QCM : Stratification sociale et emploi (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments déterminent principalement la position socio-économique d’un individu ?

Son lieu de résidence, sa composition familiale et ses pratiques de loisirs.
Son âge, son état de santé et son niveau de participation politique.
Sa profession et son statut d’activité, son revenu et son diplôme.
Son origine géographique, ses opinions et la taille de son réseau amical.

Sa profession et son statut d’activité, son revenu et son diplôme.

Explication

La position socio-économique est principalement déterminée par la profession et le statut d’activité, le revenu et le diplôme. Le lieu de résidence et les pratiques de loisirs peuvent être liés à cette position, mais ne constituent pas les principaux critères indiqués.

2. Quel lien existe entre l’allongement des études et l’évolution de la structure des qualifications et des emplois ?

Il élève le niveau de qualification et accompagne surtout le recul des cadres et des professions intermédiaires.
Il réduit le niveau de qualification et accompagne le développement des classes moyennes et supérieures salariées.
Il élève le niveau de qualification et accompagne le développement des classes moyennes et supérieures salariées.
Il maintient le niveau de qualification et accompagne le développement des classes moyennes et supérieures salariées.

Il élève le niveau de qualification et accompagne le développement des classes moyennes et supérieures salariées.

Explication

L’allongement des études élève le niveau de qualification et accompagne notamment le développement des cadres et des professions intermédiaires salariées. Il ne s’accompagne donc pas d’un recul de ces groupes.

3. Comment les appartenances aux groupes sociaux et la position individuelle s’influencent-elles mutuellement ?

La position sociale détermine les appartenances, tandis que les groupes n’ont pas d’effet sur la position individuelle.
Les groupes et la position individuelle évoluent indépendamment, sans influence réciproque.
Les appartenances influencent la position sociale, et cette position influe sur les groupes auxquels l’individu peut appartenir.
Les appartenances déterminent la position sociale, tandis que cette position n’a aucun effet sur les groupes accessibles.

Les appartenances influencent la position sociale, et cette position influe sur les groupes auxquels l’individu peut appartenir.

Explication

Les appartenances aux groupes contribuent à la position sociale, et la position de l’individu influence en retour ses possibilités d’appartenance. L’idée que les groupes déterminent la position sans subir d’influence en retour ne rend compte que d’une seule direction.

4. Que désigne la stratification sociale ?

Le classement des sociétés selon leur niveau de richesse et leur degré d’industrialisation.
La répartition des individus entre des groupes définis uniquement par leurs pratiques culturelles.
La diversité des opinions et des modes de vie présents au sein d’une population.
L’ensemble des systèmes qui différencient les individus selon la distribution inégale des ressources et des positions sociales.

L’ensemble des systèmes qui différencient les individus selon la distribution inégale des ressources et des positions sociales.

Explication

La stratification sociale repose sur des systèmes de différenciation liés à la distribution inégale des ressources et des positions. La diversité des modes de vie décrit une pluralité sociale, mais ne rend pas nécessairement compte de cette répartition inégale.

5. À temps complet, comment se caractérisent les écarts de salaire entre femmes et hommes ?

Les femmes gagnent 14 % de moins que les hommes, et l’écart s’accentue dans le haut de la hiérarchie salariale.
Les femmes gagnent 14 % de moins que les hommes, avec un écart semblable à tous les niveaux de salaire.
Les femmes gagnent 14 % de moins que les hommes, mais l’écart se réduit dans le haut de la hiérarchie salariale.
Les femmes gagnent 14 % de plus que les hommes, et l’écart s’accentue dans le haut de la hiérarchie salariale.

Les femmes gagnent 14 % de moins que les hommes, et l’écart s’accentue dans le haut de la hiérarchie salariale.

Explication

À temps complet, le salaire des femmes est inférieur de 14 % à celui des hommes, et l’écart s’aggrave lorsqu’on monte dans la hiérarchie salariale. L’idée d’un écart qui se réduit en haut de la hiérarchie inverse cette tendance.

6. Comment les différences d’orientation entre filles et garçons peuvent-elles contribuer aux inégalités de carrière ?

Les filles et les garçons suivent des orientations similaires, mais des différences de temps domestique expliquent directement les écarts entre leurs carrières.
Les filles se dirigent davantage vers les lettres et les sciences humaines, tandis que les garçons choisissent plus les filières technico-industrielles, ce qui conduit à des carrières féminines plus rémunérées.
Les filles se dirigent davantage vers les lettres, les sciences humaines et les formations courtes du tertiaire, tandis que les garçons s’orientent plus vers les sciences et les filières technico-industrielles, ce qui contribue à des carrières féminines moins rémunérées.
Les filles se dirigent davantage vers les sciences et les filières technico-industrielles, tandis que les garçons privilégient les lettres et les formations courtes du tertiaire, ce qui contribue à des carrières féminines moins rémunérées.

Les filles se dirigent davantage vers les lettres, les sciences humaines et les formations courtes du tertiaire, tandis que les garçons s’orientent plus vers les sciences et les filières technico-industrielles, ce qui contribue à des carrières féminines moins rémunérées.

Explication

Les orientations différenciées conduisent davantage les filles vers les lettres, les sciences humaines et les formations courtes du tertiaire, et les garçons vers les sciences et les filières technico-industrielles, contribuant ainsi à des carrières féminines moins prestigieuses et moins rémunérées. L’inversion des orientations attribuées aux filles et aux garçons ne correspond pas à cette distinction.

7. Pourquoi les pratiques culturelles des enfants de cadres et de professions intermédiaires peuvent-elles favoriser leur réussite scolaire ?

Elles orientent surtout les enfants vers des formations professionnelles courtes, qui garantissent une réussite scolaire accrue.
Elles réduisent l’importance des ressources familiales en rendant les parcours scolaires indépendants du milieu social.
Elles assurent un accès direct aux diplômes en remplaçant les apprentissages scolaires par des activités culturelles.
Elles favorisent l’acquisition d’une culture savante et d’un rapport à celle-ci qui soutiennent la réussite et la reproduction sociale.

Elles favorisent l’acquisition d’une culture savante et d’un rapport à celle-ci qui soutiennent la réussite et la reproduction sociale.

Explication

Des pratiques culturelles riches et diversifiées favorisent l’acquisition d’une culture savante et d’un rapport à celle-ci qui facilitent la réussite scolaire et la reproduction sociale. Elles ne remplacent pas les apprentissages scolaires ni ne donnent directement accès aux diplômes.

8. Quelle évolution caractérise l’écart d’espérance de vie entre les femmes et les hommes ?

Les femmes vivent plus longtemps parce qu’elles sont moins exposées aux risques professionnels, et l’écart reste stable malgré l’évolution des modes de vie.
Les femmes et les hommes ont une espérance de vie identique, car leurs conduites à risque se rapprochent.
Les femmes vivent plus longtemps, notamment en raison des risques professionnels et des conduites à risque masculines, mais l’écart diminue avec le rapprochement des modes de vie.
Les hommes vivent plus longtemps, notamment grâce à des risques professionnels moins élevés, et l’écart augmente avec le rapprochement des modes de vie.

Les femmes vivent plus longtemps, notamment en raison des risques professionnels et des conduites à risque masculines, mais l’écart diminue avec le rapprochement des modes de vie.

Explication

L’espérance de vie des femmes dépasse celle des hommes, notamment en lien avec les risques professionnels et les conduites à risque masculines, tandis que l’écart diminue avec le rapprochement des modes de vie. L’idée d’un écart stable ne correspond pas à cette évolution.

9. Quel ensemble d’effets peut être associé à un niveau de diplôme élevé ?

Une meilleure protection contre la précarité, mais une fréquentation culturelle plus faible et un accès limité aux emplois qualifiés.
Un accès facilité aux professions qualifiées et aux revenus élevés, une meilleure protection contre la précarité et une fréquentation culturelle accrue.
Des revenus généralement plus élevés, mais un accès plus difficile aux professions qualifiées et une moindre sensibilité à la prévention.
Un accès facilité aux professions qualifiées, mais une exposition accrue à la précarité et une fréquentation culturelle réduite.

Un accès facilité aux professions qualifiées et aux revenus élevés, une meilleure protection contre la précarité et une fréquentation culturelle accrue.

Explication

Un diplôme élevé facilite l’accès aux professions qualifiées et aux revenus élevés, protège mieux de la précarité et s’accompagne notamment d’une fréquentation accrue des lieux culturels. L’idée d’une exposition accrue à la précarité contredit le rôle protecteur associé au diplôme.

10. Comment les gains de productivité et la hausse du revenu moyen des ménages contribuent-ils aux transformations sectorielles de l’emploi ?

Les gains de productivité augmentent les besoins de main-d’œuvre, tandis que la hausse des revenus réduit la demande de nouveaux biens et services.
Les gains de productivité réduisent les besoins de main-d’œuvre, tandis que la hausse des revenus maintient la demande inchangée.
Les gains de productivité augmentent les besoins de main-d’œuvre, tandis que la hausse des revenus fait émerger de nouveaux besoins.
Les gains de productivité réduisent les besoins de main-d’œuvre, tandis que la hausse des revenus transforme la demande et fait émerger de nouveaux besoins.

Les gains de productivité réduisent les besoins de main-d’œuvre, tandis que la hausse des revenus transforme la demande et fait émerger de nouveaux besoins.

Explication

La mécanisation et le progrès technique réduisent la main-d’œuvre nécessaire, tandis que l’augmentation du revenu moyen modifie la demande et suscite de nouveaux besoins. L’idée que les gains de productivité accroissent les besoins de main-d’œuvre inverse leur effet décrit.

11. En 2018, quelle proportion des familles monoparentales vivait sous le seuil de pauvreté fixé à 50 % du revenu médian ?

Près de quatre sur dix
Près de sept sur dix
Près de deux sur dix
Près d’une sur dix

Près de quatre sur dix

Explication

En 2018, près de quatre familles monoparentales sur dix vivaient sous ce seuil de pauvreté. Une proportion d’environ deux sur dix sous-estimerait la part observée.

12. Une personne perçoit un revenu primaire et des revenus de substitution, puis acquitte des prélèvements obligatoires ; quelle formule donne son revenu disponible brut ?

RDB=RP+RS−PORDB = RP + RS - PO
RDB=RP+PO−RSRDB = RP + PO - RS
RDB=RP−RS+PORDB = RP - RS + PO
RDB=RP−RS−PORDB = RP - RS - PO

$$RDB = RP + RS - PO$$

Explication

Le revenu disponible brut s’obtient en additionnant le revenu primaire et les revenus de substitution, puis en retranchant les prélèvements obligatoires. Ajouter les prélèvements au lieu de les soustraire conduirait à un calcul erroné.

13. Quels emplois forment les deux pôles de la structure de l’emploi et quelle caractéristique concerne souvent les emplois non qualifiés ?

Les emplois de qualification intermédiaire, souvent précaires, et les emplois très qualifiés.
Les emplois non qualifiés, souvent précaires, et les emplois très qualifiés.
Les emplois non qualifiés, souvent stables, et les emplois très qualifiés.
Les emplois non qualifiés, souvent précaires, et les emplois de qualification intermédiaire.

Les emplois non qualifiés, souvent précaires, et les emplois très qualifiés.

Explication

La structure de l’emploi est polarisée entre des emplois non qualifiés, souvent précaires, et des emplois très qualifiés. Les emplois de qualification intermédiaire ne remplacent pas les emplois très qualifiés comme second pôle.

14. Quelle tranche d’âge est la plus touchée par la pauvreté, notamment en raison d’une exposition accrue au chômage et à la précarité ?

Les 50-59 ans
Les 40-49 ans
Les 20-29 ans
Les 30-39 ans

Les 20-29 ans

Explication

Les 20-29 ans sont particulièrement exposés à la pauvreté du fait du chômage et de la précarité. Les 30-39 ans ne constituent pas la tranche d’âge identifiée comme la plus touchée.

15. Que désigne le déversement sectoriel dans l’évolution de l’emploi ?

La hausse progressive de la part du tertiaire dans l’emploi, sans transfert d’emplois entre secteurs.
Le transfert progressif des emplois du secteur tertiaire vers les secteurs primaire et secondaire.
La hausse progressive de la productivité dans les secteurs primaire et secondaire.
Le transfert progressif des emplois des secteurs primaire et secondaire vers le secteur tertiaire.

Le transfert progressif des emplois des secteurs primaire et secondaire vers le secteur tertiaire.

Explication

Le déversement sectoriel correspond au transfert progressif des emplois des secteurs primaire et secondaire vers le tertiaire, qui rassemble aujourd’hui 80 % de la population active. La hausse du poids du tertiaire décrit la tertiarisation, notion distincte du transfert entre secteurs.

16. Une salariée voit sa carrière progresser plus lentement et rencontre des barrières invisibles, comme des préjugés, lorsqu’elle vise un poste à responsabilités. Quel phénomène décrit cette situation ?

Le plancher collant, qui maintient les femmes dans des professions de position subordonnée
La répartition professionnelle sexuée, qui rassemble les femmes dans quelques catégories d’emploi
La ségrégation verticale sexuée, qui freine les carrières et l’accès aux responsabilités
La ségrégation horizontale, qui concentre les femmes dans certains métiers subordonnés

La ségrégation verticale sexuée, qui freine les carrières et l’accès aux responsabilités

Explication

La ségrégation verticale sexuée désigne les barrières invisibles, notamment les préjugés, qui ralentissent les carrières des femmes et limitent leur accès aux responsabilités. La ségrégation horizontale renvoie plutôt à leur concentration dans certains métiers.

17. Quel constat caractérise les grands pôles urbains en matière de pauvreté et de pratiques culturelles ?

Ils concentrent la pauvreté la plus forte et des pratiques culturelles intenses et diversifiées.
Ils concentrent la pauvreté la plus forte et des pratiques culturelles peu intenses et homogènes.
Ils concentrent la pauvreté la plus faible et des pratiques culturelles peu intenses et homogènes.
Ils concentrent la pauvreté la plus faible et des pratiques culturelles intenses et diversifiées.

Ils concentrent la pauvreté la plus forte et des pratiques culturelles intenses et diversifiées.

Explication

Les grands pôles urbains réunissent la pauvreté la plus forte et des pratiques culturelles particulièrement intenses et diversifiées, favorisées par l’offre, les transports et la présence de diplômés. Une offre culturelle urbaine variée ne signifie pas que la pauvreté y est faible.

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Que désigne la stratification sociale ?

L’ensemble des systèmes de différenciation sociale fondés sur la distribution inégale des ressources et des positions dans la société.

De quoi une société est-elle composée, et quelles positions ses groupes occupent-ils ?

De groupes sociaux de tailles variables occupant des positions particulières dans l’espace social.

Quels critères déterminent principalement la position socio-économique ?

La profession et le statut d’activité, le revenu et le diplôme.

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