QCM : Réaction inflammatoire et immunité innée (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un tissu surveillé en permanence, quelles cellules peuvent jouer le rôle de cellules sentinelles ?

Les granulocytes, les lymphocytes T et les cellules épithéliales
Les mastocytes, certains macrophages et les cellules dendritiques
Les macrophages, les lymphocytes T et les cellules musculaires
Les monocytes, les lymphocytes B et les plaquettes

Les mastocytes, certains macrophages et les cellules dendritiques

Explication

Les cellules sentinelles comprennent les mastocytes, certains macrophages et les cellules dendritiques, qui patrouillent dans les tissus. Les granulocytes sont plutôt présentés comme des cellules recrutées, et les lymphocytes T ou les cellules épithéliales ne correspondent pas à cette liste.

2. Une personne ne rencontrant jamais un agent infectieux particulier dispose-t-elle dès sa naissance de mécanismes de défense innée, et pourquoi ?

Oui, car elle est héritée génétiquement et ne requiert pas d’apprentissage préalable
Oui, car elle est acquise lors d’une première exposition à cet agent
Non, car elle se met en place seulement après une infection
Non, car elle apparaît après que l’organisme a appris à reconnaître l’agent

Oui, car elle est héritée génétiquement et ne requiert pas d’apprentissage préalable

Explication

L’immunité innée est présente dès la naissance, héritée génétiquement et ne nécessite pas d’apprentissage. L’acquisition après exposition confond l’immunité innée avec l’apprentissage préalable, tandis que l’apparition après infection contredit sa présence dès la naissance.

3. À quel groupe et à quelle période évolutive l’apparition de la réponse immunitaire adaptative est-elle associée ?

Aux organismes pluricellulaires, il y a environ un milliard d’années
Aux espèces défendues par l’inné, il y a environ 450 millions d’années
Aux vertébrés, il y a environ un milliard d’années
Aux vertébrés, il y a environ 450 millions d’années

Aux vertébrés, il y a environ 450 millions d’années

Explication

La réponse adaptative est restreinte aux vertébrés et serait apparue il y a environ 450 millions d’années avec l’émergence de ce groupe. L’attribution aux pluricellulaires ou la date d’un milliard d’années confond son apparition avec celle des acteurs innés; les deux millions renvoient aux espèces actuelles défendues par l’immunité innée.

4. Après la détection d’un agent infectieux, une réponse innée intervient rapidement, puis une réponse adaptative est déclenchée. Quel rôle joue ici l’immunité innée ?

Elle remplace la réponse adaptative en éliminant le besoin de son déclenchement
Elle intervient après la réponse adaptative et s’arrête dès son démarrage
Elle attend l’activation adaptative avant d’assurer la première défense
Elle constitue la première défense, agit d’abord seule, se prolonge et prépare la réponse adaptative

Elle constitue la première défense, agit d’abord seule, se prolonge et prépare la réponse adaptative

Explication

L’immunité innée intervient rapidement comme première ligne de défense, agit d’abord seule, se prolonge pendant la réaction et prépare le déclenchement de l’immunité adaptative. La substitution confond les deux réponses, l’arrêt précoce néglige sa prolongation et l’attente inverse leur ordre.

5. Une biopsie révèle des cellules modifiées par un cancer, sans infection ni blessure visible. Quel événement peut s’ensuivre ?

Une réponse inflammatoire chronique
Une réaction inflammatoire uniquement après une lésion
Une réponse adaptative sans inflammation
Une réaction inflammatoire aiguë

Une réaction inflammatoire aiguë

Explication

Une infection, une lésion ou une modification des cellules d’un tissu, notamment lors d’un cancer, peut déclencher une réaction inflammatoire aiguë. L’infection seule néglige les autres déclencheurs, tandis que la chronicité et la réponse adaptative ne découlent pas du cas décrit.

6. Après avoir présenté des fragments peptidiques d’un pathogène, quelle suite permet à une cellule sentinelle d’initier la réponse immunitaire adaptative ?

Migrer vers le ganglion le plus éloigné et activer des macrophages
Migrer vers le tissu infecté et activer des granulocytes sur place
Activer des lymphocytes T dans le sang avant de migrer vers le ganglion
Migrer vers le ganglion lymphatique le plus proche et activer des lymphocytes T

Migrer vers le ganglion lymphatique le plus proche et activer des lymphocytes T

Explication

Les cellules sentinelles présentant des fragments peptidiques migrent vers le ganglion lymphatique le plus proche et peuvent y activer les lymphocytes T, initiant la réponse adaptative. Les granulocytes ne sont pas les cellules activées pour ce relais, et la migration vers un ganglion éloigné ne correspond pas au mécanisme décrit.

7. Après l’adhésion d’un agent infectieux à un phagocyte, quelle succession d’étapes conduit à l’élimination des déchets ?

Digestion dans un phagosome, ingestion après fusion avec un lysosome, puis expulsion
Ingestion dans un phagosome, expulsion des déchets, puis digestion après fusion lysosomale
Ingestion dans un lysosome, digestion après fusion avec un phagosome, puis expulsion
Ingestion dans un phagosome, digestion après fusion avec un lysosome, puis expulsion

Ingestion dans un phagosome, digestion après fusion avec un lysosome, puis expulsion

Explication

Après l’adhésion, l’agent est ingéré dans un phagosome ; la digestion enzymatique suit la fusion du phagosome et du lysosome, puis les déchets sont expulsés. Placer l’expulsion avant la digestion ou inverser les compartiments confond l’ordre des étapes.

8. Une personne présente une inflammation chronique accompagnée de douleurs et de fièvre. Quel lien entre inflammation et effets observés explique aussi le risque pour ses organes ?

Les phagocytes provoquent la douleur et la fièvre, mais l’inflammation chronique protège les organes
Les médiateurs inflammatoires peuvent provoquer douleur et fièvre, et l’inflammation chronique peut endommager les organes
Les médiateurs inflammatoires détruisent directement les organes, tandis que douleur et fièvre signalent leur réparation
La douleur et la fièvre indiquent que les signaux de danger ont disparu et que les organes sont réparés

Les médiateurs inflammatoires peuvent provoquer douleur et fièvre, et l’inflammation chronique peut endommager les organes

Explication

L’inflammation aiguë aide l’organisme à lutter contre les signaux de danger, mais ses médiateurs peuvent entraîner douleur et fièvre ; lorsqu’elle devient chronique, elle peut endommager les organes. Attribuer directement ces effets aux phagocytes confond les acteurs cellulaires et les médiateurs.

9. Lors d’une inflammation, quelles cellules quittent le sang pour rejoindre le tissu lésé ?

Les granulocytes et les macrophages
Les mastocytes et les cellules dendritiques
Les macrophages et les cellules épithéliales
Les granulocytes et les lymphocytes T

Les granulocytes et les macrophages

Explication

Les granulocytes et les macrophages migrent du sang vers le tissu infecté ou lésé. Les mastocytes et les cellules dendritiques sont notamment des cellules sentinelles, tandis que le trajet demandé n’est pas attribué aux lymphocytes T ni aux cellules épithéliales.

10. Après une lésion tissulaire, dans quel délai la réaction inflammatoire aiguë se met-elle en place ?

En environ une semaine
Après plusieurs jours
En quelques secondes
En moins de 24 heures

En moins de 24 heures

Explication

La réaction inflammatoire aiguë se met en place en moins de 24 heures. Un délai de plusieurs jours ou d’une semaine est trop long, tandis qu’une installation en quelques secondes confond rapidité et instantanéité.

11. Un récepteur présent sur une cellule immunitaire reconnaît des motifs moléculaires caractéristiques d’un agent pathogène. De quel type de récepteur s’agit-il ?

Un PRR
Un anticorps
Un médiateur inflammatoire
Un PAMP

Un PRR

Explication

Les PRR sont des récepteurs des cellules immunitaires qui reconnaissent des motifs caractéristiques des agents pathogènes. Un PAMP est le motif reconnu, un médiateur chimique intervient dans la signalisation inflammatoire et un anticorps relève d’un autre mécanisme de défense.

12. Après avoir reconnu un agent pathogène, quelle action des cellules sentinelles contribue au déclenchement de l’inflammation ?

