QCM : Microbiologie transfert (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe veut améliorer une souche industrielle afin qu’elle produise davantage un métabolite et exprime une protéine provenant d’un autre organisme. Quel rôle de la génétique microbienne correspond à cet objectif ?

Détecter les pathogènes et suivre la transmission des maladies dans une population
Développer des systèmes de génie génétique pour étudier l’évolution des souches
Étudier les interactions d’un écosystème et les processus de bioremédiation
Optimiser les bioconversions, la production de métabolites et l’expression de protéines hétérologues

Optimiser les bioconversions, la production de métabolites et l’expression de protéines hétérologues

Explication

La génétique microbienne peut optimiser des processus biotechnologiques, notamment la production de métabolites et l’expression de protéines hétérologues. La détection des pathogènes relève de la médecine, les interactions écologiques de l’environnement et l’évolution des souches de la recherche fondamentale.

2. Une équipe de santé publique cherche à identifier un agent infectieux, à retracer sa transmission et à repérer des cibles pour prévenir ou traiter la maladie. Quel domaine d’application de la génétique microbienne répond à ces objectifs ?

La mise au point de systèmes génétiques et l’étude de l’évolution des souches
L’étude environnementale des interactions microbiennes et de la bioremédiation
L’amélioration biotechnologique des souches productrices de métabolites
L’analyse médicale des pathogènes, de leur transmission et de leurs cibles thérapeutiques

L’analyse médicale des pathogènes, de leur transmission et de leurs cibles thérapeutiques

Explication

En médecine, la génétique microbienne sert à détecter et identifier les pathogènes, à étudier la transmission et à rechercher des cibles thérapeutiques ou d’immunoprophylaxie. La bioremédiation relève de l’environnement, tandis que l’optimisation des souches et les systèmes de génie génétique correspondent à d’autres applications.

3. Lors de l’examen d’un génome bactérien, on observe un chromosome circulaire de 4 Mb, présent en un seul exemplaire, avec une origine de réplication et un site de terminaison définis. Quelle interprétation correspond aux caractéristiques typiques des chromosomes bactériens ?

Il correspond à un chromosome bactérien typique, transmis principalement verticalement
Il correspond à un transposon typique, mobile entre différentes régions du génome
Il correspond à un plasmide typique, transmis principalement par conjugaison
Il correspond à un bactériophage typique, transmis par infection de la cellule

Il correspond à un chromosome bactérien typique, transmis principalement verticalement

Explication

Un chromosome bactérien mesure typiquement de 1 à 10 Mb et est le plus souvent circulaire, présent en un exemplaire, avec une origine et un site de terminaison définis; sa transmission est principalement verticale. La conjugaison concerne notamment des plasmides, la mobilité intragénomique caractérise les transposons et l’infection celle des bactériophages.

4. Un élément génétique circulaire de 80 kb se réplique en cercle roulant et peut passer d’une bactérie à une autre; il est de grande taille et conjugatif. De quel élément s’agit-il ?

D’un plasmide
D’un chromosome bactérien
D’un transposon
D’un bactériophage

D’un plasmide

Explication

Les plasmides mesurent de 5 à 200 kb, sont majoritairement circulaires et peuvent se répliquer en cercle roulant; les grands plasmides peuvent être conjugatifs. Le chromosome est généralement de l’ordre du mégabase, le transposon se déplace dans le génome et le bactériophage se transmet notamment par infection.

5. Une bactérie acquiert par conjugaison un élément de 10 kpb qui peut se déplacer dans son génome et porte un gène de résistance à un antibiotique. Quel élément décrit cette situation ?

Un bactériophage
Un plasmide
Un transposon
Un chromosome

Un transposon

Explication

Les transposons mesurent de 2 à 20 kpb, se déplacent dans un génome et portent souvent des gènes de résistance aux antibiotiques; leur transfert horizontal peut se faire par conjugaison ou après intégration dans un plasmide conjugatif. Un plasmide est un élément réplicatif autonome, tandis que le chromosome et le phage ne correspondent pas à cette description.

6. Après l’infection d’une bactérie par un bactériophage, l’une des observations montre la lyse de la cellule, tandis qu’une autre montre l’intégration du génome viral dans celui de l’hôte. Comment classer ces deux observations, dans cet ordre ?

Cycle lytique, puis cycle lysogène
Cycle lytique, puis transfert par conjugaison
Cycle lysogène, puis cycle lytique
Transfert conjugatif, puis cycle lysogène

Cycle lytique, puis cycle lysogène

Explication

Le cycle lytique provoque la lyse de la cellule, alors que le cycle lysogène intègre le génome viral dans celui de l’hôte. Inverser ces issues confond les deux cycles; la conjugaison concerne le transfert d’éléments génétiques entre bactéries, et non ces cycles phagiques.

7. Un chercheur estime la taille du génome d’une souche d’*Escherichia coli*. Quelle valeur approximative doit-il retenir ?

Environ 13 Mb
Environ 7 Mb
Environ 4,2 Mb
Environ 5 Mb

Environ 5 Mb

Explication

Le génome d’*Escherichia coli* mesure environ 5 Mb. La valeur de 4,2 Mb correspond à *Bacillus subtilis*, celle de 7 Mb à *Mesorhizobium loti* et celle de 13 Mb à *Sorangium cellulosum*.

8. En comparant les tailles génomiques citées pour différentes bactéries, quel écart sépare le génome le plus petit du plus grand ?

12,84 Mb
8 Mb
12,4 Mb
6,84 Mb

12,84 Mb

Explication

Les extrêmes sont 0,16 Mb chez *Carsonella ruddii* et 13 Mb chez *Sorangium cellulosum* ; leur différence est 13−0,16=12,8413-0{,}16=12{,}84 Mb. La valeur de 12,4 Mb oublie la soustraction de 0,16, tandis que 8 Mb et 6,84 Mb reposent sur des valeurs maximales erronées.

9. Pour établir une phylogénie moléculaire classique entre plusieurs bactéries, quelle démarche un biologiste doit-il suivre à partir de leurs gènes d’ARNr ?

Séquençage, construction d’un arbre, puis meilleur alignement
Séquençage, meilleur alignement, puis construction d’un arbre
Séquençage, meilleur alignement, puis classement par taille génomique
Comparaison des tailles, meilleur alignement, puis construction d’un arbre

Séquençage, meilleur alignement, puis construction d’un arbre

Explication

La démarche classique séquence les gènes d’ARNr 16S ou 18S, détermine leur meilleur alignement, puis construit l’arbre phylogénétique. Comparer des tailles génomiques ne remplace pas l’alignement des séquences, et l’arbre se construit après celui-ci.

10. Deux souches d’une même espèce bactérienne diffèrent par leur virulence, mais leurs séquences d’ARNr sont très proches. Quelle conclusion est la plus juste quant à l’usage de ces séquences ?

Elles distinguent finement les souches, car elles évoluent lentement
Elles ne peuvent être comparées, car une souche peut ne pas en posséder
Elles sont utiles entre espèces, mais peuvent manquer de signal entre souches
Elles sont inutiles entre espèces, car elles évoluent lentement

Elles sont utiles entre espèces, mais peuvent manquer de signal entre souches

Explication

Les gènes d’ARNr, présents chez les organismes étudiés et à évolution lente, sont utiles pour comparer des espèces, mais leur faible variation peut ne pas fournir assez de signal pour distinguer des souches. L’évolution lente ne garantit donc pas une discrimination fine, et ces gènes sont bien présents chez les organismes considérés.

11. Que montre la comparaison des alignements de gènes dans le groupe Bacillus cereus sensu lato au sujet des espèces définies par leur phénotype ?

Elles se mélangent, mais seul B. thuringiensis ne forme pas de groupe monophylétique.
Elles se mélangent, et B. cereus sensu stricto comme B. thuringiensis ne forment pas de groupes monophylétiques.
Elles restent séparées, mais seul B. cereus sensu stricto ne forme pas de groupe monophylétique.
Elles restent séparées, et B. cereus sensu stricto comme B. thuringiensis forment des groupes monophylétiques.

Elles se mélangent, et B. cereus sensu stricto comme B. thuringiensis ne forment pas de groupes monophylétiques.

Explication

Les espèces phénotypiques du groupe se mélangent dans les alignements, et ni B. cereus sensu stricto ni B. thuringiensis n’est monophylétique. L’erreur « séparation monophylétique » suppose que les catégories phénotypiques correspondent à des clades, tandis que les deux autres confusions attribuent le mélange ou l’absence de monophylie à une seule espèce.

12. Une souche du groupe Bacillus cereus porte des plasmides pXO1 et pXO2. À quelle espèce ces plasmides sont-ils associés ?

Bacillus thuringiensis
Bacillus anthracis
Bacillus weihenstephanensis
Bacillus cereus sensu stricto

Bacillus anthracis

Explication

Les plasmides pXO1 et pXO2 sont associés à Bacillus anthracis; les plasmides portant les gènes Cry sont associés à B. thuringiensis. Associer pXO1 et pXO2 à B. thuringiensis confond les deux profils plasmidiques, tandis que les deux autres noms ne correspondent pas à cette association.

13. Deux souches du groupe Bacillus cereus ont des fonds génétiques différents et ne possèdent pas le même ensemble de plasmides. Quelle conséquence est la plus directement attendue pour leur spécificité d’hôte ?

Elle dépend surtout des caractères phénotypiques qui définissent le nom d’espèce.
Elle varie selon le fond génétique, indépendamment de la présence des plasmides.
Elle reste similaire puisque les plasmides n’influencent pas le choix de l’hôte.
Elle peut différer selon les plasmides présents et leur compatibilité avec le fond génétique.

Elle peut différer selon les plasmides présents et leur compatibilité avec le fond génétique.

Explication

La spécificité d’hôte dépend en grande partie de la présence ou de l’absence de plasmides, dont la distribution dépend aussi de leur compatibilité fonctionnelle et écologique avec le fond génétique. L’erreur « seul le chromosome » ou « indépendamment des plasmides » écarte leur rôle, tandis que l’explication par le nom phénotypique confond classification et déterminants de l’hôte.

14. Pour comparer finement des souches d’une même espèce, une équipe veut améliorer la résolution obtenue avec les ARNr. Quelle stratégie correspond à l’approche de typage multilocus ?

Analyser des ARNr plus variables et concaténer environ sept loci liés ou davantage.
Analyser des gènes plus variables, souvent du métabolisme central, et concaténer environ sept loci non liés ou davantage.
Analyser un seul gène du métabolisme central, même s’il est peu variable.
Analyser plusieurs gènes moins variables que les ARNr et interpréter chaque locus séparément.

Analyser des gènes plus variables, souvent du métabolisme central, et concaténer environ sept loci non liés ou davantage.

Explication

Pour l’épidémiologie intra-espèce, on choisit des gènes plus variables que les ARNr, souvent des gènes du métabolisme central, puis on concatène typiquement environ sept loci non liés ou davantage. Se limiter aux ARNr ou à un seul locus réduit l’information, tandis que choisir des gènes moins variables va à l’encontre de l’objectif.

15. Une équipe séquence plusieurs loci afin de distinguer différentes souches appartenant à une même espèce. Quelle méthode décrit cette démarche ?

L’analyse de plasmides pour déterminer la parenté entre espèces.
Le séquençage d’un locus unique pour attribuer une espèce.
L’analyse ou le typage de séquences multilocus (MLSA ou MLST).
La classification phénotypique pour séparer des genres bactériens.

L’analyse ou le typage de séquences multilocus (MLSA ou MLST).

Explication

La MLSA ou MLST analyse les séquences de plusieurs loci pour différencier des souches au sein d’une espèce. Le séquençage d’un locus unique ne correspond pas à l’approche multilocus, et l’identification d’espèces ou la classification phénotypique ne désignent pas cette méthode.

16. Un gène marqueur est transféré horizontalement d’une lignée bactérienne à une autre, tandis que des gènes associés à la pathogénie restent dans leur lignée d’origine. Quelle conséquence ce transfert peut-il avoir pour la définition des groupes phylogénétiques ?

Il peut convertir les gènes liés à la pathogénie en marqueurs de parenté.
Il peut renforcer l’association entre le marqueur et les gènes liés à la pathogénie.
Il peut éliminer les mutations des lignées qui échangent le marqueur.
Il peut rompre l’association entre le marqueur et les gènes liés à la pathogénie.

Il peut rompre l’association entre le marqueur et les gènes liés à la pathogénie.

Explication

Un marqueur transféré entre lignées peut ne plus suivre la répartition des gènes associés à un phénotype comme la pathogénie, ce qui complique la délimitation des groupes. L’association renforcée confond transfert et cohéritage, la conversion des gènes confond marqueur et phénotype, et l’élimination des mutations attribue au transfert un effet non indiqué.

17. Dans une population bactérienne où des transferts horizontaux relient plusieurs lignées, quelle représentation rend le mieux compte des relations phylogénétiques ?

Un réseau où une bactérie peut avoir plusieurs parents.
Une liste de groupes sans liens entre les bactéries.
Une chaîne où chaque transfert remplace une mutation.
Un arbre où chaque bactérie possède un seul parent.

Un réseau où une bactérie peut avoir plusieurs parents.

Explication

Les transferts horizontaux peuvent donner à une bactérie plus d’un parent; un réseau représente donc mieux ces relations qu’un arbre classique. L’arbre à parent unique ignore les transferts, les groupes sans liens suppriment l’information de parenté, et la chaîne confond transfert et mutation.

18. Une équipe veut comparer des souches bactériennes à l’échelle de leurs génomes, mais souhaite écarter les éléments génétiques mobiles. Quel choix correspond à une approche fondée sur les génomes ?

Comparer la séquence d’un seul gène marqueur.
Comparer les séquences globales de tous les génomes.
Comparer les séquences des CDS communes entre les souches.
Comparer les séquences des éléments génétiques mobiles.

Comparer les séquences des CDS communes entre les souches.

Explication

Une approche génomique peut comparer les CDS communes entre souches en ignorant les éléments génétiques mobiles. Les séquences globales ne répondent pas à l’exclusion demandée, l’analyse des éléments mobiles fait l’inverse, et un seul marqueur ne constitue pas cette comparaison génomique.

19. Pour comparer deux génomes, une chercheuse veut calculer une distance simple sans ajuster de modèle d’évolution moléculaire. Quelle méthode peut-elle appliquer ?

Compter le nombre de génomes disponibles dans l’analyse.
Calculer leur identité nucléotidique moyenne sur les séquences globales.
Ajuster un modèle de mécanisme d’évolution moléculaire.
Calculer le pourcentage de sites différents entre les génomes.

Calculer le pourcentage de sites différents entre les génomes.

Explication

La distance génomique la plus simple correspond au pourcentage de sites différents; des modèles d’évolution moléculaire sont une autre possibilité, mais ne sont pas nécessaires à cette méthode. L’identité moyenne est une mesure distincte, le nombre de génomes ne mesure pas leur divergence, et l’ajustement d’un modèle ne répond pas au choix d’une méthode sans modèle.

20. Après avoir infecté une bactérie, un bactériophage intègre son matériel génétique dans le génome de l’hôte. Quels mécanismes peuvent alors permettre le transfert d’information génétique ?

La transformation ou la réplication d’un transposon
La transduction ou la lysogénie
La conjugaison ou la transformation
La conjugaison ou l’intégration d’un plasmide

La transduction ou la lysogénie

Explication

Les bactériophages peuvent transférer de l’information génétique par transduction ou par lysogénie, après infection et intégration dans le génome bactérien. La conjugaison concerne notamment les plasmides, tandis que la transformation implique l’absorption d’ADN libre.

21. En laboratoire, des plasmides sont introduits dans des bactéries à partir d’ADN disponible dans le milieu, sans contact entre bactéries. Quel mécanisme de transfert est employé ?

La transformation
La conjugaison
L’intégration après réplication
La transduction

La transformation

Explication

La transformation permet le transfert de plasmides et peut notamment être utilisée en laboratoire. La conjugaison est le mode typique de transmission des plasmides, tandis que la transduction est associée aux bactériophages.

22. Dans une population bactérienne, un événement transmet une portion du chromosome à la descendance lors de la réplication et de la ségrégation; un autre fait entrer de l’ADN chromosomique provenant de l’extérieur. Comment classer ces deux événements ?

Les deux sont horizontaux
Le premier est vertical et le second horizontal
Le premier est horizontal et le second vertical
Les deux sont verticaux

Le premier est vertical et le second horizontal

Explication

La transmission du chromosome, en tout ou en partie, lors de sa réplication et de sa ségrégation est verticale; l’acquisition d’ADN chromosomique par transformation est horizontale. Inverser ces catégories confond transmission à la descendance et acquisition d’ADN extérieur.

23. Une équipe veut obtenir une collection de mutants afin de cribler des fonctions bactériennes. Quelle utilisation de la transformation répond directement à cet objectif ?

Cloner et surexprimer un gène
Créer une banque de mutants
Créer des allèles variants
Créer une banque d’ADN pour le criblage

Créer une banque de mutants

Explication

La transformation peut servir à créer des banques de mutants, qui permettent de cribler des fonctions. Une banque d’ADN est une autre collection, tandis que la surexpression et la création d’allèles variants sont d’autres usages de la transformation.

24. Laquelle de ces bactéries figure parmi les espèces naturellement transformables ?

Neisseria gonorrhoeae
Neisseria meningitidis
Escherichia coli
Pseudomonas aeruginosa

Neisseria meningitidis

Explication

Neisseria meningitidis fait partie des espèces citées comme naturellement transformables. Escherichia coli est évoquée dans le contexte de la transformation en laboratoire, tandis que les deux autres espèces ne figurent pas dans la liste donnée.

25. Un plasmide possède une origine de transfert, mais ne code pas lui-même les fonctions de conjugaison et de transfert. Comment le classe-t-on ?

Un plasmide mobilisable utilisant les systèmes d’un autre plasmide
Un plasmide intégré formant une souche Hfr
Un plasmide non transférable dépourvu de fonctions de mobilité
Un plasmide conjugatif codant ses propres fonctions de transfert

Un plasmide mobilisable utilisant les systèmes d’un autre plasmide

Explication

Un plasmide mobilisable possède une origine de transfert et utilise les systèmes de conjugaison d’autres plasmides. Un plasmide conjugatif code lui-même ces fonctions, tandis que l’intégration au chromosome caractérise une souche Hfr.

26. Lors d’un transfert conjugatif, quel mécanisme permet la réplication du plasmide à partir de son origine de transfert oriT ?

Une réplication en cercle roulant initiée à oriV
Une réplication en thêta après intégration chromosomique
Une réplication en thêta initiée à oriT
Une réplication en cercle roulant initiée à oriT

Une réplication en cercle roulant initiée à oriT

Explication

La conjugaison transfère le plasmide d’une cellule donneuse à une cellule réceptrice, et sa réplication s’effectue en cercle roulant à partir de oriT. La réplication en thêta est associée au chromosome dans la comparaison présentée, et oriV n’est pas l’origine indiquée pour ce mécanisme.

27. Une analyse révèle qu’un plasmide s’est intégré au chromosome d’une bactérie. Quelle conséquence caractérise cette souche ?

Elle devient Hfr et peut transférer des gènes chromosomiques
Elle devient mobilisable et transfère seulement le plasmide
Elle devient conjugative sans transfert de gènes chromosomiques
Elle devient non mobile et ne transfère aucun matériel génétique

Elle devient Hfr et peut transférer des gènes chromosomiques

Explication

L’intégration d’un plasmide au chromosome rend la souche Hfr, et le transfert peut alors inclure des gènes chromosomiques. Un plasmide mobilisable se définit par l’utilisation des systèmes de conjugaison d’autres plasmides, non par cette intégration.

28. Une équipe veut transférer un marqueur génétique entre deux souches d’*E. coli* au laboratoire. Quelle méthode est couramment utilisée à cette fin ?

La transformation par absorption d’ADN libre
La conjugaison par contact direct entre les souches
La transduction par un bactériophage tel que P1
La lysogénie par intégration d’un phage tempéré

La transduction par un bactériophage tel que P1

Explication

La transduction permet couramment le transfert de matériel génétique entre bactéries, notamment avec le bactériophage P1 chez *E. coli*. La conjugaison implique un contact entre bactéries, la transformation l’absorption d’ADN libre, et la lysogénie désigne l’intégration du génome phagique.

29. Dans une expérience, des plages de lyse présentent des bactéries survivantes en leur centre après infection par un phage. Quelle interprétation distingue correctement un phage tempéré d’un phage lytique ?

Les deux phages s’intègrent, mais seul T7 laisse des survivants au centre des plages.
Un phage tempéré comme lambda peut s’intégrer, contrairement au phage lytique T7 qui ne laisse pas de survivants au centre des plages.
Aucun des deux phages ne s’intègre, mais lambda laisse des survivants au centre des plages.
Un phage lytique comme T7 peut s’intégrer, contrairement au phage tempéré lambda qui détruit toutes les bactéries.

Un phage tempéré comme lambda peut s’intégrer, contrairement au phage lytique T7 qui ne laisse pas de survivants au centre des plages.

Explication

Un phage tempéré comme lambda peut intégrer son génome dans celui de la bactérie, tandis que T7 est lytique et ne laisse pas de survivants au centre des plages. L’inversion des rôles entre lambda et T7 confond leurs cycles, et les autres réponses attribuent à tort l’intégration ou la survie à T7.

30. Dans le cas de *Corynebacterium diphtheriae*, quelle situation est associée à la virulence ?

Une souche lysogénisée par le bactériophage lambda
Une souche lysogénisée par le bactériophage B
Une souche associée à un bactériophage Stx
Une souche dépourvue de bactériophage B

Une souche lysogénisée par le bactériophage B

Explication

Les souches virulentes de *Corynebacterium diphtheriae* sont lysogénisées par un bactériophage B; celles qui ne portent pas ce phage sont inoffensives. Le bactériophage Stx est associé à la toxine Shiga chez *E. coli*, et l’inversion du statut sans phage contredit le lien établi.

31. Une souche non pathogène acquiert, après lysogénie, un facteur de pathogénie provenant d’une souche virulente. Quelle conséquence ce transfert peut-il avoir ?

Il peut contribuer à l’évolution de la virulence et à l’émergence de pathogènes.
Il peut favoriser l’émergence de pathogènes par conjugaison plutôt que par lysogénie.
Il peut contribuer à la disparition de la virulence et à l’élimination de pathogènes.
Il peut conférer une résistance à la surinfection sans transférer de facteur de pathogénie.

Il peut contribuer à l’évolution de la virulence et à l’émergence de pathogènes.

Explication

La lysogénie peut transférer des facteurs de pathogénie d’une souche virulente à une souche non pathogène, contribuant ainsi à l’évolution de la virulence et à l’émergence de pathogènes. La résistance à la surinfection est une conséquence distincte de la lysogénie, tandis que la conjugaison n’est pas le mécanisme décrit ici.

32. Une équipe cherche à isoler des phages qui infectent des bactéries et des archées rarement cultivables en laboratoire. Quelle difficulté générale doit-elle anticiper ?

La plupart des phages ne sont pas isolables, car la plupart de leurs hôtes bactériens et archéens ne sont pas cultivables en laboratoire.
La plupart des phages sont isolables, car leurs hôtes non cultivables peuvent être remplacés par des bactéries de laboratoire.
Les phages sont rares dans l’environnement, même lorsque leurs hôtes bactériens et archéens sont cultivables.
Les phages ne sont pas isolables parce que leurs hôtes sont trop divers, même si la plupart sont cultivables en laboratoire.

La plupart des phages ne sont pas isolables, car la plupart de leurs hôtes bactériens et archéens ne sont pas cultivables en laboratoire.

Explication

L’absence de cultivabilité en laboratoire de la plupart des bactéries et des archées rend la majorité de leurs phages non isolables. L’idée d’une faible diversité ne découle pas de cette difficulté, l’absence environnementale de phages est une autre affirmation, et la cultivabilité des hôtes est inversée dans la dernière réponse.

33. Des chercheurs réalisent un clonage shotgun de métagénomes issus de filtrats d’eau de mer et de fèces humaines. Quelle conclusion correspond à la valeur de cette approche pour l’étude des phages ?

Les séquences de phages permettent surtout de cultiver les hôtes présents et d’établir leur sensibilité aux traitements antimicrobiens.
Les séquences de phages révèlent une grande diversité nouvelle, mais leur intérêt se limite à mesurer l’abondance des hôtes dans les échantillons.
Les séquences de phages révèlent surtout des espèces déjà isolées et servent principalement à confirmer leur identité taxonomique.
Les séquences de phages révèlent une grande diversité, souvent entièrement nouvelle, et peuvent servir à découvrir des fonctions métaboliques ou des stratégies thérapeutiques.

Les séquences de phages révèlent une grande diversité, souvent entièrement nouvelle, et peuvent servir à découvrir des fonctions métaboliques ou des stratégies thérapeutiques.

Explication

Le clonage shotgun des métagénomes met en évidence une grande diversité de séquences de phages, dont beaucoup sont nouvelles, et constitue une bioressource pour explorer de nouvelles fonctions métaboliques et stratégies thérapeutiques. L’approche ne se limite pas à identifier des phages déjà isolés, à mesurer l’abondance des hôtes, ni à cultiver ceux-ci.

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À quoi contribue la génétique microbienne en bioconversion ?

À optimiser les bioconversions.

Qu’optimise la génétique microbienne dans la production de métabolites ?

La production de métabolites.

Quelle est la taille typique des chromosomes bactériens ?

De 1 à 10 Mb.

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