QCM : Technique sportive et apprentissage (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle la technique joue-t-elle dans l’accomplissement d’une tâche?

Elle fournit des moyens transmissibles pour réaliser la tâche avec efficacité.
Elle vise surtout à accroître la difficulté de la tâche accomplie.
Elle sert principalement à reproduire les gestes spontanés de l’être humain.
Elle constitue une fin en soi, indépendamment du résultat de la tâche.

Elle fournit des moyens transmissibles pour réaliser la tâche avec efficacité.

Explication

La technique regroupe des moyens transmissibles mis en œuvre pour effectuer une tâche le plus efficacement possible. La considérer comme une fin en soi inverse son rôle de moyen au service de l’efficacité.

2. Quelle distinction caractérise les techniques du corps et les gestes dits « extra-ordinaires »?

Les techniques du corps se transmettent culturellement, tandis que les gestes extra-ordinaires doivent être appris.
Les techniques du corps sont innées, tandis que les gestes extra-ordinaires se transmettent culturellement.
Les techniques du corps sont spontanées, tandis que les gestes extra-ordinaires sont des réflexes naturels.
Les techniques du corps sont individuels, tandis que les gestes extra-ordinaires sont appris par imitation.

Les techniques du corps se transmettent culturellement, tandis que les gestes extra-ordinaires doivent être appris.

Explication

Les techniques du corps s’acquièrent et se transmettent culturellement, et les gestes extra-ordinaires ne sont pas naturels et doivent être appris. L’idée que les techniques du corps sont innées confond transmission culturelle et caractère naturel.

3. Un sportif cherche à améliorer l’efficacité de sa technique en vue d’un résultat donné; quel objectif correspond à cette efficacité?

Accroître la dépense d’énergie pour obtenir le résultat plus rapidement.
Atteindre le résultat en réduisant les dépenses de temps et d’énergie.
Privilégier la précision du geste sans tenir compte du temps mobilisé.
Répéter le geste selon une forme fixe, indépendamment du résultat obtenu.

Atteindre le résultat en réduisant les dépenses de temps et d’énergie.

Explication

L’efficacité technique consiste à atteindre un résultat en minimisant les dépenses de temps et d’énergie. Accroître la dépense énergétique va à l’encontre de l’un des critères énoncés.

4. Comment reconnaître une habileté discrète?

Son geste se répète sans limites temporelles nettement perceptibles.
Elle enchaîne plusieurs gestes techniques distincts dans une séquence.
Son geste possède un début et une fin que l’on peut repérer.
Elle associe nécessairement un déplacement à la manipulation d’un objet.

Son geste possède un début et une fin que l’on peut repérer.

Explication

Une habileté discrète est délimitée par un début et une fin identifiables. Une répétition sans limites nettes caractérise plutôt une habileté continue.

5. Un exercice demande d’enchaîner plusieurs gestes techniques distincts; de quel type d’habileté s’agit-il?

Une habileté continue, qui répète un geste sans limites nettes.
Une habileté posturale, qui organise le maintien du corps.
Une habileté discrète, qui forme un geste délimité unique.
Une habileté sérielle, qui relie plusieurs gestes distincts.

Une habileté sérielle, qui relie plusieurs gestes distincts.

Explication

Une habileté sérielle consiste à enchaîner plusieurs gestes techniques distincts. Un geste unique délimité correspond à une habileté discrète, et non à une séquence de gestes.

6. Quelle caractéristique définit une habileté continue?

Elle répète un geste sans début ni fin nettement perceptibles.
Elle combine le déplacement du corps et la manipulation d’un objet.
Elle enchaîne des gestes différents dont les limites sont repérables.
Elle comprend un geste isolé avec un commencement et un terme identifiables.

Elle répète un geste sans début ni fin nettement perceptibles.

Explication

Une habileté continue repose sur la répétition d’un geste sans limites nettes. Un geste isolé avec un début et une fin repérables relève plutôt de l’habileté discrète.

7. Un entraîneur évalue la forme visible d’un geste en la comparant à des normes reconnues comme efficaces; quelle analyse privilégie-t-il?

L’analyse fonctionnelle, centrée sur le problème rencontré en situation.
La méthode globale, centrée sur la fonction du geste dans le jeu.
L’analyse formelle, centrée sur la forme observable et les normes du geste.
L’approche cumulative, centrée sur l’apprentissage du geste en situation.

L’analyse formelle, centrée sur la forme observable et les normes du geste.

Explication

L’analyse formelle porte principalement sur la forme observable du geste et sur les normes reconnues comme efficaces. L’analyse fonctionnelle part plutôt du problème à résoudre en situation.

8. Comment l’analyse fonctionnelle conçoit-elle la technique?

Comme une forme gestuelle stable à reproduire selon des normes reconnues.
Comme un assemblage de sous-parties travaillées séparément avant le jeu.
Comme une conduite adaptative répondant à un problème rencontré en situation.
Comme un modèle observable dont la conformité détermine l’efficacité.

Comme une conduite adaptative répondant à un problème rencontré en situation.

Explication

L’analyse fonctionnelle considère la technique comme une conduite adaptative en réponse à un problème rencontré en situation. La réduire à une forme stable à reproduire correspond davantage à une approche formelle.

9. Dans une approche fonctionnelle, quelle démarche suit un joueur confronté à un problème de jeu?

Il mémorise une technique, la répète, puis rencontre un problème de jeu.
Il rencontre le problème, recherche une solution, puis mobilise une technique adaptée.
Il décompose le geste, apprend ses parties, puis les assemble en situation.
Il compare son geste à un modèle, puis reproduit sa forme durant le jeu.

Il rencontre le problème, recherche une solution, puis mobilise une technique adaptée.

Explication

La démarche fonctionnelle part du problème de jeu, conduit le joueur à rechercher une solution, puis à mobiliser une technique adaptée. Apprendre d’abord les parties d’un geste avant de les assembler décrit plutôt une approche cumulative.

10. Quelle opposition distingue la méthode analytique de la méthode globale dans l’enseignement technique?

L’analytique décompose le geste et privilégie sa forme; la globale l’aborde en situations de jeu et privilégie sa fonction.
L’analytique et la globale décomposent le geste, mais diffèrent par le nombre de sous-parties enseignées.
L’analytique travaille le geste en jeu et privilégie sa fonction; la globale enseigne ses sous-parties séparément.
L’analytique part d’un problème de jeu et privilégie la fonction; la globale décompose le geste et privilégie sa forme.

L’analytique décompose le geste et privilégie sa forme; la globale l’aborde en situations de jeu et privilégie sa fonction.

Explication

La méthode analytique décompose la technique en sous-parties et met l’accent sur la forme; la méthode globale la travaille dans des situations de jeu authentiques et met l’accent sur sa fonction. Partir d’un problème de jeu pour rechercher une réponse relève de l’approche fonctionnelle, et non de la méthode analytique.

11. Dans une séance, comment l’alternance global-analytique-global organise-t-elle le travail technique ?

Elle entraîne d’abord plusieurs gestes en jeu, puis en choisit un sans le remettre en contexte.
Elle place d’abord le geste en situation de jeu, l’isole pour travailler un aspect précis, puis le réintègre au jeu.
Elle fait pratiquer le jeu, puis remplace le travail technique par une analyse vidéo de la situation.
Elle commence par isoler le geste, le travaille séparément, puis passe à un exercice technique sans jeu.

Elle place d’abord le geste en situation de jeu, l’isole pour travailler un aspect précis, puis le réintègre au jeu.

Explication

Cette alternance contextualise la technique en jeu, permet de travailler un aspect précis de façon analytique, puis le recontextualise. Un travail séparé qui ne revient pas à une situation de jeu ne correspond pas à cette démarche.

12. Comment la contextualisation progressive fait-elle évoluer un apprentissage ?

Elle fait passer d’abord par les situations les plus complexes avant de simplifier.
Elle conserve la même difficulté tout en augmentant le nombre de répétitions.
Elle conduit du plus simple vers des situations de plus en plus complexes.
Elle remplace progressivement les situations de jeu par des exercices sans opposition.

Elle conduit du plus simple vers des situations de plus en plus complexes.

Explication

La contextualisation progressive organise l’apprentissage du simple vers le complexe. Augmenter les répétitions sans faire évoluer la difficulté ne décrit pas cette progression.

13. Un joueur observe un défenseur qui se déplace et choisit une passe adaptée au moment opportun. Quel aspect de l’intelligence de jeu cette situation illustre-t-elle ?

Répéter un geste technique appris sans tenir compte de l’évolution du jeu.
Privilégier la vitesse d’exécution avant d’identifier les informations utiles.
Appliquer une réponse prévue à l’avance sans l’ajuster à la situation observée.
Lire la situation pour choisir et exécuter le geste approprié au bon moment.

Lire la situation pour choisir et exécuter le geste approprié au bon moment.

Explication

L’intelligence de jeu implique de lire la situation, puis de choisir et d’exécuter le geste approprié au bon moment. Une réponse fixée à l’avance sans tenir compte de la situation ne relève pas de cette adaptation.

14. Quelles étapes composent la prise de décision sportive, depuis l’observation jusqu’à l’action ?

Exécuter un geste, percevoir son résultat, puis choisir une réponse différente.
Percevoir les informations, exécuter une réponse, puis décider quelle action choisir.
Choisir une réponse, exécuter l’action, puis percevoir les informations utiles.
Percevoir les informations, choisir une réponse, puis exécuter l’action.

Percevoir les informations, choisir une réponse, puis exécuter l’action.

Explication

La décision mobilise la perception des informations, le choix d’une réponse et l’exécution de l’action dans cet ordre. L’exécution réalise la réponse choisie ; elle ne précède pas le choix.

15. Quelle différence caractérise le traitement de l’information chez un débutant et chez un expert en situation de jeu ?

Le débutant se fie à un seul indice, tandis que l’expert attend d’avoir traité chaque information disponible.
Le débutant et l’expert analysent les indices de la même façon, mais l’expert exécute plus vite.
Le débutant repère d’abord les espaces libres, tandis que l’expert traite les informations une par une.
Le débutant traite les informations successivement, tandis que l’expert sélectionne les indices pertinents, comme les espaces libres.

Le débutant traite les informations successivement, tandis que l’expert sélectionne les indices pertinents, comme les espaces libres.

Explication

Le débutant tend à traiter les informations les unes après les autres, alors que l’expert sélectionne les indices pertinents, notamment les espaces libres. La différence ne se réduit donc pas à une exécution plus rapide après un traitement identique.

16. Pourquoi une technique maîtrisée doit-elle pouvoir varier selon les situations de jeu ?

Parce qu’elle s’adapte à des situations différentes et prend son sens dans leur contexte.
Parce qu’elle sert à remplacer la lecture du jeu par un geste appris à l’entraînement.
Parce qu’elle doit garder une forme identique afin de rester reconnaissable dans chaque situation.
Parce qu’elle est pertinente lorsque le joueur reproduit une forme technique sans tenir compte du contexte.

Parce qu’elle s’adapte à des situations différentes et prend son sens dans leur contexte.

Explication

La technique est adaptable à des situations différentes et son sens dépend du contexte de jeu. La reproduire sans tenir compte de ce contexte ne permet pas cette adaptation.

17. Comment un coach peut-il utiliser une situation de jeu pour aider les joueurs à apprendre à décider ?

Il les fait jouer puis pose des questions qui les amènent à analyser leur pratique.
Il remplace les situations de jeu par des exercices techniques sans échange avec les joueurs.
Il interrompt le jeu pour donner directement la réponse à reproduire dans chaque cas.
Il demande aux joueurs de mémoriser les consignes avant de discuter de leur expérience.

Il les fait jouer puis pose des questions qui les amènent à analyser leur pratique.

Explication

L’apprentissage de la décision peut s’appuyer sur des situations de jeu et sur les questions du coach, afin d’amener les joueurs à analyser leur pratique. Donner directement une réponse à reproduire ne mobilise pas cette analyse.

18. Quelle séquence décrit une démarche expérimentale pour apprendre à prendre des décisions ?

Agir d’abord, retenir la réponse obtenue, puis appliquer la même solution aux situations suivantes.
Observer une action, reproduire son résultat, puis formuler un problème sans tester d’hypothèse.
Proposer une hypothèse, observer le jeu, formuler un problème, puis choisir une réponse sans agir.
Formuler un problème, proposer une hypothèse, agir, observer le résultat et élaborer de nouvelles hypothèses.

Formuler un problème, proposer une hypothèse, agir, observer le résultat et élaborer de nouvelles hypothèses.

Explication

La démarche expérimentale enchaîne la formulation d’un problème, une hypothèse de solution, l’action, l’observation du résultat et de nouvelles hypothèses. Appliquer une réponse retenue sans l’examiner ne permet pas de renouveler les hypothèses à partir du résultat.

19. En quoi le fait d’avoir déjà rencontré une situation peut-il aider un joueur à décider ?

Elle conduit le joueur à répéter le geste le plus récent, même si le contexte a changé.
Elle dispense le joueur de percevoir les informations présentes dans la situation.
La reconnaissance de la situation aide le joueur à choisir une réponse adaptée.
Elle permet au joueur de choisir une réponse avant que la situation soit identifiable.

La reconnaissance de la situation aide le joueur à choisir une réponse adaptée.

Explication

Reconnaître une situation déjà vécue aide le joueur à sélectionner une réponse adaptée. Cette reconnaissance ne signifie pas qu’il peut ignorer les informations propres à la situation actuelle.

20. Un joueur perçoit un espace libre, mais choisit une action qui ne permet pas d’en profiter. Quel principe explique cette décision de faible qualité ?

La qualité dépend de la pertinence du lien entre les informations perçues et l’action réalisée.
La qualité dépend de la vitesse d’exécution, même si l’action ne correspond pas aux indices perçus.
La perception correspond à la réponse produite, tandis que l’action désigne les informations recueillies.
La qualité dépend principalement du nombre d’informations perçues, indépendamment de l’action choisie.

La qualité dépend de la pertinence du lien entre les informations perçues et l’action réalisée.

Explication

Une décision de qualité relie de manière pertinente ce que le joueur perçoit à l’action qu’il doit réaliser. Recueillir des informations sans les relier à une action adaptée ne suffit pas.

21. Que regroupe la sensibilité somatique ?

Les informations sensorielles issues du corps, comme le toucher, la proprioception et la nociception
Les signaux visuels et auditifs utilisés pour repérer les objets dans l’environnement
Les commandes motrices qui activent les muscles pendant un mouvement volontaire
Les réponses physiologiques qui régulent la température et l’équilibre hydrique du corps

Les informations sensorielles issues du corps, comme le toucher, la proprioception et la nociception

Explication

La sensibilité somatique rassemble des informations provenant du corps, notamment celles du toucher, de la proprioception et de la nociception. La proprioception renseigne sur la position corporelle, tandis que la nociception est notamment liée à la douleur.

22. Lorsqu’un sportif ajuste sa posture sans regarder ses membres, quelles informations la proprioception lui fournit-elle ?

La température de la peau et les variations de chaleur dans l’environnement
La localisation des sons et la direction des objets visibles
La position du corps et l’état des muscles, des tendons et des articulations
La présence d’une douleur et l’intensité des stimulations nocives

La position du corps et l’état des muscles, des tendons et des articulations

Explication

La proprioception renseigne sur la position corporelle ainsi que sur l’état des muscles, des tendons et des articulations. La douleur relève notamment de la nociception, et non de la fonction caractéristique de la proprioception.

23. Comment la répétition des informations sensorielles peut-elle contribuer à la maîtrise d’un geste technique ?

Elle remplace l’apprentissage moteur en déclenchant automatiquement le geste adapté
Elle aide à paramétrer le geste, puis à stabiliser ses paramètres en mémoire
Elle réduit le rôle des sensations dans le réglage du geste à mesure que celui-ci se répète
Elle transforme les sensations corporelles en commandes motrices indépendantes de la pratique

Elle aide à paramétrer le geste, puis à stabiliser ses paramètres en mémoire

Explication

Les informations sensorielles contribuent au paramétrage du geste technique, et leur répétition participe à la stabilisation de ses paramètres en mémoire. La répétition ne remplace pas l’apprentissage moteur : elle aide à consolider les paramètres du geste.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Technique sportive et apprentissage.

Qu’est-ce que la technique ?

Un ensemble de moyens transmissibles mis en œuvre pour accomplir efficacement une tâche.

Comment les techniques du corps se transmettent-elles ?

Elles s’acquièrent et se transmettent culturellement.

Comment s’acquièrent les gestes dits « extra-ordinaires » ?

Ils ne sont pas naturels et doivent être appris.

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