méiose humaine, une cellule produit des cellules reproductrices. Quel nombre de chromosomes chacune de ces cellules contient-elle ?

23 chromosomes, un seul lot
46 chromosomes, deux lots
46 paires de chromosomes
23 paires de chromosomes

23 chromosomes, un seul lot

Explication

La méiose produit des gamètes haploïdes qui ne possèdent qu’un seul lot de chromosomes, soit 23 chez l’humain. 46 correspond au nombre diploïde, et les nombres de paires proposés confondent lots et paires.

8. Quel processus réunit deux gamètes haploïdes et forme une cellule-œuf diploïde ?

La méiose
La fécondation
La mitose
La gamétogenèse

La fécondation

Explication

La fécondation est la rencontre de deux gamètes haploïdes et rétablit la diploïdie dans la cellule-œuf. La méiose produit des gamètes, tandis que la mitose assure une division cellulaire et que la gamétogenèse désigne leur formation.

9. Dans une cellule en méiose, des chromatides de chromosomes homologues échangent des fragments et créent de nouvelles combinaisons d’allèles de gènes liés. Quel phénomène décrit cette situation ?

Le brassage intrachromosomique
La réplication chromosomique
Le brassage interchromosomique
La division réductionnelle

Le brassage intrachromosomique

Explication

Le brassage intrachromosomique résulte d’échanges de fragments entre chromatides homologues et produit de nouvelles combinaisons d’allèles liés. Le brassage interchromosomique concerne l’assortiment des chromosomes, la division réductionnelle leur séparation et la réplication la copie de l’ADN.

10. Dans une population de gamètes issus de méioses où deux gènes sont liés, les types parentaux sont plus nombreux que les types recombinés. Quelle explication rend compte de cette répartition ?

Les crossing-over rendent les types recombinés majoritaires
Les gènes liés se trouvent sur des chromosomes différents
Les crossing-over ne se produisent pas à chaque méiose
Les gamètes recombinés sont produits sans échange de fragments

Les crossing-over ne se produisent pas à chaque méiose

Explication

Les gamètes parentaux sont majoritaires parce que les crossing-over, à l’origine des recombinés, ne se produisent pas systématiquement. Dire que les gènes liés sont sur des chromosomes différents nie leur liaison, et les deux autres erreurs méconnaissent le rôle et la fréquence des échanges.

11. Lors de la métaphase I, quelle opération produit des assortiments alléliques variés pour des gènes portés par des chromosomes différents ?

La fusion de deux gamètes après l’achèvement de la méiose
L’échange de segments entre chromatides de chromosomes homologues
La répartition aléatoire des chromosomes homologues de différentes paires
La séparation des chromatides sœurs lors de la deuxième division

La répartition aléatoire des chromosomes homologues de différentes paires

Explication

Le brassage interchromosomique résulte de la répartition aléatoire des chromosomes homologues de différentes paires en métaphase I. L’échange de segments relève du brassage intrachromosomique, la séparation des chromatides sœurs a lieu lors de la deuxième division et la fusion des gamètes correspond à la fécondation.

12. Deux gènes indépendants A et B sont hétérozygotes chez un individu. Si ses gamètes sont produits par méiose, quel rapport de probabilité faut-il prévoir pour les combinaisons AB, Ab, aB et ab ?

Les combinaisons contenant A sont plus fréquentes que celles contenant a
Les quatre combinaisons ont la même probabilité
Les combinaisons parentales AB et ab sont majoritaires
Deux combinaisons sont fréquentes et les deux autres sont rares

Les quatre combinaisons ont la même probabilité

Explication

Pour des gènes indépendants hétérozygotes, les différentes combinaisons alléliques sont équiprobables. La prédominance des combinaisons parentales concerne les gènes liés, et la dominance d’un allèle ne rend pas une combinaison gamétique plus fréquente.

13. Une cellule diploïde possède six paires de chromosomes. Combien d’assortiments chromosomiques haploïdes différents le brassage interchromosomique peut-il produire ?

66 assortiments
2×6=122 \times 6 = 12 assortiments
26=642^6 = 64 assortiments
212=40962^{12} = 4096 assortiments

$$2^6 = 64$$ assortiments

Explication

Le nombre d’assortiments haploïdes est 2n2^n, où nn est le nombre de paires de chromosomes ; avec six paires, 26=642^6 = 64. Les réponses 66 et 1212 remplacent la puissance par un compte direct ou une multiplication, tandis que 2122^{12} utilise le nombre de chromosomes.

