QCM : Recombinaisons génétiques bactériennes — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les trois mécanismes de transfert horizontal étudiés chez les procaryotes ?

La transformation, la conjugaison et la transduction
La scissiparité, la mitose et la transduction
La réplication, la mutation et la conjugaison
La traduction, la transformation et la division binaire

La transformation, la conjugaison et la transduction

Explication

Les trois mécanismes étudiés sont la transformation, la conjugaison et la transduction. La scissiparité et la division binaire correspondent à la reproduction cellulaire, tandis que la réplication et la traduction sont des processus moléculaires distincts.

2. Comment l’ADN bactérien est-il transféré lors d’une transduction généralisée ?

Un fragment précis voisin du prophage est emporté lors de son excision puis injecté
Un fragment bactérien est incorporé par erreur dans la tête d’un nouveau phage puis injecté ailleurs
De l’ADN libre est absorbé par une bactérie compétente depuis son environnement
Un plasmide F intégré transfère progressivement des gènes après contact entre bactéries

Un fragment bactérien est incorporé par erreur dans la tête d’un nouveau phage puis injecté ailleurs

Explication

La transduction généralisée survient pendant un cycle lytique lorsque des fragments variés d’ADN bactérien sont emballés par erreur dans des phages. L’emport d’un fragment précis lié au site du prophage correspond à la transduction spécialisée.

3. Lors d’une conjugaison entre une bactérie Hfr et une bactérie F−, quel événement se produit en premier ?

La bactérie réceptrice absorbe spontanément des fragments d’ADN libres
Le plasmide F complet est transféré directement avant tout ADN chromosomique
Un prophage est excisé puis injecté dans la bactérie réceptrice
L’ADN bactérien situé après le point d’insertion du plasmide est transféré progressivement

L’ADN bactérien situé après le point d’insertion du plasmide est transféré progressivement

Explication

Chez Hfr–F−, le transfert commence à l’origine liée au plasmide intégré et concerne progressivement l’ADN bactérien situé après ce point. Le transfert direct du plasmide F caractérise plutôt la conjugaison F+–F−.

4. Quelle association entre mécanisme et mode de transfert d’ADN est correcte ?

Transformation : prophage intégré ; conjugaison : ADN nu ; transduction : plasmide autonome
Transformation : ADN nu ; conjugaison : contact entre bactéries ; transduction : bactériophage
Transformation : contact entre bactéries ; conjugaison : bactériophage ; transduction : ADN nu
Transformation : bactériophage ; conjugaison : ADN nu ; transduction : contact entre bactéries

Transformation : ADN nu ; conjugaison : contact entre bactéries ; transduction : bactériophage

Explication

La transformation utilise de l’ADN nu, la conjugaison nécessite un contact entre une bactérie donneuse et une réceptrice, et la transduction repose sur un bactériophage. Les autres associations permutent ces trois mécanismes ou leur attribuent un support inadapté.

5. Quelle conséquence caractérise le cycle lytique d’un bactériophage ?

L’excision d’un fragment chromosomique bactérien sans formation de virions
L’intégration de l’ADN viral au chromosome sans destruction immédiate de l’hôte
La division répétée de la bactérie avec maintien du prophage intégré
La production de nouveaux virions suivie de la lyse de la bactérie hôte

La production de nouveaux virions suivie de la lyse de la bactérie hôte

Explication

Le cycle lytique comprend la réplication virale, la formation des virions et la lyse finale de la bactérie hôte. L’intégration durable de l’ADN viral et la survie de la cellule caractérisent plutôt le cycle lysogène.

6. Lorsqu’une conjugaison Hfr–F− est interrompue à plusieurs moments, que révèle l’ordre d’apparition des gènes dans la bactérie réceptrice ?

Les gènes les plus éloignés de l’origine d’entrée apparaissent plus tard
Les gènes sont transférés selon leur taille, indépendamment de leur position
Les gènes les plus éloignés de l’origine d’entrée apparaissent plus tôt
Les gènes sont intégrés dans un ordre déterminé par leur niveau d’expression

Les gènes les plus éloignés de l’origine d’entrée apparaissent plus tard

Explication

L’ADN est transféré progressivement à partir du point d’origine, de sorte qu’un gène plus éloigné entre plus tard dans la cellule réceptrice. La taille et le niveau d’expression des gènes ne déterminent pas cet ordre d’entrée.

7. Quelle équipe a identifié l’ADN comme le facteur transformant actif en 1944 ?

Oswald Avery, Colin McLeod et Mclyn McCarty
Joshua Lederberg, Edward Tatum et Salvador Luria
Louis Pasteur, Robert Koch et Émile Roux
Frederick Griffith, James Watson et Francis Crick

Oswald Avery, Colin McLeod et Mclyn McCarty

Explication

En 1944, Avery, McLeod et McCarty ont identifié l’ADN comme le facteur transformant actif. Griffith avait auparavant démontré le passage d’une information génétique, sans déterminer encore la nature moléculaire de ce facteur.

8. Que montre l’expérience réalisée par Frederick Griffith en 1928 chez Streptococcus pneumoniae ?

L’ADN est identifié comme le facteur transformant actif
Une enzyme bactérienne détruit la capsule polysaccharidique
Une information génétique peut passer d’une bactérie à une autre
Un plasmide est transféré par l’intermédiaire d’un pilus

Une information génétique peut passer d’une bactérie à une autre

Explication

En 1928, Griffith a montré qu’une information génétique pouvait passer d’une bactérie à une autre grâce à la transformation. L’identification de l’ADN comme facteur transformant a été réalisée ensuite par Avery, McLeod et McCarty.

9. Quelle condition caractérise la conjugaison bactérienne ?

La transmission d’un chromosome lors de la division d’une cellule mère
La libération d’ADN nu dans le milieu puis son absorption par une bactérie
Le transfert d’un fragment d’ADN par un virus infectant la bactérie
Un contact entre une bactérie donneuse et une bactérie réceptrice grâce à un pilus

Un contact entre une bactérie donneuse et une bactérie réceptrice grâce à un pilus

Explication

La conjugaison implique une bactérie donneuse, une bactérie réceptrice et un contact établi par un pilus pour transférer l’ADN. L’absorption d’ADN libre décrit la transformation, tandis que le transfert par un virus correspond à la transduction.

10. Quel événement peut déclencher le passage d’un prophage au cycle lytique ?

Une exposition aux UV ou à la mitomycine C peut provoquer son excision
Le contact avec une bactérie F− empêche l’excision et stabilise le prophage
L’absorption d’ADN nu transforme directement le prophage en plasmide autonome
La division régulière de la bactérie maintient nécessairement le prophage sans changement

Une exposition aux UV ou à la mitomycine C peut provoquer son excision

Explication

Des facteurs comme les UV, le stress, une faible teneur en nutriments ou la mitomycine C peuvent induire l’excision du prophage et le déclenchement du cycle lytique. Le maintien intégré du prophage correspond à la lysogénie et ne décrit pas cette induction.

11. Quel enchaînement décrit correctement le cycle lysogène ?

Adsorption, réplication virale, assemblage des virions, puis lyse de la bactérie
Intégration d’un plasmide F, transfert chromosomique, puis recombinaison dans la receveuse
Adsorption, injection, intégration en prophage, puis réplication et division de la bactérie
Absorption d’ADN libre, réplication autonome, puis division sans ADN viral

Adsorption, injection, intégration en prophage, puis réplication et division de la bactérie

Explication

Dans le cycle lysogène, l’ADN viral est injecté puis intégré à un locus précis du chromosome sous forme de prophage, avant la multiplication de la bactérie. La réplication rapide des virions suivie de la lyse décrit le cycle lytique.

12. Quel mécanisme correspond à la transduction bactérienne ?

Le transfert d’un fragment d’ADN par l’intermédiaire d’un bactériophage
Le transfert d’un plasmide après un contact direct entre deux bactéries
La transmission d’un chromosome lors de la division d’une bactérie
L’absorption d’un fragment d’ADN libre présent dans le milieu

Le transfert d’un fragment d’ADN par l’intermédiaire d’un bactériophage

Explication

La transduction est un transfert d’ADN bactérien réalisé par un bactériophage qui l’achemine vers une autre bactérie. Le contact direct entre bactéries relève de la conjugaison, tandis que l’ADN libre intervient dans la transformation.

13. Quel type de transmission génétique relie les caractères d’une cellule parentale à ceux de ses cellules filles lors de la division binaire ?

La transmission verticale
La transformation bactérienne
La transmission horizontale
La transduction bactérienne

La transmission verticale

Explication

La division binaire transmet les caractères génétiques des cellules parentales aux cellules filles, ce qui correspond à un transfert vertical. Le transfert horizontal concerne plutôt un échange d’ADN entre cellules différentes.

14. Quelle définition correspond à un plasmide bactérien ?

Un petit segment circulaire d’ADN extrachromosomique pouvant conférer un avantage sélectif
Une région linéaire du chromosome principal responsable de la division cellulaire
Un fragment d’ARN servant de matrice à la synthèse des protéines bactériennes
Une protéine située à la surface bactérienne et permettant l’adhérence aux cellules

Un petit segment circulaire d’ADN extrachromosomique pouvant conférer un avantage sélectif

Explication

Un plasmide est un petit segment circulaire d’ADN situé en dehors du chromosome principal et pouvant apporter un avantage sélectif. Il ne s’agit ni d’une protéine de surface, ni d’un fragment d’ARN, ni d’une région constitutive du chromosome bactérien.

15. Quel enchaînement décrit correctement la conjugaison entre une bactérie F+ et une bactérie F− ?

Formation du pilus, ouverture du plasmide F, transfert d’un brin, puis réplication dans les deux bactéries
Réplication du chromosome, séparation des bactéries, transfert d’une protéine, puis intégration du pilus
Ouverture du chromosome, fusion des cellules, transfert des deux brins, puis destruction du plasmide F
Formation d’une capsule, libération d’ADN dans le milieu, absorption, puis division de la cellule réceptrice

Formation du pilus, ouverture du plasmide F, transfert d’un brin, puis réplication dans les deux bactéries

Explication

La conjugaison F+–F− commence par la formation du pilus, suivie de l’ouverture du plasmide F et du transfert d’un de ses brins. Le plasmide est ensuite répliqué dans les deux bactéries, et non remplacé par un transfert chromosomique ou protéique.

16. Pourquoi une souris meurt-elle après injection de bactéries R vivantes mélangées à des bactéries S tuées par la chaleur ?

Les bactéries R acquièrent l’information codant la capsule S et la virulence.
Les bactéries S tuées se multiplient et produisent directement une nouvelle infection.
Les bactéries R fusionnent avec les bactéries S et reconstituent des cellules virulentes.
Les bactéries R perdent leur capsule puis deviennent sensibles à une toxine libérée par S.

Les bactéries R acquièrent l’information codant la capsule S et la virulence.

Explication

Les bactéries R vivantes récupèrent l’information génétique nécessaire à la production de la capsule S et à la virulence, ce qui entraîne la mort de la souris. Les bactéries S tuées par la chaleur ne se multiplient pas et ne reconstituent pas des cellules par fusion.

17. Quelle situation correspond à une transduction spécialisée ?

Une bactérie absorbe directement de l’ADN nu libéré dans son environnement
L’excision d’un prophage emporte un fragment bactérien précis lié à son site d’intégration
Un cycle lytique emballe au hasard divers fragments bactériens dans de nouveaux phages
Un plasmide F intégré transfère progressivement plusieurs gènes après contact cellulaire

L’excision d’un prophage emporte un fragment bactérien précis lié à son site d’intégration

Explication

La transduction spécialisée apparaît lorsqu’un prophage s’excise en emportant un fragment précis d’ADN bactérien voisin de son site d’intégration. La transduction généralisée, elle, peut transporter différents fragments lors d’un emballage accidentel pendant le cycle lytique.

18. Quelle caractéristique définit une bactérie Hfr ?

Elle contient un prophage intégré et produit régulièrement des virions
Elle porte un plasmide F libre et transmet rarement des gènes chromosomiques
Elle absorbe de l’ADN libre et devient spontanément polyploïde
Elle possède un plasmide F intégré à son chromosome et recombine fréquemment

Elle possède un plasmide F intégré à son chromosome et recombine fréquemment

Explication

Une bactérie Hfr possède un plasmide F intégré au chromosome sous forme d’épisome, ce qui favorise une fréquence élevée de recombinaison par conjugaison. Le port d’un plasmide F libre correspond plutôt à une bactérie F+ qu’à une bactérie Hfr.

19. Quelle situation correspond à un transfert horizontal de gènes chez les procaryotes ?

Un échange d’ADN entre deux cellules différentes
Une transmission d’ADN d’une cellule mère à ses filles
Une répartition des chromosomes dans deux cellules filles
Une duplication du chromosome avant la division binaire

Un échange d’ADN entre deux cellules différentes

Explication

Le transfert horizontal est un échange d’ADN entre cellules différentes, sans reproduction sexuée. Les autres situations décrivent des étapes ou des conséquences de la transmission verticale lors de la division cellulaire.

20. Quelle comparaison décrit correctement les souches S et R de Streptococcus pneumoniae ?

S est lisse, non capsulée et non virulente, tandis que R est rugueuse, capsulée et virulente.
S est rugueuse, capsulée et virulente, tandis que R est lisse, non capsulée et non virulente.
S est rugueuse, non capsulée et non virulente, tandis que R est lisse, capsulée et virulente.
S est lisse, capsulée et virulente, tandis que R est rugueuse, non capsulée et non virulente.

S est lisse, capsulée et virulente, tandis que R est rugueuse, non capsulée et non virulente.

Explication

La souche S possède une capsule polysaccharidique, présente un aspect lisse et elle est virulente, tandis que la souche R est rugueuse, dépourvue de capsule et non virulente. La capsule explique notamment la différence d’aspect et de virulence entre ces souches.

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Quel mécanisme assure le transfert vertical des caractères génétiques ?

La division binaire ou scissiparité.

Qu'est-ce que le transfert horizontal de gènes ?

Un échange d’ADN entre cellules différentes sans reproduction sexuée.

Quels sont les trois mécanismes de transfert horizontal étudiés ?

La transformation, la conjugaison et la transduction.

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