QCM : Psychologie du numérique (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe compare deux slogans : « les écrans nuisent au cerveau » et « les jeux vidéo améliorent l’intelligence ». Quel défaut commun empêche ces slogans de rendre compte correctement des effets du numérique ?

Ils supposent que les effets dépendent d’un seul facteur principal.
Ils réduisent une question empirique conditionnelle à un verdict binaire.
Ils présentent tous deux un verdict favorable à la technologie.
Ils concluent que les effets sont identiques pour tous les utilisateurs.

Ils réduisent une question empirique conditionnelle à un verdict binaire.

Explication

Ces slogans opposés transforment une question portant sur les effets, les personnes et les conditions en verdict binaire. L’effet principal concerne plutôt le problème méthodologique de la question sur le danger, le verdict favorable ne décrit qu’un des slogans et l’identité des effets n’est pas affirmée.

2. Dans une étude, une chercheuse demande si le numérique est dangereux et cherche un effet général unique, sans examiner les interactions. Quelle critique correspond aux deux limites de cette démarche ?

Elle privilégie un besoin de savoir plutôt qu’un verdict et examine surtout les interactions entre facteurs.
Elle privilégie un besoin de savoir plutôt qu’un verdict et postule un effet principal malgré les interactions.
Elle privilégie un verdict plutôt qu’un besoin de savoir et postule un effet principal malgré les interactions.
Elle privilégie un verdict plutôt qu’un besoin de savoir et examine surtout les effets principaux sans interaction.

Elle privilégie un verdict plutôt qu’un besoin de savoir et postule un effet principal malgré les interactions.

Explication

La question est mal posée psychologiquement et sociologiquement parce qu’elle satisfait un besoin de verdict plutôt qu’un besoin de savoir, et méthodologiquement parce qu’elle suppose un effet principal là où dominent les interactions. Les autres formulations inversent l’un de ces deux constats.

3. Une nouvelle plateforme est perçue comme une menace pour les valeurs et les normes sociales, suscitant une inquiétude collective. Comment qualifier ce phénomène ?

Une controverse scientifique.
Un effet technologique démontré.
Une panique technologique.
Une inquiétude individuelle.

Une panique technologique.

Explication

Une panique technologique est une vague d’inquiétude collective déclenchée lorsqu’un objet ou un service est perçu comme une menace pour les valeurs et les normes de la société. La controverse scientifique désigne un débat sur les connaissances, l’inquiétude individuelle n’est pas collective et un dommage démontré n’est pas requis.

4. Quelle affirmation décrit le mieux le parcours historique des technologies de communication face aux paniques ?

Chaque technologie de communication a déclenché sa propre panique.
Les paniques ont surtout concerné les technologies numériques récentes.
Les paniques ont surtout visé des objets sans fonction de communication.
Toutes les technologies ont suscité une seule panique commune.

Chaque technologie de communication a déclenché sa propre panique.

Explication

Le constat historique est que chaque technologie de communication a déclenché sa propre panique. Limiter ces réactions au numérique récent ou à une panique commune contredit cette récurrence, tandis que les objets sans fonction de communication ne sont pas le sujet de cette affirmation.

5. Face à une inquiétude publique concernant une nouvelle technologie, des responsables politiques mettent en avant le problème pour servir leurs objectifs politiques, puis confient la recherche de solutions à des scientifiques. À quelle étape du cycle cette situation correspond-elle ?

À l’externalisation politique
À la naissance de la panique
À l’absence de progrès et à la nouvelle panique
À la réinvention de la roue en recherche

À l’externalisation politique

Explication

L’externalisation politique se caractérise par l’exploitation de la panique à des fins politiques et le renvoi de la recherche de solutions vers la science. La naissance désigne l’apparition de l’inquiétude, la réinvention vient ensuite et l’absence de progrès correspond à la phase finale.

6. Une enquête compare le temps passé en ligne par les adolescents en 2005 et en 2015. Quel résultat correspond aux données rapportées ?

De 8 heures par semaine à 35 heures par semaine
De 8 heures par semaine à 18,9 heures par semaine
D’environ 5 heures par jour à 35 heures par semaine
De 18,9 heures par semaine à 8 heures par semaine

De 8 heures par semaine à 18,9 heures par semaine

Explication

Le temps passé en ligne est passé de 8 heures hebdomadaires en 2005 à 18,9 heures en 2015. L’option inversée renverse les années, tandis que les valeurs quotidiennes et les 35 heures hebdomadaires renvoient à l’exposition aux écrans en France en 2024.

7. En France, en 2024, une adolescente de 17 ans est exposée aux écrans environ cinq heures par jour en dehors des cours. À combien d’heures d’exposition par semaine cela correspond-il approximativement ?

Environ 25 heures par semaine
Environ 18,9 heures par semaine
Environ 35 heures par semaine
Environ 5 heures par semaine

Environ 35 heures par semaine

Explication

Cinq heures par jour correspondent à environ 35 heures par semaine lorsque l’exposition est considérée sur sept jours. Vingt-cinq heures résulte d’une semaine de cinq jours, cinq heures omet la conversion hebdomadaire et 18,9 heures correspond à une autre mesure, celle du temps en ligne en 2015.

8. Dans l’enquête menée en France en 2023 auprès des internautes de 15 à 74 ans, quelle proportion déclarait au moins un effet néfaste lié aux écrans dans la vie courante, hors études ou travail ?

49 %
34 %
25 %
57 %

34 %

Explication

En 2023, 34 % des internautes français de 15 à 74 ans déclaraient au moins un effet néfaste lié aux écrans dans leur vie courante, hors études ou travail. Les taux de 57 % et de 49 % concernent des groupes d’âge particuliers, tandis que 25 % correspond à la réduction du sommeil attribuée aux écrans.

9. Une personne présente les pourcentages déclarés en 2023 comme une preuve que les écrans causent ces effets dans la population. Quelle interprétation respecte la nature de ces données ?

Ils mesurent la durée d’exposition aux écrans des internautes
Ils décrivent les effets que les internautes attribuent aux écrans
Ils quantifient la part des internautes dont le sommeil est réduit
Ils établissent les effets causés par les écrans chez les internautes

Ils décrivent les effets que les internautes attribuent aux écrans

Explication

Ces données portent sur les effets que les internautes attribuent aux écrans et ne démontrent pas, à elles seules, un lien causal. L’interprétation causale confond attribution et causalité, la réduction du sommeil n’est qu’un effet déclaré parmi d’autres et les pourcentages ne mesurent pas la durée d’exposition.

10. Une campagne publique relie l’exposition intensive aux écrans à des difficultés de sommeil et à des problèmes psychologiques. Comment faut-il distinguer ces recommandations des résultats de recherche ?

Ce sont des opinions sans rapport possible avec des résultats de recherche.
Ce sont des mesures directes des effets des écrans sur chaque individu.
Ce sont des résultats de recherche qui établissent directement un lien causal.
Ce sont des recommandations de prévention, de nature différente des résultats de recherche.

Ce sont des recommandations de prévention, de nature différente des résultats de recherche.

Explication

Les recommandations institutionnelles associent l’exposition intensive à des problèmes, mais elles ne sont pas de même nature que les résultats de recherche. Les assimiler à une preuve causale confond recommandation et résultat ; les dire sans rapport avec la recherche ou les présenter comme une mesure individuelle déforme cette distinction.

11. Lors d’un repas, un parent consulte un écran et répond moins aux sollicitations de son jeune enfant. Quel phénomène décrit cette perturbation des échanges ?

La captation prolongée de l’attention.
L’usage excessif d’écran chez l’enfant.
L’exposition à des contenus inadaptés.
La technoférence.

La technoférence.

Explication

La technoférence désigne la perturbation des interactions avec l’adulte liée à l’usage d’un écran. L’exposition à des contenus concerne ce que l’enfant regarde, la captation attentionnelle concerne l’attention, et l’usage excessif renvoie à la durée d’exposition de l’enfant.

12. Une équipe veut reproduire la démarche de Hutton et al. (2020) auprès d’enfants d’âge préscolaire sans trouble du développement connu. Quelle combinaison correspond à la méthode employée ?

Questionnaire parental ScreenQ, IRM de diffusion et tests de langage et de prélecture.
Questionnaire parental ScreenQ, IRM de diffusion et tests d’attention et de mémoire.
Observation directe des séances, IRM de diffusion et tests de langage et de prélecture.
Questionnaire parental ScreenQ, IRM fonctionnelle et tests de langage et de prélecture.

Questionnaire parental ScreenQ, IRM de diffusion et tests de langage et de prélecture.

Explication

Hutton et al. ont mesuré l’usage des écrans avec le questionnaire parental ScreenQ, examiné la substance blanche par IRM de diffusion et évalué le langage et la prélecture. L’IRM fonctionnelle, l’observation directe et les tests d’attention et de mémoire substituent à cette méthode des mesures qui n’y figuraient pas.

13. Dans une étude comparable à celle de Hutton et al. (2020), un enfant obtient un score d’usage d’écran plus élevé que ses pairs. Quelle association avec les faisceaux du langage et de la lecture est rapportée ?

Aucune association entre le score et l’organisation des faisceaux concernés.
Des résultats plus faibles aux tests, sans association avec l’organisation des faisceaux.
Une organisation moindre des faisceaux impliqués dans le langage et la lecture.
Une organisation meilleure des faisceaux impliqués dans le langage et la lecture.

Une organisation moindre des faisceaux impliqués dans le langage et la lecture.

Explication

Dans l’étude, un score d’usage d’écran plus élevé était associé à une moindre organisation des faisceaux impliqués dans le langage et la lecture. Dire que l’organisation était meilleure inverse l’association ; conclure à son absence ou ne retenir que les tests de langage confond des résultats distincts.

14. Une synthèse reproduit la répartition des 10 études retenues par Adams et al. (2023). Quel décompte doit-elle rapporter ?

6 corrélations avec un retard cognitif, 1 résultat positif et 3 résultats non significatifs.
1 corrélation avec un retard cognitif, 6 résultats positifs et 3 résultats non significatifs.
10 corrélations avec un retard cognitif, sans résultat positif ni résultat non significatif.
6 corrélations avec un retard cognitif, 3 résultats positifs et 1 résultat non significatif.

6 corrélations avec un retard cognitif, 1 résultat positif et 3 résultats non significatifs.

Explication

La revue rapporte 6 études avec des corrélations entre exposition et retard cognitif, 1 avec des résultats cognitifs positifs et 3 sans résultat significatif. Intervertir les deux derniers nombres confond résultats positifs et absence de résultat significatif ; les autres décomptes ne correspondent pas à la répartition rapportée.

15. Deux enfants ont une durée d’écran similaire, mais l’un regarde un contenu adapté à son âge avec un adulte présent, tandis que l’autre est exposé à un contenu moins adapté et à un écran en fond sonore. Selon Guellai et al. (2022), quel élément est le plus déterminant pour comprendre leurs effets différents ?

Le caractère interactif de l’écran, indépendamment des autres aspects.
Le contexte de l’exposition, notamment l’adulte, le contenu et le rôle de l’écran.
Le comportement de l’adulte, indépendamment du contenu et du rôle de l’écran.
La durée d’exposition, même lorsque les contextes diffèrent.

Le contexte de l’exposition, notamment l’adulte, le contenu et le rôle de l’écran.

Explication

Guellai et al. présentent le contexte comme plus déterminant que la durée, en tenant compte notamment du comportement des adultes, de l’adéquation du contenu à l’âge, de l’interactivité et du rôle de fond sonore. Privilégier la durée inverse cette distinction ; isoler l’adulte ou l’interactivité écarte les autres dimensions contextuelles.

16. Quelle base de données Orben et Przybylski ont-ils analysée en 2019 pour étudier l’usage du numérique et le bien-être des adolescents ?

