QCM : Questions fondamentales de la sociologie — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet central de la sociologie ?

Les institutions politiques, les lois et les décisions des gouvernements
Les processus biologiques, les émotions et les aptitudes individuelles
La société, les comportements sociaux et les interdépendances entre individus et groupes
Les échanges économiques, les marchés et la production des entreprises

La société, les comportements sociaux et les interdépendances entre individus et groupes

Explication

La sociologie étudie la société, les comportements sociaux ainsi que les liens d’interdépendance entre individus et groupes. L’étude des marchés et des entreprises relève plutôt de l’économie, même si la sociologie peut aussi analyser des phénomènes économiques dans leur dimension sociale.

2. Quelle démarche caractérise le travail du sociologue lorsqu’il étudie une société ?

Évaluer les performances économiques des groupes et des organisations
Identifier les règles juridiques qui s’appliquent aux comportements observés
Décrire les différences individuelles sans examiner leurs relations sociales
Rechercher ce qui unit les individus et ce qui peut fragiliser leurs liens

Rechercher ce qui unit les individus et ce qui peut fragiliser leurs liens

Explication

Faire de la sociologie consiste notamment à rechercher ce qui lie les individus entre eux et ce qui peut fragiliser ces liens. L’analyse sociologique ne se limite donc ni aux différences individuelles ni aux règles juridiques.

3. Que désigne principalement le lien social ?

La ressemblance des croyances, des pratiques et des modes de vie individuels
Ce qui unit les individus et fonde les formes de solidarité dans une société
L’ensemble des lois qui organisent les relations entre citoyens et institutions
La dépendance mutuelle produite par les échanges entre membres d’une société

Ce qui unit les individus et fonde les formes de solidarité dans une société

Explication

Le lien social désigne ce qui unit les individus et fonde les formes de solidarité qui leur permettent de faire société. La dépendance mutuelle correspond plus précisément à la solidarité, tandis que les lois ne constituent qu’un cadre particulier des relations sociales.

4. Quelle proposition définit le mieux la solidarité ?

Une dépendance mutuelle qui rend possibles l’échange et la coopération entre membres
Un sentiment commun qui conduit les individus à partager les mêmes opinions
Une règle juridique qui impose des comportements identiques dans une société
Un ensemble de relations affectives établies entre proches et membres d’une famille

Une dépendance mutuelle qui rend possibles l’échange et la coopération entre membres

Explication

La solidarité désigne les formes de dépendance mutuelle qui unissent les membres d’une société et rendent possibles l’échange et la coopération. Elle ne suppose pas que les individus partagent les mêmes opinions ni qu’ils soient liés par la proximité familiale.

5. Que signifie faire société dans une collectivité composée d’individus différents ?

Se ressembler par les mêmes pratiques, les mêmes valeurs et les mêmes opinions
Adopter des comportements identiques sous l’effet de règles communes
Dépendre les uns des autres malgré des différences entre les individus
Vivre séparément en limitant les échanges entre groupes sociaux distincts

Dépendre les uns des autres malgré des différences entre les individus

Explication

Faire société signifie dépendre les uns des autres, et non se ressembler. Une société peut donc réunir des individus différents dès lors que des relations d’interdépendance les relient.

6. En quoi consiste le paradoxe des sociétés modernes formulé par Émile Durkheim ?

L’individu devient indépendant de la société grâce à la division du travail
L’individu perd son autonomie à mesure que les solidarités collectives progressent
L’individu devient plus autonome parce que ses dépendances sociales diminuent
L’individu devient plus autonome tout en dépendant davantage de la société

L’individu devient plus autonome tout en dépendant davantage de la société

Explication

Dans De la division du travail social, Durkheim montre que l’autonomie croissante de l’individu s’accompagne d’une dépendance plus étroite à la société. L’autonomie des choix ne signifie donc pas une indépendance accrue à l’égard des autres.

7. Quelle situation illustre le mieux le paradoxe de l’individu moderne ?

Une personne suit les mêmes habitudes que ses proches et produit elle-même tout ce qu’elle consomme
Une personne refuse les échanges sociaux et satisfait ses besoins grâce à ses seules ressources
Une personne choisit librement son métier mais dépend de nombreux inconnus pour se nourrir et se loger
Une personne abandonne ses choix personnels afin de se conformer aux décisions de son groupe

Une personne choisit librement son métier mais dépend de nombreux inconnus pour se nourrir et se loger

Explication

L’individu moderne peut disposer d’une plus grande autonomie dans ses choix tout en dépendant de personnes inconnues pour satisfaire ses besoins quotidiens. Le refus des échanges sociaux décrit au contraire une situation qui ne correspond pas à cette interdépendance.

8. Quelle définition correspond à un comportement social ?

Une décision publique qui organise les relations entre plusieurs catégories sociales
Une conduite individuelle qui présente une régularité à l’échelle du groupe
Une opinion personnelle qui varie selon les préférences de chaque individu
Une règle collective qui s’applique à chaque membre d’une institution

Une conduite individuelle qui présente une régularité à l’échelle du groupe

Explication

Un comportement social est une conduite individuelle dont on observe une régularité au niveau du groupe. Une règle collective relève plutôt d’une norme ou d’une institution, sans désigner nécessairement une conduite observée.

9. Comment le sociologue doit-il aborder un fait social ?

Comme une conduite individuelle dont il doit évaluer la valeur morale
Comme une décision collective dont il mesure principalement la conformité juridique
Comme un phénomène qui dépasse les individus et qu’il cherche à expliquer
Comme une préférence personnelle qu’il interprète selon ses propres convictions

Comme un phénomène qui dépasse les individus et qu’il cherche à expliquer

Explication

Un fait social dépasse les individus, s’impose à eux et doit être expliqué par le sociologue. L’évaluation morale d’un comportement correspond à un jugement, et non à une démarche explicative.

10. Quelle distinction oppose les deux questions fondamentales de la sociologie ?

L’une porte sur les choix individuels, l’autre sur la hiérarchie des institutions
L’une porte sur ce qui unit les individus, l’autre sur la régularité de leurs conduites
L’une porte sur les différences biologiques, l’autre sur les évolutions démographiques
L’une porte sur les valeurs morales, l’autre sur les sanctions prévues par la loi

L’une porte sur ce qui unit les individus, l’autre sur la régularité de leurs conduites

Explication

La sociologie interroge à la fois la manière dont les individus font société et la manière dont s’expliquent leurs comportements réguliers. La question du lien social concerne ce qui unit les individus, tandis que l’autre concerne leurs conduites.

11. Quelle approche explique la société à partir des actions et des choix des individus ?

Le holisme, qui accorde la primauté aux structures sociales
L’interdépendance, qui décrit les contraintes entre institutions
L’individualisme, qui accorde la primauté aux individus
Le moralisme, qui classe les conduites selon leur valeur

L’individualisme, qui accorde la primauté aux individus

Explication

L’individualisme comprend la société en partant des actions et des choix individuels. Le holisme adopte le point de départ inverse en privilégiant les structures sociales.

12. Dans une analyse holiste, comment les structures sociales sont-elles considérées ?

Comme des résultats provisoires produits par chaque choix individuel
Comme des éléments qui s’imposent aux individus et orientent leurs conduites
Comme des jugements qui évaluent la conformité morale des comportements
Comme des relations réciproques entre préférences personnelles et décisions collectives

Comme des éléments qui s’imposent aux individus et orientent leurs conduites

Explication

Le holisme donne la primauté aux structures sociales, qui s’imposent aux individus et orientent leurs conduites. L’idée de relations réciproques correspond plutôt à l’interdépendance.

13. Que désigne la notion d’interdépendance en sociologie ?

Les liens réciproques entre le collectif et l’individuel
La priorité accordée aux choix individuels dans l’explication de la société
La séparation analytique entre les comportements individuels et les institutions
La domination des structures sociales sur les conduites personnelles

Les liens réciproques entre le collectif et l’individuel

Explication

L’interdépendance désigne les liens réciproques entre les dimensions individuelle et collective. Elle ne privilégie pas un seul pôle comme le feraient l’individualisme ou le holisme.

