QCM : Sociologie CM3 — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit principalement la prévention des épidémies au XVIIIe siècle ?

Elle repose sur des méthodes coercitives face aux maladies épidémiques
Elle associe les maladies aux conditions sociales et urbaines
Elle organise la promotion de la santé par une action intersectorielle
Elle privilégie l’information volontaire sur les comportements sanitaires

Elle repose sur des méthodes coercitives face aux maladies épidémiques

Explication

Au XVIIIe siècle, la prévention de maladies comme la peste, le choléra et la variole s’appuie sur des méthodes coercitives. La recherche d’information et d’adhésion caractérise davantage l’éducation sanitaire ultérieure.

2. Quelle évolution le courant hygiéniste du XIXe siècle introduit-il dans la compréhension des maladies ?

Il réserve la prévention aux établissements hospitaliers et aux pratiques religieuses
Il relie les maladies aux conditions sociales et soutient des politiques d’assainissement
Il explique les maladies par les comportements individuels et les choix de consommation
Il concentre l’action sanitaire sur le remboursement des soins médicaux

Il relie les maladies aux conditions sociales et soutient des politiques d’assainissement

Explication

Le courant hygiéniste établit un lien entre maladies et conditions sociales, ce qui favorise notamment la lutte contre la tuberculose, les foyers de contagion, les égouts et la rénovation urbaine. L’action ne se limite donc pas aux soins individuels ou aux hôpitaux.

3. Quels risques sociaux le régime général de la Sécurité sociale instauré en octobre 1945 vise-t-il à couvrir ?

L’inactivité physique, les maladies cardiovasculaires et les conduites à risque
La maladie, la vieillesse, la maternité et les charges familiales
Les épidémies, les foyers de contagion, les égouts et l’habitat urbain
La prévention scolaire, l’éducation sanitaire, la vaccination et la promotion de la santé

La maladie, la vieillesse, la maternité et les charges familiales

Explication

Les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 instaurent une protection contre la maladie, la vieillesse, la maternité et les charges familiales. Cette protection sociale comporte plusieurs risques et ne se réduit pas au remboursement des soins.

4. Que garantit le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 en matière sanitaire et sociale ?

La gratuité générale des soins et une prise en charge identique pour toute la population
La prévention des maladies infectieuses par des mesures collectives et des contraintes administratives
La responsabilité des responsables politiques dans toutes les décisions ayant des conséquences sanitaires
La protection de la santé et des moyens convenables d’existence pour les personnes incapables de travailler

La protection de la santé et des moyens convenables d’existence pour les personnes incapables de travailler

Explication

Le préambule de 1946 garantit la protection de la santé ainsi que des moyens convenables d’existence aux personnes incapables de travailler. Il ne formule pas une garantie générale de gratuité des soins.

5. Quelle définition de la santé publique l’OMS propose-t-elle en 1952 ?

Une science et un art visant à prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé par une action collective concertée
Un dispositif de remboursement destiné à protéger les travailleurs contre les principaux risques sociaux
Une discipline centrée sur le diagnostic individuel et le traitement des maladies déjà déclarées
Une politique d’information visant à rendre chaque personne responsable de ses choix sanitaires

Une science et un art visant à prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé par une action collective concertée

Explication

Pour l’OMS en 1952, la santé publique associe science et art afin de prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé et la vitalité mentale et physique par une action collective concertée. Elle dépasse donc le diagnostic individuel et le seul remboursement des soins.

6. Quelle distinction chronologique caractérise l’étude de Framingham ?

Elle commence dans les années 1970, puis ses résultats paraissent avant 1986
Elle est publiée dès 1948, après avoir commencé dans les années 1950-1960
Elle est lancée dans les années 1950-1960, puis publiée à partir des années 1980
Elle commence en 1948, puis ses premières publications se diffusent dans les années 1950-1960

Elle commence en 1948, puis ses premières publications se diffusent dans les années 1950-1960

Explication

L’étude de Framingham débute en 1948 et contribue ensuite aux premières connaissances épidémiologiques diffusées dans les années 1950-1960. La date de lancement ne doit donc pas être confondue avec celle des premières publications.

7. Comment évolue la représentation de l’individu dans le modèle comportemental des maladies chroniques depuis les années 1970 ?

Il est considéré comme un organisme soumis à un terrain biologique indépendant de ses conduites
Il est considéré comme un bénéficiaire de prestations sociales sans rôle dans sa santé
Il est considéré comme un patient dont la maladie relève principalement de l’action hospitalière
Il est considéré comme pouvant contribuer à sa maladie par ses comportements déviants

Il est considéré comme pouvant contribuer à sa maladie par ses comportements déviants

Explication

Depuis les années 1970, le modèle comportemental attribue une part de la maladie aux conduites individuelles, notamment pour les maladies chroniques. Le modèle du terrain situe plutôt la maladie dans l’organisme, ce qui correspond à une autre conception.

8. Quel principe la Charte d’Ottawa de l’OMS adoptée en 1986 affirme-t-elle ?

La promotion de la santé se limite aux campagnes médiatiques destinées aux personnes rationnelles
La promotion de la santé relève principalement des consultations médicales et des traitements prescrits
La promotion de la santé consiste à responsabiliser les patients sans mobiliser les responsables politiques
La promotion de la santé dépasse les soins et concerne les décisions de tous les secteurs

La promotion de la santé dépasse les soins et concerne les décisions de tous les secteurs

Explication

La Charte d’Ottawa affirme que la promotion de la santé dépasse les soins et que les responsables politiques de tous les secteurs doivent prendre en compte les conséquences sanitaires de leurs décisions. Elle ne réduit donc pas la promotion de la santé aux consultations ou aux campagnes médiatiques.

9. Quelle mesure relève de la prévention primaire ?

La vaccination d’une population avant l’apparition d’une maladie
La réduction d’un traitement pour éviter une surmédicalisation
La réadaptation fonctionnelle après une complication chronique
Le dépistage précoce d’une tumeur chez une personne asymptomatique

La vaccination d’une population avant l’apparition d’une maladie

Explication

La prévention primaire cherche à empêcher l’apparition d’un problème de santé, notamment par la vaccination ou l’activité physique. Le dépistage précoce correspond à la prévention secondaire, qui intervient après le début du problème à un stade précoce.

10. Quel est l’objectif principal de la prévention secondaire ?

Éviter les interventions invasives chez les personnes exposées à la surmédicalisation
Limiter les handicaps liés aux complications d’une maladie chronique
Réduire la progression d’un problème détecté à un stade précoce
Empêcher l’apparition d’un problème avant tout signe clinique

Réduire la progression d’un problème détecté à un stade précoce

Explication

La prévention secondaire intervient précocement afin de réduire la durée ou la progression d’un problème, par exemple grâce au dépistage. Empêcher l’apparition du problème relève de la prévention primaire, qui agit en amont.

11. Une personne atteinte de diabète développe une complication qui limite ses activités quotidiennes ; quelle intervention relève de la prévention tertiaire ?

Un dépistage permettant de repérer précocement une maladie silencieuse
Un programme de réadaptation visant à réduire son handicap fonctionnel
Une campagne de vaccination destinée aux personnes non atteintes
Une limitation des examens afin de prévenir les surdiagnostics

Un programme de réadaptation visant à réduire son handicap fonctionnel

Explication

La prévention tertiaire cherche à réduire les effets d’un problème chronique en minimisant notamment le handicap fonctionnel lié à ses complications. La vaccination, le dépistage précoce et la prévention des surdiagnostics correspondent respectivement à d’autres niveaux de prévention.

12. Lorsqu’on étudie qui participe à un dispositif de soins, comment il est financé et selon quelles conditions les patients y accèdent, quelles dimensions de l’organisation analyse-t-on ?

Les acteurs, le financement et la régulation de l’accès aux soins
Les symptômes, les diagnostics et les traitements d’une maladie donnée
Les découvertes médicales, les innovations et leur validation biologique
Les opinions individuelles, les croyances et les récits de guérison

Les acteurs, le financement et la régulation de l’accès aux soins

Explication

L’organisation des systèmes de santé comprend l’étude des participants aux dispositifs, de leur financement et des modalités qui régulent l’accès aux soins. Les symptômes et les traitements concernent davantage la pratique clinique que l’organisation du système.

13. Quelle opposition permet d’analyser les campagnes de prévention, les programmes de vaccination et les stratégies contre les pandémies ?

Les approches curative et palliative
Les méthodes quantitative et expérimentale
Les perspectives individuelle et biologique
Les démarches top down et bottom up

Les démarches top down et bottom up

Explication

La sociologie des politiques publiques examine notamment les démarches top down, impulsées depuis les instances dirigeantes, et bottom up, construites à partir des acteurs de terrain ou des populations. Les approches curative et palliative décrivent plutôt des finalités de soins, pas des modes d’élaboration des politiques.

14. Quelle définition correspond à la santé publique ?

Une pratique centrée principalement sur le diagnostic et le traitement d’un patient malade
Une analyse des comportements individuels face aux symptômes et aux prescriptions
Une étude des relations entre professionnels médicaux et institutions dans les établissements de soins
Une discipline autonome portant sur la santé globale des populations dans ses dimensions curative, préventive, éducative et sociale

Une discipline autonome portant sur la santé globale des populations dans ses dimensions curative, préventive, éducative et sociale

Explication

La santé publique s’intéresse à l’état sanitaire d’une collectivité et à la santé globale des populations selon des dimensions curative, préventive, éducative et sociale. La médecine clinique se concentre principalement sur le patient malade, ce qui constitue une approche plus restreinte.

15. Comment l’action publique peut-elle être définie dans le champ des problèmes de santé ?

Une campagne médiatique rendant visibles les difficultés rencontrées par les patients
Une décision médicale individuelle encadrant la relation entre un soignant et un malade
Un dispositif administratif organisant les soins sans dimension politique
Un ensemble de relations, de pratiques et de représentations produisant des régulations légitimées

Un ensemble de relations, de pratiques et de représentations produisant des régulations légitimées

Explication

L’action publique désigne les relations, pratiques et représentations qui participent à une régulation politiquement légitimée des rapports sociaux. La visibilité médiatique d’un problème relève plutôt de sa publicisation et ne suffit pas à caractériser l’action publique.

16. Dans une analyse pragmatiste d’un problème public de santé, quelle démarche est privilégiée ?

Suivre les acteurs et l’action au fil des alertes, des mobilisations et de la mise à l’agenda
Identifier la cause médicale initiale sans examiner les réactions sociales et politiques
Décrire les institutions sanitaires en dehors des controverses et des pratiques concrètes
Comparer les dépenses publiques avant de rechercher les groupes mobilisés

Suivre les acteurs et l’action au fil des alertes, des mobilisations et de la mise à l’agenda

Explication

L’analyse pragmatiste suit les acteurs et l’action en train de se faire, depuis les alertes et les mobilisations jusqu’à la mise à l’agenda. Une approche centrée sur les seuls budgets, institutions ou causes médicales laisserait de côté cette dynamique collective.

17. Que produit la mise à l’agenda d’un problème de santé ?

Elle transforme un problème privé ou latent en problème public appelant une intervention de l’État
Elle accroît la visibilité d’une question dans l’espace public sans exiger de décision étatique
Elle limite le problème à une expérience individuelle sans lui attribuer de portée collective
Elle remplace les mobilisations sociales par une expertise médicale destinée aux professionnels

Elle transforme un problème privé ou latent en problème public appelant une intervention de l’État

Explication

La mise à l’agenda fait d’un problème privé ou latent un problème public nécessitant une intervention législative, administrative ou financière de l’État. La simple visibilité dans l’espace public correspond plus largement à la publicisation.

18. Quelle distinction décrit correctement la participation des patients et l’éducation thérapeutique ?

La participation transmet des compétences sur la maladie, tandis que l’éducation thérapeutique associe les patients aux décisions sanitaires
La participation coordonne les parcours de soins, tandis que l’éducation thérapeutique développe les services numériques de santé
La participation implique les patients dans l’action sanitaire, tandis que l’éducation thérapeutique développe leurs compétences face à la maladie
La participation lutte contre la sédentarité, tandis que l’éducation thérapeutique concerne la protection de l’environnement

La participation implique les patients dans l’action sanitaire, tandis que l’éducation thérapeutique développe leurs compétences face à la maladie

Explication

La participation des patients renvoie à leur implication dans l’action sanitaire, alors que l’éducation thérapeutique vise l’acquisition de compétences liées à leur maladie. Les autres réponses confondent ces notions avec d’autres évolutions contemporaines de l’action sanitaire.

19. Quelle loi a fait de l’usager un acteur de sa santé ?

La loi Rist de 2023 visant l’amélioration de l’accès aux soins
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé
La loi Touraine de 2016 consacrée à la modernisation du système de santé
La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux territoires de santé

La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé

Explication

La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé reconnaît l’usager comme acteur de sa santé. La loi de 2009 concerne notamment l’organisation par agences et la création des agences régionales de santé.

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Quel hôpital médiéval prend soin des indigents « pour l’amour de Dieu » ?

L’Hôtel-Dieu.

Quelle est la principale méthode de prévention des épidémies au XVIIIe siècle ?

Des méthodes coercitives.

Quelles maladies épidémiques préoccupent la santé publique au XVIIIe siècle ?

La peste, le choléra et la variole.

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