QCM : Structure des acides nucléiques — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la constitution des nucléotides :

La liaison N-glycosidique unit un nucléoside à ses groupements phosphates.
Un nucléoside associe un pentose et une base azotée par une liaison N-glycosidique.
Un nucléotide est formé d’un pentose et d’un phosphate, sans base azotée.
Un nucléotide associe un pentose, une base azotée et un à trois groupements phosphates.
Un nucléoside comprend systématiquement deux groupements phosphates liés au pentose.

Un nucléoside associe un pentose et une base azotée par une liaison N-glycosidique.

Explication

Le nucléotide associe un pentose, une base azotée et un à trois phosphates. Le nucléoside ne comprend que le pentose et la base, unis par une liaison N-glycosidique.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les nucléosides et les nucléotides, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un nucléotide peut comporter entre un et trois groupements phosphates.
La liaison N-glycosidique relie le pentose au phosphate porté en position 5′.
La liaison 5′-phosphoester relie un nucléoside à un groupement phosphate.
La liaison N-glycosidique relie le pentose à la base azotée.
Un nucléoside se définit par l’association d’un pentose et d’un ou plusieurs phosphates.

Un nucléotide peut comporter entre un et trois groupements phosphates.

Explication

Un nucléoside est défini par l’association du pentose et de la base azotée. L’ajout d’un ou plusieurs phosphates forme un nucléotide, avec une liaison 5′-phosphoester entre le nucléoside et le phosphate.

3. Concernant les bases azotées majeures, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La cytosine appartient à la famille des purines.
L’uracile appartient à la famille des pyrimidines.
L’adénine appartient à la famille des purines.
La thymine appartient à la famille des pyrimidines.
La guanine appartient à la famille des purines.

L’uracile appartient à la famille des pyrimidines.

Explication

Les purines majeures sont l’adénine et la guanine. La thymine, la cytosine et l’uracile appartiennent aux pyrimidines.

4. À propos de la répartition de la thymine et de l’uracile dans les acides nucléiques, quelles sont les réponses exactes au sujet de X ?

L’ADN utilise normalement la thymine parmi ses bases azotées.
Certains ARN de transfert peuvent contenir de la thymine.
L’uracile constitue normalement la base caractéristique de l’ADN.
La thymine est normalement la base caractéristique de l’ensemble des ARN.
L’ARN contient normalement de l’uracile à la place de la thymine.

L’ADN utilise normalement la thymine parmi ses bases azotées.

Explication

L’uracile est normalement retrouvé dans l’ARN, tandis que l’ADN utilise la thymine. Certains ARN, notamment les ARN de transfert, peuvent toutefois contenir de la thymine.

5. Les différences entre les pentoses de l’ADN et de l’ARN comprennent :

Le pentose de l’ADN est le 2′-désoxyribose.
Le pentose de l’ARN est le ribose.
Le 2′-désoxyribose est dépourvu d’oxygène en position 2′.
Le ribose de l’ARN porte un groupement OH en position 2′.
Le pentose de l’ADN porte un groupement OH en position 2′ comme celui de l’ARN.

Le pentose de l’ADN est le 2′-désoxyribose.

Explication

Le pentose de l’ADN est le 2′-désoxyribose, qui ne possède pas d’oxygène en 2′. Le ribose de l’ARN porte un groupement OH en cette position.

6. Concernant la liaison 3′-5′ phosphodiester, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle implique la fonction acide du phosphate lié au carbone 5′.
Elle relie le groupement hydroxyle en 3′ d’un nucléotide à un phosphate lié en 5′ d’un autre nucléotide.
Elle correspond à la liaison entre le pentose et la base azotée.
Elle relie deux nucléotides au sein d’un acide nucléique.
Elle relie un nucléoside isolé à un groupement phosphate.

Elle implique la fonction acide du phosphate lié au carbone 5′.

Explication

La liaison 3′-5′ phosphodiester relie le OH en 3′ d’un nucléotide au phosphate lié au carbone 5′ d’un autre nucléotide. Elle unit donc deux nucléotides, contrairement à la liaison 5′-phosphoester.

7. Au sujet de l’organisation d’un brin d’ADN ou d’ARN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le squelette d’un brin est constitué principalement par l’enchaînement des bases azotées.
Les bases azotées portent la séquence du message.
Les phosphates relient directement les bases azotées pour former le squelette.
Le squelette sucre-phosphate constitue l’armature de l’acide nucléique.
L’enchaînement des pentoses reliés par les phosphates forme le squelette du brin.

Les bases azotées portent la séquence du message.

Explication

Les pentoses reliés par les phosphates constituent le squelette sucre-phosphate du brin. Les bases azotées portent la séquence du message, et non l’armature principale du brin.

8. Une séquence d’acide nucléique présentant une polarité 5′-3′ possède les caractéristiques suivantes :

La lecture conventionnelle de la séquence se fait de 3′ vers 5′.
Son extrémité 5′ porte un phosphate libre.
Son extrémité 3′ porte un groupement OH libre.
La séquence est lue de 5′ vers 3′.
Son extrémité 5′ porte un groupement OH libre.

Son extrémité 5′ porte un phosphate libre.

Explication

L’extrémité 5′ porte un phosphate libre et l’extrémité 3′ un OH libre. La lecture conventionnelle d’une séquence d’acide nucléique se fait de 5′ vers 3′.

9. Concernant les travaux d’Erwin Chargaff sur la composition de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les égalités A = T et G = C caractérisent les proportions de bases de l’ADN.
Les travaux de Chargaff ont établi que l’adénine s’apparie avec la cytosine.
Le rapport (A+T)/(G+C) présente la même valeur chez toutes les espèces.
En 1950, Chargaff a montré que la quantité de guanine égale celle de cytosine.
En 1950, Chargaff a montré que la quantité d’adénine égale celle de thymine.

Les égalités A = T et G = C caractérisent les proportions de bases de l’ADN.

Explication

Chargaff a établi en 1950 les égalités quantitatives A = T et G = C dans l’ADN. En revanche, le rapport global (A+T)/(G+C) varie selon les espèces.

10. Parmi les propositions suivantes concernant les résultats de Rosalind Franklin, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le diamètre de l’hélice d’ADN est estimé à 2 nm.
Les travaux de Franklin ont directement établi que l’ADN comporte deux brins.
Les bases azotées sont disposées à l’extérieur de l’hélice.
Le squelette sucre-phosphate est situé à l’extérieur de la double hélice.
La diffraction des rayons X a mis en évidence une organisation hélicoïdale de l’ADN.

Le diamètre de l’hélice d’ADN est estimé à 2 nm.

Explication

La diffraction des rayons X réalisée par Rosalind Franklin en 1952 a montré l’organisation hélicoïdale de l’ADN, avec le squelette sucre-phosphate à l’extérieur et les bases à l’intérieur. Elle a également estimé le diamètre de l’hélice à 2 nm.

11. Le modèle proposé par Watson et Crick en 1953 comprend :

Une organisation fondée sur un seul brin d’ADN enroulé sur lui-même.
Deux brins d’ADN associés par des paires de bases.
Des paires de bases assurant l’association des deux brins.
Des brins enroulés selon une hélice droite.
Un squelette sucre-phosphate placé entre les bases au centre de l’hélice.

Deux brins d’ADN associés par des paires de bases.

Explication

En 1953, Watson et Crick ont proposé un modèle constitué de deux brins associés par des paires de bases et enroulés en hélice droite. Le nombre de brins n’avait pas été établi par les seuls travaux antérieurs de Franklin.

12. À propos de la complémentarité des bases dans la double hélice :

La guanine s’apparie avec la thymine par deux liaisons hydrogène.
La guanine s’apparie avec la cytosine par trois liaisons hydrogène.
L’adénine s’apparie avec la cytosine par trois liaisons hydrogène.
L’adénine s’apparie avec la thymine par deux liaisons hydrogène.
Chaque paire associe une purine à une pyrimidine.

La guanine s’apparie avec la cytosine par trois liaisons hydrogène.

Explication

La complémentarité associe une purine à une pyrimidine : l’adénine avec la thymine par deux liaisons hydrogène, et la guanine avec la cytosine par trois. Les associations proposées avec la cytosine pour l’adénine ou avec la thymine pour la guanine sont donc incorrectes.

13. Concernant les dimensions de la double hélice d’ADN, quelles sont les propositions exactes ?

Les valeurs 3,4 nm et 0,34 nm correspondent à deux mesures différentes de l’organisation hélicoïdale.
La longueur d’un tour d’hélice est de 0,34 nm.
La longueur d’un tour d’hélice est de 3,4 nm.
La distance entre deux paires de bases successives est de 3,4 nm.
La distance entre deux paires de bases successives est de 0,34 nm.

Les valeurs 3,4 nm et 0,34 nm correspondent à deux mesures différentes de l’organisation hélicoïdale.

