QCM : Vote et participation électorale (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En 1791, un homme de 26 ans paie le cens et participe au vote : quel dispositif décrit correctement le système électoral dans lequel il vote ?

Suffrage censitaire et indirect, avec des électeurs intermédiaires
Suffrage universel masculin et indirect, réservé aux hommes de plus de 25 ans
Suffrage universel masculin et direct, sans électeurs intermédiaires
Suffrage censitaire et direct, les citoyens élisant les députés

Suffrage censitaire et indirect, avec des électeurs intermédiaires

Explication

En 1791, le cens conditionne le droit de vote et des électeurs du deuxième degré élisent les députés. Le suffrage universel masculin ne correspond pas à cette période, et le suffrage direct omet les électeurs intermédiaires.

2. En 1848, un Français de 21 ans souhaite voter : quelle règle nouvelle s’applique à lui ?

Il peut voter à condition d’avoir atteint 25 ans et son vote est secret
Il peut voter si ses ressources dépassent le cens et son vote est public
Il peut voter dans le cadre du suffrage universel sans distinction de sexe et son vote est secret
Il peut voter dans le cadre du suffrage universel masculin et son vote est secret

Il peut voter dans le cadre du suffrage universel masculin et son vote est secret

Explication

En 1848, le suffrage universel masculin est adopté pour les Français âgés d’au moins 21 ans et le vote devient secret. Le cens et l’âge de 25 ans renvoient à d’autres règles, tandis que le droit de vote des femmes est accordé en 1944.

3. Pour mesurer la mobilisation électorale d’une population, quel rapport faut-il calculer ?

La proportion d’abstentionnistes parmi l’ensemble des électeurs potentiels
La proportion de votants parmi l’ensemble des électeurs potentiels
La proportion d’électeurs inscrits parmi l’ensemble des électeurs potentiels
La proportion de votants parmi les électeurs inscrits

La proportion de votants parmi l’ensemble des électeurs potentiels

Explication

Le taux de mobilisation rapporte la proportion de votants à l’ensemble des électeurs potentiels. Le rapport aux seuls électeurs inscrits relève de la confusion avec le taux de participation.

4. Dans une élection, que désigne l’offre électorale proposée aux électeurs ?

Les candidats, les partis et les programmes proposés
Le vote exprimé par les électeurs après la campagne
Les programmes et les idées, sans les candidats ni les partis
Les médias, les débats et les campagnes électorales

Les candidats, les partis et les programmes proposés

Explication

L’offre électorale regroupe les candidats, les partis et les programmes soumis au choix des électeurs. Les médias et les campagnes servent à présenter ces offres, tandis que le vote constitue le choix de l’électeur.

5. Lors d’une élection, Lina compare les programmes et les candidats, puis retient l’offre qui correspond le mieux à ses attentes. Quel rôle joue-t-elle dans cet échange électoral ?

Elle présente les programmes aux autres électeurs
Elle choisit parmi les offres formulées par les candidats
Elle s’abstient en comparant les offres en présence
Elle formule les offres que les candidats présentent

Elle choisit parmi les offres formulées par les candidats

Explication

L’électeur compare les offres politiques proposées et choisit celle qui correspond le mieux à ses attentes. Formuler les offres revient aux candidats, tandis que présenter les programmes ne décrit pas le choix de Lina.

6. Nadia ne se rend pas au bureau de vote lors d’une élection. Comment qualifie-t-on ce comportement ?

Une abstention
Un vote nul
Un vote exprimé
Un vote blanc

Une abstention

Explication

L’abstention désigne le fait de ne pas aller voter. Le vote blanc, le vote nul et le vote exprimé correspondent tous à une participation au scrutin.

7. Une étude compare la participation électorale des jeunes et des personnes âgées. Quel résultat correspond à la tendance générale observée ?

Les personnes âgées s’abstiennent davantage que les jeunes
Les jeunes votent plus régulièrement que les personnes âgées
Les personnes âgées votent plus régulièrement que les jeunes
Les deux groupes votent avec la même régularité

Les personnes âgées votent plus régulièrement que les jeunes

Explication

Les personnes âgées votent davantage et plus régulièrement, alors que les jeunes s’abstiennent davantage. L’inversion de cette tendance et l’idée d’une régularité identique ne correspondent pas à ce constat.

8. Un électeur doit choisir entre une élection municipale et une élection législative. Quelle comparaison des durées de mandat est correcte ?