Sécréter des PRR, des PAMP et des molécules du CMH
Sécréter du TNF, de l’histamine et des prostaglandines
Produire des anticorps et activer directement les lymphocytes T
Faire migrer des granulocytes et des macrophages vers le tissu

Sécréter du TNF, de l’histamine et des prostaglandines

Explication

Après la reconnaissance du pathogène, les cellules sentinelles sécrètent des médiateurs inflammatoires, notamment le TNF, l’histamine et les prostaglandines. Les PRR sont des récepteurs et les PAMP des motifs reconnus; la migration des granulocytes et des macrophages n’est pas la sécrétion demandée.

13. Une personne prend un AINS pour réduire les effets gênants de l’inflammation. Quel effet peut-on attendre sur les mécanismes de défense décrits ?

Les effets gênants diminuent, tandis que le chimiotactisme et la perméabilité capillaire sont bloqués
Les effets gênants diminuent, tandis que le chimiotactisme et la perméabilité capillaire sont maintenus
Les effets gênants diminuent grâce au maintien de la synthèse des prostaglandines
Les effets gênants persistent, tandis que le chimiotactisme et la perméabilité capillaire sont maintenus

Les effets gênants diminuent, tandis que le chimiotactisme et la perméabilité capillaire sont maintenus

Explication

Les AINS limitent les effets gênants en bloquant la synthèse des prostaglandines, sans empêcher les monocytes et granulocytes de jouer leur rôle ; le chimiotactisme et la perméabilité capillaire sont maintenus. Confondre le blocage des prostaglandines avec celui du chimiotactisme conduit à prévoir à tort l’interruption de ces mécanismes.

14. Dans un tissu infecté, des macrophages et des granulocytes capturent un agent pathogène. Quel résultat leur phagocytose permet-elle d’obtenir ?

Le neutraliser en stimulant directement la production d’anticorps
Le reconnaître sans l’ingérer, puis déclencher la réaction inflammatoire
L’éliminer après ingestion, par des substances toxiques ou digestion enzymatique
Le présenter aux lymphocytes T sans contribuer à sa destruction

L’éliminer après ingestion, par des substances toxiques ou digestion enzymatique

Explication

La phagocytose permet aux macrophages et aux granulocytes d’ingérer l’agent infectieux puis de le détruire par des substances toxiques ou par digestion enzymatique. La reconnaissance seule ne l’élimine pas, et l’activation des lymphocytes T relève du relais adaptatif.

15. Après une blessure, une zone devient rouge et chaude. Quel mécanisme local explique ces signes inflammatoires ?

La vasoconstriction et la diminution de la perméabilité des vaisseaux
La destruction des agents pathogènes par digestion enzymatique
La vasodilatation et l’augmentation de la perméabilité des vaisseaux
La migration des cellules immunitaires sans changement vasculaire

La vasodilatation et l’augmentation de la perméabilité des vaisseaux

Explication

La vasodilatation et l’augmentation de la perméabilité vasculaire sont liées à la rougeur et à la chaleur locales. La vasoconstriction inverse le mécanisme, et la migration cellulaire ou la phagocytose ne constituent pas l’explication vasculaire demandée.

16. Un chercheur identifie un motif moléculaire caractéristique d’une classe de micro-organismes pathogènes. Comment nomme-t-on ce motif ?

Un PRR
Un PAMP
Une molécule d’adhésion
Un médiateur chimique

Un PAMP

Explication

Un PAMP est un motif moléculaire caractéristique d’un groupe ou d’une classe de micro-organismes pathogènes. Le PRR est le récepteur qui détecte ce motif, tandis que les médiateurs chimiques et les molécules d’adhésion interviennent dans d’autres étapes de l’inflammation.

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Quelles situations peuvent déclencher une réaction inflammatoire aiguë ?

Une infection, une lésion ou une modification des cellules d’un tissu, notamment lors d’un cancer.

En combien de temps une réaction inflammatoire aiguë se met-elle en place ?

En moins de 24 heures.

Quels signes locaux caractérisent une réaction inflammatoire ?

Une rougeur, une chaleur et une augmentation locale de la température.

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