Une enquête représentative aux États-Unis et au Royaume-Uni, réunissant plus de 350 000 adolescents
Trois grandes enquêtes représentatives en Europe, réunissant plus de 350 000 adolescents
Trois grandes enquêtes représentatives aux États-Unis et au Royaume-Uni, réunissant plus de 350 000 adolescents
Trois essais expérimentaux aux États-Unis, réunissant environ 35 000 adolescents

Trois grandes enquêtes représentatives aux États-Unis et au Royaume-Uni, réunissant plus de 350 000 adolescents

Explication

Les chercheurs ont analysé trois grandes enquêtes représentatives menées aux États-Unis et au Royaume-Uni, totalisant plus de 350 000 adolescents. Les essais expérimentaux confondent le type d’étude, l’enquête unique réduit leur nombre, et l’Europe remplace à tort les pays étudiés.

17. Quelle part de la variance du bien-être des adolescents est associée à l’usage du numérique dans les estimations d’Orben et Przybylski ?

Environ 0,4 % des adolescents, quelle que soit la direction de l’association
Environ 4 %, avec une association négative mais minuscule
Environ 0,4 %, avec une association positive mais minuscule
Environ 0,4 %, avec une association négative mais minuscule

Environ 0,4 %, avec une association négative mais minuscule

Explication

L’association estimée est négative mais très faible et représente environ 0,4 % de la variance du bien-être. La valeur de 4 % multiplie l’estimation par dix, une association positive inverse le signe, et une proportion d’adolescents confond variance et prévalence.

18. Une équipe compare les associations négatives avec le bien-être observées pour l’usage de la technologie, le harcèlement scolaire, le tabac et le manque de sommeil. Quel classement correspond aux résultats rapportés ?

L’association liée à la technologie est très inférieure à celles liées aux pommes de terre, au tabac et au manque de sommeil
L’association liée à la technologie est du même ordre que celles liées au harcèlement, au tabac et au manque de sommeil
L’association liée à la technologie dépasse celles liées au harcèlement, au tabac et au manque de sommeil
L’association liée à la technologie est très inférieure à celles liées au harcèlement, au tabac et au manque de sommeil

L’association liée à la technologie est très inférieure à celles liées au harcèlement, au tabac et au manque de sommeil

Explication

L’association entre technologie et bien-être est très inférieure à celles associées au harcèlement scolaire, au tabac ou au manque de sommeil. La rendre plus forte ou comparable inverse cette distinction, tandis que les pommes de terre proviennent d’une comparaison différente.

19. Une famille craint que tout usage numérique nuise nécessairement au bien-être d’un adolescent. Quelle idée centrale de l’hypothèse de Boucle d’or permet de nuancer cette crainte ?

L’usage numérique améliore nécessairement le bien-être dans toutes les situations
L’usage numérique n’est pas intrinsèquement néfaste et peut être bénéfique dans certaines conditions
L’usage numérique est dépourvu de tout effet possible sur le bien-être
L’usage numérique est intrinsèquement néfaste, quelle que soit la situation

L’usage numérique n’est pas intrinsèquement néfaste et peut être bénéfique dans certaines conditions

Explication

L’hypothèse affirme que l’usage numérique n’est pas intrinsèquement néfaste et qu’il peut être bénéfique dans certaines conditions. Le considérer comme toujours nuisible ou sans effet nie cette idée, tandis qu’un bénéfice garanti en exagère la portée.

20. Dans une étude, le bien-être mental est plus élevé pour une exposition intermédiaire aux écrans que pour une exposition très faible ou très élevée. Quelle forme de relation ce résultat illustre-t-il ?

Une relation en U inversé entre l’exposition aux écrans et le bien-être mental
Une relation en U entre l’exposition aux écrans et le bien-être mental
Une relation linéaire décroissante entre l’exposition aux écrans et le bien-être mental
Une relation linéaire croissante entre l’exposition aux écrans et le bien-être mental

Une relation en U inversé entre l’exposition aux écrans et le bien-être mental

Explication

Une relation en U inversé correspond à un bien-être plus élevé pour une exposition intermédiaire que pour des niveaux très faibles ou élevés. Une relation croissante ou décroissante suppose une évolution linéaire dans une seule direction, et un U place le maximum aux extrêmes plutôt qu’au centre.

21. Une adolescente utilise les applications de réseaux sociaux plus longtemps que d’habitude pendant une période donnée. Quel effet peut-on attendre sur ses affects ?

Aucun changement causal des affects, comme pour les vidéos et les jeux
Une légère hausse de l’affect positif et une légère baisse de l’affect négatif
Une légère baisse de l’affect positif et une légère hausse de l’affect négatif
Une forte baisse de l’affect positif et une forte hausse de l’affect négatif

Une légère baisse de l’affect positif et une légère hausse de l’affect négatif

Explication

Un temps supérieur à l’habitude sur les réseaux sociaux a un effet causal réel, mais faible : l’affect positif baisse légèrement et l’affect négatif augmente légèrement. L’absence d’effet concerne les applications de divertissement, tandis que les deux autres distracteurs exagèrent ou inversent les effets.

22. Deux adolescents passent autant de temps sur leur téléphone, mais l’un échange avec des amis tandis que l’autre regarde des vidéos. Quel élément est le plus pertinent pour comprendre une éventuelle différence de bien-être ?

Le fait que les deux activités se déroulent sur un téléphone
L’activité réalisée avec le numérique
La régularité de l’usage au fil de la journée
La durée totale d’utilisation

L’activité réalisée avec le numérique

Explication

Pour le bien-être, ce que l’on fait avec le numérique compte davantage que la seule durée d’utilisation. Privilégier le temps total néglige cette distinction; traiter les activités comme équivalentes ou mettre l’accent sur la régularité détourne aussi du facteur central.

23. Une étude regroupe sous la variable « exposition aux écrans » un appel vidéo, des devoirs sur ordinateur et le défilement sur les réseaux sociaux. Quelle limite découle de ce regroupement ?

La variable écarte les usages sociaux et ne concerne que les activités de loisir
La variable mesure surtout le temps passé, sans intégrer les appareils utilisés
La variable rassemble des activités différentes par leur contenu, leur rythme, leur fonction sociale et leurs exigences attentionnelles
La variable distingue les activités selon leurs effets causaux sur les utilisateurs

La variable rassemble des activités différentes par leur contenu, leur rythme, leur fonction sociale et leurs exigences attentionnelles

Explication

L’exposition aux écrans regroupe des activités qui peuvent différer par leur contenu, leur rythme, leur fonction sociale et leur exigence attentionnelle. Le regroupement ne classe pas les usages selon leurs effets causaux, ne se réduit pas aux appareils et n’exclut pas les activités sociales.

24. Une équipe s’appuie sur des déclarations de temps d’écran pour estimer l’usage réel d’un groupe. Quel constat de Parry et al. (2021) devrait-elle prendre en compte ?

La corrélation moyenne est de 0,38, environ 5 % de l’usage réel est expliqué et près de 14 % des comparaisons sont suffisamment concordantes
La corrélation moyenne est de 0,38, environ 14 % de l’usage réel est expliqué et près de 5 % des comparaisons sont suffisamment concordantes
La corrélation moyenne est de 0,38, environ 14 % de l’usage réel est expliqué et près de 47 % des comparaisons sont suffisamment concordantes
La corrélation moyenne est de 0,14, environ 38 % de l’usage réel est expliqué et près de 5 % des comparaisons sont suffisamment concordantes

La corrélation moyenne est de 0,38, environ 14 % de l’usage réel est expliqué et près de 5 % des comparaisons sont suffisamment concordantes

Explication

Parry et al. (2021) rapportent une corrélation moyenne de 0,38; le temps déclaré explique environ 14 % de l’usage réel, et près de 5 % seulement des comparaisons sont suffisamment concordantes pour être jugées fiables. Les distracteurs permutent ces valeurs ou prennent le nombre total de comparaisons pour une proportion de concordance.

25. Une étude observe que les enfants davantage exposés aux écrans présentent aussi plus de difficultés attentionnelles, sans intervention expérimentale. Quelle conclusion peut-on tirer de ce résultat ?

