QCM : Rapports sociaux et rapports de genre (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’explication d’une situation par le modèle écologique, quelles propositions sont exactes ?

Le modèle explique une situation par la personne, sans considérer son environnement.
Le modèle prend en compte la personne et plusieurs niveaux de son environnement.
Le mésosystème désigne les interactions directes au sein d’un milieu proche.
Le microsystème correspond aux contextes qui agissent sans contact direct avec la personne.
Le mésosystème correspond aux liens entre des milieux proches, comme la famille et l’école.

Le modèle prend en compte la personne et plusieurs niveaux de son environnement. · Le mésosystème correspond aux liens entre des milieux proches, comme la famille et l’école.

Explication

Le modèle écologique articule l’influence de la personne et de plusieurs niveaux environnementaux, plutôt que de s’en tenir à la personne seule. Le mésosystème relie des milieux proches ; les interactions directes relèvent du microsystème, tandis que les contextes sans contact direct relèvent de l’exosystème.

2. Une personne est influencée par des médias, des valeurs culturelles et une transition liée à l’âge. Concernant ces niveaux écologiques, cochez les propositions exactes :

Les médias relèvent du microsystème, car ils impliquent des interactions directes.
Les médias relèvent de l’exosystème lorsqu’ils influencent la personne sans contact direct.
Les valeurs culturelles et les idéologies dominantes relèvent du macrosystème.
Les changements liés à l’âge relèvent du macrosystème plutôt que du chronosystème.
Une transition liée à l’âge illustre l’effet du temps associé au chronosystème.

Les médias relèvent de l’exosystème lorsqu’ils influencent la personne sans contact direct. · Les valeurs culturelles et les idéologies dominantes relèvent du macrosystème. · Une transition liée à l’âge illustre l’effet du temps associé au chronosystème.

Explication

Les médias peuvent agir sans contact direct et relèvent alors de l’exosystème ; les valeurs culturelles et idéologies appartiennent au macrosystème. L’âge et les transitions illustrent le chronosystème. Le microsystème concerne les interactions directes, et les changements liés à l’âge ne définissent pas le macrosystème.

3. À propos de la construction sociale et des normes, quelles propositions sont exactes ?

Une norme désigne une représentation produite par la société, sans attente collective.
La société produit, par la construction sociale, des catégories et des représentations.
Une norme définit ce qui est acceptable ou attendu dans un groupe.
Les significations construites socialement peuvent varier selon les contextes historiques.
Une construction sociale est apprise et indépendante de l’histoire.

La société produit, par la construction sociale, des catégories et des représentations. · Une norme définit ce qui est acceptable ou attendu dans un groupe. · Les significations construites socialement peuvent varier selon les contextes historiques.

Explication

La construction sociale produit des catégories, des significations et des représentations, qui peuvent être historiques et variables. Une norme est une règle d’acceptabilité ou d’attente collective ; elle n’est pas simplement une représentation dépourvue de cette fonction. Les constructions sociales peuvent être apprises et liées à l’histoire, plutôt qu’indépendantes de celle-ci.

4. Dans un groupe, une loi encadre les conduites, la politesse est attendue et un groupe dominant impose ses références. Parmi les propositions suivantes concernant les normes, lesquelles sont exactes ?

La politesse constitue une norme formelle comparable à une loi.
La loi constitue une norme formelle, au même titre qu’un règlement.
Un groupe minoritaire dispose généralement de davantage de pouvoir pour imposer ses normes.
L’habillement attendu relève des normes formelles plutôt que des normes informelles.
Un groupe en position dominante dispose de davantage de pouvoir normatif.

La loi constitue une norme formelle, au même titre qu’un règlement. · Un groupe en position dominante dispose de davantage de pouvoir normatif.

Explication

Les lois et règlements sont des normes formelles, et les groupes dominants disposent de davantage de pouvoir pour imposer leurs normes comme référence. La politesse et les attentes vestimentaires relèvent des normes informelles ; le pouvoir normatif accru est associé aux groupes dominants.

5. Dans une société, une attente liée au genre organise les rôles et les positions des groupes. Quelles conséquences du rôle des normes sont exactes ?

Les normes contribuent à créer des rôles et des positions sociales différenciés.
Les normes s’appliquent de manière identique à tous les groupes sociaux.
Les normes hiérarchisent les groupes avant de créer des rôles et des positions sociales.
Les normes créent des rôles sociaux sans contribuer à hiérarchiser les groupes.
La création de positions sociales par les normes participe à la hiérarchisation des groupes.

Les normes contribuent à créer des rôles et des positions sociales différenciés. · La création de positions sociales par les normes participe à la hiérarchisation des groupes.

Explication

Les normes créent des rôles et des positions sociales, puis participent à la hiérarchisation des groupes ; elles ne s’appliquent pas de manière identique à tous. La hiérarchisation intervient dans le processus décrit après la création des rôles et positions, et non avant.

6. Concernant les rapports sociaux, quelles propositions sont exactes ?

Les rapports sociaux incluent les rapports de capacité, mais pas ceux d’origine ou de racisation.
Les rapports sociaux comprennent notamment ceux de genre, de classe et d’âge.
Un rapport social concerne des groupes différenciés, sans dimension de hiérarchisation.
Un rapport social relie durablement des groupes différenciés et hiérarchisés autour d’un enjeu.
Un rapport social désigne une relation ponctuelle entre individus sans enjeu collectif.

Les rapports sociaux comprennent notamment ceux de genre, de classe et d’âge. · Un rapport social relie durablement des groupes différenciés et hiérarchisés autour d’un enjeu.

Explication

Un rapport social est une relation durable entre des groupes différenciés et hiérarchisés, structurée autour d’enjeux comme le pouvoir ou les droits. Les rapports de genre, de classe, d’âge, d’origine ou de racisation et de capacité en sont des exemples ; une relation ponctuelle sans hiérarchisation ne correspond pas à cette définition.

7. Concernant l’analyse des rapports sociaux :

Elle examine les relations entre groupes plutôt que les seuls comportements personnels.
Elle porte sur les conduites personnelles sans considérer les relations entre groupes.
Elle étudie les relations entre individus plutôt que les rapports entre groupes sociaux.
Elle explique les comportements personnels en faisant abstraction des rapports qui dépassent les individus.
Elle se limite aux intentions individuelles observées dans une interaction particulière.

Elle examine les relations entre groupes plutôt que les seuls comportements personnels.

Explication

L’analyse porte sur les relations entre groupes, car les rapports sociaux dépassent les individus. Les quatre autres formulations recentrent l’analyse sur les seuls individus ou comportements personnels, contrairement à cette approche.

8. Une sociologue étudie un échange concret entre une éducatrice et un usager, ainsi que les rapports qui structurent cet échange. Quelles propositions sont exactes ?

La relation sociale demeure après la rencontre comme structure indépendante des personnes.
Le rapport social se réduit à l’interaction observable entre ces deux personnes.
L’échange entre l’éducatrice et l’usager constitue une relation sociale concrète.
Les rapports sociaux peuvent structurer la situation avant et après leur rencontre.
Une même interaction peut être traversée par plusieurs rapports sociaux simultanément.

L’échange entre l’éducatrice et l’usager constitue une relation sociale concrète. · Les rapports sociaux peuvent structurer la situation avant et après leur rencontre. · Une même interaction peut être traversée par plusieurs rapports sociaux simultanément.

Explication

L’échange concret entre l’éducatrice et l’usager est une relation sociale, tandis que les rapports sociaux sont structurels et existent avant et après la rencontre. Une interaction peut aussi être traversée par plusieurs rapports sociaux ; elle ne se confond donc pas avec un rapport social.

9. Dans une situation sociale, une personne est dévalorisée en raison d’un attribut jugé négativement. Parmi les propositions suivantes concernant les processus oppressifs, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La domination correspond à une dévalorisation liée à un attribut socialement jugé.
Un pouvoir durable et asymétrique entre groupes caractérise la discrimination.
Le traitement défavorable fondé sur un critère illégitime définit la domination.
La dévalorisation liée à un attribut jugé négativement relève de la stigmatisation.
La stigmatisation désigne un traitement négatif fondé sur un critère illégitime.

La dévalorisation liée à un attribut jugé négativement relève de la stigmatisation.

Explication

La stigmatisation dévalorise un individu ou un groupe à partir d’un attribut jugé négativement dans un contexte donné. Le traitement fondé sur un critère illégitime relève de la discrimination, tandis que le pouvoir durable et asymétrique relève de la domination.

10. Dans une organisation, un groupe fournit un travail dont la valeur est captée par un autre groupe sans compensation équivalente. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’exploitation correspond à une captation de valeur accompagnée d’une contrepartie équivalente.
Un écart d’accès aux ressources constitue une discrimination fondée sur un critère illégitime.
Une inégalité désigne un traitement négatif fondé sur un critère illégitime.
Cette captation de valeur sans compensation équivalente relève de l’exploitation.
L’attribut stigmatisé est naturellement inférieur avant son interprétation sociale.

Cette captation de valeur sans compensation équivalente relève de l’exploitation.