Six ans pour chacun des deux mandats
Cinq ans pour chacun des deux mandats
Six ans pour le mandat municipal et cinq ans pour le mandat législatif
Cinq ans pour le mandat municipal et six ans pour le mandat législatif

Six ans pour le mandat municipal et cinq ans pour le mandat législatif

Explication

Les mandats municipaux durent six ans, tandis que les mandats législatifs durent cinq ans. Inverser ces durées ou attribuer une durée identique aux deux élections confond les catégories de mandats.

9. Entre 2002 et 2022, quelle évolution a connue la part des inscrits votant systématiquement aux élections nationales, sachant qu’elle a atteint un minimum en 2017 ?

Elle a augmenté de 37,0 % à 47,6 %, après un minimum de 35,9 % en 2017.
Elle a diminué de 47,6 % à 35,9 %, après un minimum de 37,0 % en 2017.
Elle a diminué de 47,6 % à 37,0 %, après un minimum de 35,9 % en 2017.
Elle a diminué de 35,9 % à 37,0 %, après un minimum de 47,6 % en 2002.

Elle a diminué de 47,6 % à 37,0 %, après un minimum de 35,9 % en 2017.

Explication

Le vote systématique recule entre 2002 et 2022, de 47,6 % à 37,0 %, et son point le plus bas est de 35,9 % en 2017. La valeur de 35,9 % en 2022 confond le minimum et le niveau final, la hausse inverse la tendance, et le minimum attribué à 2002 contredit les données.

10. Au second tour de l’élection présidentielle de 2022, sur 1 000 inscrits, combien environ ont voté, si 28,01 % se sont abstenus ?

Environ 280 inscrits.
Environ 1 280 inscrits.
Environ 972 inscrits.
Environ 720 inscrits.

Environ 720 inscrits.

Explication

Les votants représentent 71,99 % des inscrits, soit environ 720 personnes sur 1 000. Environ 280 correspond aux abstentionnistes, 972 résulte d’une soustraction mal appliquée aux effectifs, et 1 280 dépasse le nombre d’inscrits.

11. Une personne s’abstient parce que les candidats ne correspondent pas à ses opinions lors d’une élection donnée. À quel type de cause cette explication renvoie-t-elle ?

À une cause conjoncturelle liée à la composition sociale de l’électorat.
À une cause conjoncturelle liée à cette élection.
À une cause structurelle liée au désintérêt général pour la politique.
À une cause structurelle liée à une disposition durable.

À une cause conjoncturelle liée à cette élection.

Explication

Une cause conjoncturelle dépend de la situation particulière d’une élection, comme l’offre de candidats proposée. Le caractère durable relève plutôt du structurel, le désintérêt général est une autre explication, et la composition sociale renvoie à un déterminant structurel.

12. Dans une élection, une équipe étudie les candidats en lice, les partis, les enjeux débattus et les messages de campagne. À quoi correspondent ces éléments ?

À la prédisposition politique
Au comportement électoral observé
À la position objective des électeurs
À l’offre électorale

À l’offre électorale

Explication

L’offre électorale regroupe les options proposées par les partis et leurs candidats, notamment les candidats, les partis, les enjeux et la campagne. La position objective renvoie aux caractéristiques sociales, la prédisposition aux orientations politiques et le comportement aux actes de vote ou à l’abstention.

13. Une électrice dépose un bulletin blanc dans l’urne, tandis qu’un autre électeur ne se rend pas au bureau de vote. Comment distinguer ces deux comportements ?

Les deux situations sont des bulletins exprimés
Le bulletin blanc est un suffrage pour un candidat, l’absence est un vote nul
Le bulletin blanc est un vote émis, l’absence au bureau est une abstention
Le bulletin blanc est une abstention, l’absence au bureau est un vote émis

Le bulletin blanc est un vote émis, l’absence au bureau est une abstention

Explication

Le bulletin blanc correspond à un vote émis, alors que l’abstention désigne l’absence de vote. Assimiler le bulletin blanc à l’abstention efface cette distinction ; le choix d’un candidat et le bulletin nul sont également différents de ces deux situations.

14. Après une campagne marquée par une conjoncture électorale particulière, certains électeurs changent de vote sans abandonner nécessairement leurs convictions idéologiques. Quelle interprétation correspond à l’analyse de Jacques Gerstlé ?

La conjoncture peut modifier l’expression des choix idéologiques et éclairer les changements de vote à court ou long terme
Les caractéristiques individuelles déterminent l’expression idéologique et expliquent les changements de vote à long terme
La campagne agit sur les choix idéologiques, mais n’éclaire pas les changements de vote au-delà du scrutin
La conjoncture remplace les choix idéologiques et explique les changements de vote à court terme seulement

La conjoncture peut modifier l’expression des choix idéologiques et éclairer les changements de vote à court ou long terme

Explication

Pour Jacques Gerstlé, la conjoncture électorale peut modifier la manière dont s’expriment les choix idéologiques et aider à comprendre les changements de vote à court comme à long terme. L’analyse ne limite pas cet effet au court terme et ne le confond pas avec les caractéristiques individuelles stables.

