QCM : Structure sociale française (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) ?

Élaborée par les entreprises en 1954, elle classe les actifs selon leur revenu.
Créée par l’INSEE en 1954, elle classe les seuls salariés du secteur privé.
Élaborée par le ministère du Travail en 1983, elle classe les seuls actifs.
Créée par l’INSEE en 1954, elle classe les actifs et les inactifs.

Créée par l’INSEE en 1954, elle classe les actifs et les inactifs.

Explication

La nomenclature PCS est une spécificité française créée par l’INSEE en 1954 pour classer les actifs comme les inactifs. La réponse qui la limite aux salariés du secteur privé est incorrecte, car son champ comprend aussi les inactifs.

2. Une personne change de secteur d’activité, mais conserve un statut et un niveau de qualification comparables : quels éléments la classification PCS prend-elle notamment en compte ?

Le type de contrat, la durée du travail et le nombre d’employeurs.
L’âge, l’ancienneté professionnelle et le niveau de patrimoine.
Le statut, le secteur d’activité et le niveau de qualification.
Le revenu, le lieu de résidence et la taille du ménage.

Le statut, le secteur d’activité et le niveau de qualification.

Explication

La classification PCS prend notamment en compte le statut, le secteur d’activité et le niveau de qualification. Le type de contrat et la durée du travail peuvent caractériser un emploi, mais ne correspondent pas aux trois critères indiqués ici.

3. Quelle évolution des inégalités est observée en France et ailleurs depuis 1983 ?

Les revenus des plus riches stagnent tandis que la situation des plus pauvres s’améliore.
Les plus riches s’enrichissent considérablement tandis que la situation des plus pauvres se dégrade.
La situation des plus pauvres s’améliore tandis que les revenus des plus riches diminuent.
Les revenus des plus riches et des plus pauvres progressent à un rythme comparable.

Les plus riches s’enrichissent considérablement tandis que la situation des plus pauvres se dégrade.

Explication

Depuis 1983, les inégalités augmentent : les 2 % de Français les plus riches s’enrichissent considérablement, tandis que la situation des plus pauvres se dégrade. L’idée d’une progression comparable des revenus des deux groupes ne rend pas compte de cette divergence.

4. Pourquoi les emplois précaires peuvent-ils fragiliser particulièrement les jeunes et les personnes peu qualifiées ?

Les contrats temporaires limitent principalement leur accès aux soins et aux loisirs.
Les CDD et l’intérim réduisent leur accès à la formation et aux transports.
Les CDD et l’intérim compliquent leur accès au logement et au crédit.
Les emplois précaires diminuent directement leur niveau de qualification.

Les CDD et l’intérim compliquent leur accès au logement et au crédit.

Explication

Les jeunes et les personnes peu qualifiées sont particulièrement touchés par les CDD et l’intérim, qui compliquent l’accès au logement et au crédit. Une difficulté d’accès à la formation ou aux transports n’est pas le mécanisme précisé ici.

5. Comment le taux de chômage de la PCS 3 se compare-t-il à celui des ouvriers et des employés des PCS 6 et 5 ?

Il est de 4 %, soit environ trois fois moins élevé.
Il est d’environ 12 %, soit près de trois fois moins élevé.
Il est d’environ 12 %, soit près de trois fois plus élevé.
Il est de 4 %, soit environ trois fois plus élevé.

Il est de 4 %, soit environ trois fois moins élevé.

Explication

Le chômage touche 4 % de la PCS 3, un taux environ trois fois inférieur à celui des ouvriers et des employés des PCS 6 et 5. Un taux de 12 % pour la PCS 3 inverserait la comparaison décrite.

6. Quel lien est associé à un niveau de diplôme plus élevé ?

Des revenus plus faibles et un risque moindre de chômage et d’emploi précaire.
Des revenus plus élevés et un risque moindre de chômage et d’emploi précaire.
Des revenus comparables et un risque moindre de chômage, mais accru d’emploi précaire.
Des revenus plus élevés et un risque accru de chômage et d’emploi précaire.

Des revenus plus élevés et un risque moindre de chômage et d’emploi précaire.

Explication

Un niveau de diplôme plus élevé est associé à des revenus plus élevés ainsi qu’à un risque moindre de chômage et d’emploi précaire. L’association avec un risque accru de précarité contredit cette tendance.

7. Quel énoncé distingue correctement l’écart de lecture entre les sexes et l’âge auquel on lit le plus ?

L’écart entre hommes et femmes est de 20 points, et la lecture atteint son maximum après 55 ans.
L’écart entre hommes et femmes est de 20 points, et la lecture atteint son maximum à 40-55 ans.
L’écart entre hommes et femmes est nul, et la lecture atteint son maximum avant 40 ans.
L’écart entre hommes et femmes est de 3 points, et la lecture atteint son maximum à 40-55 ans.

L’écart entre hommes et femmes est de 20 points, et la lecture atteint son maximum à 40-55 ans.

Explication

L’écart de lecture entre les hommes et les femmes est de 20 points, tandis que la lecture est la plus fréquente à 40-55 ans. Confondre l’écart entre les sexes avec celui d’une autre pratique ne permet pas de répondre correctement.

8. Une étude compare les écarts d’usage quotidien d’internet et de sorties au cinéma selon le cycle de vie : quelle interprétation associe correctement chaque pratique à son effet ?

L’écart d’internet est de 50 points et lié à un effet d’âge ; celui du cinéma est de 40 points et lié à un effet de génération.
L’écart d’internet est de 3 points et lié à un effet de génération ; celui du cinéma est de 20 points et lié à un effet d’âge.
L’écart d’internet est de 40 points et lié à un effet de génération ; celui du cinéma est de 50 points et lié à un effet d’âge.
L’écart d’internet est de 50 points et lié à un effet de génération ; celui du cinéma est de 40 points et lié à un effet d’âge.

L’écart d’internet est de 50 points et lié à un effet de génération ; celui du cinéma est de 40 points et lié à un effet d’âge.

Explication

Les écarts d’usage quotidien d’internet et de sorties au cinéma sont respectivement de 50 et 40 points ; l’effet associé est générationnel pour internet et lié à l’âge pour le cinéma. Inverser ces deux effets constitue une confusion entre les facteurs associés aux pratiques.

9. Comment le patrimoine d’un ménage évolue-t-il généralement entre le début de la vie active et la vieillesse dépendante ?

Il augmente surtout au début de la vie active, puis les héritages et la dépendance réduisent les dettes.
Il augmente après l’endettement initial, puis les crédits sont remboursés et les réserves peuvent diminuer avec la dépendance.
Il diminue pendant toute la vie active, puis augmente grâce aux dépenses liées à la dépendance.
Il reste stable jusqu’à la retraite, puis les crédits sont contractés pour financer le départ des enfants.

Il augmente après l’endettement initial, puis les crédits sont remboursés et les réserves peuvent diminuer avec la dépendance.

Explication

Au début de la vie active, l’endettement permet de financer des dépenses importantes, puis le remboursement des crédits et certains événements favorisent l’accumulation avant une possible baisse des réserves liée à la dépendance. L’idée que le patrimoine augmente surtout au début de la vie active inverse le rôle initial de l’endettement.

10. Quelle évolution des revenus relatifs des retraités et des actifs est indiquée depuis 1985 ?

Les actifs gagnent davantage que les retraités, un écart relié au chômage, au temps partiel subi et à l’austérité salariale.
Les revenus des retraités et des actifs sont devenus équivalents, notamment sous l’effet de l’austérité salariale.
Les retraités gagnent davantage que les actifs, un écart relié au chômage, au temps partiel subi et à l’austérité salariale.
Les retraités gagnent davantage que les actifs, un écart expliqué par la hausse des salaires et la baisse du chômage.

Les retraités gagnent davantage que les actifs, un écart relié au chômage, au temps partiel subi et à l’austérité salariale.

Explication

Depuis 1985, les retraités gagnent plus que les actifs, et l’écart est associé au chômage, au temps partiel subi et à l’austérité salariale. L’affirmation selon laquelle les actifs seraient mieux lotis reprend précisément la confusion signalée.

11. Quel contraste caractérise le parcours scolaire des filles par rapport à celui des garçons ?

Elles réussissent mieux jusqu’au baccalauréat, puis poursuivent ensuite aussi souvent leurs études.
Elles réussissent moins bien jusqu’au baccalauréat, puis poursuivent ensuite moins souvent leurs études.
Elles réussissent moins bien jusqu’à bac +2, mais poursuivent ensuite plus souvent leurs études.
Elles réussissent mieux jusqu’à bac +2, mais poursuivent ensuite moins souvent leurs études.

Elles réussissent mieux jusqu’à bac +2, mais poursuivent ensuite moins souvent leurs études.

Explication

Les filles réussissent mieux leurs études que les garçons jusqu’à bac +2, mais elles poursuivent ensuite moins souvent leurs études. L’option qui leur attribue une réussite moindre jusqu’à bac +2 inverse le premier volet de ce contraste.

12. Comment varie la comparaison de la mobilité sociale des filles selon qu’elle se fait avec leurs pères ou leurs mères ?

La comparaison aux pères révèle de fortes ascensions sociales, tandis que celle aux mères montre davantage de risques de chute.
La comparaison aux deux parents révèle de fortes ascensions sociales, car les filles poursuivent moins souvent leurs études.
La comparaison aux deux parents révèle des risques de chute sociale, car les mères avaient davantage accès aux études.
La comparaison aux pères révèle davantage de risques de chute sociale, tandis que celle aux mères montre de fortes ascensions.

La comparaison aux pères révèle davantage de risques de chute sociale, tandis que celle aux mères montre de fortes ascensions.

Explication

Par rapport à leurs pères, les filles connaissent davantage de risques de chute sociale ; par rapport à leurs mères, elles réalisent de fortes ascensions, notamment parce que la génération des mères avait moins accès aux études. Inverser les résultats associés aux deux comparaisons confond ces trajectoires distinctes.

13. Que signifie le fait que 40 % des personnes pauvres appartiennent à des familles monoparentales ?

Cette part décrit la composition de la population pauvre, et non la proportion des familles monoparentales qui sont pauvres.
Cette part signifie que quatre familles monoparentales sur dix sont pauvres, car elles dépendent d’un seul revenu.
Cette part montre que les familles monoparentales forment 40 % de la population totale, quel que soit leur revenu.
Cette part désigne la proportion des familles monoparentales disposant de deux revenus malgré leur situation de pauvreté.

Cette part décrit la composition de la population pauvre, et non la proportion des familles monoparentales qui sont pauvres.

Explication

Le chiffre indique que 40 % des personnes pauvres vivent dans une famille monoparentale, où un seul revenu doit faire vivre toute la famille. L’interpréter comme la proportion de familles monoparentales pauvres inverse le sens de la statistique.

14. Dans quel contexte les mobilisations des gilets jaunes ont-elles organisé des barrages en 2018/2019 ?

Pour protester contre la fermeture des musées, notamment dans des quartiers centraux des grandes métropoles.
Pour protester contre la hausse des prix du carburant, notamment dans des petites villes provinciales en déclin.
Pour protester contre la baisse des loyers, notamment dans des quartiers HLM éloignés des centres-villes.
Pour protester contre la hausse des tarifs des transports publics, notamment dans des villes industrielles en croissance.

Pour protester contre la hausse des prix du carburant, notamment dans des petites villes provinciales en déclin.

Explication

En 2018/2019, les mobilisations ont organisé des barrages contre la hausse des prix du carburant, notamment dans la France des petites villes de province en déclin. La fermeture des musées et les quartiers centraux ne correspondent pas au contexte de ces mobilisations.

15. Comment l’éloignement des centres-villes et l’image des quartiers HLM peuvent-ils influer sur l’implantation des entreprises ?

La proximité des centres-villes améliore leur image et peut freiner le recrutement et l’implantation d’entreprises.
Les difficultés et les émeutes récurrentes dégradent leur image et peuvent freiner le recrutement et l’implantation d’entreprises.
L’accès aux musées renforce leur image et peut faciliter le recrutement et l’implantation d’entreprises.
Les possibilités de vote politique transforment leur image et peuvent orienter le recrutement vers les entreprises.

Les difficultés et les émeutes récurrentes dégradent leur image et peuvent freiner le recrutement et l’implantation d’entreprises.

Explication

Les quartiers HLM éloignés des centres-villes sont décrits comme confrontés à la délinquance et à des émeutes récurrentes, ce qui nuit à leur image et freine les entreprises. L’accès aux musées caractérise plutôt des quartiers centraux métropolitains, et non ces quartiers éloignés.