14. Dans une population scolaire donnée, quelle répartition des élèves par sexe est indiquée ?

Les filles représentent 34 % des élèves et les garçons 34 %
Les filles représentent 59 % des élèves et les garçons 34 %
Les filles représentent 59 % des élèves et les garçons 59 %
Les filles représentent 34 % des élèves et les garçons 59 %

Les filles représentent 34 % des élèves et les garçons 59 %

Explication

La répartition indiquée est de 34 % de filles et 59 % de garçons. Les autres propositions inversent les pourcentages ou attribuent la même proportion aux deux groupes.

15. Comment un choix vécu comme personnel peut-il être socialement orienté ?

Il peut être influencé par des attentes, des représentations et des encouragements reçus depuis l’enfance
Il peut être déterminé par une règle juridique identique appliquée à chaque élève
Il peut être fixé par les résultats scolaires indépendamment des milieux fréquentés
Il peut être expliqué par une préférence apparue sans interaction avec l’entourage

Il peut être influencé par des attentes, des représentations et des encouragements reçus depuis l’enfance

Explication

Un choix peut sembler personnel tout en étant orienté par les attentes, les représentations et les encouragements de l’entourage depuis l’enfance. Le caractère social de l’orientation ne signifie pas qu’une règle juridique unique impose le choix.

16. Quel processus permet à un individu d’apprendre et d’intérioriser les manières de faire, de penser et de sentir propres à son groupe ?

La mobilité sociale
La différenciation sociale
La socialisation
La sanction sociale

La socialisation

Explication

La socialisation désigne l’apprentissage et l’intériorisation des façons d’agir, de penser et de sentir d’un groupe. La sanction sociale correspond plutôt à la réaction au respect ou au non-respect d’une règle.

17. Laquelle de ces propositions décrit une instance de socialisation ?

Un idéal collectif qui permet d’évaluer les conduites
Une règle qui définit les comportements jugés acceptables
Un groupe ou une institution qui transmet des normes et des valeurs
Un individu qui modifie ses opinions sans interaction avec autrui

Un groupe ou une institution qui transmet des normes et des valeurs

Explication

Une instance de socialisation est un groupe ou une institution, comme la famille ou l’école, qui transmet des normes et des valeurs. Une règle ou un idéal collectif relève plutôt des notions de norme et de valeur.

18. Dans quelle situation un individu est-il considéré comme un acteur social ?

Lorsqu’il agit dans la société avec ce qu’elle lui a transmis
Lorsqu’il se distingue des autres en refusant toute influence collective
Lorsqu’il observe la société sans participer à ses interactions
Lorsqu’il applique une règle sans avoir appris de normes sociales

Lorsqu’il agit dans la société avec ce qu’elle lui a transmis

Explication

L’acteur social est l’individu qui agit dans la société en mobilisant ce qu’il a appris et intériorisé. Le fait d’observer ou de refuser toute influence ne correspond pas à cette définition.

19. Pourquoi peut-on dire qu’aucun individu n’est un isolat ?

Parce que chaque individu dépend d’une institution pour satisfaire ses besoins
Parce que chaque individu adopte les comportements attendus par son groupe
Parce que chaque individu existe dans ses relations avec les autres
Parce que chaque individu possède les mêmes opinions que son entourage

Parce que chaque individu existe dans ses relations avec les autres

Explication

Un individu n’est pas un isolat, car il est un être social qui existe dans ses relations avec les autres. Cette idée ne signifie pas que tous les individus partagent les mêmes opinions ou adoptent des comportements identiques.

20. Qu’est-ce qu’une norme sociale ?

Un idéal partagé qui sert à juger ce qui est souhaitable
Une règle de comportement dont le non-respect peut entraîner une sanction
Une relation entre des individus appartenant à un même groupe
Une institution qui transmet des manières de penser et d’agir

Une règle de comportement dont le non-respect peut entraîner une sanction

Explication

Une norme sociale est une règle de comportement, plus ou moins explicite, dont la transgression expose à une sanction. Un idéal partagé qui oriente les conduites correspond à une valeur.

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Qu'est-ce que la sociologie étudie principalement ?

La société, les comportements sociaux et les liens d’interdépendance.

À quelle période la sociologie est-elle devenue une science autonome ?

À la fin du XIXᵉ siècle.

Que cherche-t-on à comprendre en faisant de la sociologie ?

Ce qui lie les individus entre eux et ce qui fragilise ce lien.

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