QCM : Rayonnements ionisants — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle séquence décrit correctement la production historique des rayons X dans un tube à rayons X ?

Ioniser un gaz, réfléchir les électrons, puis les transmettre à travers une fenêtre
Chauffer une cible, en extraire des neutrons, puis les accélérer vers une électrode
Produire des électrons, les accélérer par une différence de potentiel, puis les faire interagir avec une cible
Produire des photons, les ralentir par une différence de potentiel, puis les faire interagir avec une cible

Produire des électrons, les accélérer par une différence de potentiel, puis les faire interagir avec une cible

Explication

La production des rayons X suit trois étapes : émission des électrons, accélération électrique et interaction avec une cible. La production de photons avant l’accélération ne correspond pas au fonctionnement historique décrit.

2. Dans le tube de Crookes, que se passe-t-il lorsqu’un électron atteint la paroi fluorescente ?

La paroi émet des électrons vers la cathode
La paroi transforme l’électron en noyau d’hélium
La paroi arrête l’anode et neutralise sa charge
La paroi produit de la lumière par fluorescence

La paroi produit de la lumière par fluorescence

Explication

Les électrons qui atteignent la paroi fluorescente y provoquent une émission lumineuse par fluorescence. La cathode est la source des électrons, tandis que l’anode les attire et ne correspond donc pas au rôle attribué à la paroi.

3. Quel indice a conduit Röntgen à découvrir les rayons X en 1895 ?

Une plaque photographique restait vierge après une exposition prolongée aux sels d’uranium
Une cible métallique émettait une lumière visible après avoir été éclairée par le soleil
Une électrode positive produisait des électrons après le refroidissement du tube
Un écran fluorescent restait lumineux à distance du tube malgré l’arrêt des rayons cathodiques

Un écran fluorescent restait lumineux à distance du tube malgré l’arrêt des rayons cathodiques

Explication

En 1895, Röntgen observa qu’un écran fluorescent continuait de s’illuminer à distance du tube alors que la matière arrêtait rapidement les rayons cathodiques. L’impression d’une plaque par des sels d’uranium relève de la découverte de Becquerel, en 1896.

4. Quelle définition correspond à la radioactivité naturelle ?

La production artificielle d’atomes excités par une différence de potentiel
La fluorescence d’un matériau après stimulation par une lumière extérieure
La transformation spontanée de noyaux instables avec émission de particules et d’énergie
La réorganisation réversible d’électrons autour d’un atome stable sans émission d’énergie

La transformation spontanée de noyaux instables avec émission de particules et d’énergie

Explication

La radioactivité naturelle est une transformation spontanée d’un noyau atomique instable en un autre noyau, accompagnée d’émissions de particules et d’énergie. La fluorescence implique une stimulation externe et ne constitue pas une transformation nucléaire spontanée.

5. Quel résultat a permis à Becquerel de découvrir la radioactivité naturelle en 1896 ?

Des sels d’uranium impressionnaient une plaque photographique sans exposition au soleil
Un isotope du carbone perdait la moitié de son activité après plusieurs millénaires
Un écran fluorescent brillait à distance d’un tube après l’arrêt des rayons cathodiques
Une électrode positive attirait des électrons émis par une cathode chauffée

Des sels d’uranium impressionnaient une plaque photographique sans exposition au soleil

Explication

En 1896, Becquerel constata que des sels d’uranium impressionnaient une plaque photographique même sans lumière solaire. L’illumination d’un écran près d’un tube correspond à l’observation de Röntgen sur les rayons X.

6. Que mesure le becquerel, noté Bq ?

La durée nécessaire pour réduire de moitié une population radioactive
Le nombre de neutrons présents dans un noyau instable
L’énergie nécessaire pour arracher un électron à un atome
Le nombre de désintégrations nucléaires par seconde

Le nombre de désintégrations nucléaires par seconde

Explication

Le becquerel mesure une activité radioactive égale au nombre de désintégrations nucléaires par seconde. La durée de réduction de moitié correspond à la demi-vie, tandis que l’énergie d’arrachement concerne l’ionisation.

7. Comment définir un rayonnement ?

Une transformation spontanée d’un noyau instable en un autre noyau atomique
Une émission lumineuse produite par une matière stimulée extérieurement
Un processus d’émission ou de transmission d’énergie sous forme de particules ou d’ondes
Une accumulation d’électrons autour d’un atome devenu électriquement neutre

Un processus d’émission ou de transmission d’énergie sous forme de particules ou d’ondes

Explication

Un rayonnement correspond à l’émission ou à la transmission d’énergie sous forme de particules ou d’ondes. La transformation d’un noyau instable décrit la radioactivité, tandis que l’émission lumineuse stimulée renvoie à la fluorescence.

8. Quelle condition permet à un rayonnement d’être qualifié d’ionisant ?

Il transporte une énergie exclusivement sous forme d’ondes mécaniques
Son énergie suffit à arracher un électron au cortège électronique d’un atome
Sa fréquence est assez faible pour traverser un milieu matériel sans interaction
Il provoque une fluorescence sans modifier la structure électronique de l’atome

Son énergie suffit à arracher un électron au cortège électronique d’un atome

Explication

Un rayonnement ionisant possède une énergie suffisante pour arracher un électron à un atome et former un ion. Une fluorescence sans modification de la structure électronique ne constitue pas une ionisation.

9. Quelle énergie sert de seuil de référence pour l’ionisation dans le corps humain ?

L’énergie de fluorescence d’un écran exposé à des rayons cathodiques, soit 1895 eV1895\ \text{eV}
L’énergie de liaison de l’électron de l’hydrogène, soit 13,6 eV13{,}6\ \text{eV}
L’énergie de désintégration d’un noyau de carbone 14, soit 5700 eV5700\ \text{eV}
L’énergie associée à une désintégration nucléaire, soit 1 Bq1\ \text{Bq}

L’énergie de liaison de l’électron de l’hydrogène, soit $$13{,}6\ \text{eV}$$

Explication

Le seuil de référence retenu est l’énergie de liaison de l’électron de l’hydrogène, égale à 13,6 eV13{,}6\ \text{eV}. La valeur de 5700 ans correspond à une demi-vie du carbone 14 et le becquerel mesure une activité, pas une énergie.

10. Deux atomes possèdent le même nombre de protons, mais des nombres différents de neutrons. Comment les appelle-t-on ?

Des isotopes d’un même élément
Des éléments chimiques différents
Des molécules du même composé
Des ions de charges opposées

Des isotopes d’un même élément

Explication

Des isotopes appartiennent au même élément car ils ont le même nombre de protons, mais ils diffèrent par leur nombre de neutrons. Des éléments chimiques différents se distinguent au contraire par leur nombre de protons.

11. Un noyau contient 17 protons et 18 neutrons. Quelle est sa valeur du nombre de masse AA ?

A=18A=18
A=17A=17
A=35A=35
A=1A=1

$$A=35$$

Explication

Le nombre de masse est la somme des protons et des neutrons, donc A=Z+N=17+18=35A=Z+N=17+18=35. La valeur 1717 correspond à ZZ, qui ne compte que les protons.

12. Une source radioactive contient N(t)N(t) noyaux et possède une constante de désintégration λ\lambda. Quelle expression donne son activité à l’instant tt ?

A(t)=λN(t)A(t)=\lambda N(t)
A(t)=N(t)λA(t)=N(t)-\lambda
A(t)=λ+N(t)A(t)=\lambda+N(t)
A(t)=N(t)λA(t)=\frac{N(t)}{\lambda}

$$A(t)=\lambda N(t)$$

Explication

L’activité est le produit de la constante de désintégration par le nombre de noyaux présents, soit A(t)=λN(t)A(t)=\lambda N(t), et elle se mesure en becquerels. La division ou l’addition ne correspondent pas à la relation d’activité radioactive.

13. Un isotope a une constante de désintégration λ\lambda. Quelle relation permet de calculer sa demi-vie ?

T1/2=λ+ln2T_{1/2}=\lambda+\ln 2
T1/2=1λln2T_{1/2}=\frac{1}{\lambda\ln 2}
T1/2=ln2λT_{1/2}=\frac{\ln 2}{\lambda}
T1/2=λln2T_{1/2}=\lambda\ln 2

$$T_{1/2}=\frac{\ln 2}{\lambda}$$

Explication

La demi-vie est donnée par T1/2=ln2λT_{1/2}=\frac{\ln 2}{\lambda} et représente le temps nécessaire pour diviser par deux le nombre initial de noyaux. Une constante de désintégration plus grande conduit donc à une demi-vie plus courte, ce que ne traduit pas le produit λln2\lambda\ln 2.

14. Dans le vide, une onde électromagnétique possède une fréquence ν\nu et une longueur d’onde λ\lambda. Quelle relation relie ces grandeurs ?

c=λ+νc=\lambda+\nu
c=λνc=\lambda\nu
c=λνc=\frac{\lambda}{\nu}
c=νλc=\frac{\nu}{\lambda}

$$c=\lambda\nu$$

Explication

La célérité, la longueur d’onde et la fréquence sont liées par c=λνc=\lambda\nu, avec c3×108m.s1c\approx3\times10^8\,m.s^{-1} dans le vide. Le quotient λ/ν\lambda/\nu ne donne pas la célérité d’une onde électromagnétique.

15. Deux photons se propagent dans le vide, et le premier possède une fréquence deux fois plus grande que celle du second. Comment comparer leurs énergies ?

Le premier a une énergie deux fois plus grande
Le premier a une énergie deux fois plus faible
Les deux photons ont la même énergie
Le premier a une énergie quatre fois plus grande

Le premier a une énergie deux fois plus grande

Explication

L’énergie d’un photon suit la relation E=hνE=h\nu, donc elle est proportionnelle à la fréquence. Une fréquence doublée entraîne ainsi une énergie doublée, tandis que la longueur d’onde varie en sens inverse.

16. Pourquoi les rayons X et les rayons gamma peuvent-ils ioniser la matière ?

Leur fréquence est faible et leur longueur d’onde grande
Leur longueur d’onde et leur énergie sont élevées
Leur énergie est faible mais leur vitesse est élevée
Leur fréquence et leur énergie sont élevées

Leur fréquence et leur énergie sont élevées

Explication

Les rayons X et gamma possèdent une fréquence et une énergie élevées ainsi qu’une faible longueur d’onde, ce qui leur confère un pouvoir ionisant. Les ondes radio ont au contraire une fréquence et une énergie plus faibles.

17. Quelle distinction permet de différencier les rayons X des rayons gamma malgré leurs propriétés physiques et biologiques comparables ?

Leur vitesse, plus élevée pour X que pour gamma
Leur charge, positive pour X et nulle pour gamma
Leur longueur d’onde, grande pour X et faible pour gamma
Leur origine, extranucléaire pour X et nucléaire pour gamma

Leur origine, extranucléaire pour X et nucléaire pour gamma

Explication

Les rayons X et gamma peuvent avoir des énergies, des interactions et des effets biologiques comparables, mais leur origine diffère. Les rayons X sont produits par des phénomènes extranucléaires, tandis que les rayons gamma proviennent du noyau.

18. Dans un tube de Coolidge, quelle succession décrit correctement la production des rayons X ?

La cible émet des électrons, les ralentit, puis les transforme en chaleur
Les neutrons sont produits, accélérés vers la cible, puis transformés en électrons
Les rayons X sont produits, ralentis dans la cible, puis convertis en électrons
Les électrons sont produits, accélérés vers une cible, puis convertis en rayons X

Les électrons sont produits, accélérés vers une cible, puis convertis en rayons X

Explication

Le tube de Coolidge produit des électrons, les accélère vers une cible, puis génère des rayons X lors de leur interaction avec cette cible. La cible ne transforme pas d’abord des rayons X en électrons.

19. Quel phénomène produit le rayonnement de freinage dans une cible métallique ?

Un proton est accéléré puis capturé par le noyau
Un électron externe comble une lacune interne en émettant un photon
Un photon incident arrache un électron avant de perdre son énergie
Un électron est dévié et ralenti par le champ du noyau

Un électron est dévié et ralenti par le champ du noyau

Explication

Le rayonnement de freinage apparaît lorsqu’un électron incident est dévié et ralenti par le champ électrostatique du noyau de la cible. Le comblement d’une lacune interne correspond plutôt à la production du rayonnement caractéristique.

20. Dans un tube à rayons X, quelle répartition de l’énergie des électrons est approximativement observée ?

Environ 50 % devient des rayons X et 50 % devient de la chaleur
Environ 1 % devient des rayons X et 99 % devient de la chaleur
Environ 99 % devient des rayons X et 1 % devient de la chaleur
Environ 10 % devient des rayons X et 90 % devient de la lumière visible

Environ 1 % devient des rayons X et 99 % devient de la chaleur

Explication

Le rendement du tube est faible : environ 1 % de l’énergie des électrons est convertie en rayons X, tandis qu’environ 99 % est dissipée sous forme de chaleur. La production de chaleur constitue donc la principale limite thermique du tube.

21. Dans un tube à rayons X, comment une raie caractéristique est-elle produite ?

Un neutron quitte le noyau et libère une onde électromagnétique
Un photon visible est absorbé puis réémis à une énergie variable
Une lacune interne est comblée par un électron externe avec émission d’un photon
Un électron est ralenti progressivement par le noyau avec émission continue

Une lacune interne est comblée par un électron externe avec émission d’un photon

Explication

Le rayonnement caractéristique apparaît après l’expulsion d’un électron d’une couche interne, lorsqu’un électron externe comble la lacune en émettant un photon d’énergie définie. Le ralentissement des électrons près des noyaux produit plutôt un spectre continu de freinage.

22. Quel phénomène produit un rayon gamma lors de la désexcitation d’un noyau atomique ?

Une collision élastique entre deux électrons liés
Une ionisation du milieu par un photon incident
Une transition nucléaire vers un niveau d’énergie plus bas
Une transition électronique vers une orbitale plus externe

Une transition nucléaire vers un niveau d’énergie plus bas

Explication

Le rayon gamma est émis lorsqu’un noyau passe d’un état énergétique élevé à un état plus bas. Une transition électronique produit plutôt un rayonnement X de fluorescence.

23. Quelle affirmation caractérise correctement le technétium 99m utilisé en scintigraphie ?

Il émet notamment un rayonnement gamma d’environ 140 keV
Il correspond à un isotope distinct indiqué par la lettre m
Il produit une paire électron-positon au cours de chaque désintégration
Il émet principalement des rayons X d’environ 14 keV

Il émet notamment un rayonnement gamma d’environ 140 keV

Explication

Le technétium 99m est un radionucléide métastable employé en scintigraphie et émet notamment des photons gamma de 140 keV. La lettre m indique un état métastable excité, et non un isotope différent.

24. Que signifie l’atténuation d’un faisceau de rayons X ou gamma dans la matière ?

Une modification de la fréquence sans variation d’intensité
Une augmentation de l’intensité après traversée du matériau
Une conversion complète des photons en électrons secondaires
Une diminution de l’intensité du faisceau transmis

Une diminution de l’intensité du faisceau transmis

Explication

L’atténuation désigne la diminution de l’intensité du faisceau après son passage dans la matière. Elle ne signifie pas que chaque photon incident est absorbé.

25. Comment varie l’intensité transmise lorsqu’un faisceau traverse une épaisseur x de matière ?

Elle suit la relation Itransmis=I0eμ/xI_{transmis}=I_0e^{\mu/x}
Elle suit la relation Itransmis=I0eμxI_{transmis}=I_0e^{-\mu x}
Elle suit la relation Itransmis=μeI0xI_{transmis}=\mu e^{I_0x}
Elle suit la relation Itransmis=I0+μxI_{transmis}=I_0+\mu x

Elle suit la relation $$I_{transmis}=I_0e^{-\mu x}$$

Explication

L’intensité transmise décroît exponentiellement selon Itransmis=I0eμxI_{transmis}=I_0e^{-\mu x}, où μ\mu caractérise l’atténuation du matériau. Une expression croissante avec l’épaisseur contredirait cette diminution.

