QCM : Raisonner en sciences sociales (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’économie étudie-t-elle les arbitrages des individus et de la société ?

Parce que les ressources limitées obligent à effectuer des choix entre des usages possibles.
Parce que les besoins sont limités alors que les ressources sont disponibles sans contrainte.
Parce que les décisions économiques relèvent principalement de la production de biens matériels.
Parce que les échanges éliminent les contraintes pesant sur les ressources disponibles.

Parce que les ressources limitées obligent à effectuer des choix entre des usages possibles.

Explication

L’économie analyse les choix que rendent nécessaires des ressources limitées face à différents usages. L’idée que les besoins sont limités ne correspond pas à cette définition, qui met l’accent sur la rareté des ressources.

2. Pourquoi l’air ambiant n’est-il généralement pas considéré comme un bien économique ?

Parce qu’il est nécessairement produit par les entreprises.
Parce qu’il ne répond à aucun besoin humain reconnu.
Parce qu’il ne peut pas être réparti entre les individus.
Parce qu’il est disponible en abondance naturelle, malgré son utilité.

Parce qu’il est disponible en abondance naturelle, malgré son utilité.

Explication

Un bien économique est rare par rapport aux besoins et peut nécessiter une production ou une répartition, tandis que l’air est naturellement abondant. Son utilité ne suffit donc pas à en faire un bien économique.

3. Une entreprise cherche à produire davantage de satisfaction en évitant les dépenses inutiles ; quel objectif d’allocation des ressources poursuit-elle ?

Répartir les ressources de façon égale, même si certains usages entraînent du gaspillage.
Éviter le gaspillage et obtenir la plus grande utilité possible au moindre coût.
Augmenter les dépenses de production afin d’accroître la variété des ressources utilisées.
Réserver les ressources aux productions les plus coûteuses, indépendamment de leur utilité.

Éviter le gaspillage et obtenir la plus grande utilité possible au moindre coût.

Explication

Une allocation efficace cherche à éviter le gaspillage et à maximiser l’utilité au moindre coût. Dépenser davantage n’est pas en soi un signe d’efficacité, car cela peut augmenter les coûts sans accroître l’utilité.

4. Que fait un modèle économique lorsqu’il représente une réalité complexe ?

Il décrit principalement les règles qui organisent les relations sociales.
Il remplace l’étude de la réalité par une liste de décisions individuelles.
Il retient quelques éléments principaux et laisse de côté d’autres aspects de la réalité.
Il reproduit tous les détails observables afin d’éviter toute simplification.

Il retient quelques éléments principaux et laisse de côté d’autres aspects de la réalité.

Explication

Un modèle économique est une représentation simplifiée qui sélectionne certains éléments importants. Reproduire tous les détails contredirait précisément cette démarche de simplification.

5. Après avoir formulé une hypothèse économique, quelle démarche permet de vérifier si le modèle doit être conservé ou ajusté ?

En déduire des conclusions logiques, puis confronter ces résultats à la réalité.
Choisir une conclusion souhaitée, puis modifier l’hypothèse pour la justifier.
Remplacer l’hypothèse par une observation, sans en tirer de conséquences logiques.
Conserver l’hypothèse dès qu’elle paraît cohérente, sans examiner les résultats.

En déduire des conclusions logiques, puis confronter ces résultats à la réalité.

Explication

La démarche hypothético-déductive consiste à formuler une hypothèse, à en déduire des conclusions, puis à confronter les résultats à la réalité pour valider ou ajuster le modèle. Une hypothèse qui semble cohérente doit tout de même être confrontée aux faits.

6. Un règlement intérieur écrit fixe les obligations des membres d’une organisation ; de quel type de règle s’agit-il ?

D’une norme informelle, car elle porte sur les comportements des membres.
D’une institution, car elle organise les relations au sein du groupe.
D’une convention tacite, car les membres peuvent l’appliquer au quotidien.
D’une règle formelle, car elle est explicitement formulée par écrit.

D’une règle formelle, car elle est explicitement formulée par écrit.

Explication

Une règle formelle est explicitement formulée, notamment dans un code ou un règlement intérieur. Une norme informelle peut aussi orienter les comportements, mais elle est admise sans être écrite.

7. Dans un groupe, les membres suivent une convention admise sans qu’elle soit écrite ; comment qualifier cette règle ?

Une règle formelle, consignée dans un texte officiel ou un règlement.
Une norme informelle, fondée sur une convention admise par les individus.
Une sanction, appliquée lorsqu’un membre enfreint une obligation écrite.
Une institution, chargée de faire respecter les règles collectives.

Une norme informelle, fondée sur une convention admise par les individus.

Explication

Une norme est une règle informelle relevant de conventions admises sans être écrites. Une règle formelle est au contraire explicitement formulée dans un texte, par exemple un règlement.

8. Quel rôle caractérise une institution dans l’organisation de la vie sociale ?

Faire respecter les règles, transmettre les normes et contribuer à l’ordre social.
Produire des biens rares afin de répartir les ressources entre les individus.
Établir des conventions tacites sans participer à leur transmission collective.
Remplacer les règles communes par des décisions prises séparément par chacun.

Faire respecter les règles, transmettre les normes et contribuer à l’ordre social.

Explication

Une institution est une organisation ou un établissement qui contribue au respect des règles, à la transmission des normes et à l’ordre social. Une institution ne se définit pas par la production de biens économiques.

9. Quelle caractéristique distingue un comportement social d’un comportement qui provient directement de l’individu ?

Il est personnel, ponctuel et choisi sans influence extérieure.
Il est inné et apparaît spontanément dès la naissance.
Il est collectif, régulier et s’impose à l’individu.
Il est exceptionnel et dépend d’une décision individuelle.

Il est collectif, régulier et s’impose à l’individu.

Explication

Un comportement social s’inscrit dans des pratiques collectives régulières et s’impose en partie à l’individu. Un comportement personnel et ponctuel ne correspond pas à cette caractérisation.

10. Comment le milieu social peut-il façonner les comportements d’un individu ?

Par le groupe d’appartenance, associé à une position sociale, un niveau de vie, des diplômes et un mode de vie communs.
Par les relations ponctuelles, qui remplacent les habitudes et les représentations partagées.
Par les aptitudes innées, qui déterminent directement les goûts et les choix professionnels.
Par les préférences personnelles, qui se forment indépendamment de la position sociale.

Par le groupe d’appartenance, associé à une position sociale, un niveau de vie, des diplômes et un mode de vie communs.

Explication

Le milieu social désigne un groupe d’appartenance défini par des caractéristiques communes qui influencent les représentations, les goûts et les comportements. Les préférences ne se forment donc pas nécessairement indépendamment de la position sociale.

11. Quelle distinction permet de différencier un comportement inné d’un comportement acquis ?

Le comportement inné varie selon les expériences, tandis que l’acquis reste identique dès la naissance.
Le comportement inné dépend des normes sociales, tandis que l’acquis relève des caractéristiques biologiques.
Le comportement inné est présent dès la naissance, tandis que l’acquis se construit par apprentissage et expérience.
Le comportement inné se forme par imitation, tandis que l’acquis est présent dès la naissance.

Le comportement inné est présent dès la naissance, tandis que l’acquis se construit par apprentissage et expérience.

Explication

Un comportement inné est effectué dès la naissance, alors qu’un comportement acquis se développe à travers l’apprentissage et l’expérience. La réponse qui attribue l’apprentissage au comportement inné inverse ces deux notions.

12. Quelle évolution distingue les sociétés modernes des sociétés traditionnelles dans la transmission des comportements et des coutumes ?

Les sociétés modernes transmettent leurs coutumes par apprentissage, alors que les sociétés traditionnelles ne connaissent pas de transmission.
Les sociétés modernes répètent plus facilement les coutumes, alors que les sociétés traditionnelles connaissent davantage de changements entre générations.
Les sociétés modernes connaissent davantage de changements entre générations, alors que les sociétés traditionnelles transmettent plus facilement leurs coutumes.
Les sociétés modernes conservent des comportements identiques, alors que les sociétés traditionnelles modifient leurs coutumes à chaque génération.

Les sociétés modernes connaissent davantage de changements entre générations, alors que les sociétés traditionnelles transmettent plus facilement leurs coutumes.

Explication

Les coutumes se transmettaient et se répétaient plus facilement d’une génération à l’autre dans les sociétés traditionnelles, tandis que les sociétés modernes évoluent davantage. L’affirmation qui attribue la plus grande continuité aux sociétés modernes inverse cette distinction.

13. Une sociologue étudie les causes et les conséquences d’une transformation sociale sans exprimer d’approbation ni de condamnation : quelle démarche suit-elle ?

Elle analyse l’évolution du phénomène social sans le juger.
Elle mesure le phénomène afin d’établir s’il est moralement acceptable.
Elle compare les groupes sociaux afin de désigner le modèle le plus souhaitable.
Elle décrit les comportements pour défendre leur maintien dans la société.

Elle analyse l’évolution du phénomène social sans le juger.

Explication

Le sociologue cherche à déterminer les causes et les conséquences de l’évolution des phénomènes sociaux sans les juger. Évaluer si une transformation est moralement acceptable relève d’un jugement, et non de cette démarche analytique.

14. Une chercheuse veut comprendre le sens que des personnes donnent à leurs pratiques : quelle méthode empirique convient le mieux ?

Des quotas définis selon l’âge, le sexe ou la profession.
Un tirage aléatoire destiné à produire des données statistiques.
Des questionnaires chiffrés administrés à un échantillon représentatif.
Des entretiens approfondis et des observations directes ou participantes.

Des entretiens approfondis et des observations directes ou participantes.

Explication

Les méthodes qualitatives s’appuient sur des entretiens approfondis et des observations pour comprendre le sens des pratiques. Les questionnaires chiffrés relèvent plutôt des méthodes quantitatives.

15. Pour recueillir des données chiffrées auprès d’un groupe reflétant une population, quelle méthode faut-il privilégier ?

Des entretiens approfondis menés auprès de quelques personnes choisies.
Des observations participantes visant le sens donné aux pratiques.
Des échanges libres avec des personnes sélectionnées au fil de l’enquête.
Des questionnaires administrés à un échantillon représentatif.

Des questionnaires administrés à un échantillon représentatif.

Explication

Les méthodes quantitatives recueillent des données chiffrées au moyen de questionnaires administrés à des échantillons représentatifs. Les entretiens approfondis servent plutôt à comprendre le sens des pratiques dans une démarche qualitative.

16. Pourquoi la représentativité d’un échantillon est-elle importante dans une enquête statistique ?

Parce que l’échantillon doit constituer une réduction fidèle de la population globale.
Parce que l’échantillon doit réunir des individus aux caractéristiques toutes identiques.
Parce que l’échantillon doit inclure les personnes les plus faciles à interroger.
Parce que l’échantillon doit reproduire exactement la taille de la population globale.

Parce que l’échantillon doit constituer une réduction fidèle de la population globale.

Explication

Un échantillon représentatif reflète fidèlement la population globale et contribue ainsi à la validité d’un sondage ou d’une enquête statistique. Il n’a pas besoin d’avoir la même taille que la population étudiée.

17. Dans une démocratie, comment les citoyens désignent-ils principalement leurs dirigeants ?

Par des décisions administratives prises par les représentants déjà en fonction
Par le suffrage, qui exprime un choix individuel influencé aussi par des appartenances collectives
Par la nomination des dirigeants par les institutions judiciaires, selon des critères professionnels
Par la sélection des candidats par les partis, sans intervention directe des citoyens

Par le suffrage, qui exprime un choix individuel influencé aussi par des appartenances collectives

Explication

Le suffrage permet aux citoyens de choisir leurs dirigeants, et ce choix individuel peut aussi être influencé par des appartenances collectives. La sélection des candidats par les partis contribue à la vie politique, mais ne remplace pas le choix des citoyens.

18. Quel effet le mode de scrutin peut-il avoir sur la formation du pouvoir après une élection ?

Le scrutin proportionnel peut dégager une majorité nette, tandis que le scrutin majoritaire conduit généralement à une coalition de plusieurs partis
Le scrutin majoritaire peut dégager une majorité nette, tandis que le scrutin proportionnel peut favoriser une coalition de plusieurs partis
Les deux modes de scrutin répartissent nécessairement les sièges de façon identique entre les partis
Le scrutin majoritaire détermine les budgets, tandis que le scrutin proportionnel désigne les candidats aux élections

Le scrutin majoritaire peut dégager une majorité nette, tandis que le scrutin proportionnel peut favoriser une coalition de plusieurs partis

Explication

Le mode de scrutin influence la composition du pouvoir : le scrutin majoritaire peut produire une majorité nette et le scrutin proportionnel une coalition. L’association inverse entre ces deux effets correspond à la confusion documentée.

19. Un gouvernement prépare une nouvelle loi et affecte des crédits à la rénovation des écoles : à quelles dimensions de l’exercice du pouvoir politique ces actions correspondent-elles ?

À la désignation des dirigeants et à la détermination du mode de scrutin
À la conception de lois et à la mobilisation de budgets pour répondre aux besoins de la société
À la conduite de campagnes médiatiques et à la négociation des coalitions électorales
À l’organisation de manifestations et à la pratique de la consommation engagée

À la conception de lois et à la mobilisation de budgets pour répondre aux besoins de la société

Explication

Concevoir des lois et mobiliser des budgets sont des moyens d’exercer le pouvoir politique pour répondre aux besoins collectifs. Les campagnes médiatiques relèvent plutôt de la conquête du pouvoir que de ces tâches gouvernementales.

20. Quelle définition de l’État Max Weber a-t-il formulée ?

La séparation institutionnelle des fonctions exécutive et législative
La direction collective des activités économiques et sociales
La représentation des citoyens par des assemblées élues
Le monopole de la violence physique légitime

Le monopole de la violence physique légitime

Explication

Max Weber définit l’État par le monopole de la violence physique légitime. La séparation des pouvoirs caractérise l’organisation institutionnelle de l’exercice du pouvoir, mais ce n’est pas sa définition de l’État.

21. Quel est l’objet central de la science politique ?

L’examen des comportements individuels sans considérer les institutions politiques
L’analyse des échanges économiques et de la formation des prix sur les marchés
L’étude de la manière dont le pouvoir politique se conquiert et s’exerce
L’étude des règles juridiques indépendamment de leur rapport au pouvoir politique

L’étude de la manière dont le pouvoir politique se conquiert et s’exerce

Explication

La science politique étudie les processus par lesquels le pouvoir politique est conquis et exercé. L’analyse des échanges et des prix relève principalement de l’économie, même si elle peut éclairer les choix politiques.

22. Dans un régime constitutionnel, quelle organisation caractérise l’exercice institutionnel du pouvoir ?

Des institutions confient au pouvoir judiciaire la rédaction des lois et la conduite de l’exécutif
Des institutions respectent la Constitution et répartissent les fonctions entre exécutif, législatif et judiciaire
Des institutions respectent la Constitution et réunissent les fonctions exécutive, législative et judiciaire
Des institutions répartissent les fonctions entre exécutif et législatif sans rôle judiciaire distinct

Des institutions respectent la Constitution et répartissent les fonctions entre exécutif, législatif et judiciaire

Explication

L’exercice du pouvoir s’inscrit dans des institutions, respecte une Constitution et distingue les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Les réunir dans une seule fonction contredit le principe de séparation des pouvoirs.

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Que permet d’étudier l’économie lorsque les ressources sont limitées ?

Les choix et les arbitrages des individus et de la société.

Qu’est-ce qu’un bien économique ?

Une ressource rare et limitée par rapport à des besoins potentiellement infinis, pouvant nécessiter production et répartition.

Quel est l’objectif d’une allocation efficace des ressources ?

Éviter le gaspillage et viser la plus grande utilité possible au moindre coût.

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