Explication

Un tour de la double hélice mesure 3,4 nm, tandis que deux paires de bases successives sont séparées de 0,34 nm. Ces deux valeurs décrivent donc des distances différentes dans l’hélice.

14. Concernant l’orientation des brins de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’extrémité 3′-OH d’un brin fait face à l’extrémité 5′-phosphate de l’autre.
Une extrémité 5′-phosphate d’un brin correspond à une extrémité 3′-OH de l’autre.
L’antiparallélisme signifie que les deux brins sont orientés dans des directions opposées.
Les deux brins présentent leurs extrémités 5′ dans la même orientation.
Les deux brins de la double hélice sont antiparallèles.

L’extrémité 3′-OH d’un brin fait face à l’extrémité 5′-phosphate de l’autre.

Explication

Les deux brins sont antiparallèles : l’extrémité 5′-phosphate de l’un fait face à l’extrémité 3′-OH de l’autre. Cette orientation opposée est une propriété structurale de la double hélice.

15. Parmi les propositions suivantes concernant les conformations A, B et Z de l’ADN, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le nombre de paires de bases par tour peut varier selon la conformation.
La forme B constitue une conformation distincte des formes A et Z.
La taille des sillons est identique dans les trois conformations.
Ces conformations peuvent différer par leur sens d’enroulement.
Les formes A, B et Z sont trois conformations tertiaires de l’ADN.

Le nombre de paires de bases par tour peut varier selon la conformation.

Explication

L’ADN peut adopter trois conformations tertiaires distinctes, appelées A, B et Z. Elles diffèrent notamment par le sens d’enroulement, la longueur d’un tour, le nombre de paires de bases par tour et la taille des sillons.

16. Les caractéristiques de la progression de la compaction de l’ADN comprennent :

La chromatide présente une dimension de 700 nm.
La fibre de chromatine atteint 10 nm.
L’ADN nu présente un diamètre de 2 nm.
Le solénoïde correspond à une structure de 30 nm.
Le chromosome à deux chromatides atteint 1400 nm.

La chromatide présente une dimension de 700 nm.

Explication

La compaction suit une progression allant de l’ADN nu de 2 nm jusqu’au chromosome à deux chromatides de 1400 nm, en passant par les niveaux intermédiaires indiqués. Cette succession décrit une organisation de plus en plus compacte.

17. Concernant la distinction structurale entre l’ADN et l’ARN, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La structure bicaténaire caractérise généralement l’ARN plutôt que l’ADN.
L’ARN possède habituellement deux brins distincts associés en double hélice.
Une molécule d’ARN est formée d’un seul brin de ribonucléotides.
Les deux brins de l’ADN sont constitués de ribonucléotides.
L’ADN est généralement constitué de deux brins reliés entre eux.

Une molécule d’ARN est formée d’un seul brin de ribonucléotides.

Explication

L’ADN est généralement bicaténaire, avec deux brins associés, tandis que l’ARN est formé d’un seul brin de ribonucléotides. La proposition concernant un ARN constitué de deux brins distincts décrit donc une confusion avec l’ADN.

18. Un ARN monocaténaire possède des bases complémentaires qui peuvent s’apparier localement. Quelles sont les réponses exactes au sujet de ce repliement ?

Les bases complémentaires peuvent participer à la formation de structures locales de l’ARN.
La double hélice d’ADN résulte du repliement d’un unique brin d’ADN.
L’appariement intramoléculaire peut provoquer le repliement d’un brin d’ARN.
Le repliement d’un ARN peut former localement un duplex d’ARN.
Le duplex d’ARN nécessite l’association de deux brins d’ARN distincts.

Les bases complémentaires peuvent participer à la formation de structures locales de l’ARN.

Explication

Un seul brin d’ARN peut se replier grâce à l’appariement intramoléculaire de bases complémentaires et former localement un duplex. Ce duplex résulte donc du repliement d’un même brin, contrairement à la double hélice d’ADN qui associe deux brins distincts.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Structure des acides nucléiques.

De quoi est constitué un nucléotide ?

D'un pentose, d'une base azotée et d'un à trois groupements phosphates.

Qu'est-ce qu'un nucléoside ?

L'association d'un pentose et d'une base azotée par une liaison N-glycosidique.

Quelle liaison unit un nucléoside à un ou plusieurs groupements phosphates ?

Une liaison 5′-phosphoester.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Structure des acides nucléiques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM