QCM : Sociologie des mutations sociales — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble décrit le mieux les objectifs du cours de sociologie ?

Connaître la société, maîtriser des concepts et méthodes, puis développer un esprit critique
Observer les comportements individuels, comparer les pays et produire des statistiques économiques
Étudier les institutions politiques, analyser les textes juridiques et pratiquer l’enquête ethnographique
Mémoriser des données sociales, apprendre des dates et préparer une dissertation générale

Connaître la société, maîtriser des concepts et méthodes, puis développer un esprit critique

Explication

Le cours cherche à faire connaître la société, à présenter des domaines classiques, à transmettre des outils conceptuels et méthodologiques et à développer l’esprit critique. La dissertation ne constitue pas l’objectif général indiqué pour cet enseignement.

2. Quels sont les trois chapitres qui structurent le programme du cours ?

Les transformations scolaires, les crises politiques et les évolutions démographiques contemporaines
Les mutations familiales, les mutations du travail et de l’emploi, et les mutations urbaines
Les relations internationales, les mobilités sociales et les pratiques culturelles numériques
Les institutions publiques, les conflits professionnels et les changements environnementaux locaux

Les mutations familiales, les mutations du travail et de l’emploi, et les mutations urbaines

Explication

Le programme est organisé autour des mutations familiales, du travail et de l’emploi, ainsi que des mutations urbaines. Les autres regroupements mélangent des thèmes qui ne correspondent pas à cette structure.

3. Quelle distinction caractérise le mieux une crise par rapport à une mutation sociale ?

La crise est une rupture imprévisible et spectaculaire, tandis que la mutation est une reconfiguration profonde et durable
La crise est une transformation progressive, tandis que la mutation correspond à un événement accidentel et exceptionnel
La crise se déploie à long terme, tandis que la mutation désigne une rupture soudaine sans incertitude
La crise concerne les institutions, tandis que la mutation porte principalement sur les relations entre individus

La crise est une rupture imprévisible et spectaculaire, tandis que la mutation est une reconfiguration profonde et durable

Explication

Une crise renvoie à une rupture imprévisible, spectaculaire et extraordinaire, alors qu’une mutation s’inscrit dans une transformation profonde et durable. La mutation comporte donc une dimension temporelle et une incertitude, contrairement à la définition proposée dans le distracteur le plus proche.

4. Quelle formule de Georges Balandier invite à étudier les transformations sociales sur une période donnée ?

« La société progresse selon des lois toujours prévisibles »
« Tout change mais tout ne change pas »
« Une crise transforme rapidement chaque dimension de la société »
« Les institutions demeurent stables lorsque les normes évoluent »

« Tout change mais tout ne change pas »

Explication

Dans Sociologie des mutations, publié en 1970, Georges Balandier affirme que « tout change mais tout ne change pas », ce qui conduit à observer simultanément les transformations et les permanences. La formulation concernant des lois prévisibles contredit l’attention portée à l’incertitude des changements sociaux.

5. Quels éléments peuvent être étudiés ensemble pour analyser les mutations sociales ?

Les opinions individuelles, les événements médiatiques, les lois économiques et les préférences électorales, qui évoluent séparément
Les normes, les institutions, les relations et les structures sociales, qui sont interdépendantes
Les territoires nationaux, les marchés mondiaux, les générations et les technologies, qui forment des niveaux indépendants
Les crises sanitaires, les crises du logement, les crises migratoires et les crises écologiques, qui ont des causes identiques

Les normes, les institutions, les relations et les structures sociales, qui sont interdépendantes

Explication

L’analyse des mutations sociales mobilise les normes, les institutions, les relations sociales et les structures sociales en tenant compte de leurs interdépendances. Les autres propositions présentent des ensembles soit séparés artificiellement, soit comme s’ils partageaient nécessairement les mêmes causes.

6. Comment définir la sociologie en tant que discipline scientifique ?

L’étude des phénomènes sociaux au moyen d’une démarche scientifique d’analyse des sociétés
L’observation des événements historiques afin de prévoir les décisions futures des gouvernements
L’interprétation des comportements individuels à partir des seules expériences personnelles des chercheurs
La description des institutions politiques sans recours à l’enquête ni aux concepts théoriques

L’étude des phénomènes sociaux au moyen d’une démarche scientifique d’analyse des sociétés

Explication

La sociologie étudie les phénomènes sociaux et construit une analyse scientifique du social, ce qui en fait la science des sociétés. Elle ne se réduit ni aux expériences personnelles des chercheurs ni à l’étude des institutions politiques.

7. Comment la sociologie transforme-t-elle une expérience apparemment privée en objet d’analyse ?

Elle met en évidence les dimensions collectives et sociales qui influencent cette expérience
Elle explique les conduites privées par des caractéristiques biologiques communes à tous les individus
Elle considère que chaque expérience relève d’une situation singulière sans rapport avec les autres
Elle remplace le récit individuel par une explication fondée sur les intentions personnelles de l’acteur

Elle met en évidence les dimensions collectives et sociales qui influencent cette expérience

Explication

La sociologie analyse les expériences dites privées afin d’en révéler les dimensions collectives et les déterminations sociales. Elle ne traite donc pas ces expériences comme des situations isolées ni comme de simples expressions d’intentions personnelles.

8. Quelle combinaison décrit les trois dimensions de la sociologie comme science ?

Une science historique fondée sur les archives, juridique par ses règles, et politique par ses institutions
Une science empirique fondée sur l’enquête, théorique par ses concepts, et critique par sa réflexivité
Une science expérimentale fondée sur le laboratoire, statistique par ses chiffres, et normative par ses valeurs
Une science descriptive fondée sur l’observation, économique par ses modèles, et morale par ses jugements

Une science empirique fondée sur l’enquête, théorique par ses concepts, et critique par sa réflexivité

Explication

La sociologie est empirique parce qu’elle repose sur l’enquête, théorique parce qu’elle mobilise des concepts et des théories, et critique parce qu’elle implique une démarche réflexive. La combinaison centrée sur le laboratoire et les jugements moraux ne correspond pas à ces trois dimensions.

9. Selon Émile Durkheim, comment peut-on définir une institution sociale ?

Un comportement biologique partagé par une population
Une relation affective fondée sur des choix personnels
Un ensemble collectif de croyances et de conduites instituées
Une préférence individuelle transmise au sein d’un groupe

Un ensemble collectif de croyances et de conduites instituées

Explication

Pour Durkheim, une institution regroupe des croyances et des modes de conduite institués par la collectivité. Une préférence individuelle ne devient pas une institution sociale sans dimension collective et instituée.

10. Quelle caractéristique décrit le mieux l’institution familiale dans une perspective durkheimienne ?

Elle repose sur des choix personnels dépourvus de contraintes collectives
Elle est extérieure aux individus, contraignante et historiquement située
Elle correspond à une réalité naturelle stable malgré les différences culturelles
Elle est identique dans toutes les sociétés et indépendante des époques

Elle est extérieure aux individus, contraignante et historiquement située

Explication

Dans cette perspective, la famille s’impose aux individus, exerce une contrainte et varie selon les contextes historiques et géographiques. Elle ne constitue donc pas une réalité universelle identique partout.

11. Comment la famille contribue-t-elle à la cohésion sociale ?

Elle établit un lien primaire qui favorise l’intégration sociale
Elle garantit une transmission biologique indépendante des relations sociales
Elle réduit les échanges entre individus afin de préserver les traditions
Elle remplace les institutions publiques dans l’organisation politique

Elle établit un lien primaire qui favorise l’intégration sociale

Explication

La famille forme un lien primaire et participe ainsi à l’intégration et à la cohésion sociales. Elle ne remplace pas les institutions publiques et son rôle dépasse la seule transmission biologique.

12. Que désigne la reproduction sociale au sein des familles ?

La naissance successive d’enfants appartenant à une même lignée
La transmission et le maintien des positions, capitaux et rapports sociaux
La répétition de pratiques domestiques sans effets sur les trajectoires sociales
La conservation des liens affectifs entre parents et enfants adultes

La transmission et le maintien des positions, capitaux et rapports sociaux

Explication

La reproduction sociale concerne la transmission et le maintien des positions, des capitaux et des rapports sociaux d’une génération à l’autre. Elle ne se réduit donc pas à la reproduction biologique.

