QCM : Système éducatif et sélection scolaire (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise le système éducatif comme ensemble organisé ?

Des lieux de formation coordonnés uniquement par les parcours des élèves
Des services publics réunis autour d’une administration sans missions partagées
Des institutions interdépendantes qui suivent des missions et des règles communes
Des établissements indépendants organisés selon les choix de chaque famille

Des institutions interdépendantes qui suivent des missions et des règles communes

Explication

Le système éducatif rassemble des institutions interdépendantes qui accomplissent des missions selon des règles communes. Une simple administration commune ne suffit pas à caractériser cet ensemble organisé.

2. À quelle période l’expression « système éducatif » apparaît-elle dans les sources officielles françaises, en lien avec des réformes rapprochant le primaire et le secondaire ?

Dès la mise en place de l’école primaire républicaine
À partir des années 1980-1990
Dès le début du XXe siècle
À partir des années 1960-1970

À partir des années 1960-1970

Explication

En France, l’expression apparaît dans les sources officielles à partir des années 1960-1970, au moment où des réformes cherchent à relier le primaire au secondaire. Le début du XXe siècle correspond à l’usage officiel du terme aux États-Unis, et non à son apparition en France.

3. Une réforme des modalités d’évaluation est envisagée : pourquoi peut-elle concerner plusieurs institutions éducatives ?

Parce que l’interdépendance repose notamment sur des règles communes d’évaluation
Parce que les obligations scolaires ne concernent que les établissements secondaires
Parce que chaque établissement choisit ses règles d’évaluation sans lien avec les autres
Parce que les diplômes sont définis indépendamment des programmes et des recrutements

Parce que l’interdépendance repose notamment sur des règles communes d’évaluation

Explication

Les institutions éducatives sont liées par des règles communes, notamment en matière d’évaluation, ce qui peut donner à une réforme des effets sur plusieurs niveaux. L’autonomie de chaque établissement à l’égard des règles communes ne décrit pas cette interdépendance.

4. Comment la sociologie définit-elle le système éducatif en mettant l’accent sur la production de trajectoires scolaires différenciées ?

Comme un réseau d’institutions dont les résultats dépendent principalement des diplômes
Comme un espace social où politiques, familles, professionnels et inégalités interagissent
Comme une hiérarchie administrative qui répartit les établissements selon leur niveau
Comme un ensemble de programmes nationaux qui détermine les parcours des élèves

Comme un espace social où politiques, familles, professionnels et inégalités interagissent

Explication

La définition sociologique met l’accent sur les interactions entre politiques publiques, stratégies familiales, pratiques professionnelles et inégalités, qui contribuent à différencier les trajectoires. Une hiérarchie administrative ne rend pas compte de ces interactions sociales.

5. Que peut-on observer à l’intérieur d’un système éducatif, malgré l’existence de règles et d’institutions communes ?

Des contradictions, des concurrences institutionnelles et des chevauchements de compétences
Une séparation nette des institutions qui empêche toute logique divergente
Une concurrence entre élèves qui remplace les logiques propres aux institutions
Une cohérence complète des objectifs et une répartition sans chevauchement des compétences

Des contradictions, des concurrences institutionnelles et des chevauchements de compétences

Explication

Un système éducatif peut réunir des institutions concurrentes, des compétences qui se chevauchent et des logiques différentes. Des règles communes ne garantissent donc pas une cohérence complète de toutes les institutions.

6. Dans une définition étroite du système éducatif, quelle distinction s’applique à l’apprentissage et à la formation des adultes ?

L’apprentissage peut être rattaché à l’enseignement formel, tandis que la formation des adultes reste hors du système scolaire strict
L’apprentissage et la formation des adultes restent tous deux extérieurs à l’enseignement formel
La formation des adultes peut être rattachée à l’enseignement formel, tandis que l’apprentissage reste hors du système scolaire strict
L’apprentissage et la formation des adultes appartiennent au système scolaire strict au même titre que le primaire

L’apprentissage peut être rattaché à l’enseignement formel, tandis que la formation des adultes reste hors du système scolaire strict

Explication

Au sens étroit, l’apprentissage peut être rattaché à l’enseignement formel, alors que la formation des adultes reste extérieure au système scolaire strict. Les inclure tous deux dans le système scolaire strict confond leurs statuts.

7. Quelle situation distingue correctement les écoles maternelles, les crèches et le périscolaire par rapport au système scolaire ?

Les crèches en relèvent, les écoles maternelles en sont exclues au sens strict et le périscolaire forme un sous-système national
Les écoles maternelles en relèvent, les crèches forment un sous-système local et le périscolaire en est exclu
Les écoles maternelles et les crèches en relèvent au même titre, tandis que le périscolaire appartient au système global
Les écoles maternelles en relèvent, les crèches en sont exclues au sens strict et le périscolaire forme un sous-système local

Les écoles maternelles en relèvent, les crèches en sont exclues au sens strict et le périscolaire forme un sous-système local

Explication

Les écoles maternelles relèvent du système éducatif, les crèches sont hors du système scolaire au sens strict et le périscolaire constitue un sous-système éducatif local. Dire que les crèches appartiennent au système au même titre que les écoles maternelles efface cette distinction.

8. Quel est le rôle central de la socialisation scolaire dans la formation des élèves ?

Leur préparer à choisir une orientation en fonction des exigences propres aux différents établissements
Leur faire acquérir les normes, les valeurs, les comportements et les compétences sociales utiles à la vie collective
Leur transmettre des connaissances disciplinaires et des méthodes de raisonnement par un enseignement organisé
Leur apprendre les règles administratives qui encadrent les parcours dans les différents niveaux scolaires

Leur faire acquérir les normes, les valeurs, les comportements et les compétences sociales utiles à la vie collective

Explication

La socialisation scolaire contribue à l’acquisition des normes, des valeurs, des comportements et des compétences sociales nécessaires à la vie collective et à la participation future à la société. La transmission de connaissances et de méthodes relève plus directement de l’instruction.

9. Quelle mission l’article L.111-1 du Code de l’éducation place-t-il au premier plan de l’école ?

Transmettre les valeurs de la République, dans le respect de la dignité, des libertés et de la laïcité
Organiser la progression pédagogique des enseignants selon une norme nationale des savoirs
Transmettre un socle commun de connaissances et de compétences défini pour la scolarité obligatoire
Former les élèves aux méthodes de raisonnement et à l’acquisition méthodique des connaissances

Transmettre les valeurs de la République, dans le respect de la dignité, des libertés et de la laïcité

Explication

L’article L.111-1 fait de la transmission des valeurs de la République une mission première, avec notamment le respect de l’égale dignité, de la liberté de conscience et de la laïcité. Le socle commun est une garantie prévue par un autre article du Code de l’éducation.

10. Un élève apprend une méthode pour analyser un problème et mobilise des connaissances afin de le résoudre : à quoi cela correspond-il principalement ?

À l’instruction, qui transmet des connaissances, des savoir-faire intellectuels et des méthodes de raisonnement
À l’éducation au sens large, qui comprend les comportements, les valeurs et les relations sociales
À la socialisation, qui apprend les normes, les valeurs et les comportements de la vie collective
À la citoyenneté, qui prépare à la participation à la vie démocratique et au respect d’autrui

À l’instruction, qui transmet des connaissances, des savoir-faire intellectuels et des méthodes de raisonnement

Explication

L’instruction porte sur la transmission et l’acquisition méthodiques de connaissances, de savoir-faire intellectuels et de méthodes de raisonnement, ainsi que sur leur mobilisation. La socialisation concerne plutôt l’apprentissage des normes et des comportements nécessaires à la vie collective.

11. Quel cadre la scolarité obligatoire doit-elle garantir à chaque élève en France depuis 2005 ?

Un ensemble de méthodes de raisonnement choisi par chaque enseignant
Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture
Une formation spécialisée déterminée par les besoins de chaque famille
Une progression pédagogique identique définie à l’échelle de chaque établissement

Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture

Explication

Depuis 2005, la France s’appuie sur un socle commun de connaissances, de compétences et de culture que la scolarité obligatoire doit garantir à chaque élève. La latitude des enseignants sur la progression et les modalités pédagogiques ne remplace pas ce cadre commun.

12. Que désigne la qualification d’un individu dans le domaine professionnel ?

La capacité à maintenir et à faire évoluer ses compétences pendant sa vie active
La situation professionnelle effectivement occupée après l’obtention d’un diplôme
La validation officielle d’un niveau de compétences par un examen ou un diplôme
L’ensemble des compétences reconnues par une institution pour exercer certaines activités

L’ensemble des compétences reconnues par une institution pour exercer certaines activités

Explication

La qualification rassemble des connaissances et compétences acquises et reconnues par une institution comme permettant d’exercer certaines activités. Un diplôme peut attester ces compétences, mais il ne garantit pas à lui seul l’accès à un emploi.

13. Quels critères servent à classer les certifications professionnelles françaises en huit niveaux depuis 2019 ?

Le niveau de rémunération, la taille de l’entreprise et l’ancienneté professionnelle attendue
La complexité des savoirs, la technicité des savoir-faire et le degré de responsabilité et d’autonomie
La durée des études, le taux d’insertion professionnelle et le secteur d’activité visé
Le nombre d’épreuves, la spécialité enseignée et le statut de l’établissement certificateur

La complexité des savoirs, la technicité des savoir-faire et le degré de responsabilité et d’autonomie

Explication

Le classement en huit niveaux s’appuie sur la complexité des savoirs, la technicité des savoir-faire ainsi que la responsabilité et l’autonomie. La durée des études peut varier, mais elle ne figure pas parmi les critères indiqués pour ce classement.

14. Que réalise une certification dans le parcours de qualification d’une personne ?

Elle désigne les compétences reconnues pour permettre l’exercice de certaines activités professionnelles
Elle accompagne l’évolution des compétences nécessaires pour conserver un emploi au fil de la vie active
Elle garantit l’accès à un poste correspondant aux compétences acquises pendant la formation
Elle valide institutionnellement un niveau de compétences, par exemple au moyen d’un examen ou d’un diplôme

Elle valide institutionnellement un niveau de compétences, par exemple au moyen d’un examen ou d’un diplôme

Explication

La certification correspond à la validation institutionnelle d’un niveau de compétences, notamment par un examen ou un diplôme. La qualification désigne plutôt les compétences reconnues pour exercer des activités, et non le processus de validation lui-même.

15. Une personne actualise ses compétences pour retrouver un emploi, puis les fait évoluer afin de le conserver au cours de sa carrière : quelle capacité illustre-t-elle ?

L’orientation, c’est-à-dire l’organisation d’un parcours selon les aptitudes et les perspectives professionnelles
La qualification, c’est-à-dire la reconnaissance institutionnelle de compétences associées à certaines activités
La certification, c’est-à-dire la validation institutionnelle d’un niveau de compétences par un examen
L’employabilité, c’est-à-dire la capacité à acquérir, maintenir et faire évoluer des compétences utiles à l’emploi

L’employabilité, c’est-à-dire la capacité à acquérir, maintenir et faire évoluer des compétences utiles à l’emploi

Explication

L’employabilité désigne la capacité à acquérir, maintenir et faire évoluer les compétences nécessaires pour trouver ou conserver un emploi au cours de la vie active. La certification valide un niveau de compétences, mais ne décrit pas cette capacité d’adaptation professionnelle.

16. Que désigne la fonction de distribution exercée par le système scolaire ?

La préparation des élèves aux métiers en fonction des besoins immédiats des entreprises locales
La validation des acquis par des examens qui attestent un niveau de compétences déterminé
La transmission aux élèves de connaissances et de méthodes organisées dans les programmes scolaires
L’évaluation, le classement et l’orientation progressive des élèves entre parcours et filières

L’évaluation, le classement et l’orientation progressive des élèves entre parcours et filières

Explication

La distribution scolaire répartit progressivement les élèves entre parcours, niveaux de qualification et filières, avec des effets sur leur avenir professionnel et social. La transmission de connaissances et de méthodes relève de l’instruction, qui est une fonction distincte.

17. Lorsqu’un établissement organise le parcours d’un élève, quels éléments l’orientation doit-elle prendre en compte ?

Les choix de sa famille, ainsi que les notes obtenues et les décisions prises lors des conseils de classe
Ses aspirations et aptitudes, ainsi que les perspectives professionnelles liées aux besoins de la société, de l’économie et du territoire
Ses résultats aux examens, ainsi que les places disponibles dans chaque filière et les règles nationales de certification
Les besoins des employeurs locaux, ainsi que les capacités d’accueil des établissements et les spécialités proposées

Ses aspirations et aptitudes, ainsi que les perspectives professionnelles liées aux besoins de la société, de l’économie et du territoire

Explication

L’orientation tient compte des aspirations et des aptitudes de l’élève ainsi que des perspectives professionnelles liées aux besoins de la société, de l’économie et du territoire. Les résultats scolaires et les places disponibles peuvent intervenir dans un parcours, mais ne remplacent pas ces critères d’orientation.

18. Quelles voies un élève peut-il rejoindre à la fin de la troisième ?

Une seconde générale et technologique, une seconde professionnelle ou une première année de CAP
Une classe préparatoire, une seconde professionnelle ou une formation supérieure en alternance
Une seconde générale, une première technologique ou une première année de baccalauréat professionnel
Une première générale, une première professionnelle ou une deuxième année de CAP

Une seconde générale et technologique, une seconde professionnelle ou une première année de CAP

Explication

À la fin de la troisième, les possibilités comprennent une seconde générale et technologique, une seconde professionnelle ou une première année de CAP. Une première générale ou professionnelle n’est pas l’une des voies indiquées à cette étape.

19. Un élève est évalué, passe en année supérieure, choisit des spécialités au lycée puis candidate sur une plateforme d’accès au supérieur : quel phénomène relie ces étapes ?

L’instruction scolaire, qui transmet des connaissances et des méthodes au fil des apprentissages
La certification professionnelle, qui valide un niveau de compétences par un diplôme ou un examen
L’employabilité, qui correspond à la capacité de faire évoluer ses compétences au cours de la vie active
La distribution scolaire, qui s’opère par des évaluations, des orientations, des choix et des procédures de sélection

La distribution scolaire, qui s’opère par des évaluations, des orientations, des choix et des procédures de sélection

Explication

Les évaluations, le passage ou le redoublement, les choix de spécialités et les procédures d’accès au supérieur font partie des mécanismes de distribution scolaire. L’instruction concerne la transmission des connaissances, et ne désigne pas l’ensemble de ces répartitions entre parcours.

20. Quelles sont les deux missions historiques de l’école maternelle ?

Accueillir les jeunes enfants pendant le travail des parents et leur enseigner les règles de la vie collective
Socialiser l’enfant dans un groupe régi par des règles communes et préparer les apprentissages fondamentaux, l’autonomie et la personnalité
Développer le vocabulaire et évaluer les acquis afin de répartir les enfants selon leurs aptitudes
Transmettre les savoirs disciplinaires du primaire et préparer l’enfant à choisir une orientation scolaire

Socialiser l’enfant dans un groupe régi par des règles communes et préparer les apprentissages fondamentaux, l’autonomie et la personnalité

Explication

L’école maternelle vise à intégrer l’enfant dans un groupe doté de règles communes et à préparer les apprentissages fondamentaux, l’autonomie et la personnalité. Son rôle ne se réduit pas à la garde des enfants pendant le travail des parents.

21. Entre 2 et 3 ans, quel contraste moyen d’acquisition du vocabulaire est relevé entre l’ensemble des enfants et ceux de milieux sociaux défavorisés ?

Environ 300 mots en moyenne, contre 120 à 150 mots dans les milieux sociaux défavorisés
Environ 120 à 150 mots dans les deux groupes, avec un écart portant surtout sur la prononciation
Environ 120 à 150 mots en moyenne, contre 300 mots dans les milieux sociaux défavorisés
Environ 300 mots dans les deux groupes, avec une différence portant surtout sur la compréhension

Environ 300 mots en moyenne, contre 120 à 150 mots dans les milieux sociaux défavorisés

Explication

Entre 2 et 3 ans, l’acquisition moyenne est d’environ 300 mots, contre 120 à 150 mots dans les milieux sociaux défavorisés. L’écart décrit ici porte sur le nombre de mots acquis, et non sur la compréhension ou la prononciation.

22. Quelle mesure la loi Blanquer de juillet 2019 a-t-elle mise en œuvre à la rentrée suivante ?

La scolarisation obligatoire dès 4 ans en éducation prioritaire
L’instruction obligatoire à partir de 3 ans
L’instruction obligatoire à partir de 5 ans
La scolarisation facultative à partir de 2 ans

L’instruction obligatoire à partir de 3 ans

Explication

La loi « Pour une école de la confiance » a rendu l’instruction obligatoire dès 3 ans, avec une mise en œuvre à la rentrée 2019. La scolarisation à 2 ans relève d’un dispositif facultatif distinct.

23. Pourquoi la loi de 2019 a-t-elle notamment rendu l’instruction obligatoire dès 3 ans, compte tenu des écarts de préscolarisation ?

Pour transférer la responsabilité de l’école maternelle aux collectivités territoriales
Pour réduire les effectifs des classes maternelles dans tous les territoires
Pour réduire les inégalités de réussite et les inégalités territoriales
Pour concentrer la préscolarisation dans les territoires où elle dépassait 80 %

Pour réduire les inégalités de réussite et les inégalités territoriales

Explication

La mesure visait notamment à réduire les inégalités de réussite et les inégalités territoriales, alors que la préscolarisation variait selon les territoires. La réduction des effectifs de classe n’est pas l’objectif indiqué pour cette loi.

24. Que désigne la Toute Petite Section dans le débat sur la scolarisation à 2 ans ?

Une année facultative proposée dès 2 ans, principalement aux enfants de 2 ans et demi
Une année obligatoire dès 2 ans, destinée principalement aux enfants de 2 ans
Une année facultative réservée aux enfants ayant déjà 3 ans
Une année obligatoire dès 2 ans et demi, destinée aux enfants en éducation prioritaire

Une année facultative proposée dès 2 ans, principalement aux enfants de 2 ans et demi

Explication

La Toute Petite Section est une année de scolarisation facultative proposée dès 2 ans, principalement aux enfants de 2 ans et demi. Elle n’est donc pas une année obligatoire réservée aux enfants d’un territoire particulier.

25. En 2024, quelle comparaison décrit la scolarisation en Toute Petite Section des enfants de moins de 3 ans ?

Environ 15 % étaient scolarisés, avec une proportion pouvant atteindre 21 % en éducation prioritaire
Environ 21 % étaient scolarisés, avec une proportion pouvant atteindre 9 % en éducation prioritaire
Environ 9 % étaient scolarisés, avec une proportion pouvant atteindre 21 % en éducation prioritaire
Environ 9 % étaient scolarisés, avec une proportion pouvant atteindre 15 % en éducation prioritaire

Environ 9 % étaient scolarisés, avec une proportion pouvant atteindre 21 % en éducation prioritaire

Explication

En 2024, environ 9 % des enfants de moins de 3 ans étaient scolarisés en TPS, et cette part pouvait atteindre 21 % en éducation prioritaire. Les valeurs de 9 % et 21 % ne sont pas à inverser entre l’ensemble des enfants et ce contexte particulier.

26. Que signifie la sélection dans un parcours scolaire ou universitaire ?

Évaluer les élèves à la fin d’une formation sans tenir compte des compétences d’entrée
Déterminer quels élèves ou étudiants sont aptes à suivre une filière selon les compétences attendues
Répartir les élèves dans les filières selon les besoins de recrutement des établissements
Classer les élèves selon leur origine sociale avant de leur attribuer une filière

Déterminer quels élèves ou étudiants sont aptes à suivre une filière selon les compétences attendues

Explication

La sélection consiste à déterminer, au sein d’un groupe, les personnes aptes à suivre une filière en fonction des compétences attendues à l’entrée ou visées à la fin de la formation. Un classement fondé sur l’origine sociale ne correspond pas à cette définition.

27. Quelle distinction caractérise le plus souvent la sélection dans les grandes écoles françaises ?

L’excellence scolaire concerne surtout les écoles privées de commerce, tandis que la fortune est la norme la plus courante
La fortune concerne surtout les grandes écoles publiques, tandis que l’excellence scolaire est propre aux écoles privées
La fortune concerne surtout les écoles privées de commerce, tandis que l’excellence scolaire est la norme la plus courante
La fortune et l’excellence scolaire déterminent de manière comparable l’accès aux grandes écoles privées et publiques

La fortune concerne surtout les écoles privées de commerce, tandis que l’excellence scolaire est la norme la plus courante

Explication

La sélection par la fortune concerne surtout les grandes écoles privées de commerce, tandis que la sélection fondée sur l’excellence scolaire est la norme la plus courante. La confusion à éviter consiste à attribuer aux écoles privées de commerce une sélection reposant principalement sur les performances scolaires plutôt que sur les frais de scolarité.

28. Quelle différence distingue le concours de la sélection sur dossier ?

Le concours et le dossier reposent tous deux sur des épreuves, mais seul le dossier prend en compte les acquis scolaires.
Le concours examine la cohérence du parcours, tandis que le dossier repose sur des épreuves anonymisées.
Le concours évalue les acquis antérieurs, tandis que le dossier classe les candidats selon leurs résultats à des épreuves.
Le concours classe les candidats selon leurs résultats à des épreuves, tandis que le dossier examine leurs acquis et la cohérence de leur parcours.

Le concours classe les candidats selon leurs résultats à des épreuves, tandis que le dossier examine leurs acquis et la cohérence de leur parcours.

Explication

Le concours départage les candidats d’après leurs performances aux épreuves, alors que le dossier s’appuie sur les acquis antérieurs et la cohérence du parcours. Confondre les deux revient à attribuer au dossier le classement par épreuves, qui caractérise le concours.

29. Comment Ferdinand Buisson qualifiait-il le concours au début du XXe siècle ?

Comme une procédure destinée à limiter le nombre de professionnels de santé formés.
Comme une sélection fondée sur la connaissance des parcours scolaires et des stratégies familiales.
Comme une solution de secours pour les étudiants échouant au concours de médecine.
Comme la « sélection la moins injuste possible », associée à l’idéal méritocratique.

Comme la « sélection la moins injuste possible », associée à l’idéal méritocratique.

Explication

Ferdinand Buisson associait le concours à l’idéal méritocratique et le décrivait comme la « sélection la moins injuste possible ». La limitation du nombre de professionnels de santé renvoie plutôt au numerus clausus en médecine.

30. Quelles conditions rendent la compétition scolaire aussi équitable que possible ?

Une préparation équivalente pour les candidats et des critères variables selon leur parcours scolaire.
Une préparation adaptée à chaque candidat et des critères révisés selon les résultats obtenus.
Une préparation équivalente pour les candidats et des informations communes sur des critères d’appréciation stables.
Une information réservée aux candidats les mieux préparés et des critères adaptés à chaque filière.

Une préparation équivalente pour les candidats et des informations communes sur des critères d’appréciation stables.

Explication

Une compétition scolaire moins injuste suppose une préparation équivalente et un accès aux mêmes informations sur des critères stables. Des critères variables selon les parcours ne garantissent pas les conditions communes d’évaluation.

31. Que révèle la comparaison des parts d’enfants d’ouvriers et d’enfants de cadres parmi les jeunes et les étudiants du supérieur ?

Les enfants d’ouvriers passent de 30 % des jeunes à 17 % des étudiants, tandis que les enfants de cadres passent de 11 % à 30 %.
Les enfants d’ouvriers passent de 11 % des jeunes à 30 % des étudiants, tandis que les enfants de cadres passent de 30 % à 17 %.
Les enfants d’ouvriers passent de 17 % des jeunes à 30 % des étudiants, tandis que les enfants de cadres passent de 30 % à 11 %.
Les enfants d’ouvriers passent de 30 % des jeunes à 11 % des étudiants, tandis que les enfants de cadres passent de 17 % à 30 %.

Les enfants d’ouvriers passent de 30 % des jeunes à 11 % des étudiants, tandis que les enfants de cadres passent de 17 % à 30 %.

Explication

Les enfants d’ouvriers sont sous-représentés parmi les étudiants du supérieur par rapport à leur part des jeunes, tandis que les enfants de cadres y sont surreprésentés. L’inversion des valeurs attribue à tort aux deux groupes les parts de l’autre.

32. Comment la connaissance du système éducatif et l’autocensure peuvent-elles contribuer aux inégalités d’orientation ?

Les familles populaires élaborent plus souvent des stratégies de réussite, tandis que les familles de cadres renoncent aux filières sélectives.
Les familles de cadres et d’enseignants connaissent mieux le système, tandis que les familles populaires sont écartées des filières sélectives par les classements.
Les familles de cadres et d’enseignants peuvent élaborer des stratégies de réussite, tandis que certaines familles populaires renoncent à demander des filières sélectives.
Les familles de cadres et d’enseignants sont moins informées, tandis que l’autocensure pousse certaines familles populaires vers les filières sélectives.

Les familles de cadres et d’enseignants peuvent élaborer des stratégies de réussite, tandis que certaines familles populaires renoncent à demander des filières sélectives.

Explication

Une meilleure connaissance du système peut aider les familles de cadres et d’enseignants à construire des stratégies d’orientation, alors que l’autocensure peut limiter les demandes de certaines familles populaires. L’explication par une exclusion directe dans les classements ne correspond pas à ce mécanisme d’autocensure.

33. Quelle comparaison décrit la répartition sociale des élèves en CPGE, dans les ENS et dans les écoles de commerce ?

Les enfants d’ouvriers représentent respectivement 3 %, 6,5 % et 2,5 % des élèves, contre 53 %, 49 % et 46 % d’enfants de cadres.
Les enfants d’ouvriers représentent respectivement 6,5 %, 3 % et 2,5 % des élèves, contre 49 %, 53 % et 46 % d’enfants de cadres.
Les enfants d’ouvriers représentent respectivement 6,5 %, 2,5 % et 3 % des élèves, contre 49 %, 46 % et 53 % d’enfants de cadres.
Les enfants d’ouvriers représentent respectivement 49 %, 53 % et 46 % des élèves, contre 6,5 %, 3 % et 2,5 % d’enfants de cadres.

Les enfants d’ouvriers représentent respectivement 6,5 %, 3 % et 2,5 % des élèves, contre 49 %, 53 % et 46 % d’enfants de cadres.

Explication

Les enfants d’ouvriers représentent une part bien plus faible que les enfants de cadres dans chacune de ces filières sélectives, avec les pourcentages indiqués. Les valeurs élevées de 49 %, 53 % et 46 % correspondent aux enfants de cadres, et non aux enfants d’ouvriers.

34. Quelle procédure la loi ORE a-t-elle instaurée en mars 2018 pour l’accès aux formations supérieures ?

L’examen des dossiers et le classement des candidats sur Parcoursup.
La sélection en master 1 plutôt qu’entre le master 1 et le master 2.
Le passage d’épreuves anonymisées et le classement des candidats par concours.
La création de la sélection à l’entrée de l’université et la suppression des dossiers.

L’examen des dossiers et le classement des candidats sur Parcoursup.

Explication

En mars 2018, la loi ORE a instauré l’examen des dossiers et le classement des candidats aux formations supérieures sur Parcoursup. Le déplacement de la sélection en master 1 concerne une autre mesure, mise en place depuis 2016.

35. Comment la loi ORE a-t-elle modifié la sélection à l’entrée de l’université ?

Elle a maintenu les modalités d’accès inchangées et déplacé la sélection vers la fin du premier cycle.
Elle n’a pas créé cette sélection, mais a renforcé la régulation de l’accès aux filières et la sélection sur dossier au détriment du concours.
Elle a supprimé la sélection sur dossier et renforcé le classement des candidats par épreuves.
Elle a créé la sélection à l’université et remplacé l’examen des dossiers par des concours.

Elle n’a pas créé cette sélection, mais a renforcé la régulation de l’accès aux filières et la sélection sur dossier au détriment du concours.

Explication

La loi ORE n’a pas instauré la sélection à l’entrée de l’université, mais elle a renforcé la régulation de l’accès et la sélection sur dossier, au détriment du concours. Dire qu’elle a créé cette sélection confond renforcement d’un dispositif et création de celui-ci.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Système éducatif et sélection scolaire.

Qu’est-ce que le système éducatif ?

L’ensemble organisé d’institutions interdépendantes chargées de l’enseignement et de la formation, suivant des missions et des règles communes.

Quand l’expression « système éducatif » apparaît-elle dans les sources officielles françaises ?

Dans les années 1960-1970.

Quel lien les réformes françaises des années 1960-1970 cherchent-elles à établir ?

Un lien entre l’enseignement primaire et l’enseignement secondaire.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Système éducatif et sélection scolaire.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM