QCM : Sciences de l’éducation et inégalités scolaires — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément caractérise la reconnaissance des sciences de l’éducation comme disciplines universitaires à part entière ?

Le remplacement des disciplines éducatives par une unique matière scolaire
La réduction de l’éducation à une pratique professionnelle sans recherche
La création de départements d’enseignement et d’équipes de recherche dédiés
La disparition des formations universitaires consacrées à l’éducation

La création de départements d’enseignement et d’équipes de recherche dédiés

Explication

La reconnaissance disciplinaire se manifeste par l’existence de départements universitaires d’enseignement et d’équipes de recherche propres. Elle ne correspond donc ni à la disparition des formations ni à la réduction de l’éducation à une pratique sans recherche.

2. Quelle transformation scolaire résulte des lois Ferry de 1881 et 1882 ?

Une école payante et confessionnelle centrée sur l’instruction religieuse
Une école obligatoire consacrée principalement à la formation professionnelle
Une école gratuite réservée aux enfants issus des familles urbaines
Une école gratuite, laïque et obligatoire fondée sur une instruction morale et civique

Une école gratuite, laïque et obligatoire fondée sur une instruction morale et civique

Explication

Les lois Ferry rendent l’école gratuite, laïque et obligatoire et substituent l’instruction morale et civique à l’instruction morale et religieuse. Elles ne maintiennent donc pas une organisation scolaire fondée sur la confessionnalité.

3. Quel événement universitaire a lieu à la Sorbonne en 1883 ?

La création d’un réseau international de recherche éducative
La création d’un cours de science de l’éducation
L’ouverture des premiers diplômes nationaux d’éducation
La suppression de la chaire de science de l’éducation

La création d’un cours de science de l’éducation

Explication

En 1883, un cours de science de l’éducation est créé à la Sorbonne et dirigé successivement par Henri Marion, Ferdinand Buisson et Émile Durkheim. La suppression de la chaire intervient plus tard, après la mort de Durkheim en 1917.

4. Quel projet universitaire est lancé en 1966 par Chateau, Debesse et Gaston Mialaret ?

Un projet de réseau international de recherche, avec des réunions prévues en 1967
Un projet de chaire unique en pédagogie, avec une ouverture prévue en 1970
Un projet de diplôme universitaire en science de l’éducation, avec des cursus débutant en 1967
Un projet de réforme scolaire nationale, avec une application prévue en 1966

Un projet de diplôme universitaire en science de l’éducation, avec des cursus débutant en 1967

Explication

En 1966, Chateau, Debesse et Gaston Mialaret ouvrent un projet de diplôme universitaire en science de l’éducation, dont les cursus commencent à la rentrée 1967. Il s’agit donc d’une initiative de formation universitaire plutôt que d’une réforme scolaire générale.

5. Quel facteur explique l’élargissement des sciences de l’éducation dans les années 1960 ?

L’apport de la sociologie, de l’ethnologie et de l’économie de l’éducation
Le recentrage des recherches sur la seule instruction scolaire
La limitation de l’éducation aux apprentissages de la petite enfance
La séparation de l’éducation d’avec les autres sciences sociales

L’apport de la sociologie, de l’ethnologie et de l’économie de l’éducation

Explication

L’élargissement des sciences de l’éducation repose notamment sur l’intérêt de la sociologie, de l’ethnologie et de l’économie de l’éducation, ainsi que sur l’extension de la notion d’éducation. Il ne s’agit donc pas d’un recentrage sur la seule école ou sur un seul âge.

6. Quel ensemble d’éléments témoigne de l’institutionnalisation actuelle des sciences de l’éducation ?

Des pratiques pédagogiques locales, des manuels scolaires et des associations de parents
Des initiatives individuelles, des conférences ponctuelles et des publications non spécialisées
Des enseignants-chercheurs, des cursus, des diplômes, des revues et des réseaux académiques
Des cours professionnels, des examens internes et des établissements sans recherche

Des enseignants-chercheurs, des cursus, des diplômes, des revues et des réseaux académiques

Explication

L’institutionnalisation actuelle comprend des enseignants-chercheurs, des cursus universitaires, des diplômes nationaux, des revues scientifiques et des réseaux académiques nationaux et internationaux. Les autres ensembles ne réunissent pas les principales structures universitaires et scientifiques de la discipline.

