QCM : Valeurs et principes en soins infirmiers — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles valeurs et quels principes sont cités pour guider les soins ?

La conformité, la neutralité, la compétition et la performance
La distance, l’autorité, la standardisation et la productivité
La dignité, l’intimité, la pudeur, l’autonomie et l’empathie
La rapidité, la rentabilité, la disponibilité et la technicité

La dignité, l’intimité, la pudeur, l’autonomie et l’empathie

Explication

Les soins sont guidés par un ensemble de valeurs relationnelles et éthiques, notamment la dignité, l’intimité, la pudeur, l’autonomie et l’empathie. Les autres propositions privilégient des notions organisationnelles qui ne correspondent pas à la liste étudiée.

2. Quelle attitude de soin traduit le mieux la bientraitance ?

Respecter la personne et prendre en compte ses besoins singuliers
Décider à la place de la personne pour accélérer sa prise en charge
Limiter les échanges afin de préserver une distance professionnelle
Appliquer une procédure identique sans tenir compte du contexte

Respecter la personne et prendre en compte ses besoins singuliers

Explication

La bientraitance s’inscrit parmi les principes qui orientent des soins respectueux de la personne et attentifs à ses besoins. Une procédure uniforme ou une décision imposée peut négliger l’autonomie et la singularité du patient.

3. Que signifie la dignité dans la relation de soins ?

Elle désigne la possibilité d’exclure les autres de sa vie personnelle
Elle est intrinsèqu'à toute personne et interdit de la traiter comme un moyen
Elle dépend du niveau d’autonomie et peut diminuer avec la maladie
Elle correspond à la gêne éprouvée devant l’exposition du corps biologique

Elle est intrinsèqu'à toute personne et interdit de la traiter comme un moyen

Explication

La dignité appartient à chaque être humain et exclut son instrumentalisation, c’est-à-dire son utilisation comme moyen ou objet au service d’une autre fin. La gêne corporelle renvoie plutôt à la pudeur, tandis que la protection de la vie personnelle concerne l’intimité.

4. Quelle distinction décrit correctement l’intimité et la pudeur ?

L’intimité correspond à la distance sociale, tandis que la pudeur concerne la distance publique
L’intimité désigne la dépendance relationnelle, tandis que la pudeur exprime l’autonomie
L’intimité concerne la gêne corporelle, tandis que la pudeur protège la vie personnelle
L’intimité protège la vie personnelle, tandis que la pudeur exprime une gêne liée au corps

L’intimité protège la vie personnelle, tandis que la pudeur exprime une gêne liée au corps

Explication

L’intimité renvoie au sentiment de protéger ce qui relève de la vie personnelle, alors que la pudeur correspond notamment à la gêne éprouvée face au corps biologique. Réduire l’intimité à la nudité confond ces deux notions.

5. Comment la pudeur peut-elle être définie dans les soins ?

Comme une règle professionnelle imposant une distance identique entre tous les soignants
Comme une capacité à décider de ses soins et à satisfaire ses besoins par soi-même
Comme une protection juridique de toute information concernant l’état de santé
Comme une gêne subjective face à son corps, acquise par l’éducation et liée à la honte

Comme une gêne subjective face à son corps, acquise par l’éducation et liée à la honte

Explication

La pudeur est un vécu subjectif de gêne face au corps naturel, façonné par l’éducation et associé au sentiment de honte. La capacité à décider relève de l’autonomie, tandis que la protection des informations relève du secret professionnel.

6. Quelle situation illustre l’autonomie d’une personne soignée ?

Elle organise ses actes quotidiens et satisfait ses besoins par ses propres moyens
Elle confie ses décisions à un professionnel afin d’éviter toute responsabilité
Elle dépend d’un tiers pour répondre à un besoin physique ou économique
Elle accepte une relation contraignante avec un objet ou un être

Elle organise ses actes quotidiens et satisfait ses besoins par ses propres moyens

Explication

Dans les soins infirmiers, l’autonomie désigne la capacité à gérer ses actes de la vie quotidienne et à subvenir à ses besoins par ses propres moyens. Une relation contraignante destinée à satisfaire un besoin caractérise plutôt la dépendance.

7. Quelle caractéristique correspond à la dépendance ?

Elle consiste à se gouverner selon ses propres lois et à gérer ses actes quotidiens
Elle implique de décider pour soi selon des critères personnels et d’assumer ses choix
Elle désigne la protection de ce qui relève de la vie personnelle contre autrui
Elle constitue une relation contraignante liée à la satisfaction d’un besoin

Elle constitue une relation contraignante liée à la satisfaction d’un besoin

Explication

La dépendance est une relation contraignante, plus ou moins acceptée, avec un objet ou un être qui contribue à satisfaire un besoin. La gestion indépendante des actes et la décision personnelle relèvent de l’autonomie, tandis que la vie personnelle relève de l’intimité.

8. Quelle sanction pénale est prévue en France pour la violation du secret professionnel par l’article 226-13 du Code pénal ?

Trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende
Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende
Deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende
Six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende

Un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende

Explication

L’article 226-13 du Code pénal prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende pour la violation du secret professionnel. L’article R.4312-4 du Code de la santé publique rappelle par ailleurs cette obligation dans le code de déontologie infirmier.

9. Quelle distinction caractérise le mieux la bienveillance et la bientraitance dans l’accompagnement d’un usager ?

La bienveillance concerne l’adaptation technique des soins, tandis que la bientraitance décrit la cohérence des comportements.
La bienveillance désigne l’application de règles juridiques, tandis que la bientraitance repose sur les émotions du professionnel.
La bienveillance organise un accompagnement collectif, tandis que la bientraitance exprime une disposition personnelle favorable.
La bienveillance relève d’une intention positive, tandis que la bientraitance s’appuie sur une démarche collective adaptée aux besoins.

La bienveillance relève d’une intention positive, tandis que la bientraitance s’appuie sur une démarche collective adaptée aux besoins.

Explication

La bienveillance renvoie à l’intention éthique de faire le bien, alors que la bientraitance correspond à une démarche collective construite selon les choix et les besoins de l’usager. Confondre la bientraitance avec une disposition personnelle revient à lui attribuer une caractéristique qui définit plutôt la bienveillance.

10. Une équipe cherche avec un usager l’accompagnement le plus adapté à ses choix et à ses besoins. Quelle notion décrit cette démarche ?

La congruence, parce qu’elle vérifie l’accord entre les paroles et les comportements du soignant.
La bientraitance, parce qu’elle associe réflexion collective, respect des choix et adaptation de l’accompagnement.
La sollicitude, parce qu’elle correspond à la conformité des pratiques aux règles institutionnelles.
La bienveillance, parce qu’elle désigne principalement l’intention morale positive du professionnel.

La bientraitance, parce qu’elle associe réflexion collective, respect des choix et adaptation de l’accompagnement.

Explication

La bientraitance consiste à rechercher collectivement le meilleur accompagnement possible en tenant compte des choix et des besoins de l’usager. La bienveillance peut soutenir cette démarche, mais elle désigne d’abord l’intention positive de faire le bien.

11. Une infirmière exprime verbalement son accord avec un patient, adopte une attitude non verbale cohérente et agit conformément à ce qu’elle pense et ressent. Quelle notion illustre cette situation ?

L’altérité, qui consiste à reconnaître la personne dans ses différences et ses droits propres.
La bientraitance, qui correspond à la recherche collective d’un accompagnement adapté aux besoins.
La congruence, qui correspond à l’accord entre les ressentis, les pensées, les paroles et les actes.
L’empathie, qui consiste à percevoir l’expérience du patient en conservant une juste distance.

La congruence, qui correspond à l’accord entre les ressentis, les pensées, les paroles et les actes.

Explication

La congruence désigne la cohérence entre ce que l’infirmière ressent, pense, dit et fait, y compris entre ses dimensions verbale et non verbale. L’empathie concerne plutôt la compréhension de l’expérience du patient sans confusion avec celle-ci.

12. Quel comportement traduit le respect d’une personne soignée ?

Prendre ses décisions à sa place lorsque l’équipe estime connaître la solution la plus favorable.
Adapter ses convictions personnelles à celles du patient pour établir une relation affective plus étroite.
Interpréter ses réactions à partir des habitudes du professionnel afin de faciliter la conduite de l’entretien.
La traiter avec égard en reconnaissant sa dignité et la valeur de sa parole dans la relation de soins.