Les difficultés attentionnelles causent nécessairement davantage d’exposition
L’exposition aux écrans cause les difficultés attentionnelles
Aucune association entre les variables n’a été mise en évidence
Les variables sont associées, mais leur lien causal n’est pas démontré

Les variables sont associées, mais leur lien causal n’est pas démontré

Explication

Une étude corrélationnelle met en évidence une association entre variables sans démontrer qu’une variable cause l’autre. Affirmer que l’exposition cause les difficultés ou que les difficultés causent l’exposition impose un sens causal non établi; nier toute association contredit le constat décrit.

26. Pourquoi ne peut-on pas répartir expérimentalement des enfants de 3 ans entre une forte exposition aux écrans et une absence d’exposition ?

Parce qu’une telle étude ne pourrait durer que quelques jours
Parce que les enfants de cet âge ne peuvent pas participer à une étude consentie
Parce qu’une expérimentation doit suspendre un usage déjà installé
Parce qu’imposer ces conditions d’exposition serait contraire aux exigences éthiques

Parce qu’imposer ces conditions d’exposition serait contraire aux exigences éthiques

Explication

Imposer à des enfants de 3 ans une forte exposition ou une absence d’exposition n’est pas éthiquement acceptable. La durée courte concerne souvent les expérimentations disponibles, tandis que la suspension d’usage est une autre méthode possible.

27. Une équipe souhaite étudier expérimentalement les effets des écrans sans imposer une forte exposition à de jeunes enfants : quelle approche correspond aux expérimentations courantes ?

Comparer des groupes de jeunes enfants exposés selon des intensités différentes
Maintenir une exposition habituelle chez des enfants non consentants sur une longue durée
Imposer une exposition intensive à de jeunes enfants pendant une durée courte
Suspendre un usage chez des participants consentants, souvent plus âgés, sur une durée courte

Suspendre un usage chez des participants consentants, souvent plus âgés, sur une durée courte

Explication

Les expérimentations disponibles portent généralement sur de courtes durées, des participants plus âgés et consentants, ou la suspension d’un usage. L’exposition intensive imposée à de jeunes enfants ne respecte pas la contrainte éthique.

28. Une enquête observe davantage de temps d’écran dans des familles disposant de peu de ressources. Quelle explication est cohérente avec les facteurs associés au statut socio-économique ?

Le temps parental disponible, l’espace et le coût des alternatives peuvent contribuer à cet écart
Les performances langagières des enfants expliquent à elles seules cet écart
La présence des écrans réduit le coût des alternatives dans ces familles
Les compétences numériques des parents déterminent directement cet écart

Le temps parental disponible, l’espace et le coût des alternatives peuvent contribuer à cet écart

Explication

Le temps d’écran est en moyenne plus élevé dans les familles à faible statut socio-économique, notamment en lien avec le temps parental disponible, l’espace et le coût des alternatives. Les compétences numériques et le niveau de langage ne sont pas les facteurs cités pour expliquer cet écart.

29. Dans une étude sur le langage des jeunes enfants, pourquoi le statut socio-économique doit-il être pris en compte ?

Parce qu’il mesure directement la compétence numérique des enfants
Parce qu’il prédit le développement du langage indépendamment du temps d’écran
Parce qu’il détermine le temps d’écran sans lien avec le langage
Parce qu’il agit sur le langage uniquement par l’intermédiaire des écrans

Parce qu’il prédit le développement du langage indépendamment du temps d’écran

Explication

Le statut socio-économique prédit indépendamment le développement du langage et doit donc être distingué du temps d’écran dans l’interprétation des résultats. Le confondre avec une mesure de littératie numérique ou réduire son effet aux écrans serait une erreur.

30. Une étude constate que les jeunes enfants qui passent davantage de temps devant un écran obtiennent de moins bons résultats langagiers, et que les deux phénomènes sont liés au milieu familial. Quelle interprétation est la plus prudente ?

Les résultats langagiers mesurent la compétence numérique de l’enfant
Le milieu familial est nécessairement une conséquence du temps d’écran
Le temps d’écran démontre que l’exposition cause les résultats langagiers
Le temps d’écran peut marquer l’environnement de l’enfant sans causer ses résultats langagiers

Le temps d’écran peut marquer l’environnement de l’enfant sans causer ses résultats langagiers

Explication

Chez le jeune enfant, le temps d’écran peut être un marqueur de l’environnement plutôt qu’une cause des performances langagières. Conclure à une causalité à partir de l’association confond corrélation et cause.

31. Un adolescent utilise quotidiennement de nombreux outils numériques : que peut-on conclure de cette seule observation sur ses compétences numériques ?

On peut déduire qu’il maîtrise l’évaluation de l’information en ligne
On ne peut pas déduire ses compétences numériques de la prégnance des outils dans son quotidien
On peut déduire que ses compétences numériques sont inférieures à la moyenne
On peut déduire qu’il possède des compétences numériques élevées

On ne peut pas déduire ses compétences numériques de la prégnance des outils dans son quotidien

Explication

L’utilisation et la prégnance des outils numériques dans le quotidien des jeunes ne sont pas corrélées à leurs compétences numériques. Assimiler une utilisation fréquente à une maîtrise élevée revient à confondre familiarité et compétence.

32. Une personne ne parvient plus à maîtriser son usage du numérique, dort moins bien et voit ses relations se détériorer. Quelle notion décrit le mieux cette situation ?

Un trouble de l’usage relevant du soin
Une pratique intensive sans conséquence notable
Un diagnostic établi par la seule détérioration des relations
Une addiction reconnue par une classification médicale

Un trouble de l’usage relevant du soin

Explication

Un trouble de l’usage se caractérise par une perte de contrôle qui dégrade réellement la vie de la personne et relève du soin. Le diagnostic nosographique d’addiction exige des critères validés, tandis qu’un usage fréquent sans conséquence ne suffit pas à définir ce trouble.

33. Qu’est-ce qui distingue une addiction d’un trouble de l’usage ?

Elle est établie dès qu’un comportement échappe au contrôle de la personne.
Elle correspond à une situation qui relève du soin, sans critères de classification.
Elle désigne toute pratique qui nuit au sommeil ou aux relations.
Elle suppose des critères validés et une reconnaissance dans une classification des maladies.

Elle suppose des critères validés et une reconnaissance dans une classification des maladies.

Explication

L’addiction est une catégorie clinique précise qui suppose des critères validés et une reconnaissance nosographique. La perte de contrôle et les conséquences sur la vie caractérisent le trouble de l’usage, mais ne suffisent pas à établir cette catégorie.

34. Parmi les troubles liés aux usages numériques considérés ici, lequel la CIM-11 de l’OMS reconnaît-elle ?

L’addiction aux écrans
L’addiction au smartphone
Le trouble du jeu vidéo
L’addiction aux réseaux sociaux

Le trouble du jeu vidéo

Explication

Parmi les troubles liés aux usages numériques présentés ici, la CIM-11 de l’OMS reconnaît le trouble du jeu vidéo. L’addiction aux écrans, aux réseaux sociaux et au smartphone ne figure pas parmi les troubles reconnus par les classifications internationales.

35. Une équipe consulte le DSM-5 pour déterminer le statut du trouble du jeu vidéo. Où doit-elle le chercher et quel statut lui attribuer ?

Dans la CIM-11, parmi les troubles déjà reconnus par l’OMS.
Dans les catégories principales, comme trouble formellement établi.
En annexe, parmi les catégories nécessitant encore des recherches.
Il n’y est pas mentionné, faute de recherches cliniques.

En annexe, parmi les catégories nécessitant encore des recherches.

Explication

Le DSM-5 de l’APA place le trouble du jeu vidéo en annexe parmi les catégories qui nécessitent encore des recherches. Le fait qu’il y soit mentionné ne signifie pas qu’il est intégré comme trouble formel dans le corps principal du manuel.

36. Un débat porte sur la reconnaissance officielle de l’addiction au smartphone dans les classifications internationales. Quelle réponse correspond à leur statut ?