14. Après la rencontre de deux gamètes haploïdes, quel événement caractérise la fécondation et ce qu’elle produit ?

La division d’un gamète forme une cellule-œuf et double les paires homologues
La fusion de deux gamètes forme une cellule haploïde et élimine les chromosomes maternels
La fusion de deux cellules-œufs forme un gamète et sépare les chromosomes homologues
La fusion des deux gamètes forme une cellule-œuf et reconstitue les paires homologues

La fusion des deux gamètes forme une cellule-œuf et reconstitue les paires homologues

Explication

La fécondation est la rencontre puis la fusion de deux gamètes haploïdes ; elle forme une cellule-œuf et rétablit les paires homologues, avec un chromosome d’origine paternelle et l’autre d’origine maternelle. Les autres formulations confondent cette fusion avec une division, conservent l’état haploïde ou inversent les produits.

15. Pour estimer le nombre minimal de génotypes de cellules-œufs possibles chez l’être humain en ne considérant que le brassage interchromosomique, quel calcul convient ?

223+223=2242^{23} + 2^{23} = 2^{24}
46×23=105846 \times 23 = 1058
223×223=246≈7×10132^{23} \times 2^{23} = 2^{46} \approx 7 \times 10^{13}
223≈8,4×1062^{23} \approx 8{,}4 \times 10^6

$$2^{23} \times 2^{23} = 2^{46} \approx 7 \times 10^{13}$$

Explication

Chaque parent peut produire 2232^{23} assortiments interchromosomiques ; la rencontre aléatoire d’un gamète de chacun donne 223×223=2462^{23} \times 2^{23} = 2^{46} possibilités, soit environ 7×10137 \times 10^{13}. Le compte d’un seul parent omet la fécondation, l’addition ne combine pas les choix et le produit 46×2346 \times 23 n’applique pas la règle des assortiments.

16. Quelle affirmation décrit l’unicité génétique des individus humains en tenant compte de l’exception possible ?

Chaque individu a un génotype unique sans exception possible
Chaque paire de jumeaux a le même génotype, quel que soit son mode de formation
Chaque individu a un génotype unique, sauf exception possible des jumeaux monozygotes
Chaque cellule d’un individu possède un génotype différent de celui de toutes les autres

Chaque individu a un génotype unique, sauf exception possible des jumeaux monozygotes

Explication

La diversité produite par les brassages et la fécondation rend le génotype de chaque individu unique, avec l’exception possible des jumeaux monozygotes. Les jumeaux dizygotes ne sont pas visés par cette exception, celle-ci empêche d’affirmer une unicité sans exception, et l’unicité d’un individu ne signifie pas que toutes ses cellules ont des génotypes différents.

17. On croise deux lignées pures, l’une de génotype A/AA/A et l’autre de génotype a/aa/a. Si l’allèle AA est dominant, quel résultat prévoit la loi d’uniformité pour la génération F1 ?

Une F1 composée pour moitié de chaque phénotype parental
Une F1 homogène, hétérozygote et de phénotype récessif
Une F1 homogène, hétérozygote et de phénotype dominant
Une F1 homogène, homozygote et de phénotype dominant

Une F1 homogène, hétérozygote et de phénotype dominant

Explication

Le croisement de deux lignées pures homozygotes produit une F1 homogène et hétérozygote, qui exprime la forme dominante. L’expression du phénotype récessif inverse la dominance, l’homozygotie attribuée à la F1 confond génotype parental et descendant, et le partage moitié-moitié anticipe une ségrégation absente en F1.

18. Deux individus F1 hétérozygotes pour chacun de deux gènes sont croisés. Les deux gènes se transmettent indépendamment : quelles proportions phénotypiques sont attendues en F2 ?

3/43/4 et 1/41/4 pour les deux caractères réunis
3/8,3/83/8, 3/8 et 1/41/4
1/4,1/4,1/41/4, 1/4, 1/4 et 1/41/4
9/16,3/16,3/169/16, 3/16, 3/16 et 1/161/16

$$9/16, 3/16, 3/16$$ et $$1/16$$

Explication

Pour un croisement F1 dihybride avec transmission indépendante, les quatre catégories phénotypiques apparaissent dans les proportions 9/16,3/16,3/169/16, 3/16, 3/16 et 1/161/16. Le rapport 3/43/4–1/41/4 concerne un seul caractère, l’équiprobabilité suppose un autre schéma, et le rapport 3/8,3/8,1/43/8, 3/8, 1/4 ne correspond pas à cette ségrégation.

19. Lors de la méiose d’un individu hétérozygote A/aA/a, quelle composition allélique peut avoir chacun de ses gamètes selon la loi de pureté des gamètes ?

Les deux allèles, AA et aa
Un seul allèle, AA ou aa
Un nouvel allèle issu d’une mutation obligatoire
Deux copies identiques de AA ou de aa

Un seul allèle, $$A$$ ou $$a$$

Explication

Les deux versions d’un caractère se séparent pendant la méiose : chaque gamète ne reçoit qu’un seul allèle. Recevoir AA et aa ensemble confond gamète et individu diploïde, tandis que deux copies ou une mutation obligatoire ne découlent pas de cette loi.

20. Pour déterminer les types et les proportions de gamètes produits par un individu F1 hétérozygote, quel croisement faut-il réaliser ?

Le croiser avec un autre parent homozygote de lignée pure
Le croiser avec un autre individu hétérozygote
Le croiser avec un parent homozygote récessif
Le croiser avec un parent homozygote dominant

Le croiser avec un parent homozygote récessif

Explication

Le test-cross associe l’individu F1 hétérozygote à un parent homozygote récessif ; les phénotypes de la descendance révèlent les gamètes de F1 et leurs proportions. Le croisement entre hétérozygotes produit une F2, tandis que les croisements avec des homozygotes dominants ou deux lignées pures ne sont pas le test-cross décrit.

21. Dans un test-cross portant sur deux gènes, une descendance présente quatre phénotypes, dont deux phénotypes parentaux nettement plus fréquents que les deux autres. Quelle interprétation convient ?

Les allèles présentent une dominance incomplète, car les fréquences diffèrent
Les gènes sont indépendants, car quatre phénotypes apparaissent
Les gènes sont liés, car les phénotypes parentaux sont majoritaires
Les gènes sont liés, car les phénotypes recombinés sont majoritaires

Les gènes sont liés, car les phénotypes parentaux sont majoritaires

Explication

Dans un test-cross dihybride, des phénotypes parentaux plus fréquents que les recombinés indiquent des gènes liés. Quatre phénotypes n’indiquent l’indépendance que lorsqu’ils sont équiprobables ; la dominance incomplète ne rend pas compte de l’excès de types parentaux.

22. Quel est l’un des objectifs de l’étude d’un arbre généalogique en génétique humaine ?

Estimer des génotypes et le risque de transmission à partir des phénotypes
Compter les personnes atteintes sans inférer leur mode de transmission
Déterminer directement la séquence nucléotidique de chaque individu
Identifier avec certitude toutes les mutations responsables dans la famille

Estimer des génotypes et le risque de transmission à partir des phénotypes

Explication

La comparaison des phénotypes dans une famille permet d’estimer des génotypes, le risque de transmission et certaines caractéristiques du gène. Le séquençage direct, le simple dénombrement et l’identification certaine de toutes les mutations ne sont pas les objectifs décrits ici.

23. Une maladie récessive liée au chromosome X est étudiée dans une famille. Une mère atteinte a des fils, et un père atteint a des fils et des filles. Quel schéma de transmission est attendu ?

Tous les fils de la mère sont atteints, sans transmission père-fils
Toutes les filles du père sont atteintes, sans transmission père-fils
Fils et filles sont atteints en proportions comparables, sans transmission père-fils
Tous les fils du père sont atteints, sans transmission mère-fils

Tous les fils de la mère sont atteints, sans transmission père-fils

Explication

Pour un allèle récessif lié à X, tous les fils d’une mère malade sont malades et il n’y a pas de transmission père-fils. La transmission directe père-fils évoque plutôt un allèle porté par Y, tandis que le schéma de toutes les filles atteintes correspond à une règle de transmission dominante liée à X.

Révisez avec les flashcards

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Que produit la mitose sur le plan génétique ?

Deux cellules filles génétiquement identiques entre elles et à la cellule mère.

À quelle phase de la mitose les chromatides se séparent-elles ?

À l’anaphase.

Où migrent les chromatides séparées pendant l’anaphase ?

Vers les pôles.

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