Rayonnements ionisants → traitements plus pénétrants, mieux ciblés et mieux tolérés
★ À maîtriser
📌 La radiothérapie externe place la source de rayonnement en dehors du malade, tandis que la curiethérapie place une source radioactive scellée à l'intérieur de l'organisme.
Les rayonnements utilisés peuvent être:
La radiothérapie moderne utilise des rayonnements d'énergies comprises entre et , dits mégavoltages ou hautes énergies.
📌 La radiothérapie curative cherche à guérir et à prévenir la récidive, la radiothérapie palliative cherche à freiner l'évolution de la maladie, et la radiothérapie symptomatique cherche à soulager un symptôme.
Compléments
Imagerie = diagnostic ; radiothérapie = traitement
📌 Le plateau technique d'un centre de radiothérapie doit permettre des traitements diversifiés dans une gamme d'énergie comprise au moins entre 6 et 15 MV.
L'équipe minimale comprend: un médecin spécialisé en oncologie-radiothérapie, une personne spécialisée en radiophysique médicale, un dosimétriste, des manipulateurs en électroradiologie médicale
L'imagerie est nécessaire pour: la définition anatomique et le centrage, la localisation des volumes cibles et des organes sensibles, la dosimétrie
★ À maîtriser
📌 Les salles de traitement intègrent des mesures de radioprotection, notamment des portes blindées actionnées électriquement et une chicane à l'entrée.
Les accélérateurs linéaires permettent de choisir entre des faisceaux d'électrons et de photons ainsi qu'entre différentes énergies, afin de déposer la dose à diverses profondeurs et de limiter l'irradiation cutanée.
Dans un accélérateur linéaire, les électrons sont produits, regroupés en paquets, accélérés, puis transformés en faisceaux d'électrons ou de photons et mesurés pour garantir leur qualité.
Le canon à électrons repose sur l'effet thermoélectronique : une cathode de tungstène chauffée par effet Joule émet des électrons, attirés vers une anode positive et réglés par une grille de contrôle.
Compléments
Canon → groupement → accélération → faisceau
★ À maîtriser
Dans les cavités de groupement, le champ électrique passe par les phases nulle, négative, nulle et positive : il ne modifie pas la vitesse, ralentit, ne la modifie pas, puis accélère successivement les électrons.
Les premières cavités regroupent les électrons en paquets sur quelques dizaines de centimètres afin qu’ils arrivent régulièrement en phase avec les alternances accélératrices du champ électrique.
📌 Dans une structure à onde progressive, l’onde incidente accélère continuellement les électrons cavité par cavité, tandis que dans une structure à onde stationnaire l’onde réfléchie se superpose à l’onde incidente et crée des cavités accélératrices et des cavités de couplage.
Compléments
📐 Formule — À une fréquence de 3 000 MHz correspond une longueur d’onde de 10 cm selon .
Champ variable → ralentissement ou accélération → paquets d’électrons synchronisés
★ À maîtriser
📌 Le magnétron est utilisé pour les appareils produisant des rayonnements d’énergie inférieure à 15 MeV, tandis que le klystron est utilisé pour les appareils produisant des rayonnements de 15 à 25 MeV.
Compléments
Le magnétron produit une onde électromagnétique en imposant aux électrons d’un tube à vide une trajectoire modifiée par un champ magnétique, puis l’onde est prélevée et guidée vers la section accélératrice.
Le klystron module la vitesse des électrons en paquets, amplifie le signal haute fréquence dans plusieurs cavités résonantes, puis transmet le signal vers la section accélératrice par le guide d’onde.
Le modulateur utilise un pulse forming network fondé sur la charge et la décharge d’un ensemble condensateur-bobine, et les impulsions hyperfréquence durent quelques microsecondes pour une puissance pouvant atteindre 3 MW.
Magnétron oscillateur sous 15 MeV, klystron amplificateur de 15 à 25 MeV
★ À maîtriser
La tête de déviation impose au faisceau une boucle de 270° au moyen d’électro-aimants afin de le rendre perpendiculaire à l’axe de la section accélératrice et de le focaliser sur l’axe du collimateur.
La fente d’énergie sélectionne les électrons de l’énergie voulue en arrêtant par des plaques métalliques ceux dont l’énergie est trop élevée ou trop faible.
📌 Pour une même force magnétique, les électrons plus lents suivent une trajectoire de plus petit rayon et les électrons plus rapides une trajectoire de plus grand rayon.
📌 En mode électrons, le faisceau est élargi pour couvrir une surface utile de 30 × 30 cm, tandis qu’en mode photons une cible de tungstène est interposée pour produire des rayons X.
Compléments
📌 Le système à balayage élargit le faisceau par deux paires d’électro-aimants sans obstacle sur le trajet, tandis que le système à diffusion utilise deux feuilles métalliques pour disperser les électrons.
Dévier → trier → élargir ou convertir → collimater
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 La rigidité du plan de table est indispensable à la reproductibilité du positionnement du patient, tandis que la flèche due au poids du patient peut provoquer une imprécision du centrage.
📌 La rotation isocentrique fait pivoter ensemble le pied et le plan de table autour d’un axe vertical passant par la source lorsque le bras est à 0°, tandis que la rotation du plan fait pivoter le plan autour d’un axe passant par le milieu du pied, qui reste fixe.
Compléments
📌 Le manipulateur doit relier les paramètres X et Y du collimateur à la projection du champ sur l’anatomie du patient, car Y1 et Y2 peuvent être inversés selon le constructeur ou après une rotation de collimateur de 90°.
Les trois lasers se croisent en un point fixe : l’isocentre.
★ À maîtriser
📐 Formule — Le facteur coin est le rapport des doses absorbées mesurées avec et sans filtre en coin : .
📌 Pour chaque traitement, le manipulateur doit vérifier la concordance entre la rotation du collimateur, la position du filtre ou des lames, les volumes irradiés et le nombre d’unités moniteur.
Compléments
Les bords internes biseautés des caches focalisés sont parallèles aux limites du faisceau et réduisent considérablement la pénombre de transmission.
La pénombre de transmission des collimateurs multilames est d’environ 5 mm et la fuite après les lames est inférieure à 2 %.
La mise en œuvre du bolus comprend: la préparation du bolus, la fixation du bolus, la vérification de son état et de son épaisseur, le respect des distances, les moyens d’identitovigilance, les moyens d’hygiène hospitalière
Modifier le faisceau → mieux conformer la dose et protéger les tissus sains.
★ À maîtriser
📌 En radiothérapie, la dosimétrie comprend la calibration des faisceaux et le calcul de la dose en tout point d’un volume défini pour la planification clinique.
📌 La dosimétrie vise à calculer la dose absorbée dans les tissus afin de prévoir les effets du traitement sur les tissus sains et tumoraux et de déterminer la balistique à partir de la prescription médicale.
Compléments
La dosimétrie en radiothérapie est placée sous la responsabilité d’un physicien, certaines tâches pouvant être confiées à un dosimétriste formé.
Les principaux détecteurs sont:
Calibration du faisceau ≠ calcul de la dose dans le patient.
★ À maîtriser
📐 Formule — Le rendement en profondeur vérifie , où est la dose à la profondeur z et la dose à la profondeur de l’équilibre électronique.
Pour les photons de haute énergie, la dose augmente depuis la surface jusqu’à la profondeur de l’équilibre électronique, puis diminue de manière exponentielle lorsque le faisceau s’atténue.
Pour des rayons X de 6 MV, la dose à la surface est de 40 %, la profondeur de l’équilibre électronique de 16 mm et la profondeur du 50 % de 16 cm, tandis que pour 18 MV ces valeurs sont respectivement de 25 %, 32 mm et 20 cm.
📌 Les électrons sont particulièrement utilisés pour les localisations superficielles parce qu’ils provoquent de multiples interactions et présentent une chute rapide de la dose absorbée en profondeur.
📐 Formule — Pour les électrons, la profondeur du point recevant 85 % de la dose peut être estimée par et le parcours pratique par , avec E exprimée en MeV et les profondeurs en centimètres.
Compléments
La pénombre physique est la zone comprise entre les points recevant 80 % et 20 % de la dose.
Pour des électrons de 6, 9 et 18 MeV, la dose à la surface est respectivement de 75 %, 80 % et 90 %, et la profondeur du 50 % est respectivement de 2,5 cm, 3,5 cm et 7 cm.
Axe → profil → volume : rendement, pénombre, surfaces isodoses.
★ À maîtriser
📐 Formule — Pour un faisceau d’électrons, la profondeur du point recevant 85 % de la dose vérifie , avec E exprimée en MeV et R85 en centimètres.
📐 Formule — Pour un faisceau d’électrons, le parcours pratique vérifie , avec E exprimée en MeV et Rp en centimètres.
📌 Les courbes isodoses des électrons montrent une forte diffusion latérale, qui élargit la pénombre et expose des tissus situés au-delà des limites géométriques du champ.
Compléments
📌 En dosimétrie clinique, les corrections doivent prendre en compte l’obliquité de la surface d’entrée et les hétérogénéités de densité tissulaire, car les isodoses suivent la surface et l’atténuation varie selon que le faisceau traverse de l’air, de l’os ou des tissus mous.
Énergie croissante → équilibre électronique plus profond
📌 La cancérogenèse comprend l’initiation, événement irréversible lié à des mutations de l’ADN, puis la promotion, étape de multiplication de la cellule mutée pouvant conduire à un cancer, une tumeur bénigne ou un état précancéreux.
🔄 L’évolution épithéliale suit la séquence suivante:
L’extension métastatique est la caractéristique essentielle de la malignité d’une tumeur, et plus de 50 % des cancers ont pour cause de décès les métastases plutôt que la croissance locale.
🔄 La démarche diagnostique associe:
Initiation → promotion → invasion → métastases
★ À maîtriser
📌 Le volume traité (TV) reçoit au moins la dose minimale du volume planifié, tandis que le volume irradié (IV) reçoit une proportion déterminée de la dose prescrite, par exemple 50 %.
Une prescription de radiothérapie associe obligatoirement la dose totale, l’étalement et le fractionnement, tout en précisant les volumes à traiter et les organes à protéger.
Un surdosage supérieur à 5 % peut entraîner de graves complications, tandis qu’un sous-dosage supérieur à 5 % augmente le risque de récidive.
Compléments
GTV → CTV → PTV → TV → IV
★ À maîtriser
📌 La technique DSP place l’isocentre sur la peau du patient, tandis que la technique DSA, ou technique isocentrique, place l’isocentre à l’intérieur du patient.
📐 Formule — Pour un faisceau utilisant la technique DSA, la distance source-peau vérifie , où p est la profondeur de l’isocentre.
📌 L’installation du patient doit rendre le volume cible accessible, écarter les structures saines, immobiliser le patient pendant toute la séance et permettre une reproductibilité stricte entre les séances.
Compléments
DSP : isocentre cutané ; DSA : isocentre interne
★ À maîtriser
📌 Les cartes isodoses représentent la répartition spatiale de la dose dans les plans anatomiques, tandis que les histogrammes dose-volume détaillent la relation entre les doses et les volumes de chaque organe.
Compléments
📐 Formule — Pour un faisceau, la distance source-peau vérifie et, lorsque la rotation du bras est à 0°, l’épaisseur du patient vérifie .
Faisceaux convergents → dose concentrée sur la cible, tissus sains mieux épargnés
Un TPS permet de recueillir les données anatomiques, délinéer et segmenter les volumes, placer virtuellement les faisceaux, réaliser les études dosimétriques, évaluer et optimiser les plans, produire des cartes isodoses et des histogrammes dose-volume, puis exporter les paramètres vers les appareils de traitement.
Le transfert des paramètres comprend l’installation du patient, les déplacements de table entre le centrage scanner et le centrage définitif, les paramètres de la technique et la position de l’isocentre, puis les paramètres propres à chaque faisceau.
La méthodologie de la RCMI comprend la délinéation des volumes cibles et des organes à risque, la définition des contraintes, la mise en place de la balistique, la planification inverse, le séquençage des fluences, le calcul de dose, la validation médicale et les contrôles avant traitement.
📌 En planification directe, les paramètres des faisceaux sont choisis puis la distribution de dose est calculée, tandis qu’en planification inverse les objectifs et contraintes de dose sont fixés avant que l’algorithme ne calcule automatiquement les intensités et les paramètres des faisceaux.
📌 La radiochirurgie est un traitement non fractionné délivrant une dose unique de 12 à 90 Gy, tandis que la stéréo-radiothérapie utilise un hypofractionnement de trois à huit séances.
La pénombre représente proportionnellement une part d'autant plus importante du champ d'irradiation que celui-ci est petit : elle atteint 6 % pour un champ de 15 × 15 cm, 8 % pour 10 × 10 cm, 14 % pour 5 × 5 cm et 22,5 % pour 2 × 2 cm.
Pour une prescription sur une isodose d'enveloppe, la dose est attribuée à une isodose inférieure à 100 %, par exemple 80 %, car le profil de dose d'un petit champ présente un pic plutôt qu'un plateau ; tous les points du volume reçoivent alors au moins 80 % de la dose délivrée, tandis que certains reçoivent entre 80 et 100 %.
En stéréo-radiothérapie, les marges de repositionnement sont strictes en raison des fortes doses, du gradient de dose et de la petite taille du volume cible.
Le tracking suit les mouvements de la tumeur pendant l'irradiation, tandis que l'IGRT vérifie le repositionnement du patient par une imagerie de contrôle avant chaque séance.
Le médecin radiothérapeute valide la prescription, la dosimétrie prévisionnelle et l'installation, le radiophysicien organise les contrôles dosimétriques et le manipulateur réalise l'irradiation selon le plan validé.
La dosimétrie in vivo mesure directement chez le patient la dose réellement délivrée à l'aide de dosimètres thermoluminescents à lecture différée ou de détecteurs semi-conducteurs permettant une mesure en temps réel.
La qualité du traitement nécessite: l'intégration des prescriptions médicales et physiques, la maîtrise des paramètres de l'appareil, la rigueur d'installation du patient, le contrôle du positionnement par imagerie, le contrôle de la dose par dosimétrie in vivo, la surveillance du fonctionnement des appareils, la surveillance clinique du patient
Un mauvais centrage peut entraîner un sous-dosage du PTV, et des études menées dans les années 1990 ont rapporté 10 à 20 % d'erreurs supérieures à 10 mm.
Images → contours → faisceaux → dosimétrie → transfert
| Type | Dose et séances | But |
|---|---|---|
| Curative | 40 à 80 Gy | Guérir et éviter la récidive |
| Palliative | 30 Gy en 10 à 12 séances | Freiner l'évolution et obtenir une rémission temporaire |
| Symptomatique | 10 à 20 Gy en 1 à 5 séances | Soulager un symptôme |
| Caractéristique | Onde progressive | Onde stationnaire |
|---|---|---|
| Principe | Propagation de l’onde dans la section | Superposition de l’onde incidente et réfléchie |
| Élément spécifique | Charge absorbant la puissance résiduelle | Cavités de couplage |
| Avantage principal | Accélération cavité par cavité | Structure plus courte et rendement global augmenté |
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1. Quel événement scientifique de 1895 a rapidement été envisagé pour des applications thérapeutiques ?
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Qu'est-ce que la radiothérapie ?
Un traitement utilisant des radiations ionisantes ciblant les tissus morbides.
Radiothérapie, objectif
Agir sur tissus morbides, préserver tissus sains
Qui a découvert les rayons X en 1895 ?
W.C. Roentgen.
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