QCM : Systèmes de ventilation des bâtiments — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment fonctionne une VMC simple flux par extraction ?

Elle introduit l’air neuf dans les pièces humides et extrait l’air vicié des pièces principales
Elle introduit l’air neuf dans les pièces principales et extrait l’air vicié des pièces humides
Elle fait circuler l’air entre les pièces sans distinguer les espaces principaux des espaces humides
Elle aspire l’air extérieur pour l’injecter dans toutes les pièces par des bouches motorisées

Elle introduit l’air neuf dans les pièces principales et extrait l’air vicié des pièces humides

Explication

Dans une VMC simple flux par extraction, l’air neuf entre dans les pièces principales tandis que l’air vicié est extrait des pièces humides. L’insufflation consiste au contraire à injecter mécaniquement l’air extérieur dans le logement.

2. Quelle différence distingue une VMC hygroréglable d’une VMC autoréglable ?

La VMC hygroréglable dépend des conditions météorologiques, tandis que l’autoréglable utilise un ventilateur
La VMC hygroréglable adapte son débit à l’humidité, tandis que l’autoréglable privilégie un débit stable
La VMC hygroréglable utilise l’insufflation, tandis que l’autoréglable fonctionne par ventilation naturelle
La VMC hygroréglable maintient un débit fixe, tandis que l’autoréglable réagit au taux d’humidité

La VMC hygroréglable adapte son débit à l’humidité, tandis que l’autoréglable privilégie un débit stable

Explication

La VMC hygroréglable module son débit selon le taux d’humidité, alors que la VMC autoréglable vise la stabilité du débit et la simplicité du fonctionnement. La dépendance aux conditions météorologiques caractérise la ventilation naturelle, pas ces deux systèmes mécaniques.

3. Quelle valeur correspond au seuil réglementaire de dioxyde de carbone dans l’air intérieur, avec une tolérance pouvant atteindre 1300 ppm ?

400 ppm, correspondant à la moyenne extérieure
0,01 % du volume, soit environ 100 ppm
1000 ppm, soit 0,1 % du volume
1300 ppm, correspondant au seuil réglementaire de référence

1000 ppm, soit 0,1 % du volume

Explication

Le seuil réglementaire de CO₂ est fixé à 1000 ppm, soit 0,1 % du volume, avec une tolérance jusqu’à 1300 ppm. La valeur de 400 ppm désigne la concentration moyenne de l’air extérieur et non le seuil réglementaire intérieur.

4. Quelle limite caractérise principalement la ventilation naturelle dans un bâtiment moderne étanche ?

Elle exige un ventilateur électrique pour maintenir la circulation de l’air intérieur
Ses débits varient et ne sont pas contrôlés, avec un risque de courants d’air froid
Elle adapte automatiquement les entrées d’air au taux d’humidité de chaque pièce
Ses débits sont stabilisés par des bouches qui compensent les variations de pression

Ses débits varient et ne sont pas contrôlés, avec un risque de courants d’air froid

Explication

La ventilation naturelle ne garantit pas un débit contrôlé : ses performances dépendent des conditions extérieures et elle peut provoquer des courants d’air froid. L’adaptation automatique à l’humidité relève d’une solution hygroréglable.

5. Que prévoit l’Arrêté du 24 mars 1982 pour les bâtiments d’habitation ?

Une ventilation générale et permanente avec des débits déterminés selon le nombre de pièces principales
Une ventilation naturelle réservée aux locaux à pollution spécifique
Une ventilation industrielle avec des débits calculés selon la puissance des appareils
Une ventilation intermittente avec des débits identiques pour chaque logement

Une ventilation générale et permanente avec des débits déterminés selon le nombre de pièces principales

Explication

L’arrêté impose une ventilation générale et permanente des bâtiments d’habitation, avec des débits liés au nombre de pièces principales, et il a été modifié en 1983. L’arrêté du 12 mars 1976 concerne plutôt les bâtiments hors habitation.

6. Par quel mécanisme l’air circule-t-il dans une ventilation naturelle ?

Par des orifices bas et hauts sous l’effet des différences de pression et des conditions extérieures
Par un ventilateur central qui impose un débit identique dans toutes les pièces
Par un réseau de gaines étanches qui récupère la chaleur de l’air extrait
Par des bouches motorisées qui adaptent le débit à l’humidité intérieure

Par des orifices bas et hauts sous l’effet des différences de pression et des conditions extérieures

Explication

La ventilation naturelle utilise des orifices bas et hauts, et la circulation résulte des différences de pression ainsi que des conditions extérieures. Un ventilateur central correspond à une ventilation mécanique, non à une ventilation naturelle.

7. Où le rejet d’air d’une installation de ventilation doit-il être réalisé ?

À l’extérieur du bâtiment, en dehors des garages, combles, vides sanitaires, hottes et cheminées
Dans un garage ventilé pour protéger la façade contre les salissures
Dans une cheminée existante afin de réutiliser un conduit vertical disponible
Dans les combles afin de limiter la longueur des conduits traversant la toiture

À l’extérieur du bâtiment, en dehors des garages, combles, vides sanitaires, hottes et cheminées

Explication

Le rejet doit déboucher à l’extérieur et ne peut pas être dirigé vers un garage, des combles, un vide sanitaire, une hotte de cuisine ou une cheminée. Les combles et les autres volumes cités ne constituent donc pas des exutoires acceptables.

8. Quel est l’objectif principal du renouvellement d’air dans un logement ?

Conserver l’air intérieur pour stabiliser la pression dans les différentes pièces
Évacuer l’air vicié tout en limitant l’humidité, la condensation et la pollution
Remplacer l’isolation thermique afin de réduire les besoins de chauffage
Augmenter l’humidité intérieure afin de réduire les écarts de température

Évacuer l’air vicié tout en limitant l’humidité, la condensation et la pollution

Explication

Le renouvellement d’air évacue l’air vicié et contribue au confort en limitant l’humidité, la condensation et la pollution. L’isolation thermique peut améliorer la performance énergétique, mais elle ne remplit pas cette fonction de renouvellement.

9. Dans quelle plage se situe l’efficacité habituelle d’un échangeur de chaleur de VMC double flux ?

Entre 40 % et 60 %
Entre 70 % et 90 %
Entre 20 % et 40 %
Entre 95 % et 100 %

Entre 70 % et 90 %

Explication

L’efficacité d’un échangeur de chaleur est généralement comprise entre 70 % et 90 %. Une valeur située entre 40 % et 60 % sous-estime la plage indiquée, tandis qu’une efficacité de 95 % à 100 % la dépasse.

10. Lors de l’entretien d’une VMC, quelles opérations doivent être réalisées pour couvrir les principaux éléments du système ?

Remplacer les ventilateurs, isoler les conduites, régler les sondes et vérifier la pression du réseau
Nettoyer les filtres, régler les thermostats, purger les conduites et remplacer les grilles extérieures
Mesurer la température, dépoussiérer les radiateurs, contrôler les clapets et lubrifier les bouches d’extraction
Nettoyer les bouches, vérifier leurs débits, nettoyer les conduites et ventilateurs, puis remplacer les filtres d’une double flux

Nettoyer les bouches, vérifier leurs débits, nettoyer les conduites et ventilateurs, puis remplacer les filtres d’une double flux

Explication

L’entretien d’une VMC associe le nettoyage des bouches, la mesure et la vérification des débits, le nettoyage des conduites verticales et des ventilateurs, ainsi que le remplacement des filtres d’une double flux. Le nettoyage des bouches ne correspond donc pas au nettoyage du groupe motorisé, qui comprend notamment les ventilateurs.

11. Dans quel cas la ventilation mécanique répartie (VMR) est-elle particulièrement adaptée ?

Dans un local industriel nécessitant une extraction spécialisée
Dans un bâtiment ancien où le passage de gaines est impossible ou trop coûteux
Dans une maison équipée d’un réseau de conduits facilement accessible
Dans un bâtiment neuf conçu autour d’un réseau central complet

Dans un bâtiment ancien où le passage de gaines est impossible ou trop coûteux

Explication

La VMR convient aux bâtiments anciens lorsque la création d’un réseau de gaines est impossible ou trop coûteuse, en insufflant l’air neuf dans les pièces principales et en extrayant l’air vicié des pièces humides. La VMC centralisée repose au contraire sur un réseau complet de gaines.

12. Quelle exigence s’applique aux conduits et aux collecteurs d’une installation de ventilation ?

Ils doivent être souples, plastiques et raccordés sans collecteur intermédiaire
Ils doivent être métalliques, rigides et installés dans un volume chauffé
Ils doivent être rigides, métalliques et munis d’une isolation acoustique continue
Ils doivent être étanches, qu’ils soient souples ou rigides et métalliques ou plastiques

Ils doivent être étanches, qu’ils soient souples ou rigides et métalliques ou plastiques

Explication

Les conduits et collecteurs peuvent utiliser le plastique ou le métal, et prendre une forme souple ou rigide, mais ils doivent assurer l’étanchéité du réseau. Le matériau et la rigidité ne constituent donc pas des exigences uniques.

13. Lorsque la distance recommandée de 8 mètres entre la prise d’air neuf et le rejet ne peut pas être respectée, quelles distances minimales s’appliquent selon le type d’installation ?

0,30 m pour une installation individuelle et 1,20 m pour une installation collective
0,60 m pour une installation individuelle et 1,80 m pour une installation collective
1,80 m pour une installation individuelle et 0,60 m pour une installation collective
1,20 m pour une installation individuelle et 2,40 m pour une installation collective

0,60 m pour une installation individuelle et 1,80 m pour une installation collective

Explication

Lorsque 8 mètres sont impossibles, le DTU 68.3 indique une distance minimale de 0,60 m en installation individuelle et de 1,80 m en installation collective. Les autres couples de distances ne correspondent pas aux valeurs prescrites.

14. Quels débits réglementaires sont indiqués pour une maison T3 ?

30 m³/h en cuisine, 45 m³/h en salle de bains et 15 m³/h en WC
45 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 15 m³/h en WC
15 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 45 m³/h en WC
45 m³/h en cuisine, 15 m³/h en salle de bains et 30 m³/h en WC

45 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 15 m³/h en WC

Explication

Pour une maison T3, les valeurs indiquées sont de 45 m³/h en cuisine, 30 m³/h en salle de bains et 15 m³/h en WC. Les autres réponses permutent les débits entre les différentes pièces.

15. Quel indicateur permet de déterminer le moment de changer les filtres d’une VMC double flux ?

La différence de pression mesurée avant et après le filtre
Le niveau sonore produit par le ventilateur de soufflage
Le débit d’air relevé au niveau des bouches d’extraction
La température moyenne mesurée dans les conduites principales

La différence de pression mesurée avant et après le filtre

Explication

Le changement des filtres repose sur la différence de pression mesurée en amont et en aval du filtre, car cette mesure renseigne sur son encrassement. Le débit indique plutôt la quantité d’air ventilée et ne constitue pas l’indicateur décrit pour décider du remplacement du filtre.

16. Quelle conséquence peut résulter d’une mauvaise installation de VMC ?

Une mauvaise qualité de l’air accompagnée de risques sanitaires
Une amélioration automatique des débits d’air réglementaires
Une diminution garantie des besoins de chauffage du bâtiment
Une suppression des nuisances sonores produites par les équipements

Une mauvaise qualité de l’air accompagnée de risques sanitaires

Explication

Une mauvaise installation de VMC peut dégrader la qualité de l’air et entraîner des risques sanitaires, ainsi qu’une condensation excessive, une surconsommation énergétique et un bruit excessif. Elle ne garantit donc ni une baisse du chauffage, ni une réduction du bruit, ni une amélioration des débits.

17. Quelle obligation la RE2020 introduit-elle pour les bâtiments d’habitation neufs concernant la ventilation ?

Elle impose un seuil de défaut d’étanchéité et un contrôle de l’installation de ventilation
Elle fixe un débit identique pour toutes les pièces et supprime les contrôles de réception
Elle remplace les règles de ventilation par une simple exigence d’isolation thermique
Elle impose une ventilation naturelle et interdit les systèmes mécaniques double flux

Elle impose un seuil de défaut d’étanchéité et un contrôle de l’installation de ventilation

Explication

La RE2020 fixe un seuil de défaut d’étanchéité selon le type de bâtiment et rend obligatoire le contrôle de l’installation de ventilation dans l’habitation neuve. Elle ne supprime pas les systèmes mécaniques et ne réduit pas la réglementation à l’isolation.

18. Quelle combinaison de fonctions définit une VMC double flux ?

Insuffler l’air neuf, refroidir le bâtiment et produire l’eau chaude sanitaire
Filtrer l’air extrait, stocker la chaleur et renouveler l’air par tirage naturel
Extraire l’air vicié, chauffer les pièces et évacuer l’humidité par les fenêtres
Insuffler et extraire l’air, filtrer l’air neuf et récupérer la chaleur par échangeur

Insuffler et extraire l’air, filtrer l’air neuf et récupérer la chaleur par échangeur

Explication

Une VMC double flux assure simultanément l’insufflation et l’extraction, filtre l’air entrant et récupère la chaleur de l’air extrait grâce à un échangeur. La production d’eau chaude et le tirage naturel ne définissent pas ce système.

19. Un échangeur reçoit un flux maximal de 500 unités et restitue un flux réel de 400 unités ; quelle est son efficacité ?

η=125 %\eta = 125\,\%
η=80 %\eta = 80\,\%
η=20 %\eta = 20\,\%
η=900 %\eta = 900\,\%

$$\eta = 80\,\%$$

Explication

L’efficacité se calcule par le rapport entre le flux réel et le flux maximal : η=400500=0,8=80 %\eta = \frac{400}{500} = 0{,}8 = 80\,\%. Elle ne correspond pas au débit d’air, qui mesure une quantité d’air par unité de temps.

20. Quels éléments caractérisent le caisson d’extraction d’une installation de ventilation ?

Il contient un échangeur thermique et doit être placé près des bouches d’insufflation
Il contient un ventilateur motorisé et peut être placé dans les combles, un local technique ou en toiture
Il contient un filtre d’air neuf et doit être intégré dans chaque pièce principale
Il contient un registre manuel et doit être installé dans le vide sanitaire

Il contient un ventilateur motorisé et peut être placé dans les combles, un local technique ou en toiture

Explication

Le caisson d’extraction abrite un ventilateur motorisé et peut être implanté dans plusieurs emplacements techniques, notamment les combles, un local technique ou la toiture. L’échangeur et le filtre d’air neuf caractérisent plutôt les fonctions propres à une double flux.

21. Lequel de ces éléments fait partie des défauts pouvant être diagnostiqués dans une installation de ventilation ?

La couleur des grilles de ventilation
La variation de la température extérieure
La puissance nominale du réseau électrique
Le non-respect des débits réglementaires

Le non-respect des débits réglementaires

Explication

Le non-respect des débits réglementaires fait partie des défauts diagnostiqués, au même titre que la condensation, l’engraissement des ventilateurs, les mauvaises odeurs et le bruit excessif. La température extérieure, la couleur des grilles et la puissance électrique ne sont pas citées comme défauts de ventilation dans cette liste.

22. Comment une VMC autoréglable maintient-elle un débit stable malgré les différences de pression ?

Grâce à des grilles fixes qui évacuent l’air selon les conditions météorologiques
Grâce à un système d’insufflation qui pousse l’air vicié vers l’extérieur
Grâce à des bouches d’extraction et des entrées d’air autoréglables
Grâce à des capteurs d’humidité qui modifient les débits selon chaque pièce

Grâce à des bouches d’extraction et des entrées d’air autoréglables

Explication

Une VMC autoréglable utilise des bouches d’extraction et des entrées d’air autoréglables pour maintenir un débit constant malgré les variations de pression. La modulation en fonction de l’humidité caractérise plutôt une VMC hygroréglable.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Systèmes de ventilation des bâtiments.

Qu'est-ce que le renouvellement d’air ?

Évacuer l’air vicié et maintenir le confort en limitant humidité, condensation et pollution.

Quel est le seuil réglementaire de CO₂ en ppm ?

1000 ppm.

Quelle est la tolérance maximale du seuil de CO₂ en ppm ?

1300 ppm.

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