13. Quel ensemble de caractéristiques correspond au modèle familial traditionnel ?

Un parent isolé vivant avec ses enfants dans un logement indépendant
Un couple marié sans enfant, fondé sur des engagements conjugaux réversibles
Un couple hétérosexuel marié, avec enfants et rôles conjugaux traditionnels
Un couple non marié, avec enfants et répartition égalitaire des responsabilités

Un couple hétérosexuel marié, avec enfants et rôles conjugaux traditionnels

Explication

Le modèle traditionnel repose sur un couple hétérosexuel avec enfants, des rôles prescrits par la tradition et un mariage conçu comme un engagement durable. Les unions libres ne correspondent pas à cette définition centrée sur le mariage.

14. Quelle évolution caractérise le nombre de mariages en France entre 1972 et 2019 ?

Il est resté proche de 400 000 durant toute la période
Il est passé d’environ 400 000 à environ 250 000
Il est resté proche de 250 000 durant toute la période
Il est passé d’environ 250 000 à environ 400 000

Il est passé d’environ 400 000 à environ 250 000

Explication

Le nombre de mariages a atteint environ 400 000 en 1972, avant de s’établir autour de 250 000 en 2019. Cette évolution indique un recul du mariage sur la période considérée.

15. Que montrent conjointement le recul du mariage, la progression du divorce et la montée des unions libres ?

Un déclin du mariage comme institution, accompagné d’une reconfiguration familiale
Une disparition progressive des familles, malgré la stabilité des formes conjugales
Un retour du modèle traditionnel, renforcé par la progression du divorce
Une généralisation du mariage, liée au développement des unions libres

Un déclin du mariage comme institution, accompagné d’une reconfiguration familiale

Explication

Ces évolutions signalent un recul de la famille instituée par le mariage, mais pas une disparition de la famille. Celle-ci se reconfigure notamment avec le PACS et les unions libres.

16. Selon l’Insee, qu’est-ce qu’une famille monoparentale ?

Un adulte vivant seul sans enfant dans son logement
Un parent séparé dont les enfants résident dans un autre logement
Deux parents cohabitants vivant avec leurs enfants célibataires
Un parent isolé vivant avec un ou plusieurs enfants célibataires

Un parent isolé vivant avec un ou plusieurs enfants célibataires

Explication

Dans l’approche de l’Insee centrée sur le logement, une famille monoparentale comprend un parent isolé et un ou plusieurs enfants célibataires. Une famille avec deux parents cohabitants ne relève pas de cette catégorie.

17. Quelle caractéristique décrit la composition des familles monoparentales en 2018 ?

Moins d’un tiers étaient composées de mères seules avec leurs enfants
La plupart étaient composées de deux parents séparés vivant ensemble
Près de la moitié étaient composées de pères seuls avec leurs enfants
Plus de 80 % étaient composées de mères seules avec leurs enfants

Plus de 80 % étaient composées de mères seules avec leurs enfants

Explication

En 2018, les mères représentaient plus de 80 % des familles monoparentales. Cette forte proportion montre que la monoparentalité concerne davantage les femmes que les hommes.

18. Quel aspect de la réalité familiale le concept de monoparentalité risque-t-il d’invisibiliser ?

La diversité des logements, les revenus familiaux et les différences entre régions
La surreprésentation des mères, les cohabitations intergénérationnelles et l’autre parent
La présence des enfants célibataires, le rôle des grands-parents et le mariage parental
La transmission culturelle, la socialisation primaire et les relations entre conjoints

La surreprésentation des mères, les cohabitations intergénérationnelles et l’autre parent

Explication

Le concept peut masquer la forte présence des mères, les cohabitations avec d’autres générations et la place de l’autre parent. Une approche centrée sur le logement ne rend pas nécessairement visibles toutes ces relations familiales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Sociologie des mutations sociales.

Quels sont les objectifs principaux du cours de sociologie ?

Mieux connaître la société, découvrir la sociologie, acquérir des connaissances et développer un esprit critique.

Quelle est la durée de l’évaluation partielle en janvier ?

Une heure et demie.

Quel type de questions comporte l’évaluation partielle ?

Des questions de cours et de compréhension sans dissertation.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sociologie des mutations sociales.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM