QCM : Structure et fonctions des protéines — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle séquence d’événements correspond à la dégradation d’une protéine mal repliée par le système ubiquitine-protéasome ?

Découpe en peptides, ubiquitinylation, repliement, puis incorporation dans une membrane
Reconnaissance, repliement par le protéasome, désubiquitinylation, puis stockage cellulaire
Reconnaissance, ubiquitinylation, dépliement par le protéasome, puis découpe en peptides
Ubiquitinylation, traduction nouvelle, dépliement ribosomal, puis export vers le noyau

Reconnaissance, ubiquitinylation, dépliement par le protéasome, puis découpe en peptides

Explication

Une protéine mal repliée est reconnue, marquée par ubiquitinylation, dépliée par le protéasome et finalement exposée à ses protéases internes. Le protéasome ne reprogramme pas la traduction et ne sert pas principalement au stockage des protéines.

2. Quelle différence caractérise les deux extrémités d’une chaîne peptidique ?

L’extrémité N-terminale porte l’aminé libre et l’extrémité C-terminale le carboxylique libre
Les deux extrémités portent simultanément un groupement aminé libre
L’extrémité N-terminale porte le carboxylique libre et l’extrémité C-terminale l’aminé libre
Les deux extrémités portent simultanément un groupement carboxylique libre

L’extrémité N-terminale porte l’aminé libre et l’extrémité C-terminale le carboxylique libre

Explication

L’extrémité N-terminale possède le groupement α-aminé libre, tandis que l’extrémité C-terminale possède le groupement carboxylique libre. Les groupements engagés dans les liaisons peptidiques ne sont pas libres aux deux extrémités de cette manière.

3. Laquelle de ces propositions énumère les principales structures secondaires des protéines ?

Hélices α, ponts disulfure, coudes β et domaines
Chaînes latérales, ponts disulfure, domaines et sous-unités
Feuillets β, interactions ioniques, boucles et tétramères
Hélices α, feuillets β, coudes β et boucles

Hélices α, feuillets β, coudes β et boucles

Explication

Les structures secondaires comprennent les hélices α, les feuillets plissés β, les coudes β et les boucles. Les ponts disulfure, les domaines et les sous-unités décrivent d’autres niveaux d’organisation ou d’autres interactions.

4. Combien de dipeptides différents peut-on former à partir de 20 acides aminés, en tenant compte de l’ordre des résidus ?

203=800020^3 = 8\,000
202=40020^2 = 400
204=16000020^4 = 160\,000
220=10485762^{20} = 1\,048\,576

$$20^2 = 400$$

Explication

Chaque position d’un dipeptide peut être occupée par l’un des 20 acides aminés, ce qui donne 20×20=202=40020 \times 20 = 20^2 = 400 possibilités. La valeur 20320^3 correspond plutôt au nombre de séquences possibles pour un tripeptide.

5. Que désigne la structure tertiaire d’une protéine ?

Sa forme tridimensionnelle globale issue de contacts entre résidus parfois éloignés dans la séquence
L’ordre linéaire des acides aminés reliés au sein d’une chaîne polypeptidique
La répétition locale de liaisons hydrogène formant des hélices et des feuillets
L’association de plusieurs chaînes polypeptidiques en un assemblage fonctionnel

Sa forme tridimensionnelle globale issue de contacts entre résidus parfois éloignés dans la séquence

Explication

La structure tertiaire correspond à la forme tridimensionnelle globale créée par des replis qui rapprochent dans l’espace des résidus non contigus dans la séquence. L’ordre linéaire des acides aminés relève de la structure primaire.

6. Comment distingue-t-on généralement un peptide d’une protéine selon la longueur de sa chaîne ?

Un peptide contient moins de 50 acides aminés, tandis qu’une protéine en contient au moins 50
Un peptide est ramifié, tandis qu’une protéine possède une chaîne linéaire
Un peptide contient au moins 50 acides aminés, tandis qu’une protéine en contient moins de 50
Un peptide contient des acides aminés libres, tandis qu’une protéine n’en contient pas

Un peptide contient moins de 50 acides aminés, tandis qu’une protéine en contient au moins 50

Explication

La polymérisation produit généralement un peptide lorsque la chaîne compte moins de 50 acides aminés et une protéine à partir de 50 résidus. La distinction repose ici sur la longueur de la chaîne, non sur sa ramification.

7. Qu’est-ce qu’un domaine fonctionnel dans une protéine ?

Une association de plusieurs chaînes polypeptidiques identiques
Une liaison covalente reliant deux cystéines proches dans l’espace
Une unité de repliement qui constitue un module fonctionnel
Une séquence linéaire définissant l’ordre de tous les acides aminés

Une unité de repliement qui constitue un module fonctionnel

Explication

Un domaine fonctionnel est une unité de repliement qui forme un véritable module fonctionnel au sein d’une protéine. Une liaison entre deux cystéines décrit un pont disulfure, tandis qu’un assemblage de chaînes relève de la structure quaternaire.

8. Comment les chaînes d’un feuillet plissé β sont-elles principalement stabilisées ?

Par des interactions hydrophobes entre chaînes, dans un arrangement nécessairement parallèle
Par des liaisons hydrogène interchaînes, avec une préférence pour l’arrangement antiparallèle
Par des liaisons hydrogène intrachaîne, avec une préférence pour l’arrangement parallèle
Par des ponts disulfure entre chaînes, dans un arrangement nécessairement antiparallèle

Par des liaisons hydrogène interchaînes, avec une préférence pour l’arrangement antiparallèle

Explication

Les chaînes étirées d’un feuillet β sont stabilisées par des liaisons hydrogène interchaînes, l’organisation antiparallèle étant la plus stable. Les feuillets parallèles restent toutefois possibles, et les ponts disulfure ne constituent pas leur mécanisme principal.

9. Quelle fonction caractérise le protéasome ?

Il replie les protéines nouvellement produites pour leur donner leur structure
Il stocke les protéines intactes dans une vésicule intracellulaire
Il assemble les acides aminés en chaînes grâce à un ARN messager
Il déplie les protéines marquées et les transforme en courts peptides

Il déplie les protéines marquées et les transforme en courts peptides

Explication

Le protéasome est un complexe de protéases ATP-dépendantes organisé en cylindre creux qui déplie les protéines marquées avant leur découpe en courts peptides. Le repliement des protéines relève principalement de l’action des chaperons.

10. Quelle description définit le mieux une protéine ?

Une structure cellulaire constituée principalement de lipides
Une macromolécule formée de résidus d’acides aminés
Un assemblage d’acides aminés dépourvu de liaisons covalentes
Une petite molécule formée de glucides simples

Une macromolécule formée de résidus d’acides aminés

Explication

Une protéine est une macromolécule polymérique constituée de résidus d’acides aminés. La confusion vient du fait que les acides aminés sont les monomères, tandis que les protéines sont les polymères.

11. Lequel décrit correctement le protéome ?

L’ensemble des gènes exprimés dans un organisme au cours de sa vie
L’ensemble des protéines présentes dans un type cellulaire à un moment donné
L’ensemble des interactions entre protéines observées dans une cellule
L’ensemble des acides aminés libres présents dans un tissu

L’ensemble des protéines présentes dans un type cellulaire à un moment donné

Explication

Le protéome correspond aux protéines présentes dans un type de cellule ou de tissu à un moment donné, et sa composition peut varier selon le temps et l’espace. Il ne désigne ni les gènes exprimés ni les interactions protéiques elles-mêmes.

12. Quelle association décrit correctement la localisation habituelle des protéines hydrophiles et hydrophobes ?

Les protéines hydrophiles s’intègrent aux membranes, tandis que les hydrophobes se dissolvent dans le cytosol.
Les deux catégories se trouvent principalement en solution aqueuse, selon leur masse moléculaire.
Les protéines hydrophiles se trouvent en solution aqueuse, tandis que les hydrophobes s’intègrent aux membranes.
Les deux catégories s’insèrent dans les membranes, selon leur charge électrique globale.

Les protéines hydrophiles se trouvent en solution aqueuse, tandis que les hydrophobes s’intègrent aux membranes.

Explication

Les protéines hydrophiles sont adaptées aux milieux aqueux, alors que les protéines hydrophobes sont adaptées à l’environnement lipidique des membranes. L’inversion de ces localisations constitue la confusion la plus fréquente dans cette distinction.

13. Quelles caractéristiques décrivent correctement une hélice α ?

Des liaisons hydrogène intrachaîne, un pas de 5,5 Å et 3,6 résidus par spire
Des ponts disulfure, un pas de 5,5 Å et 3,6 chaînes par spire
Des liaisons hydrogène interchaînes, un pas de 3,6 Å et 5,5 résidus par spire
Des interactions ioniques, un pas de 3,6 Å et 5,5 résidus par spire

Des liaisons hydrogène intrachaîne, un pas de 5,5 Å et 3,6 résidus par spire

Explication

L’hélice α est stabilisée par des liaisons hydrogène intrachaîne et présente un pas de 5,5 Å avec 3,6 résidus par spire. Les liaisons hydrogène interchaînes caractérisent plutôt la stabilisation des feuillets β.

14. Quelle organisation résulte de l’enchaînement de résidus par des liaisons peptidiques ?

Un réseau ramifié dépourvu d’orientation entre ses extrémités
Une chaîne circulaire dont les extrémités sont toujours absentes
Un assemblage de chaînes indépendantes reliées par des liaisons ioniques
Une chaîne linéaire non ramifiée orientée entre deux extrémités

Une chaîne linéaire non ramifiée orientée entre deux extrémités

Explication

Les liaisons peptidiques forment une chaîne linéaire et non ramifiée, orientée d’une extrémité N-terminale vers une extrémité C-terminale. Une structure polymérique ramifiée ne correspond pas à l’organisation de la chaîne peptidique.

15. Quel énoncé définit le mieux la régulation allostérique d’une protéine ?

La liaison de deux protéines identiques provoque la synthèse d’un nouveau polypeptide.
La fixation d’un ligand sur son site actif transforme directement ce site en membrane biologique.
La fixation d’un effecteur sur un site modifie la fixation d’une autre molécule sur un site distant.
La phosphorylation d’une protéine entraîne nécessairement son déplacement vers le noyau cellulaire.

La fixation d’un effecteur sur un site modifie la fixation d’une autre molécule sur un site distant.

Explication

L’allostérie correspond à l’action d’un effecteur fixé sur un site distinct, qui modifie l’activité ou la fixation d’une molécule sur un autre site de la même protéine. La phosphorylation peut déclencher un changement allostérique, mais elle ne définit pas à elle seule l’allostérie.

16. Quelle distinction entre homodimère et hétérodimère est correcte ?

Un homodimère possède deux sous-unités différentes, tandis qu’un hétérodimère en possède deux identiques
Un homodimère possède quatre sous-unités identiques, tandis qu’un hétérodimère en possède deux différentes
Un homodimère associe une seule chaîne repliée, tandis qu’un hétérodimère en associe plusieurs
Un homodimère possède deux sous-unités identiques, tandis qu’un hétérodimère en possède deux différentes

Un homodimère possède deux sous-unités identiques, tandis qu’un hétérodimère en possède deux différentes

Explication

Un homodimère est formé de deux sous-unités identiques, alors qu’un hétérodimère réunit deux sous-unités différentes. Le terme dimère indique dans les deux cas la présence de deux sous-unités.

17. Pourquoi l’hémoglobine illustre-t-elle la coopération allostérique ?

La fixation de chaque dioxygène augmente l’affinité de l’hémoglobine pour le dioxygène suivant.
La fixation du dioxygène provoque le clivage irréversible des quatre monomères protéiques.
Chaque monomère de l’hémoglobine fixe un ion différent pour stabiliser la membrane cellulaire.
La fixation d’un dioxygène sur un monomère empêche les autres monomères de fixer leur ligand.

La fixation de chaque dioxygène augmente l’affinité de l’hémoglobine pour le dioxygène suivant.

Explication

L’hémoglobine possède quatre monomères, et la fixation du dioxygène sur l’un d’eux augmente l’affinité pour les fixations suivantes. L’effet observé est donc coopératif et ne correspond ni à une inhibition des autres monomères ni à leur clivage.

18. Quelle affirmation décrit la structure primaire d’une protéine ?

Elle décrit principalement les interactions entre plusieurs protéines déjà repliées
Elle désigne la répartition des molécules d’eau autour des chaînes latérales
Elle correspond au repliement spatial final sans dépendre de l’ordre des acides aminés
Elle correspond à l’enchaînement linéaire des acides aminés et contribue à l’information de structure tridimensionnelle

Elle correspond à l’enchaînement linéaire des acides aminés et contribue à l’information de structure tridimensionnelle

Explication

La structure primaire est la séquence linéaire des acides aminés et porte une grande partie de l’information nécessaire au repliement tridimensionnel. Elle ne désigne donc ni le repliement final ni l’association de protéines distinctes.

19. Qu’appelle-t-on un résidu d’acide aminé dans un peptide ?

Une molécule d’eau éliminée lors de la formation d’une liaison entre deux acides aminés
L’unité d’acide aminé intégrée au peptide, dont les propriétés dépendent surtout de sa chaîne latérale
Un acide aminé libre circulant dans la cellule, dont les propriétés dépendent surtout de son groupement aminé
Une portion de squelette carboné dépourvue de chaîne latérale et de groupements fonctionnels

L’unité d’acide aminé intégrée au peptide, dont les propriétés dépendent surtout de sa chaîne latérale

Explication

Un résidu est l’unité d’acide aminé après son intégration dans un peptide, et ses propriétés propres proviennent principalement de sa chaîne latérale. Les groupements α-aminé et α-carboxylique participent alors au squelette peptidique et perdent leurs propriétés générales de groupements libres.

20. Dans quel compartiment sont synthétisées les protéines mitochondriales mentionnées dans cette règle ?

Sur les ribosomes associés à la membrane plasmique
Sur les ribosomes fixés à la membrane nucléaire
Sur les ribosomes propres aux mitochondries
Sur les ribosomes situés dans les lysosomes

Sur les ribosomes propres aux mitochondries

Explication

Les protéines mitochondriales concernées sont synthétisées sur les ribosomes propres aux mitochondries. Les ribosomes du cytosol synthétisent les autres protéines selon la règle présentée.

21. Quelle interaction stabilisante de la structure tertiaire est covalente ?

Le pont disulfure entre deux résidus de cystéine
L’interaction ionique entre deux chaînes latérales chargées
La liaison hydrogène entre deux groupes polaires
L’interaction hydrophobe entre deux groupes non polaires

Le pont disulfure entre deux résidus de cystéine

Explication

Un pont disulfure est une liaison covalente entre deux atomes de soufre issus de cystéines. Les liaisons hydrogène, les interactions ioniques et les interactions hydrophobes sont des interactions non covalentes.

22. Quelles propriétés des protéines sont notamment déterminées par les chaînes latérales des résidus ?

La nature des liaisons peptidiques, leur orientation et leur élimination d’eau
La quantité de carbone, la forme du noyau cellulaire et la vitesse de traduction
L’hydrophobicité, la charge électrique, la flexibilité et l’encombrement stérique
La longueur du squelette peptidique, le nombre d’extrémités et la présence d’eau

L’hydrophobicité, la charge électrique, la flexibilité et l’encombrement stérique

Explication

Les chaînes latérales déterminent notamment l’hydrophobicité, la charge, la flexibilité et l’encombrement stérique des protéines. Le squelette carboné répétitif et les liaisons peptidiques constituent plutôt des éléments communs de la chaîne.

23. Quelle transformation caractérise la maturation protéique après la traduction ?

La formation initiale de la chaîne polypeptidique par lecture de l’ARN messager
La dégradation immédiate des acides aminés libérés par la synthèse
La copie de la séquence codante avant son transfert vers le ribosome
Le repliement et des modifications qui influencent l’activité ou l’adressage

Le repliement et des modifications qui influencent l’activité ou l’adressage

Explication

La maturation comprend le repliement ainsi que diverses modifications qui peuvent déterminer la structure, l’adressage, l’activité ou la régulation de la protéine. La traduction, et non la maturation, produit la chaîne polypeptidique initiale.

24. Quelle transformation accompagne la formation d’une liaison peptidique entre deux acides aminés ?

Une liaison hydrogène se forme entre deux chaînes latérales chargées
Une liaison covalente amide se forme avec élimination d’une molécule d’eau
Une liaison disulfure se forme entre deux groupements carboxyliques
Une interaction ionique se forme avec absorption d’une molécule d’eau

Une liaison covalente amide se forme avec élimination d’une molécule d’eau

Explication

La liaison peptidique est une liaison covalente de type amide formée entre un groupement carboxylique et un groupement aminé, avec élimination d’eau. Les interactions ioniques et hydrogène peuvent stabiliser la structure, mais ne constituent pas cette liaison covalente.

25. Quelle composition décrit l’hémoglobine adulte comme assemblage protéique ?

Un tétramère formé de deux chaînes α et de deux chaînes β, chacune portant un hème
Un tétramère formé de quatre chaînes β, dont deux portent une molécule d’hème
Un complexe formé de deux chaînes α et de deux chaînes γ, sans groupe hème
Un dimère formé de deux chaînes α, chacune portant deux molécules d’hème

Un tétramère formé de deux chaînes α et de deux chaînes β, chacune portant un hème

Explication

L’hémoglobine est un tétramère constitué de deux chaînes α et de deux chaînes β, chaque chaîne contenant une molécule d’hème. Une composition en chaînes γ correspond à d’autres formes d’hémoglobine et ne décrit pas l’assemblage indiqué ici.