26. Dans quelle situation l’atténuation d’un faisceau de photons est-elle généralement la plus importante ?

Avec une faible épaisseur, un Z faible et une faible masse volumique
Avec une grande épaisseur, un Z faible et une énergie photonique élevée
Avec une faible épaisseur, un Z élevé et une énergie photonique élevée
Avec une grande épaisseur, un Z élevé et une forte masse volumique

Avec une grande épaisseur, un Z élevé et une forte masse volumique

Explication

L’atténuation augmente avec l’épaisseur, le numéro atomique et la masse volumique, tandis qu’elle diminue lorsque l’énergie des photons augmente. La combinaison proposée rassemble donc les facteurs favorisant l’atténuation.

27. Un matériau possède un coefficient d’atténuation linéique μ\mu. Quelle épaisseur correspond à sa couche de demi-atténuation ?

CDA=ln(2μ)CDA=\ln(2\mu)
CDA=ln2μCDA=\frac{\ln 2}{\mu}
CDA=μln2CDA=\frac{\mu}{\ln 2}
CDA=2μln2CDA=2\mu\ln 2

$$CDA=\frac{\ln 2}{\mu}$$

Explication

La couche de demi-atténuation est donnée par CDA=ln2μCDA=\frac{\ln 2}{\mu} et réduit l’intensité incidente de moitié. Inverser μ\mu et ln2\ln 2 ne fournirait pas l’épaisseur définie par cette propriété.

28. Quelle distinction décrit correctement l’absorption, la transmission et la diffusion d’un photon ?

L’absorption conserve le photon, la transmission le dévie et la diffusion supprime toute son énergie
L’absorption crée un photon secondaire, la transmission le dévie et la diffusion conserve son énergie
L’absorption supprime le photon, la transmission conserve son énergie et la diffusion le dévie avec une énergie moindre
L’absorption dévie le photon, la transmission supprime son énergie et la diffusion conserve son énergie

L’absorption supprime le photon, la transmission conserve son énergie et la diffusion le dévie avec une énergie moindre

Explication

Lors d’une absorption, le photon incident disparaît ; en transmission, il conserve son énergie ; en diffusion, il ressort avec une énergie plus faible et une direction modifiée. Confondre absorption et diffusion revient à ignorer la survie du photon diffusé.

29. Que se passe-t-il lors d’un effet photoélectrique ?

Le photon est totalement absorbé et éjecte un électron du milieu
Le photon crée une paire électron-positon après une déviation progressive
Le photon est dévié et cède une partie de son énergie à un électron
Le photon traverse le milieu sans interaction et conserve sa direction

Le photon est totalement absorbé et éjecte un électron du milieu

Explication

L’effet photoélectrique correspond à l’absorption complète du photon, dont toute l’énergie est transférée à un électron éjecté. Dans l’effet Compton, le photon subsiste après l’interaction avec une énergie réduite.

30. Comment évolue approximativement la probabilité de l’effet photoélectrique avec le numéro atomique Z et l’énergie E du photon ?

Elle varie comme Z4E3,5\frac{Z^4}{E^{3,5}}
Elle varie comme Z2E1,5\frac{Z^2}{E^{1,5}}
Elle varie comme E3,5Z4\frac{E^{3,5}}{Z^4}
Elle varie comme E4Z3,5\frac{E^4}{Z^{3,5}}

Elle varie comme $$\frac{Z^4}{E^{3,5}}$$

Explication

La probabilité de l’effet photoélectrique augmente fortement avec Z et diminue avec l’énergie, selon une variation approximative en Z4E3,5\frac{Z^4}{E^{3,5}}. Une dépendance croissante en énergie décrirait l’évolution inverse.

31. Quelle condition caractérise la création de paires lors de l’interaction d’un photon avec la matière ?

Le photon doit conserver toute son énergie après avoir expulsé un électron
Le photon doit être totalement absorbé par un électron déjà présent dans le milieu
L’énergie du photon doit être inférieure à 140 keV pour former deux électrons
L’énergie du photon doit dépasser 1022 keV pour former un électron et un positon

L’énergie du photon doit dépasser 1022 keV pour former un électron et un positon

Explication

La création de paires transforme l’énergie du photon en une paire électron-positon et nécessite une énergie supérieure à 1022 keV. Cette interaction ne correspond donc ni à une simple diffusion Compton ni à une absorption photoélectrique.

