QCM : Développement et apprentissages (46 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe veut décrire les comportements d’enfants de quatre ans à un moment donné, sans étudier leur évolution. Quel domaine correspond le mieux à cette démarche ?

L’approche life span
La psychologie de l’enfant
L’étude du développement cognitif
La psychologie du développement

La psychologie de l’enfant

Explication

La psychologie de l’enfant décrit l’enfant à une période donnée, tandis que la psychologie du développement étudie les transformations et leurs mécanismes au cours de la vie. La psychologie du développement et l’approche life span portent sur une évolution plus large, et le développement cognitif concerne les capacités de connaissance.

2. Une étude suit, avec l’âge, les changements de la mémoire, du langage et de la résolution de problèmes. Quel processus étudie-t-elle ?

L’acquisition du langage
Le développement cognitif
Le développement physique
La psychologie de l’enfant

Le développement cognitif

Explication

Le développement cognitif désigne les transformations liées à l’âge des capacités de connaissance, dont la mémoire, le langage et la résolution de problèmes. L’acquisition du langage n’en est qu’un aspect, le développement physique relève d’un autre domaine, et la psychologie de l’enfant décrit une période.

3. Quelle approche considère que le développement se poursuit de la naissance à la mort, et non seulement jusqu’à l’âge adulte ?

L’approche maturationnelle
La psychologie de l’enfant
L’approche life span
L’approche par stades

L’approche life span

Explication

L’approche life span envisage le développement comme un processus qui s’étend de la naissance à la mort. La psychologie de l’enfant se concentre sur l’enfance, et les approches par stades ou maturationnelles désignent d’autres façons de conceptualiser le développement.

4. Chez une personne âgée, la vitesse de traitement diminue tandis que le vocabulaire s’enrichit; son parcours dépend aussi de son contexte culturel et historique. Quelle interprétation correspond à l’approche life span ?

Le développement est multidirectionnel, plastique et lié au contexte
Le développement est uniforme et se poursuit dans une direction commune
Le développement s’achève à l’âge adulte malgré les changements observés
Le développement dépend du contexte, mais ne comporte pas de gains et de pertes

Le développement est multidirectionnel, plastique et lié au contexte

Explication

L’approche life span reconnaît que le développement comporte des gains et des pertes, qu’il est multidirectionnel et plastique toute la vie, et qu’il dépend du contexte historique et culturel. L’idée d’une direction uniforme néglige les trajectoires divergentes; celle d’un arrêt à l’âge adulte contredit la perspective vie entière, et le contexte ne remplace pas les gains et pertes.

5. Un enfant utilise son schème de préhension pour saisir un nouvel objet, puis modifie ce geste parce que sa forme exige une prise différente. Comment qualifier ces deux opérations ?

Assimilation, puis accommodation
Assimilation, puis répétition du schème
Équilibration, puis accommodation
Accommodation, puis assimilation

Assimilation, puis accommodation

Explication

L’assimilation intègre un nouvel objet à un schème existant, tandis que l’accommodation modifie le schème pour l’ajuster à la réalité. L’ordre inverse intervertit les deux notions; l’équilibration régule ces processus, et la répétition ne décrit pas l’adaptation du geste.

6. Un enfant de neuf ans classe et ordonne des objets concrets, mais ne raisonne pas encore de façon abstraite sur des hypothèses. À quel stade de Piaget se situe-t-il ?

Au stade opératoire concret
Au stade préopératoire
Au stade opératoire formel
Au stade sensori-moteur

Au stade opératoire concret

Explication

Le stade opératoire concret, situé approximativement entre sept et onze ou douze ans, permet la classification et la sériation sur des objets concrets. Le stade formel concerne le raisonnement abstrait, tandis que les stades préopératoire et sensori-moteur correspondent à des périodes plus précoces.

7. Que désigne la permanence de l’objet ?

Le savoir qu’un objet conserve la même fonction lorsqu’on le manipule
Le savoir qu’un objet existe encore lorsqu’il n’est plus perceptible
La capacité de percevoir un objet tant qu’il reste dans le champ visuel
La capacité de chercher un objet caché en effectuant une action motrice

Le savoir qu’un objet existe encore lorsqu’il n’est plus perceptible

Explication

La permanence de l’objet est la compréhension qu’un objet continue d’exister même lorsqu’on ne le voit plus, ne l’entend plus ou ne le touche plus. La perception directe et la recherche motrice peuvent être liées à son étude, mais ne définissent pas cette connaissance; la fonction de l’objet est une autre notion.

8. À dix-neuf mois, un bébé ne voit pas un objet changer de cachette, mais le cherche à son nouvel emplacement en tenant compte de son déplacement invisible. Quelle étape de la permanence de l’objet illustre ce comportement ?

Le suivi des déplacements visibles de l’objet
L’erreur A-non-B dans la recherche de l’objet
L’absence de recherche d’un objet caché
L’inférence des déplacements invisibles par représentation mentale

L’inférence des déplacements invisibles par représentation mentale

Explication

Vers dix-huit à vingt-quatre mois, l’enfant peut inférer des déplacements invisibles grâce à une représentation mentale. Le suivi des déplacements visibles apparaît plus tôt, l’erreur A-non-B se manifeste vers huit à douze mois, et l’absence de recherche caractérise une étape antérieure.

9. Une chercheuse suit pendant dix jours la manière dont un enfant adopte une nouvelle stratégie de calcul. À quelle échelle temporelle correspond le changement étudié ?

L’ontogenèse
La microgenèse
La phylogenèse
La maturation

La microgenèse

Explication

La microgenèse porte sur un changement observé sur une courte durée, de quelques minutes à quelques semaines. L’ontogenèse concerne une vie individuelle, la phylogenèse l’évolution de l’espèce sur des millions d’années, et la maturation désigne un processus biologique.

10. Au fil de plusieurs mois, le vocabulaire d’un enfant s’enrichit progressivement sans qu’apparaisse une capacité d’une nature nouvelle. Comment classer ce changement ?

Comme un changement microgénétique, nécessairement qualitatif
Comme un changement phylogénétique, discontinu et progressif
Comme un changement quantitatif, continu et progressif
Comme un changement qualitatif, discontinu et par paliers

Comme un changement quantitatif, continu et progressif

Explication

Une augmentation de vocabulaire constitue « plus de la même chose » : c’est un changement quantitatif, généralement continu et progressif. Le changement qualitatif correspond plutôt à l’apparition d’une forme nouvelle, souvent par paliers; les termes phylogénétique et microgénétique désignent des échelles temporelles.

11. Pour expliquer une nouvelle compétence, une équipe étudie conjointement les prédispositions biologiques de l’enfant, ses interactions sociales et les possibilités offertes par son environnement. Quelle conception du développement adopte-t-elle ?

Une conception maturationniste centrée sur le programme biologique
Une conception interactionniste entre facteurs biologiques et environnementaux
Une conception environnementale centrée sur les apprentissages sociaux
Une conception innéiste excluant le rôle du milieu

Une conception interactionniste entre facteurs biologiques et environnementaux

Explication

Le développement résulte de l’interaction de facteurs biologiques, sociaux et environnementaux, au-delà d’une opposition simple entre inné et acquis. Le maturationnisme privilégie la maturation biologique, tandis qu’une conception environnementale met l’accent sur l’apprentissage et le milieu.

12. Un chercheur examine le rôle de l’expérience physique, de la transmission sociale et de la maturation, puis cherche le facteur qui coordonne ces trois éléments dans la théorie de Piaget. Lequel doit-il retenir ?

La transmission sociale
La maturation
L’expérience physique et logico-mathématique
L’équilibration

L’équilibration

Explication

Dans la théorie de Piaget, l’équilibration coordonne les trois autres facteurs : la maturation, l’expérience physique et logico-mathématique, et la transmission sociale. La maturation, l’expérience et la transmission sont donc des facteurs distincts, non le principe coordinateur.

13. Dans une expérience inspirée de Gesell, une jumelle s’exerce régulièrement à monter un petit escalier, tandis que sa sœur ne reçoit pas cet entraînement. La jumelle non entraînée y parvient à l’âge prévu, puis dépasse sa sœur après deux semaines d’exercice. Quelle conclusion ces résultats soutiennent-ils ?

La transmission sociale détermine le rythme d’acquisition de cette compétence
La maturation contribue fortement à l’acquisition de cette compétence
L’entraînement précoce explique à lui seul l’acquisition de cette compétence
L’absence d’exercice empêche l’acquisition de cette compétence

La maturation contribue fortement à l’acquisition de cette compétence

Explication

Le fait que la jumelle non entraînée acquière la compétence et rattrape rapidement sa sœur soutient le rôle important de la maturation. L’entraînement peut avoir un effet, mais les résultats ne montrent ni qu’il explique à lui seul l’acquisition ni que l’expérience est sans rôle.

14. Après un apprentissage, des chercheurs observent que les connexions cérébrales d’un enfant se modifient. Quel mécanisme rend compte de cette influence de l’expérience ?

La maturation biologique programmée
La croissance des neurones
La plasticité cérébrale
La multiplication des synapses

La plasticité cérébrale

Explication

La plasticité cérébrale désigne la façon dont l’expérience façonne les connexions du cerveau. La croissance des neurones et la multiplication des synapses sont des aspects du développement cérébral, tandis qu’un programme génétique fixe ne décrit pas cet effet de l’expérience.

15. Quelle proposition résume la théorie de la récapitulation de Granville Stanley Hall ?

L’ontogenèse récapitule la phylogenèse, l’enfant reproduisant les grandes étapes de l’évolution de l’espèce.
La phylogenèse récapitule l’ontogenèse, l’espèce reproduisant les grandes étapes du développement individuel.
L’ontogenèse suit un programme individuel sans reprendre les étapes de l’évolution de l’espèce.
L’ontogenèse résulte des apprentissages acquis dans le milieu plutôt que de l’évolution de l’espèce.

L’ontogenèse récapitule la phylogenèse, l’enfant reproduisant les grandes étapes de l’évolution de l’espèce.

Explication

Hall soutient que le développement de l’individu reprend les grandes étapes de l’évolution de l’espèce. Inverser ontogenèse et phylogenèse, écarter la récapitulation ou la remplacer par l’apprentissage confond les notions centrales de cette théorie.

16. Pour interpréter trois observations selon le modèle triunique de MacLean, quelle association attribue correctement la survie instinctive, les émotions et le raisonnement ?

Cerveau reptilien pour la survie, limbique pour les émotions et néocortex pour le raisonnement.
Cerveau reptilien pour la survie, néocortex pour les émotions et limbique pour le raisonnement.
Cerveau limbique pour la survie, reptilien pour les émotions et néocortex pour le raisonnement.
Néocortex pour la survie, limbique pour les émotions et reptilien pour le raisonnement.

Cerveau reptilien pour la survie, limbique pour les émotions et néocortex pour le raisonnement.

Explication

Dans ce modèle, le cerveau reptilien est associé aux fonctions vitales et à la survie, le limbique aux émotions, et le néocortex à la pensée et au raisonnement. Les autres associations échangent les rôles de ces trois systèmes.

17. Un enfant, calme et adapté à trois ans, devient agité et difficile quelque temps plus tard, puis retrouve un comportement calme. Comment le modèle des cycles de Gesell interprète-t-il cette évolution ?

Une période d’équilibre est suivie d’un autre équilibre, puis d’un déséquilibre.
Une période de déséquilibre est suivie d’un équilibre, puis d’un nouveau déséquilibre.
Une période de déséquilibre est suivie d’un autre déséquilibre, puis d’un équilibre.
Une période d’équilibre est suivie d’un déséquilibre, puis d’un nouvel équilibre.

Une période d’équilibre est suivie d’un déséquilibre, puis d’un nouvel équilibre.

Explication

Pour Gesell, les périodes où l’enfant est calme et adapté alternent avec des périodes où il est difficile et en réorganisation. Assimiler l’agitation à l’équilibre ou supprimer cette alternance ne correspond pas à son modèle.

18. Dans la typologie de Sheldon, quel tempérament est associé à une morphologie ectomorphe ?

Le tempérament viscérotonique.
Le tempérament cérébrotonique.
Le tempérament somatotonique.
Le tempérament équilibré.

Le tempérament cérébrotonique.

Explication

Sheldon associe l’ectomorphie au tempérament cérébrotonique, la mésomorphie au somatotonique et l’endomorphie au viscérotonique. Les deux premiers distracteurs attribuent à l’ectomorphie les tempéraments associés aux autres morphologies.

19. Après une expérience répétée, une personne modifie durablement son comportement. Quelle notion décrit le mieux ce changement ?

Une réaction passagère à un stimulus.
Une transmission sociale sans changement comportemental.
Une maturation issue d’un programme interne.
Un apprentissage dû à l’expérience.

Un apprentissage dû à l’expérience.

Explication

L’apprentissage est une modification durable du comportement due à l’expérience. Une réaction passagère n’est pas durable, tandis que la maturation renvoie à un programme biologique interne.

20. Deux explications sont proposées pour le développement d’un enfant : l’une met en avant ses interactions avec le milieu, l’autre un programme biologique interne. Laquelle relève de l’approche par l’apprentissage ?

Celle qui attribue le développement à une succession de périodes d’équilibre.
Celle qui attribue le développement à la seule transmission héréditaire.
Celle qui attribue le développement à un programme biologique interne.
Celle qui attribue le développement à l’expérience et au milieu.

Celle qui attribue le développement à l’expérience et au milieu.

Explication

L’approche par l’apprentissage explique le développement par l’expérience et le milieu, tandis que le maturationnisme invoque un programme biologique interne. Confondre ces deux causes revient à inverser la distinction entre les approches.

21. Quel principe John B. Watson défend-il dans son article-manifeste de 1913 sur le behaviorisme ?

Expliquer le développement par un programme biologique interne et ses étapes.
Étudier le comportement observable et traiter l’esprit comme une « boîte noire ».
Étudier la construction des connaissances par l’interaction entre l’enfant et son milieu.
Étudier les processus mentaux internes et considérer le comportement comme secondaire.

Étudier le comportement observable et traiter l’esprit comme une « boîte noire ».

Explication

Dans son article-manifeste de 1913, Watson défend l’étude du comportement observable et traite l’esprit comme une « boîte noire ». L’étude des processus mentaux ou l’explication par la maturation relèvent d’autres orientations.

22. Un son d’abord neutre est associé à un stimulus naturel jusqu’à ce qu’il déclenche à lui seul une réponse. Quel mécanisme décrit cette situation, par opposition à l’apprentissage par les conséquences d’un comportement ?

Le conditionnement classique, par façonnement des conséquences.
Le conditionnement classique, par association de stimuli.
Le conditionnement opérant, par association de stimuli.
Le conditionnement opérant, par façonnement des conséquences.

Le conditionnement classique, par association de stimuli.

Explication

Le conditionnement classique associe un stimulus neutre à un stimulus naturel jusqu’à ce que le premier déclenche la réponse. Le conditionnement opérant façonne plutôt le comportement par ses conséquences, notamment le renforcement et la punition.

23. Un enfant apprend d’abord à attendre son tour pendant une activité guidée avec un adulte, puis parvient à le faire seul. Quelle évolution correspond au modèle de Vygotsky ?

La conduite apparaît par imitation, puis remplace les échanges sociaux.
La conduite apparaît entre les personnes, puis s’intériorise chez l’enfant.
La conduite apparaît avec la maturation, puis se maintient par l’exercice.
La conduite apparaît chez l’enfant, puis se diffuse entre les personnes.

La conduite apparaît entre les personnes, puis s’intériorise chez l’enfant.

Explication

Pour Vygotsky, une fonction psychique apparaît d’abord au niveau interpsychique, entre les personnes, puis au niveau intrapsychique, à l’intérieur de l’enfant. L’inversion des deux niveaux et l’explication par la maturation ne rendent pas compte de cet ordre.

24. Une enfant réussit un casse-tête avec les indications d’un camarade plus compétent, mais ne peut pas encore le résoudre seule. Que désigne l’écart entre ces deux réussites ?

La zone proximale de développement.
Le langage intérieur de l’enfant.
La pensée par complexes de l’enfant.
Le niveau de développement autonome.

La zone proximale de développement.

Explication

La ZPD correspond à l’écart entre ce que l’enfant réussit seul et ce qu’il réussit avec l’aide d’un adulte ou d’un pair plus compétent. Le niveau autonome ne comprend pas ce que l’aide rend possible.

25. Dans une classe, un nouvel apprentissage soutenu par l’enseignante précède les progrès que les enfants réalisent ensuite sans aide. Quelle relation entre apprentissage et développement décrit Vygotsky ?

Le développement précède l’apprentissage et le déclenche.
L’apprentissage précède le développement et le tire.
La maturation achevée précède tout apprentissage efficace.
L’exercice répété remplace le développement de l’enfant.

L’apprentissage précède le développement et le tire.

Explication

Dans la théorie de Vygotsky, l’apprentissage peut précéder le développement et le tirer. L’idée qu’il suit nécessairement un développement déjà accompli inverse cette relation.

26. Un enfant se parle à voix haute pour guider ses gestes pendant une tâche difficile. Comment Piaget et Vygotsky interpréteraient-ils différemment ce langage égocentrique ?

Piaget y voit une étape de maturation biologique; Vygotsky, une forme de pensée conceptuelle abstraite.
Piaget y voit un outil de régulation qui s’intériorise; Vygotsky, un signe d’égocentrisme qui disparaît avec la décentration.
Piaget y voit un signe d’égocentrisme qui disparaît avec la décentration; Vygotsky, un outil de régulation qui s’intériorise.
Piaget y voit un échange social qui devient intérieur; Vygotsky, une parole sans fonction pour l’action.

Piaget y voit un signe d’égocentrisme qui disparaît avec la décentration; Vygotsky, un outil de régulation qui s’intériorise.

Explication

Piaget interprète le langage égocentrique comme le signe d’une pensée égocentrique, qui disparaît avec la décentration; Vygotsky le considère comme un moyen de guider l’action qui devient langage intérieur. Attribuer la régulation à Piaget inverse la distinction entre les deux approches.

27. Un chercheur soutient que le développement individuel de l’enfant répète les grandes étapes de l’histoire de l’espèce et applique ainsi la théorie de Darwin à l’enfant. À quel courant cette idée appartient-elle ?

Au maturationnisme et à la psychologie génétique.
À la typologie constitutionnelle et à la psychologie différentielle.
À l’évolutionnisme et à la psychologie génétique.
À l’éthologie et à la psychologie comparative.

À l’évolutionnisme et à la psychologie génétique.

Explication

L’évolutionnisme et la psychologie génétique appliquent l’évolution de Darwin à l’enfant et envisagent le développement individuel comme une répétition de l’histoire de l’espèce. Le maturationnisme porte plutôt sur le déroulement d’un programme biologique interne.

28. Une éducatrice constate qu’un enfant n’est pas encore prêt pour une activité et, dans une perspective maturationniste, juge qu’un entraînement avant sa maturité serait inutile. Quelle conception soutient ce jugement ?

Le développement découle des liens entre corps et tempérament.
Le développement déroule un programme biologique interne.
Le développement résulte d’abord des interactions sociales.
Le développement dépend de la fonction adaptative du comportement.

Le développement déroule un programme biologique interne.

Explication

Le maturationnisme conçoit le développement comme le déroulement d’un programme biologique interne et considère l’entraînement inutile avant que l’organisme soit mûr. L’apprentissage social guidé relève d’une autre explication du développement.

29. Une théorie classe les personnes selon leur morphologie et relie la forme de leur corps à leur tempérament et à leur personnalité. De quel courant s’agit-il ?

L’évolutionnisme.
L’éthologie.
Le maturationnisme.
La typologie constitutionnelle.

La typologie constitutionnelle.

Explication

La typologie constitutionnelle relie la forme du corps, ou constitution, au tempérament et à la personnalité. Le maturationnisme concerne un programme biologique de développement, et l’éthologie étudie le comportement animal dans son milieu naturel.

30. À l’éclosion, des oisons voient un chercheur avant leur mère et le suivent ensuite comme s’il était leur mère. Quel phénomène décrit cette situation chez Lorenz ?

L’apprentissage progressif par entraînement répété.
La maturation spontanée d’un comportement inné.
La typologie constitutionnelle du tempérament.
L’empreinte durant une période critique limitée.

L’empreinte durant une période critique limitée.

Explication

Dans l’empreinte étudiée par Lorenz, les oisons suivent comme leur mère le premier être qu’ils voient à l’éclosion, pendant une période critique limitée. L’entraînement répété ne caractérise pas ce mécanisme.

31. Quel domaine étudie la formation du système nerveux ainsi que ses liens avec le comportement et la pensée ?

Les neurosciences du développement
La neuropsychologie clinique
La neuroanatomie descriptive
La psychologie de l’apprentissage

Les neurosciences du développement

Explication

Les neurosciences du développement portent sur la formation du système nerveux et ses liens avec le comportement et la pensée. La neuropsychologie clinique se concentre sur les troubles, la psychologie de l’apprentissage sur les apprentissages et la neuroanatomie sur la structure du système nerveux.

32. Un chaton a été privé de la vue d’un œil pendant ses premières semaines, puis cet œil est rouvert. Quel résultat correspond aux observations de Hubel et Wiesel ?

La densité synaptique augmente sans modifier la vision de l’œil privé.
La vision de l’œil privé redevient normale après sa réouverture.
La vision de l’œil privé reste altérée, révélant une période critique.
La vision des deux yeux devient également altérée après la réouverture.

La vision de l’œil privé reste altérée, révélant une période critique.

Explication

La privation visuelle durant les premières semaines laisse une altération persistante de l’œil concerné après sa réouverture, ce qui met en évidence une période critique pour la vision. Le retour complet à la normale nie cet effet, l’atteinte des deux yeux généralise le résultat, et la densité synaptique relève d’un autre phénomène.

33. Dans une étude du développement cérébral, quelle évolution de la densité synaptique est attendue selon Huttenlocher ?

Un pic dans la petite enfance, suivi d’une diminution par élagage.
Une diminution dans la petite enfance, suivie d’un pic par élagage.
Un pic dans la petite enfance, suivi d’une hausse par conservation.
Une densité stable dans la petite enfance, puis une hausse par élagage.

Un pic dans la petite enfance, suivi d’une diminution par élagage.

Explication

Selon Huttenlocher, la densité synaptique atteint un pic dans la petite enfance, puis diminue par élagage. L’inversion du pic et de la diminution, l’absence de formation initiale et la hausse liée à la conservation confondent cette évolution avec d’autres possibilités.

34. Quelle conception du développement décrit un enfant qui apprend en agissant sur le monde, par assimilation et accommodation, et qui traverse des stades ordonnés de la même façon pour tous ?

Le néo-nativisme
Le constructivisme
Le béhaviorisme
Le cognitivisme

Le constructivisme

Explication

Le constructivisme présente l’enfant comme un acteur qui construit ses connaissances par assimilation et accommodation et traverse des stades dans un ordre commun. Le néo-nativisme met l’accent sur des connaissances initiales, le cognitivisme sur le traitement de l’information et le béhaviorisme sur les apprentissages liés à l’environnement.

35. Quelle interprétation reflète le néo-nativisme lorsqu’on explique pourquoi Piaget aurait sous-estimé les compétences des bébés ?

Les bébés naissent avec des connaissances de base, et les tâches motrices de Piaget pouvaient masquer leurs compétences.
Les bébés connaissent d’abord les règles du langage, mais les tâches numériques de Piaget masquaient leurs compétences.
Les bébés naissent avec une mémoire de travail adulte, mais les tâches verbales de Piaget masquaient leurs compétences.
Les bébés acquièrent toutes leurs connaissances par l’action, et les tâches motrices de Piaget révélaient leurs compétences.

Les bébés naissent avec des connaissances de base, et les tâches motrices de Piaget pouvaient masquer leurs compétences.

Explication

Le néo-nativisme attribue aux bébés des connaissances de base sur le monde physique, notamment les objets et les nombres, et considère que les exigences motrices des tâches de Piaget ont pu sous-estimer leurs compétences. L’apprentissage par l’action correspond à une autre approche, tandis que la mémoire adulte et la primauté du langage ne sont pas les explications visées.

36. Dans une expérience de type « pont-levis », un écran semble traverser une boîte cachée derrière lui. À quoi s’attend un bébé qui regarde plus longtemps cet événement impossible ?

L’écran s’arrête nécessairement au bord de la boîte.
Une poupée supplémentaire apparaît derrière l’écran.
La boîte disparaît dès qu’elle est cachée par l’écran.
La boîte continue d’exister derrière l’écran.

La boîte continue d’exister derrière l’écran.

Explication

Dans l’expérience de Baillargeon, Spelke et Wasserman, le regard prolongé devant l’événement impossible indique que le bébé s’attend à ce que la boîte cachée continue d’exister. La disparition de la boîte nie cette attente, l’arrêt de l’écran ne décrit pas l’événement surprenant, et l’apparition d’une poupée relève de l’expérience d’addition de Wynn.

37. Une chercheuse explique le développement par l’amélioration de la vitesse de traitement, de la mémoire de travail et de l’efficacité des stratégies. Quelle approche adopte-t-elle ?

Le cognitivisme
Le néo-nativisme
Les neurosciences du développement
Le constructivisme

Le cognitivisme

Explication

Le cognitivisme conçoit l’esprit comme un système qui code, stocke et transforme l’information, et associe le développement à des progrès de vitesse, de mémoire de travail et de stratégie. Le néo-nativisme insiste sur les connaissances initiales, le constructivisme sur la construction active et les neurosciences du développement sur le système nerveux et ses liens avec la pensée et le comportement.

38. Quelle conception du développement caractérise le behaviorisme ?

Une accumulation d’apprentissages par associations entre stimuli et réponses
Une construction des fonctions psychiques à partir des échanges sociaux
Une progression déterminée par la maturation biologique des fonctions
Un apprentissage reposant sur l’imitation des comportements observés

Une accumulation d’apprentissages par associations entre stimuli et réponses

Explication

Le behaviorisme décrit le développement comme une accumulation d’apprentissages par conditionnement selon un schéma stimulus-réponse. La maturation biologique, les échanges sociaux et l’imitation renvoient à d’autres explications du développement.

39. Après avoir associé plusieurs fois une cloche à la nourriture, un chien salive en entendant la cloche alors qu’aucune nourriture n’est présentée ; quel mécanisme explique cette réaction ?

La nourriture présente déclenche un réflexe alimentaire immédiat
La répétition d’essais permet de découvrir une action récompensée
L’observation d’un autre chien transmet la réaction par imitation
La cloche est devenue un stimulus qui déclenche une réponse apprise

La cloche est devenue un stimulus qui déclenche une réponse apprise

Explication

Après plusieurs associations entre la cloche et la nourriture, la cloche seule déclenche la salivation, réponse acquise par conditionnement. La nourriture présente correspond au déclenchement direct, tandis que l’imitation et les essais-erreurs sont d’autres mécanismes.

40. Dans l’approche historico-culturelle, comment les fonctions psychiques supérieures se développent-elles chez l’enfant ?

Elles résultent de la maturation biologique, indépendamment des échanges sociaux
Elles naissent des associations stimulus-réponse, puis se renforcent par répétition
Elles naissent des interactions sociales et des outils culturels, puis s’intériorisent
Elles apparaissent d’abord dans l’enfant, puis se diffusent entre les personnes

Elles naissent des interactions sociales et des outils culturels, puis s’intériorisent

Explication

L’approche historico-culturelle explique les fonctions psychiques supérieures par les interactions sociales et les outils culturels, notamment le langage, avant leur passage à l’individuel. Le conditionnement, l’inversion du passage et la maturation isolée ne correspondent pas à ce mécanisme.

41. Une chercheuse veut vérifier si un nouveau mode de révision améliore les résultats à un test ; quelle démarche respecte la méthode expérimentale ?

Faire varier simultanément le mode de révision et la durée d’étude
Faire varier le mode de révision en maintenant les autres facteurs contrôlés
Choisir le mode de révision après avoir comparé les résultats obtenus
Observer les résultats des élèves sans modifier leur méthode de révision

Faire varier le mode de révision en maintenant les autres facteurs contrôlés

Explication

La méthode expérimentale teste une hypothèse au moyen d’une expérience contrôlée où un seul facteur varie à la fois. Faire varier plusieurs facteurs empêche d’isoler leur rôle, et l’observation sans manipulation ne constitue pas cette démarche.

42. Une personne âgée perd en vitesse de traitement, mais continue d’enrichir son vocabulaire ; quelle interprétation correspond à l’approche vie entière ?

Le développement reste plastique, ce qui exclut le déclin de certaines capacités
Le développement est un progrès uniforme où toutes les capacités évoluent ensemble
Le développement est multidirectionnel, avec des gains et des pertes qui restent possibles
Le développement s’achève à l’âge adulte, même si les capacités changent ensuite

Le développement est multidirectionnel, avec des gains et des pertes qui restent possibles

Explication

L’approche vie entière conçoit le développement comme multidirectionnel : des capacités peuvent décliner tandis que d’autres progressent, et il se poursuit tout au long de la vie. Un progrès uniforme, une fin à l’âge adulte ou l’absence de déclin ne rendent pas compte de ce principe.

43. Un chercheur soutient que le développement d’un enfant suit un programme biologique interne, tandis que son environnement le favorise sans en être à l’origine. Quel courant défend cette idée ?

Le maturationnisme
Le behaviorisme
La typologie constitutionnelle
L’éthologie

Le maturationnisme

Explication

Le maturationnisme situe l’origine du développement dans un programme biologique interne que le milieu soutient. Le behaviorisme privilégie l’apprentissage, la typologie constitutionnelle relie corps et caractère, et l’éthologie étudie le comportement animal dans son milieu naturel.

44. Pour construire des normes de développement de l’enfant, un institut filme et observe des milliers d’enfants, notamment derrière un miroir sans tain. À quel chercheur cette démarche est-elle associée ?

Ernst Kretschmer
Konrad Lorenz
William H. Sheldon
Arnold Gesell

Arnold Gesell

Explication

Arnold Gesell a filmé et observé des milliers d’enfants afin d’établir des normes de développement. Lorenz est associé à l’éthologie et à l’empreinte, tandis que Sheldon et Kretschmer sont liés à la typologie constitutionnelle.

45. Une équipe cherche à déterminer si certaines formes corporelles sont liées à des traits de caractère, dans la lignée d’Ernst Kretschmer. Quel cadre théorique correspond à cette démarche ?

L’éthologie
La typologie constitutionnelle
Le behaviorisme
Le maturationnisme

La typologie constitutionnelle

Explication

La typologie constitutionnelle cherche précisément à relier la forme du corps au caractère, dans la lignée de Kretschmer. Le maturationnisme porte sur un programme biologique de développement, le behaviorisme sur l’apprentissage, et l’éthologie sur le comportement animal.

46. Dans quel ouvrage William H. Sheldon expose-t-il sa théorie des somatotypes en 1940 ?

The Varieties of Human Physique
The Study of Animal Behaviour
The Varieties of Temperament
The Development of the Child

The Varieties of Human Physique

Explication

Sheldon expose sa théorie des somatotypes dans The Varieties of Human Physique, paru en 1940, puis dans The Varieties of Temperament, en 1942. Le titre de 1942 est donc associé à la seconde publication, et les autres titres ne sont pas les ouvrages indiqués pour cette théorie.

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Que décrit la psychologie de l’enfant ?

L’enfant à une période donnée, surtout de la naissance à l’adolescence.

Qu’est-ce que le développement cognitif ?

L’ensemble des transformations liées à l’âge des capacités de connaissance.

Qu’est-ce que l’approche life span ?

Une approche où le développement se poursuit de la naissance à la mort.

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