L’addiction au smartphone y est reconnue comme catégorie à étudier dans le DSM-5.
L’addiction au smartphone y est reconnue comme trouble du jeu vidéo.
L’addiction au smartphone y est reconnue dès lors que l’usage est fréquent.
L’addiction au smartphone n’y est pas reconnue.

L’addiction au smartphone n’y est pas reconnue.

Explication

Les classifications internationales ne reconnaissent pas l’addiction au smartphone, pas plus que l’addiction aux écrans ou aux réseaux sociaux. Le trouble du jeu vidéo est une catégorie distincte et son statut dans le DSM-5 reste celui d’une catégorie nécessitant des recherches.

37. Dans un débat, une personne qualifie moralement quelqu’un d’« addict » sans établir de diagnostic. Quel effet cette formulation peut-elle produire ?

Elle neutralise le jugement moral et rend sa discussion plus facile.
Elle donne au jugement moral une apparence de diagnostic médical et rend sa discussion plus difficile.
Elle décrit un usage fréquent sans influencer la discussion.
Elle transforme le jugement moral en diagnostic médical reconnu par les classifications.

Elle donne au jugement moral une apparence de diagnostic médical et rend sa discussion plus difficile.

Explication

Dans le débat public, parler d’« addiction » peut donner à un jugement moral l’apparence d’un diagnostic médical, ce qui le rend plus difficile à discuter. Cet effet de langage ne constitue pas en lui-même une reconnaissance clinique ou nosographique.

38. Une équipe étudie les risques d’une nouvelle application, mais ses recherches sont menées dans l’urgence et ciblent l’application elle-même plutôt que les mécanismes précis en jeu. Quelle limite caractérise cette démarche ?

Elle confirme les risques grâce à la rapidité des études.
Elle révèle directement les pertes que la société redoute.
Elle produit des preuves fragiles en visant parfois la mauvaise cible.
Elle empêche les inquiétudes publiques de se former.

Elle produit des preuves fragiles en visant parfois la mauvaise cible.

Explication

Les paniques technologiques sont de mauvaises preuves lorsqu’elles visent l’objet plutôt que le problème pertinent et entraînent une science précipitée. L’idée de « signal social » concerne les craintes collectives, tandis que l’urgence ne renforce pas la solidité des preuves.

39. Après l’arrivée d’un outil numérique, un groupe s’inquiète de perdre certaines habitudes et façons d’interagir. Que peut révéler cette inquiétude collective ?

L’indication que l’adoption de l’outil doit être interrompue.
Les changements ou les pertes que le groupe craint.
La preuve que l’outil provoque un dommage établi.
La mesure objective des effets de l’outil sur chacun.

Les changements ou les pertes que le groupe craint.

Explication

Les paniques technologiques peuvent renseigner sur ce que les individus, les groupes ou la société craignent de perdre ou de voir changer. Un danger établi relève d’une preuve, tandis que l’inquiétude ne désigne pas à elle seule la bonne cible ni une mesure d’effet.

40. Une nouvelle technologie est adoptée rapidement; l’inquiétude du public augmente ensuite, puis des études sont lancées dans l’urgence. Quelle étape vient après l’inquiétude publique dans ce cycle ?

Une nouvelle adoption rapide par le public.
Une évaluation coordonnée à long terme.
La recherche précipitée sur les risques.
Une baisse immédiate de l’inquiétude publique.

La recherche précipitée sur les risques.

Explication

Le cycle suit généralement l’ordre suivant : adoption rapide, inquiétude publique, puis recherche précipitée. Une nouvelle adoption intervient au début du cycle, et une évaluation coordonnée à long terme ne correspond pas à la troisième étape décrite.

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Pourquoi les affirmations sur les écrans et les jeux vidéo sont-elles réductrices ?

Elles réduisent une question empirique conditionnelle à un verdict binaire.

Pourquoi la question « le numérique est-il dangereux ? » est-elle mal posée psychologiquement et sociologiquement ?

Elle privilégie un verdict plutôt qu’un besoin de savoir.

Pourquoi la question « le numérique est-il dangereux ? » est-elle mal posée méthodologiquement ?

Elle suppose un effet principal alors que dominent les interactions.

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