32. Quelle séquence décrit correctement la formation d’une image en radiographie conventionnelle ?

Un accélérateur produit des électrons, qui traversent le patient avant qu’une caméra reconstruise une coupe.
Un détecteur émet des rayons X, qui traversent le patient avant qu’un tube mesure l’intensité transmise.
Un tube émet des rayons X, qui traversent le patient avant qu’un détecteur mesure l’intensité transmise.
Un tube émet des rayons gamma, qui traversent le patient avant qu’un détecteur mesure leur distribution.

Un tube émet des rayons X, qui traversent le patient avant qu’un détecteur mesure l’intensité transmise.

Explication

La radiographie conventionnelle repose sur l’émission de rayons X par un tube, leur traversée du patient et la mesure de l’intensité transmise par un détecteur. La tomodensitométrie fait intervenir plusieurs projections obtenues par rotation, et non une seule acquisition de projection.

33. Quelle caractéristique distingue la tomodensitométrie de la radiographie standard ?

La tomodensitométrie mesure une projection unique grâce à un détecteur placé derrière le patient.
La tomodensitométrie acquiert plusieurs projections autour du patient pour reconstruire une image en trois dimensions.
La tomodensitométrie utilise un radiopharmaceutique pour cartographier sa distribution dans les tissus.
La tomodensitométrie introduit une source radioactive scellée directement au sein de la lésion.

La tomodensitométrie acquiert plusieurs projections autour du patient pour reconstruire une image en trois dimensions.

Explication

En tomodensitométrie, le tube et les détecteurs tournent autour du patient afin d’obtenir plusieurs projections et de reconstruire une image en trois dimensions. Une radiographie standard fournit plutôt une projection, tandis qu’un radiopharmaceutique relève de l’imagerie scintigraphique.

34. Quel objectif caractérise la radiothérapie externe utilisant un accélérateur linéaire ?

Délivrer une dose maximale à la tumeur en limitant l’irradiation des tissus sains.
Mesurer l’atténuation des rayons X dans le patient pour produire une image diagnostique.
Reconstruire une image tridimensionnelle à partir de projections acquises autour du patient.
Cartographier la distribution d’un médicament radiopharmaceutique dans un organe ciblé.

Délivrer une dose maximale à la tumeur en limitant l’irradiation des tissus sains.

Explication

La radiothérapie externe emploie un accélérateur linéaire pour produire des rayons X énergétiques et traiter la tumeur tout en préservant autant que possible les tissus sains. Mesurer l’atténuation correspond à un objectif d’imagerie, et non à la délivrance d’une dose thérapeutique.

35. Comment une imagerie scintigraphique permet-elle de cartographier une fonction ou un tissu ciblé ?

Un médicament radiopharmaceutique associe un émetteur gamma à un vecteur ciblé, puis une gamma-caméra en cartographie la distribution.
Un accélérateur linéaire concentre des rayons X énergétiques sur une tumeur en épargnant les tissus voisins.
Un tube à rayons X tourne autour du patient, puis des détecteurs reconstruisent plusieurs projections en trois dimensions.
Une source radioactive scellée est introduite dans la tumeur afin d’y délivrer une dose thérapeutique locale.

Un médicament radiopharmaceutique associe un émetteur gamma à un vecteur ciblé, puis une gamma-caméra en cartographie la distribution.

Explication

L’imagerie scintigraphique utilise un médicament radiopharmaceutique combinant un marqueur émetteur gamma et un vecteur dirigé vers une fonction ou un tissu, puis une gamma-caméra détecte sa distribution. L’introduction d’une source scellée dans la tumeur décrit plutôt la curiethérapie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Rayonnements ionisants.

Quelles étapes composent la production historique des rayons X ?

Production d’électrons, accélération par différence de potentiel, interaction avec une cible.

Que font les électrons dans le tube de Crookes ?

Ils sont arrachés à la cathode négative et accélérés vers l’anode positive.

Que produit la paroi fluorescente dans le tube de Crookes ?

Une lumière par fluorescence quand les électrons l’atteignent.

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