7. Comment définir les sciences de l’éducation ?

Comme une théorie évaluant les élèves à partir de critères identiques dans toutes les institutions
Comme un ensemble de disciplines étudiant les conditions et l’évolution des faits éducatifs selon des perspectives coordonnées
Comme une méthode prescrivant les pratiques que les enseignants doivent appliquer dans chaque classe
Comme une technique organisant les apprentissages sans mobiliser plusieurs perspectives scientifiques

Comme un ensemble de disciplines étudiant les conditions et l’évolution des faits éducatifs selon des perspectives coordonnées

Explication

Les sciences de l’éducation regroupent des disciplines qui étudient les conditions d’existence, de fonctionnement et d’évolution des situations et des faits d’éducation selon des perspectives différentes et coordonnées. La prescription directe de l’action éducative relève plutôt de la pédagogie.

8. Quelle distinction oppose correctement les sciences de l’éducation et la pédagogie ?

Les sciences de l’éducation expliquent ce qui est, tandis que la pédagogie indique ce qu’il faut faire
Les sciences de l’éducation organisent les pratiques, tandis que la pédagogie décrit leur évolution historique
Les sciences de l’éducation évaluent les institutions, tandis que la pédagogie mesure les résultats scolaires
Les sciences de l’éducation indiquent ce qu’il faut faire, tandis que la pédagogie explique ce qui est

Les sciences de l’éducation expliquent ce qui est, tandis que la pédagogie indique ce qu’il faut faire

Explication

Les sciences de l’éducation relèvent de l’observation, de la description et de l’explication, alors que la pédagogie relève de la prescription et de l’action éducative. Cette distinction ne crée toutefois pas de hiérarchie entre les deux domaines.

9. Que montre l’extension de la notion d’éducation ?

Elle se limite à l’enfance, à l’école et aux apprentissages intellectuels
Elle concerne plusieurs âges, institutions et dimensions de la vie humaine
Elle concerne principalement les adultes, les familles et la formation morale
Elle s’applique aux établissements scolaires et aux apprentissages professionnels

Elle concerne plusieurs âges, institutions et dimensions de la vie humaine

Explication

L’éducation s’étend de la petite enfance au troisième âge, de l’école à la famille, aux associations et aux médias, et comprend des dimensions physique, intellectuelle, morale et sociale. Elle ne se réduit donc ni à l’enfance ni au cadre scolaire.

10. Quel ensemble correspond aux types de connaissances mobilisés par les sciences de l’éducation ?

Des connaissances psychologiques, historiques, statistiques, expérimentales et philosophiques
Des connaissances économiques, techniques, numériques, sportives et météorologiques
Des connaissances littéraires, artistiques, biologiques, militaires et architecturales
Des connaissances juridiques, médicales, géologiques, linguistiques et commerciales

Des connaissances psychologiques, historiques, statistiques, expérimentales et philosophiques

Explication

Les sciences de l’éducation mobilisent notamment des connaissances psychologiques, réflexives et philosophiques, historiques, statistiques et expérimentales, ainsi que taxonomiques ou diagnostiques. Les autres ensembles proposent des domaines qui ne constituent pas la combinaison caractéristique indiquée ici.

11. Quelle distinction décrit correctement les connaissances statistiques et les connaissances expérimentales en sciences de l’éducation ?

Les premières interprètent des données d’enquête, tandis que les secondes reposent sur un protocole expérimental strict.
Les premières formulent des théories philosophiques, tandis que les secondes classent des questionnaires administratifs.
Les premières proviennent d’un protocole strict, tandis que les secondes reposent sur des témoignages individuels.
Les premières observent des classes, tandis que les secondes décrivent des statistiques officielles sans les interpréter.

Les premières interprètent des données d’enquête, tandis que les secondes reposent sur un protocole expérimental strict.

Explication

Les connaissances statistiques s’appuient sur des enquêtes, des questionnaires et des statistiques officielles qui doivent être classés et interprétés, alors que les connaissances expérimentales résultent d’un protocole expérimental strict. Confondre le protocole expérimental avec l’analyse d’enquêtes inverse précisément cette distinction.

12. Quel est l’objet principal de l’histoire de l’éducation ?

Étudier l’évolution des situations éducatives pour mieux comprendre le présent
Analyser la relation entre l’enseignant, l’élève et le savoir dans la classe
Mesurer les revenus liés aux niveaux de formation pour prévoir la croissance
Comparer les politiques scolaires de plusieurs pays afin de conseiller les réformateurs

Étudier l’évolution des situations éducatives pour mieux comprendre le présent

Explication

L’histoire de l’éducation étudie les évolutions, changements, étapes, accélérations et ralentissements des situations éducatives afin d’éclairer le présent. La comparaison internationale, l’économie de l’éducation et la didactique relèvent d’autres disciplines d’appui.

13. Une chercheuse examine le contrat didactique et la manière dont un savoir est transformé pour être enseigné : quelle discipline mobilise-t-elle principalement ?

La sociologie de l’éducation
L’histoire de l’éducation
L’économie de l’éducation
La didactique

La didactique

Explication

La didactique questionne les savoirs et la relation triangulaire entre l’enseignant, l’élève et le savoir, notamment par le contrat et la transposition didactiques. La sociologie s’intéresse plutôt aux phénomènes éducatifs sociaux, tandis que l’économie étudie les liens avec l’emploi et les revenus.

14. Pourquoi l’éducation comparée analyse-t-elle les pratiques et les politiques éducatives de plusieurs pays et cultures ?

Pour mesurer les comportements des examinateurs lors des évaluations scolaires
Pour expliquer la transformation d’un savoir en contenu enseignable
Pour établir une chronologie des changements éducatifs dans un seul pays
Pour aider les réformateurs à anticiper les conséquences de leurs décisions

Pour aider les réformateurs à anticiper les conséquences de leurs décisions

Explication

L’éducation comparée interprète les pratiques et les politiques de différents pays et cultures afin d’aider les réformateurs à prévoir les effets de leurs décisions. Les autres propositions renvoient respectivement à l’histoire de l’éducation, aux sciences de l’évaluation et à la didactique.

15. Quelle affirmation distingue correctement l’évaluation formative de la notation ?

L’évaluation formative classe les pays selon leurs politiques, tandis que la notation décrit les programmes scolaires.
L’évaluation formative étudie la croissance économique, tandis que la notation mesure les revenus des diplômés.
L’évaluation formative transforme les savoirs en contenus, tandis que la notation analyse les phénomènes de groupe.
L’évaluation formative accompagne le processus éducatif, tandis que la notation peut produire un résultat chiffré.

L’évaluation formative accompagne le processus éducatif, tandis que la notation peut produire un résultat chiffré.

Explication

Les sciences de l’évaluation étudient notamment l’évaluation formative, qui accompagne le processus éducatif, ainsi que les systèmes de notation et les comportements d’évaluation. Réduire l’évaluation formative à un classement chiffré confond son rôle d’accompagnement avec celui de la notation.

16. Lequel de ces ensembles correspond aux rôles des sciences de l’éducation ?

Observer, noter, comparer, recruter, orienter et certifier les apprenants
Décrire, comprendre, expliquer, évaluer, améliorer et former des intervenants
Enseigner, mémoriser, répéter, appliquer, corriger et récompenser les élèves
Classer, sélectionner, sanctionner, normaliser, financer et administrer les établissements

Décrire, comprendre, expliquer, évaluer, améliorer et former des intervenants

Explication

Les sciences de l’éducation ont pour rôles de décrire, comprendre, expliquer, évaluer et améliorer les situations éducatives, ainsi que de former des intervenants et des éducateurs. Les autres ensembles décrivent des activités scolaires ou administratives particulières, mais pas l’ensemble des rôles attribués à ces sciences.

17. Quelle organisation caractérisait principalement le système scolaire français au XIXe siècle et au début du XXe siècle ?

Un ordre secondaire commun, suivi d’une orientation progressive selon les résultats scolaires
Deux ordres distincts, primaire et secondaire, adaptés aux milieux sociaux d’appartenance
Un enseignement primaire unifié, prolongé par des filières professionnelles dans chaque établissement
Des établissements identiques, différenciés par les choix individuels des familles et des élèves

Deux ordres distincts, primaire et secondaire, adaptés aux milieux sociaux d’appartenance

Explication

Le système scolaire reposait alors sur deux ordres séparés, le primaire et le secondaire, et cherchait surtout à intégrer l’élève dans son milieu social. L’idée d’un enseignement primaire et secondaire unifié correspond plutôt à l’école unique, qui s’oppose à cette organisation à deux vitesses.

18. Quel changement la réforme Berthoin du 6 janvier 1959 a-t-elle introduit concernant la scolarité obligatoire ?

Elle a fixé la scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans.
Elle a porté l’âge de la scolarité obligatoire de 12 à 14 ans.
Elle a porté l’âge de la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans.
Elle a remplacé la scolarité obligatoire par une formation professionnelle prolongée.

Elle a porté l’âge de la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans.

Explication

La réforme Berthoin a prolongé la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, contre 14 ans auparavant. Elle ne correspond ni à une obligation jusqu’à 18 ans ni à une réforme centrée sur la formation professionnelle.

19. Quelles réformes ont contribué à instaurer le collège unique ?

La réforme Haby de 1975, puis la réforme Berthoin de 1959
La réforme Capelle-Fouchet de 1963, puis une réforme scolaire de 1981
La réforme Capelle-Fouchet de 1963, puis la réforme Haby de 1975
La réforme Berthoin de 1959, puis la réforme Capelle-Fouchet de 1963

La réforme Capelle-Fouchet de 1963, puis la réforme Haby de 1975

Explication

La réforme Capelle-Fouchet du 3 août 1963 et la réforme Haby du 11 juillet 1975 ont participé à la mise en place du collège unique. La réforme Berthoin concerne principalement l’allongement de la scolarité obligatoire.

20. Quelle évolution des effectifs du collège illustre la massification scolaire après les réformes ?

Ils sont passés de 1 479 000 à 3 137 900 élèves.
Ils sont passés de 3 137 900 à 1 479 000 élèves.
Ils sont passés de 1 479 000 à environ 2 000 000 d’élèves.
Ils sont passés de 2 000 000 à 3 137 900 élèves.

Ils sont passés de 1 479 000 à 3 137 900 élèves.

Explication

La massification scolaire s’est traduite par une forte hausse des effectifs du collège, de 1 479 000 élèves avant les réformes à 3 137 900 après celles-ci. L’inversion des chiffres décrit une baisse et contredit cette évolution.

21. Quels objectifs les enquêtes PISA poursuivent-elles dans l’étude des systèmes éducatifs ?

Classer les enseignants, mesurer les budgets et déterminer les programmes scolaires nationaux
Mesurer les performances, analyser certains facteurs et comparer les systèmes des pays participants
Observer les familles, prévoir les métiers et harmoniser les diplômes entre pays participants
Évaluer les établissements, sélectionner les élèves et fixer les règles d’orientation internationale

Mesurer les performances, analyser certains facteurs et comparer les systèmes des pays participants

Explication

PISA mesure les performances des élèves, étudie notamment leur perception de la vie adulte, recherche des facteurs exogènes associés aux résultats et compare les systèmes éducatifs. Les autres propositions attribuent à l’enquête des fonctions administratives ou de gestion qu’elle n’a pas.

22. À quelle fréquence et auprès de quelle population PISA réalise-t-elle ses évaluations ?

Tous les cinq ans auprès de jeunes de 15 ans dans 75 pays.
Tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans 92 pays.
Tous les trois ans auprès d’étudiants de 18 ans dans 75 pays.
Tous les deux ans auprès d’élèves de 14 ans dans 92 pays.

Tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans dans 92 pays.

Explication

PISA évalue tous les trois ans des jeunes âgés de 15 ans dans 92 pays. Les autres réponses modifient la fréquence, l’âge des participants ou le nombre de pays concernés.

23. Quelle différence entre les performances des filles et des garçons est associée aux résultats de PISA ?

Les garçons réussissent davantage en mathématiques, tandis que les filles réussissent davantage en compréhension de l’écrit.
Les filles réussissent davantage dans les deux domaines, avec un écart plus marqué en mathématiques.
Les filles réussissent davantage en mathématiques, tandis que les garçons réussissent davantage en compréhension de l’écrit.
Les garçons réussissent davantage dans les deux domaines, avec un écart plus marqué en lecture.

Les garçons réussissent davantage en mathématiques, tandis que les filles réussissent davantage en compréhension de l’écrit.

Explication

Les résultats indiquent une performance moyenne supérieure des garçons en mathématiques et des filles en compréhension de l’écrit. Les autres propositions inversent cette distinction ou transforment les différences entre domaines en avantage général pour un seul sexe.

24. Que soutient la théorie de la reproduction concernant les inégalités scolaires ?

L’école explique les écarts scolaires par les différences de personnalité entre les enseignants et leurs élèves.
L’école produit les inégalités principalement par les décisions rationnelles prises lors des orientations.
L’école tend à reproduire les inégalités sociales en valorisant une culture proche de celle des classes favorisées.
L’école réduit les inégalités sociales en adaptant les apprentissages aux choix individuels des élèves.

L’école tend à reproduire les inégalités sociales en valorisant une culture proche de celle des classes favorisées.

Explication

La théorie de la reproduction, associée à Bourdieu et Passeron, souligne que l’école valorise une culture scolaire davantage familière aux enfants des classes favorisées. L’explication par les décisions d’orientation relève plutôt de l’approche individualiste, tandis que l’influence des enseignants renvoie à l’effet maître.

Révisez avec les flashcards

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Que sont devenues les sciences de l’éducation selon Fabre et Lang ?

Des disciplines à part entière avec départements et équipes de recherche.

Qu'imposent les lois Ferry de 1881 et 1882 à l'école ?

L'école devient gratuite, laïque et obligatoire.

Quelle instruction remplacent les lois Ferry dans les écoles ?

L'instruction morale et religieuse est remplacée par l'instruction morale et civique.

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