16. Quelle répartition décrit la population active entre salariés et indépendants ?

85 % de salariés et 15 % d’indépendants
80 % de salariés et 20 % d’indépendants
90 % de salariés et 10 % d’indépendants
75 % de salariés et 25 % d’indépendants

85 % de salariés et 15 % d’indépendants

Explication

La population active compte 85 % de salariés et 15 % d’indépendants. La répartition 80 % et 20 % se rapproche de ces proportions, mais ne correspond pas aux valeurs données.

17. Une plateforme confie des courses à des personnes qui fournissent leur matériel et supportent les risques tout en étant officiellement indépendantes ; comment cette situation est-elle qualifiée ?

Une activité artisanale indépendante sans intermédiaire numérique
Une situation de « faux salariés » dans l’ubérisation
Une forme de salariat classique sous la direction d’un employeur
Une profession libérale relevant principalement de la PCS 3

Une situation de « faux salariés » dans l’ubérisation

Explication

Dans l’ubérisation, les personnes sont officiellement indépendantes, mais la plateforme organise leur activité et elles assument les coûts et risques liés aux courses. Le salariat classique ne correspond pas à leur statut officiel d’indépendant.

18. Quelle évolution caractérise la tertiarisation de l’emploi ?

Le recul des professions tertiaires et la progression des agriculteurs et des ouvriers
Le recul des secteurs primaire et secondaire et la progression des PCS 3 et 4 du tertiaire
La progression des secteurs primaire et secondaire et le recul des PCS 3 et 4 du tertiaire
La progression des agriculteurs et des ouvriers avec le maintien des PCS tertiaires

Le recul des secteurs primaire et secondaire et la progression des PCS 3 et 4 du tertiaire

Explication

La tertiarisation associe le déclin des secteurs primaire et secondaire, notamment des agriculteurs et des ouvriers, à la progression des PCS 3 et 4 du tertiaire. La progression des secteurs primaire et secondaire décrit une évolution opposée.

19. Quelle proportion des femmes travaille aujourd’hui, comparativement au début des années 1960 ?

Environ la moitié, contre près de 70 % au début des années 1960
Environ 85 %, contre près de 70 % au début des années 1960
Environ 70 %, contre près de la moitié au début des années 1960
Environ 60 %, contre près d’un tiers au début des années 1960

Environ 70 %, contre près de la moitié au début des années 1960

Explication

Environ 70 % des femmes travaillent, contre près de la moitié au début des années 1960. La réponse qui inverse ces proportions confond la situation actuelle et celle du début des années 1960.

20. Quelle combinaison de transformations contribue à la féminisation de l’emploi ?

Le recul du tertiaire, la baisse des qualifications et le retour à des familles plus nombreuses
La hausse de la natalité, la diminution du temps partiel et le recul du chômage
Le développement du tertiaire, la hausse des qualifications et le désir d’indépendance
La baisse des divorces, le recul des qualifications et l’augmentation des emplois physiques

Le développement du tertiaire, la hausse des qualifications et le désir d’indépendance

Explication

La féminisation de l’emploi est favorisée notamment par le développement du tertiaire, la hausse des qualifications et le désir d’indépendance. Une natalité en hausse ne correspond pas au facteur cité, qui est au contraire la baisse de la natalité.

21. Comment concilier l’écart moyen de rémunération entre femmes et hommes avec le principe légal d’égalité salariale ?

Les femmes gagnent en moyenne 20 % de moins, même si la loi interdit une rémunération inférieure à travail égal
Les femmes gagnent en moyenne autant, car la loi impose une rémunération identique dans tous les emplois
Les femmes gagnent en moyenne 20 % de moins, car la loi autorise cet écart à travail égal
Les femmes gagnent en moyenne 20 % de plus, même si la loi interdit une rémunération supérieure à travail égal

Les femmes gagnent en moyenne 20 % de moins, même si la loi interdit une rémunération inférieure à travail égal

Explication

L’écart moyen de rémunération est de 20 %, tandis que la loi interdit de moins rémunérer une femme à emploi, qualifications, ancienneté et durée du travail égaux. L’existence de l’écart moyen ne signifie donc pas que la loi autorise une inégalité pour un travail égal.

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En quelle année l’INSEE a-t-il créé la nomenclature PCS ?

En 1954.

Que classe la nomenclature PCS française ?

Les actifs et les inactifs.

Quels critères la classification PCS prend-elle notamment en compte ?

Le statut, le secteur d’activité et le niveau de qualification.

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