Explication

L’exploitation consiste à s’approprier le travail ou les biens d’un groupe sans contrepartie équivalente, la valeur étant captée par un autre groupe. Un écart d’accès relève d’une inégalité, un attribut stigmatisé ne l’est pas naturellement, et le traitement fondé sur un critère illégitime définit la discrimination.

11. Une politique garantit les mêmes droits, rapproche les conditions de vie et ouvre les mêmes possibilités d’accès à une formation. Au sujet des inégalités et de l’égalité :

Une discrimination produit une inégalité, mais une inégalité peut avoir une autre origine directe.
L’âge et le lieu de vie figurent parmi les axes d’inégalité cités.
L’égalité des chances porte sur l’accès possible à une formation ou une position.
L’égalité des situations vise des conditions de vie et des ressources comparables.
L’égalité des droits concerne des droits et des obligations identiques pour les personnes.

Une discrimination produit une inégalité, mais une inégalité peut avoir une autre origine directe. · L’âge et le lieu de vie figurent parmi les axes d’inégalité cités. · L’égalité des chances porte sur l’accès possible à une formation ou une position. · L’égalité des situations vise des conditions de vie et des ressources comparables. · L’égalité des droits concerne des droits et des obligations identiques pour les personnes.

Explication

Toute discrimination produit une inégalité, mais une inégalité ne découle pas nécessairement d’une discrimination directe. L’égalité des droits concerne les droits et obligations, l’égalité des situations les conditions de vie et ressources, et l’égalité des chances les possibilités d’accès ; l’âge et le lieu de vie sont des axes d’inégalité cités.

12. Concernant les mécanismes oppressifs et les inégalités, quelles propositions sont exactes ?

Les inégalités influencent notamment l’accès à la santé et au logement.
Une interdiction légale suffit à faire disparaître les discriminations dans la société.
Les discriminations peuvent être conscientes ou non et s’appuyer sur des préjugés.
Les inégalités concernent l’accès aux loisirs, mais pas celui à l’éducation.
Les discriminations reposent généralement sur des différences concrètes de ressources.

Les inégalités influencent notamment l’accès à la santé et au logement. · Les discriminations peuvent être conscientes ou non et s’appuyer sur des préjugés.

Explication

Les discriminations peuvent être conscientes ou non et s’appuient souvent sur des stéréotypes et des préjugés. Les inégalités ont des effets sur l’accès à la santé et au logement, entre autres domaines ; l’interdiction légale ne suffit pas nécessairement à supprimer les discriminations, et elles touchent aussi l’éducation.

13. Concernant les rapports sociaux de genre, quelles propositions sont exactes ?

La socialisation contribue à l’apprentissage du genre au cours de la vie sociale.
Le sexe renvoie aux dimensions biologiques, tandis que le genre relève d’une construction sociale et culturelle.
Les rapports sociaux de genre différencient et juxtaposent les catégories de genre ainsi que les valeurs associées au masculin et au féminin.
Les inégalités de genre s’expliquent par l’organisation sociale plutôt que par la biologie.
Présenter les attentes de genre comme naturelles correspond à une explication biologique des inégalités.

La socialisation contribue à l’apprentissage du genre au cours de la vie sociale. · Le sexe renvoie aux dimensions biologiques, tandis que le genre relève d’une construction sociale et culturelle. · Les inégalités de genre s’expliquent par l’organisation sociale plutôt que par la biologie.

Explication

Le sexe renvoie aux dimensions biologiques et le genre à une construction sociale et culturelle, notamment apprise par socialisation. Les inégalités relèvent de l’organisation sociale plutôt que de la biologie. Les rapports sociaux de genre différencient et hiérarchisent les catégories de genre et les valeurs associées au masculin et au féminin; les juxtaposer ne rend pas compte de cette hiérarchisation. Présenter les attentes de genre comme naturelles relève de l’essentialisation.

14. Les effets des rapports sociaux de genre peuvent se manifester dans plusieurs domaines et produire diverses conséquences. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Leurs effets peuvent concerner la politique, les médias, la culture et le sport.
Des conséquences décisionnelles ou parfois vitales peuvent également en découler.
Leurs conséquences possibles comprennent des effets financiers, sanitaires et professionnels.
Ces rapports différencient et hiérarchisent les catégories de genre et les valeurs associées au masculin et au féminin.
Leurs effets se limitent aux relations affectives et sexuelles, sans concerner la vie publique.

Leurs effets peuvent concerner la politique, les médias, la culture et le sport. · Des conséquences décisionnelles ou parfois vitales peuvent également en découler. · Leurs conséquences possibles comprennent des effets financiers, sanitaires et professionnels. · Ces rapports différencient et hiérarchisent les catégories de genre et les valeurs associées au masculin et au féminin.

Explication

Les rapports sociaux de genre hiérarchisent les catégories et les valeurs associées au masculin et au féminin, avec des effets dans de nombreux domaines. Leurs conséquences peuvent être financières, sanitaires, professionnelles, décisionnelles et parfois vitales; elles ne se limitent pas à la sphère affective.

15. Pour analyser des violences visibles envers les femmes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le continuum relie les agressions et les féminicides à des normes et comportements plus larges, parfois banalisés.
Le phénomène est présenté comme structurel plutôt que comme un problème relevant seulement de la vie privée.
Les chiffres cités comptent 26 femmes victimes de féminicides en Suisse en 2025, dont au moins trois enfants.
Le continuum exclut les comportements invisibles et ne concerne que les agressions directement observables.
Les chiffres cités font état de 17 femmes victimes en Suisse en 2025 et de 26 en 2026.

Le continuum relie les agressions et les féminicides à des normes et comportements plus larges, parfois banalisés. · Le phénomène est présenté comme structurel plutôt que comme un problème relevant seulement de la vie privée. · Les chiffres cités comptent 26 femmes victimes de féminicides en Suisse en 2025, dont au moins trois enfants.

Explication

Le continuum relie les violences visibles à des comportements et normes plus larges, parfois invisibles ou banalisés, et le phénomène est structurel. Les chiffres cités sont de 26 femmes en 2025, dont au moins trois enfants, et de 17 en 2026; les années de la dernière proposition sont inversées.

16. Dans une analyse de la reproduction de la mécanique sexiste, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La légitimation de la domination intervient avant la création des groupes fondés sur des stéréotypes.
Après la création de groupes fondés sur des stéréotypes, les différences produites peuvent être naturalisées.
Les chiffres cités indiquent 17 femmes victimes de féminicides en Suisse en 2025 et 26 en 2025, dont au moins 3 enfants.
La hiérarchisation ou la péjoration de caractéristiques précède la légitimation de la domination.
Une partie des violences peut ne pas être signalée et échapper ainsi aux chiffres connus.

Après la création de groupes fondés sur des stéréotypes, les différences produites peuvent être naturalisées. · La hiérarchisation ou la péjoration de caractéristiques précède la légitimation de la domination. · Une partie des violences peut ne pas être signalée et échapper ainsi aux chiffres connus.

Explication

La mécanique sexiste commence par la création de groupes fondés sur des stéréotypes, puis naturalise les différences produites, hiérarchise ou péjore certaines caractéristiques et légitime la domination. Les chiffres cités indiquent 17 femmes victimes de féminicides en Suisse en 2026 et 26 en 2025, dont au moins 3 enfants; la première valeur annuelle proposée est donc erronée. Une partie des violences peut ne pas être signalée et échapper aux chiffres connus.

17. Une administration veut réduire des discriminations ancrées dans ses pratiques et dans les structures sociales. Concernant les niveaux d’action, quelles propositions sont exactes ?

Une action individuelle seule ne suffit pas lorsque les mécanismes sont aussi institutionnels et sociaux.
Le FALC et les dispositifs plus accessibles sont des leviers du niveau structurel.
Au niveau institutionnel, la révision des pratiques et des procédures peut contribuer à l’action.
Les plans d’action et les bureaux cantonaux relèvent du niveau institutionnel plutôt que structurel.
Au niveau structurel, les lois et les politiques publiques constituent des leviers d’action.

Une action individuelle seule ne suffit pas lorsque les mécanismes sont aussi institutionnels et sociaux. · Au niveau institutionnel, la révision des pratiques et des procédures peut contribuer à l’action. · Au niveau structurel, les lois et les politiques publiques constituent des leviers d’action.

Explication

La lutte doit agir à plusieurs niveaux lorsque les mécanismes sont institutionnels et sociaux. Les lois, politiques publiques, bureaux fédéraux ou cantonaux et plans d’action sont des leviers structurels; le FALC, l’accessibilité et la révision des procédures relèvent du niveau institutionnel.

18. Une équipe prépare une action contre les discriminations à l’échelle collective et dans ses pratiques quotidiennes. Concernant ces leviers :

Elle peut examiner ses catégories professionnelles afin de favoriser l’égalité dans les interactions quotidiennes.
Elle peut associer sensibilisation, formation et mobilisation militante dans une démarche collective.
Le soutien apporté en qualité d’allié ou d’alliée peut contribuer à l’action collective.
Les actions socio-éducatives et culturelles relèvent du niveau individuel et professionnel.
Questionner ses habitudes constitue un levier éducatif et collectif plutôt qu’individuel.