26. Dans un milieu aqueux, vers quelle organisation une protéine globulaire tend-elle spontanément à se replier ?

Une surface hydrophobe entourant un cœur fortement polaire
Un cœur hydrophobe entouré d’une surface polaire
Un cœur chargé entouré de chaînes latérales non polaires
Une organisation aléatoire minimisant les contacts entre résidus

Un cœur hydrophobe entouré d’une surface polaire

Explication

En milieu aqueux, le repliement stable enfouit les groupements non polaires dans un cœur hydrophobe et expose davantage les groupes polaires au solvant. L’idée d’une surface hydrophobe inverse cette répartition favorable dans l’eau.

27. Quel rôle joue une séquence signal dans l’adressage d’une protéine ?

Elle augmente systématiquement la longueur de la chaîne polypeptidique
Elle transforme la protéine en acide nucléique avant son transport
Elle oriente la protéine vers une destination cellulaire particulière
Elle empêche la protéine de subir toute modification après traduction

Elle oriente la protéine vers une destination cellulaire particulière

Explication

Chaque séquence signal spécifie une destination, comme le noyau, le réticulum endoplasmique, la mitochondrie, le peroxysome ou l’extérieur de la cellule. Elle ne convertit pas la protéine en acide nucléique et n’empêche pas les modifications de maturation.

28. Lors de la dénaturation d’une protéine, quelle association entre l’agent utilisé et l’interaction principalement rompue est correcte ?

Les variations de pH rompent principalement les interactions hydrophobes
La chaleur rompt principalement les liaisons peptidiques
La chaleur rompt principalement les liaisons hydrogène
Les détergents rompent principalement les liaisons ioniques

La chaleur rompt principalement les liaisons hydrogène

Explication

La chaleur agit principalement sur les liaisons hydrogène, tandis que les variations de pH affectent surtout les liaisons ioniques et les détergents les interactions hydrophobes. Les liaisons peptidiques ne constituent pas la cible principale de ces traitements de dénaturation.

29. Pourquoi les protéines sont-elles considérées comme essentielles aux activités cellulaires ?

Elles constituent une enveloppe rigide qui empêche les réactions cellulaires
Elles servent principalement de réserve minérale pour les cellules
Elles participent à une grande diversité de fonctions biologiques
Elles interviennent surtout dans le stockage des acides nucléiques

Elles participent à une grande diversité de fonctions biologiques

Explication

Les protéines assurent une grande diversité de fonctions biologiques, de sorte que les activités cellulaires en dépendent plus ou moins directement. Leur rôle ne se limite donc ni à une réserve ni à une structure de protection.

30. Quelle fonction caractérise directement les protéines membranaires ?

Elles stockent principalement les réserves nutritives et énergétiques de la cellule.
Elles catalysent les réactions métaboliques dans les compartiments aqueux.
Elles forment principalement les fibres de collagène qui soutiennent les tissus.
Elles assurent l’adhésion, le transport transmembranaire et la transmission de signaux.

Elles assurent l’adhésion, le transport transmembranaire et la transmission de signaux.

Explication

Les protéines membranaires participent notamment à l’adhésion cellulaire, au passage de molécules ou d’ions et à la signalisation. Le collagène relève plutôt des protéines structurales, qui assurent le soutien cellulaire ou tissulaire.

31. Quelle caractéristique des protéines explique principalement leur absorption à 280 nm ?

La proportion globale de liaisons peptidiques dans leur structure
La présence de résidus aromatiques dans leur séquence
La quantité d’eau retenue entre leurs domaines repliés
La concentration totale en ions associés à leur surface

La présence de résidus aromatiques dans leur séquence

Explication

Les résidus aromatiques absorbent spécifiquement le rayonnement à 280 nm, ce qui permet d’utiliser cette longueur d’onde pour analyser certaines protéines. La quantité de liaisons peptidiques n’explique pas spécifiquement cette absorption.

32. Comment l’ubiquitine marque-t-elle généralement une protéine destinée à être détruite ?

Plusieurs molécules de 20 acides aminés sont attachées ioniquement à une glycine
Plusieurs molécules de 76 acides aminés sont fixées covalemment à une lysine
Une molécule de 86 acides aminés est intégrée dans la chaîne par une liaison peptidique
Une seule molécule de 76 acides aminés est liée par hydrogène à une arginine

Plusieurs molécules de 76 acides aminés sont fixées covalemment à une lysine

Explication

L’ubiquitine est une protéine de 76 acides aminés généralement fixée covalemment, souvent en plusieurs exemplaires, à un résidu de lysine de la protéine cible. Elle n’est donc pas simplement associée par liaison hydrogène ni constituée de 20 acides aminés.

33. Pourquoi le système ubiquitine-protéasome dégrade-t-il aussi certaines protéines correctement fonctionnelles ?

Pour corriger leur séquence lorsque leur traduction a produit trop d’acides aminés
Pour les convertir en protéines membranaires avant leur exportation
Pour réguler leur concentration lorsqu’elles ont une demi-vie courte
Pour empêcher leur adressage vers les organites après leur repliement

Pour réguler leur concentration lorsqu’elles ont une demi-vie courte

Explication

Le système élimine aussi des protéines normales à demi-vie courte afin de contrôler leur concentration et d’assurer le renouvellement protéique. Cette dégradation régulatrice ne vise pas à corriger une erreur de séquence ou à modifier l’adressage cellulaire.

34. Quelle affirmation décrit correctement les acides aminés utilisés par les protéines cellulaires ?

Ils sont liés par des interactions faibles dans des séquences dépourvues d’ordre
Ils varient entièrement selon l’espèce et ne forment pas d’ensemble commun
Ils appartiennent à un ensemble commun de 20 acides aminés
Ils sont au nombre de 20, mais leurs protéines ont des séquences identiques

Ils appartiennent à un ensemble commun de 20 acides aminés

Explication

Les protéines de toutes les espèces utilisent le même ensemble de 20 acides aminés, organisés en séquences caractéristiques. La diversité vient notamment des séquences et des structures, pas d’un changement de cet ensemble de base.

35. Quelle définition correspond à la structure quaternaire d’une protéine ?

La formation locale d’hélices et de feuillets par des liaisons hydrogène
Le repliement tridimensionnel d’une seule chaîne autour d’un cœur hydrophobe
Un assemblage non covalent de plusieurs chaînes polypeptidiques associées par complémentarité ou avec des chaperons
L’enchaînement linéaire des acides aminés constituant une chaîne polypeptidique

Un assemblage non covalent de plusieurs chaînes polypeptidiques associées par complémentarité ou avec des chaperons

Explication

La structure quaternaire résulte de l’association non covalente de plusieurs chaînes polypeptidiques, parfois aidée par des protéines chaperons. Le repliement d’une seule chaîne décrit plutôt sa structure tertiaire.

36. Quelle succession décrit la maturation de l’insuline ?

Préproinsuline de 86 acides aminés, proinsuline de 62, puis hormone active à deux chaînes
Préproinsuline de 30 acides aminés, proinsuline de 62, puis hormone active à quatre chaînes
Préproinsuline de 62 acides aminés, proinsuline de 86, puis hormone active à trois chaînes
Préproinsuline de 86 acides aminés, proinsuline de 30, puis hormone active à une chaîne

Préproinsuline de 86 acides aminés, proinsuline de 62, puis hormone active à deux chaînes

Explication

L’insuline dérive d’une préproinsuline de 86 acides aminés transformée en proinsuline de 62 acides aminés, puis le clivage d’une séquence de 30 acides aminés libère l’hormone active à deux chaînes. La proinsuline n’a donc pas 30 acides aminés.

37. Quel est le nombre de séquences primaires possibles pour un tétrapeptide constitué de 20 acides aminés différents ?

202=40020^2 = 400
204=16000020^4 = 160\,000
420=10995116277764^{20} = 1\,099\,511\,627\,776
203=800020^3 = 8\,000

$$20^4 = 160\,000$$

Explication

Un tétrapeptide possède quatre positions, chacune pouvant accueillir l’un des 20 acides aminés, soit 204=16000020^4 = 160\,000 séquences. Le nombre 20320^3 concerne un tripeptide et comporte donc une position de moins.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Structure et fonctions des protéines.

Que sont les protéines en biologie cellulaire ?

Des macromolécules polymériques constituées de résidus d’acides aminés.

Quelle proportion du poids sec des cellules représentent les protéines ?

Plus de la moitié du poids sec des cellules.

Combien d'acides aminés composent les protéines de toutes les espèces ?

Un ensemble de 20 acides aminés.

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