La traiter avec égard en reconnaissant sa dignité et la valeur de sa parole dans la relation de soins.

Explication

Le respect est une considération qui conduit à traiter autrui avec égard et constitue une valeur professionnelle infirmière. Décider à la place du patient peut méconnaître cette considération, même lorsque l’intention paraît protectrice.

13. Une soignante accueille favorablement les pratiques religieuses et les repères culturels différents des siens, tout en reconnaissant les droits propres du patient. Quelle notion mobilise-t-elle ?

La bienveillance, qui consiste à vouloir le bien d’autrui avec une intention éthique et morale.
La bientraitance, qui consiste à élaborer collectivement un accompagnement ajusté aux besoins.
L’altérité, qui consiste à reconnaître et accepter l’autre dans ses différences et ses droits.
La congruence, qui consiste à rendre cohérents les ressentis, les paroles et les actes du professionnel.

L’altérité, qui consiste à reconnaître et accepter l’autre dans ses différences et ses droits.

Explication

L’altérité implique la reconnaissance et l’acceptation de l’autre dans ses différences, notamment culturelles ou religieuses, ainsi que la reconnaissance de ses droits. La bienveillance exprime une intention positive, mais ne désigne pas spécifiquement le rapport à la différence.

14. Pour faire preuve d’empathie auprès d’un patient, quelle attitude le professionnel adopte-t-il ?

Il éprouve les mêmes émotions que le patient afin de partager pleinement son expérience personnelle.
Il perçoit l’environnement et les émotions du patient en se projetant à sa place tout en gardant une juste distance.
Il applique une procédure identique à chaque patient pour éviter que ses impressions influencent l’accompagnement.
Il se conforme aux préférences du patient en renonçant à toute position professionnelle dans la relation.

Il perçoit l’environnement et les émotions du patient en se projetant à sa place tout en gardant une juste distance.

Explication

L’empathie permet de percevoir l’environnement, les émotions et les sentiments du patient en se mettant à sa place, tout en maintenant une juste distance. Ressentir exactement les mêmes émotions ferait perdre cette distance professionnelle et ne correspond pas à la définition de l’empathie.

15. Quel ensemble regroupe des références mobilisées dans l’étude des notions professionnelles et relationnelles en soins infirmiers ?

Rogers, Larousse, Freud, Torneberg, Skinner, Beauchamp et Childress, la HAS et Piaget.
Paillard, Torneberg, Morval, Watson, Bandura, Beauchamp et Childress, l’OMS et Carl Rogers.
Paillard, Torneberg, Morval, Fiat, Warchol, Beauchamp et Childress, la HAS et Carl Rogers.
Larousse, Freud, Maslow, Piaget, Durkheim, Pasteur, la HAS et Carl Rogers.

Paillard, Torneberg, Morval, Fiat, Warchol, Beauchamp et Childress, la HAS et Carl Rogers.

Explication

Les références citées comprennent notamment Paillard, Torneberg, Morval, Fiat, Warchol, Beauchamp et Childress, la HAS et Carl Rogers. Les autres ensembles remplacent plusieurs références par des auteurs ou des institutions qui ne figurent pas dans cette liste.

16. Quelle référence est directement associée à la définition de la bienveillance comme intention éthique de promouvoir le bien-être d’autrui ?

La référence Larousse, consacrée à la définition du respect.
Carl Rogers, dans un ouvrage publié en 1961.
La Haute Autorité de santé, dans ses recommandations.
Beauchamp et Childress, publiés en 2019.

Beauchamp et Childress, publiés en 2019.

Explication

La définition de la bienveillance comme disposition orientée vers la compréhension, la sollicitude et le bien-être est attribuée à Beauchamp et Childress en 2019. Carl Rogers est associé à la congruence et à l’empathie, tandis que la HAS est liée à la bientraitance.

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Quelles valeurs guident les soins selon le texte ?

La dignité, l’intimité, la pudeur, l’autonomie, la dépendance, le secret professionnel, la bienveillance, la bientraitance, la congruence, le respect, l’altérité et l’empathie.

Quel principe protège la confidentialité dans les soins ?

Le secret professionnel.

Quels principes favorisent une relation humaine respectueuse en soins ?

La bienveillance, la bientraitance, la congruence, le respect, l’altérité et l’empathie.

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