Elle peut examiner ses catégories professionnelles afin de favoriser l’égalité dans les interactions quotidiennes. · Elle peut associer sensibilisation, formation et mobilisation militante dans une démarche collective. · Le soutien apporté en qualité d’allié ou d’alliée peut contribuer à l’action collective.

Explication

La sensibilisation, la formation, la mobilisation militante et le soutien comme allié relèvent des leviers éducatifs et collectifs. L’examen des catégories et des habitudes relève du niveau individuel et professionnel, tandis que les actions socio-éducatives et culturelles sont collectives.

19. Concernant les liens entre travail social, institutions et réalités vécues par les personnes accompagnées, quelles propositions sont exactes ?

L’accès aux ressources ou aux droits peut différer selon les réalités genrées vécues.
Les personnes accompagnées peuvent être confrontées à des violences liées aux réalités genrées.
Les règles et les pratiques professionnelles peuvent participer à la reproduction de normes sociales.
Les stéréotypes peuvent influencer les expériences des personnes accompagnées dans leur quotidien.
Les institutions du travail social peuvent contribuer à reproduire des normes et des catégorisations sociales.

L’accès aux ressources ou aux droits peut différer selon les réalités genrées vécues. · Les personnes accompagnées peuvent être confrontées à des violences liées aux réalités genrées. · Les règles et les pratiques professionnelles peuvent participer à la reproduction de normes sociales. · Les stéréotypes peuvent influencer les expériences des personnes accompagnées dans leur quotidien. · Les institutions du travail social peuvent contribuer à reproduire des normes et des catégorisations sociales.

Explication

Le travail social fait partie de la société : ses institutions, ses règles et ses professionnel·les peuvent reproduire des normes ou des catégorisations. Les réalités genrées vécues par les personnes accompagnées peuvent inclure violences, stéréotypes, inégalités et accès différencié aux ressources ou aux droits.

20. Une travailleuse sociale constate qu’un dispositif risque d’invisibiliser certaines personnes et examine sa propre pratique. Parmi les propositions suivantes, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Elle peut aussi interroger la manière dont sa position professionnelle influence ses décisions.
Un dispositif peut invisibiliser des personnes non-binaires ou trans dans l’accompagnement proposé.
Une posture réflexive consiste à évaluer les dispositifs sans examiner sa propre position professionnelle.
Les stéréotypes liés aux diagnostics concernent les personnes non-binaires ou trans, mais pas les orientations.
Elle adopte une posture réflexive en examinant l’influence de ses représentations sur sa pratique professionnelle.

Elle peut aussi interroger la manière dont sa position professionnelle influence ses décisions. · Un dispositif peut invisibiliser des personnes non-binaires ou trans dans l’accompagnement proposé. · Elle adopte une posture réflexive en examinant l’influence de ses représentations sur sa pratique professionnelle.

Explication

La posture réflexive consiste à interroger l’influence de ses représentations et de sa position sur sa pratique. Des dispositifs peuvent invisibiliser des personnes non-binaires ou trans, ou reproduire des stéréotypes dans les diagnostics et les orientations; la réflexivité inclut donc l’examen de sa propre position.

21. Une équipe repère des stéréotypes dans ses pratiques et envisage de petits changements au quotidien. Concernant la posture professionnelle visée :

Une posture inclusive consiste à maintenir les pratiques stéréotypées sans les examiner.
Une posture inclusive conduit à questionner les pratiques qui reconduisent des stéréotypes.
Le questionnement des stéréotypes est distinct de la posture professionnelle inclusive.
Une approche non normative peut s’appuyer sur des changements quotidiens de faible ampleur.
Une approche non normative écarte les ajustements quotidiens au profit de réformes générales.

Une posture inclusive conduit à questionner les pratiques qui reconduisent des stéréotypes. · Une approche non normative peut s’appuyer sur des changements quotidiens de faible ampleur.

Explication

La posture inclusive et non normative invite à questionner les pratiques qui reproduisent des stéréotypes et permet d’agir par de petits changements quotidiens. Maintenir ces pratiques sans examen ou écarter les ajustements quotidiens va à l’encontre de cette visée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Rapports sociaux et rapports de genre.

Que prend en compte le modèle écologique pour expliquer une situation ?

La personne et plusieurs niveaux de son environnement.

Qu’est-ce que la construction sociale ?

Le processus par lequel la société produit des catégories, des significations et des représentations qui semblent naturelles malgré leur caractère historique, appris et variable.

Qu’est-ce qu’une norme dans un groupe ?

Une règle qui définit ce qui est considéré comme acceptable ou attendu.

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Approfondir avec la fiche

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