QCM : Transformations acido-basiques et analyses (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété caractérise un acide de Brønsted noté AH ?

Il peut capter un proton H⁺
Il peut libérer un ion hydroxyde HO⁻
Il peut libérer un proton H⁺
Il peut former un électron libre

Il peut libérer un proton H⁺

Explication

Un acide de Brønsted est une espèce capable de donner un proton H⁺. La capacité à capter ce proton caractérise une base de Brønsted, et non un acide.

2. Dans la théorie de Brønsted-Lowry, comment reconnaît-on une base ?

Elle est nécessairement chargée négativement
Elle est capable de capter un proton H⁺
Elle est capable de libérer un proton H⁺
Elle produit systématiquement un ion hydroxyde HO⁻

Elle est capable de capter un proton H⁺

Explication

Une base de Brønsted est définie par sa capacité à accepter un proton H⁺. Une base n’est pas définie par la production d’un ion hydroxyde ni par une charge négative obligatoire.

3. Quelle notation représente correctement le couple acide/base associé à la demi-équation AH(aq)⇌A−(aq)+H+(aq)AH(aq) \rightleftharpoons A^-(aq)+H^+(aq) ?

AH/H⁺
AH/A⁻
H⁺/AH
A⁻/AH

AH/A⁻

Explication

Le couple acide/base se note dans l’ordre de l’acide puis de sa base conjuguée, soit AH/A⁻. L’écriture A⁻/AH inverse cet ordre et ne correspond pas à la convention demandée.

4. Quelle espèce appartient à deux couples acide/base et peut donc jouer les deux rôles selon la réaction ?

L’ion carbonate CO₃²⁻
L’ion oxonium H₃O⁺
L’eau H₂O
L’ion hydroxyde HO⁻

L’eau H₂O

Explication

L’eau H₂O figure dans les couples H₃O⁺/H₂O et H₂O/HO⁻, ce qui lui permet d’être amphotère. L’ion oxonium et l’ion hydroxyde n’appartiennent ici qu’à un seul couple présenté.

5. Comment définir une espèce chimique amphotère dans le cadre des couples acide/base ?

Elle capte un proton dans chaque réaction considérée
Elle possède nécessairement une charge électrique négative
Elle libère un proton dans chaque réaction considérée
Elle agit comme acide dans un couple et comme base dans un autre

Elle agit comme acide dans un couple et comme base dans un autre

Explication

Une espèce amphotère peut donner un proton dans un couple et en accepter un dans un autre. Son caractère amphotère ne dépend pas nécessairement d’une charge négative, et elle ne joue pas le même rôle dans toutes les réactions.

6. Que se passe-t-il lors d’une réaction acide-base entre AH₁ et A₂⁻ ?

AH₁ cède un proton à A₂⁻, formant A₁⁻ et AH₂
AH₁ échange un électron avec A₂⁻, formant deux ions nouveaux
A₂⁻ cède un proton à AH₁, formant A₂H et A₁⁻
A₁⁻ cède un proton à AH₂, régénérant les réactifs initiaux

AH₁ cède un proton à A₂⁻, formant A₁⁻ et AH₂

Explication

La réaction consiste en un transfert du proton de l’acide AH₁ vers la base A₂⁻, ce qui produit A₁⁻ et AH₂. Un transfert d’électron décrit une réaction d’oxydoréduction plutôt qu’une réaction acide-base.

7. Quelle condition permet de distinguer une réaction acide-base totale d’une réaction non totale ?

Une réaction totale vérifie xf=xmaxx_f=x_{max}, tandis qu’une réaction non totale vérifie xf<xmaxx_f<x_{max}
Une réaction totale vérifie xf<xmaxx_f<x_{max}, tandis qu’une réaction non totale vérifie xf=xmaxx_f=x_{max}
Une réaction totale forme des réactifs, tandis qu’une réaction non totale forme des produits
Une réaction totale ne fait intervenir aucun proton, contrairement à une réaction non totale

Une réaction totale vérifie $$x_f=x_{max}$$, tandis qu’une réaction non totale vérifie $$x_f<x_{max}$$

Explication

Dans une réaction totale, l’avancement final atteint l’avancement maximal, soit xf=xmaxx_f=x_{max}, tandis qu’une réaction non totale s’arrête avant cette limite. La distinction repose donc sur l’avancement et non sur la présence ou l’absence de protons.

8. Comment un acide fort se comporte-t-il avec l’eau par comparaison avec un acide faible ?

Il réagit totalement avec l’eau en formant A⁻ et H₃O⁺
Il transforme l’eau en acide AH sans produire d’ions
Il ne réagit avec l’eau qu’après ajout d’une base
Il réagit de manière limitée avec l’eau en formant A⁻ et HO⁻

Il réagit totalement avec l’eau en formant A⁻ et H₃O⁺

Explication

Avec l’eau, un acide fort transfère totalement son proton et forme son espèce A⁻ ainsi que H₃O⁺. Un acide faible établit au contraire une réaction limitée, et la formation de HO⁻ ne décrit pas ce transfert acide.

9. Dans quelles conditions une liaison fortement polarisée peut-elle libérer un proton H⁺ ?

Lorsque l’hydrogène porte une charge partielle négative et que le doublet reste sur l’atome le moins électronégatif
Lorsque l’hydrogène porte une charge partielle positive et que le doublet reste sur l’atome le plus électronégatif
Lorsque les deux atomes ont la même électronégativité et que le doublet se partage équitablement
Lorsque l’hydrogène porte une charge nulle et que le doublet quitte simultanément les deux atomes

Lorsque l’hydrogène porte une charge partielle positive et que le doublet reste sur l’atome le plus électronégatif

Explication

La libération de H⁺ est favorisée lorsque l’hydrogène est partiellement positif et que le doublet de liaison reste sur l’atome le plus électronégatif. Une charge partielle négative sur l’hydrogène ou une répartition équitable du doublet ne favorise pas ce mécanisme.

10. Pourquoi une liaison O–H peut-elle favoriser la formation d’un ion carboxylate ?

Parce que l’hydrogène est plus électronégatif que l’oxygène et reçoit le doublet de liaison
Parce que la différence d’électronégativité χ(O)−χ(H) vaut 1,24 et polarise suffisamment la liaison
Parce que la différence d’électronégativité χ(O)−χ(H) vaut 0,84 et empêche la dissociation de la liaison
Parce que l’oxygène possède un doublet non liant qui capte H⁺ pour former un ion ammonium

Parce que la différence d’électronégativité χ(O)−χ(H) vaut 1,24 et polarise suffisamment la liaison

Explication

Dans la liaison O–H, la différence d’électronégativité de 1,24 rend la liaison suffisamment polarisée pour permettre la libération d’un proton et la formation d’un ion carboxylate. La valeur 0,84 correspond à la liaison N–H des amines, qui se comporte différemment.

11. Quel comportement distingue la liaison N–H d’une amine de la liaison O–H d’un acide carboxylique ?

L’amine et l’acide carboxylique libèrent H⁺ avec la même facilité grâce à leurs liaisons polarisées
L’amine forme un carboxylate, tandis que l’acide carboxylique forme un ion ammonium
L’amine capte H⁺ grâce au doublet de l’azote, tandis que l’acide carboxylique libère H⁺
L’amine libère H⁺ grâce au doublet de l’azote, tandis que l’acide carboxylique capte H⁺

L’amine capte H⁺ grâce au doublet de l’azote, tandis que l’acide carboxylique libère H⁺

Explication

La liaison N–H est moins polarisée, avec χ(N)−χ(H)=0,84, tandis que le doublet non liant de l’azote peut capter H⁺ et former un ion ammonium. À l’inverse, la liaison O–H d’un acide carboxylique permet plus facilement la libération du proton.

12. Que mesure principalement le pH d’une solution aqueuse ?

La présence des ions hydronium H₃O⁺ dans la solution
La conductivité électrique des électrodes plongées dans la solution
La quantité de dioxygène dissous dans la solution
La masse totale des molécules d’eau dans la solution

La présence des ions hydronium H₃O⁺ dans la solution

Explication

Le pH est un indicateur de la présence des ions hydronium H₃O⁺ dans une solution aqueuse. La conductivité et la quantité de dioxygène dissous sont d’autres grandeurs qui ne définissent pas directement le pH.

13. Quelle expression permet de calculer le pH d’une solution aqueuse dont la concentration en ions hydronium est inférieure à 0,05 mol·L⁻¹ ?

pH=log⁡([H3O+]c∘)pH=\log\left(\frac{[H_3O^+]}{c^\circ}\right) avec c∘=1,0 mol.L−1c^\circ=1,0\ \mathrm{mol.L^{-1}}
pH=−log⁡([H3O+]c∘)pH=-\log\left(\frac{[H_3O^+]}{c^\circ}\right) avec c∘=1,0 mol.L−1c^\circ=1,0\ \mathrm{mol.L^{-1}}
pH=[H3O+]c∘pH=\frac{[H_3O^+]}{c^\circ} avec c∘=1,0 mol.L−1c^\circ=1,0\ \mathrm{mol.L^{-1}}
pH=−log⁡([H3O+]×c∘)pH=-\log\left([H_3O^+]\times c^\circ\right) avec c∘=1,0 mol.L−1c^\circ=1,0\ \mathrm{mol.L^{-1}}

$$pH=-\log\left(\frac{[H_3O^+]}{c^\circ}\right)$$ avec $$c^\circ=1,0\ \mathrm{mol.L^{-1}}$$

Explication

Le pH se calcule par le logarithme décimal opposé du rapport entre la concentration en ions hydronium et la concentration standard. Le signe négatif et le rapport avec c∘c^\circ sont essentiels pour obtenir la relation correcte.

14. À 25 °C, comment classer une solution dont le pH vaut 9,0 ?

Elle est basique, car son pH est supérieur à 7
Elle est neutre, car son pH est différent de 0
Elle est acide, car son pH est supérieur à 7
Elle est neutre, car toute solution aqueuse contient des ions hydronium

Elle est basique, car son pH est supérieur à 7

Explication

À 25 °C, une solution est basique lorsque son pH est supérieur à 7, donc un pH de 9,0 indique une solution basique. Une solution neutre possède un pH égal à 7, tandis qu’un pH inférieur à 7 indique une solution acide.

15. Quel est le principe d’un dosage par étalonnage ?

Mesurer la masse du soluté après évaporation complète du solvant de la solution étudiée
Comparer une grandeur physique de la solution étudiée à celles de solutions étalons de concentrations connues
Déduire la concentration à partir de la température d’ébullition sans utiliser de solutions de référence
Ajouter progressivement un réactif jusqu’à observer l’équivalence entre deux espèces chimiques

Comparer une grandeur physique de la solution étudiée à celles de solutions étalons de concentrations connues

Explication

Un dosage par étalonnage relie une grandeur physique mesurée à la concentration en comparant la solution étudiée à des solutions étalons connues. L’ajout d’un réactif jusqu’à l’équivalence correspond au principe d’un dosage par titrage.

16. Quelle relation décrit l’absorbance d’une solution suffisamment diluée à une longueur d’onde donnée selon la loi de Beer-Lambert ?

σ=ε×l×c=k×c\sigma=\varepsilon\times l\times c=k\times c avec A<1,2A<1,2
A=ε×l×c=k×cA=\varepsilon\times l\times c=k\times c avec A<1,2A<1,2
A=ε×lc=k×cA=\frac{\varepsilon\times l}{c}=k\times c avec A<1,2A<1,2
A=ε+l+c=k+cA=\varepsilon+l+c=k+c avec A<1,2A<1,2

$$A=\varepsilon\times l\times c=k\times c$$ avec $$A<1,2$$

Explication

La loi de Beer-Lambert relie linéairement l’absorbance A à la concentration c par A=ε×l×c=k×cA=\varepsilon\times l\times c=k\times c, dans le domaine indiqué. La conductivité σ relève de la loi de Kohlrausch et ne remplace pas l’absorbance dans cette relation.

17. Quelle loi relie la conductivité σ à la concentration d’une solution ionique contenant un seul soluté ?

La relation du pH, pH=−log⁡([H3O+]c∘)pH=-\log\left(\frac{[H_3O^+]}{c^\circ}\right)
La relation de dilution, c1V1=c2V2c_1V_1=c_2V_2
La loi de Kohlrausch, σ=k×c\sigma=k\times c
La loi de Beer-Lambert, A=k×cA=k\times c

La loi de Kohlrausch, $$\sigma=k\times c$$

Explication

Pour une solution ionique contenant un seul soluté, la loi de Kohlrausch s’écrit σ=k×c\sigma=k\times c et relie la conductivité à la concentration. La loi de Beer-Lambert concerne l’absorbance, tandis que les deux autres relations décrivent respectivement le pH et une dilution.

18. Quelle succession d’opérations correspond à un dosage par étalonnage ?

Mesurer l’échantillon, ajouter un indicateur coloré, repérer l’équivalence puis calculer la concentration avec un réactif titrant
Peser le soluté, évaporer le solvant, mesurer le résidu puis identifier sa concentration par sa masse
Préparer un seul étalon, mesurer sa température, refroidir l’échantillon puis comparer les volumes obtenus
Préparer des étalons, mesurer leur grandeur physique, tracer la courbe, mesurer l’échantillon puis déterminer sa concentration

Préparer des étalons, mesurer leur grandeur physique, tracer la courbe, mesurer l’échantillon puis déterminer sa concentration

Explication

Le protocole comprend la préparation de solutions étalons, la mesure de leur absorbance ou conductivité, le tracé de la courbe d’étalonnage, puis la mesure de l’échantillon et la détermination de sa concentration. L’ajout d’un indicateur et la recherche d’une équivalence décrivent plutôt un titrage.

19. Quelle information la spectroscopie infrarouge permet-elle d’identifier grâce aux bandes d’absorption observées ?

La masse molaire et la quantité de matière de l’échantillon
La température et la pression du milieu étudié
La nature des liaisons et des groupes caractéristiques
La couleur complémentaire d’une solution colorée

La nature des liaisons et des groupes caractéristiques

Explication

Les bandes d’absorption infrarouges sont caractéristiques de certaines liaisons et de certains groupes fonctionnels, ce qui permet d’identifier leur présence. La couleur complémentaire concerne l’interprétation d’un spectre UV-visible, et non l’identification directe par spectroscopie infrarouge.

20. Une solution présente un maximum d’absorption vers 670 nm670\ \mathrm{nm}, dans le rouge ; quelle couleur apparaît-elle principalement ?

Violet
Cyan
Vert
Jaune

Cyan

Explication

La couleur perçue est complémentaire de la couleur correspondant au maximum d’absorption ; l’absorption dans le rouge conduit donc à une solution cyan. Une solution jaune, verte ou violette correspondrait à une autre couleur absorbée de manière dominante.

21. Quelle combinaison de propriétés caractérise le modèle du gaz parfait ?

Des entités immobiles et une pression indépendante du volume
Des entités volumineuses et des interactions très fortes
Des entités très petites et des interactions négligeables
Des entités chargées et une température indépendante de l’agitation

Des entités très petites et des interactions négligeables

Explication

Dans le modèle du gaz parfait, la taille des entités est négligeable devant leur distance moyenne et leurs interactions sont considérées comme négligeables. Des interactions fortes ou des entités dont le volume devient important décrivent plutôt un comportement éloigné du modèle idéal.

22. Quelle équation permet de relier la pression, le volume, la quantité de matière et la température d’un gaz parfait ?

P×V=n×TRP\times V=\frac{n\times T}{R}
P+n=V×R×TP+n=V\times R\times T
P×T=n×R×VP\times T=n\times R\times V
P×V=n×R×TP\times V=n\times R\times T

$$P\times V=n\times R\times T$$

Explication

L’équation d’état d’un gaz parfait s’écrit P×V=n×R×TP\times V=n\times R\times T, avec R=8,314 Pa.m3.mol−1.K−1R=8,314\ \mathrm{Pa.m^3.mol^{-1}.K^{-1}}. Les autres expressions associent incorrectement les grandeurs ou placent la constante des gaz parfaits au mauvais endroit.

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Qu'est-ce qu'un acide de Brønsted noté AH ?

Une espèce chimique capable de libérer un proton H⁺.

Qu'est-ce qu'une base de Brønsted notée A⁻ ?

Une espèce chimique capable de capter un proton H⁺.

Qu'est-ce qu'un couple acide/base en chimie ?

Deux espèces chimiques reliées par la demi-équation AH(aq)⇌A−(aq)+H+(aq)AH(aq) \rightleftharpoons A^-(aq)+H^+(aq).

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