15. En 2022, parmi les inscrits de 18 à 29 ans, quelle catégorie décrit ceux qui ont voté à au moins un, mais pas à tous les tours des élections nationales ?

Le vote à tous les tours, qui concerne 59,0 % de ces inscrits
Le vote systématique, qui concerne 59,0 % de ces inscrits
L’abstention systématique, qui concerne 59,0 % de ces inscrits
Le vote intermittent, qui concerne 59,0 % de ces inscrits

Le vote intermittent, qui concerne 59,0 % de ces inscrits

Explication

Le vote à au moins un mais pas à tous les tours correspond au vote intermittent ; il concernait 59,0 % des inscrits de 18 à 29 ans en 2022. Le vote systématique suppose une participation à tous les tours, tandis que l’abstention systématique implique l’absence de vote.

16. Quel rôle la famille joue-t-elle dans la formation politique d’un individu ?

Elle est le premier lieu de formation politique, mais n’influence pas le cheminement ultérieur
Elle est le premier lieu de formation politique et influence le cheminement idéologique au cours de la vie
Elle transmet principalement un choix électoral identique, sans agir sur les idées politiques
Elle intervient après les autres institutions et influence les préférences à l’âge adulte

Elle est le premier lieu de formation politique et influence le cheminement idéologique au cours de la vie

Explication

La famille est présentée comme le premier lieu de formation politique et comme une influence sur le cheminement idéologique tout au long de la vie. La réduire à l’enfance ou à la reproduction d’un vote identique néglige cette influence prolongée.

17. Dans une population, les données indiquent que 46 % des électeurs votent comme leurs parents et que 20 % reproduisent leur absence de choix. Quelle interprétation rend compte de ces chiffres ?

Deux tiers sont des héritiers politiques, car 46 % reproduisent l’absence de choix et 20 % votent comme leurs parents
Deux tiers sont des héritiers politiques, mais les 20 % correspondent à un choix électoral différent
Deux tiers sont des héritiers politiques, par vote similaire ou reproduction de l’absence de choix
Deux tiers sont des héritiers politiques parce qu’ils reproduisent le vote identique de leurs parents

Deux tiers sont des héritiers politiques, par vote similaire ou reproduction de l’absence de choix

Explication

Les 46 % qui votent comme leurs parents et les 20 % qui reproduisent leur absence de choix représentent ensemble environ deux tiers d’héritiers politiques. Les 20 % ne désignent pas un vote identique pour un candidat, et les deux proportions ne doivent pas être interverties.

18. Quel auteur situe la cristallisation de la polarisation droite-gauche au début du XXe siècle, après plusieurs étapes politiques allant de la fin du XIXe siècle à l’arrivée au pouvoir du Front populaire ?

Rémi Lefebvre
Le CEVIPOF
Christophe Bouillaud
L’INSEE

Christophe Bouillaud

Explication

Christophe Bouillaud analyse la cristallisation du clivage droite-gauche au début du XXe siècle. Rémi Lefebvre est associé à l’étude de la volatilité électorale, tandis que le CEVIPOF est la référence indiquée pour les axes économiques et culturels.

19. Un programme défend la liberté d’entreprendre et le mérite, tout en privilégiant une faible intervention publique dans l’économie. À quel pôle de l’axe économique correspond-il ?

Au libéralisme économique associé à la droite
À l’interventionnisme étatique associé à la gauche
Au conservatisme culturel associé à la droite
Au libéralisme culturel associé à la gauche

Au libéralisme économique associé à la droite

Explication

Le libéralisme économique associé à la droite valorise la liberté d’entreprendre, le mérite et une faible intervention de l’État. L’interventionnisme étatique privilégie le partage des richesses et les services publics, tandis que le libéralisme et le conservatisme culturels relèvent d’un autre axe.

20. Un mouvement politique défend le pluralisme culturel et les libertés individuelles, notamment face aux traditions et aux normes sociales. Quelle orientation décrit le mieux sa position sur l’axe culturel ?

Le libéralisme culturel associé à la gauche
Le conservatisme culturel associé à la droite
L’interventionnisme étatique associé à la gauche
Le libéralisme économique associé à la droite

Le libéralisme culturel associé à la gauche

Explication

Le libéralisme culturel associé à la gauche valorise le pluralisme et les libertés individuelles. Le conservatisme culturel met plutôt l’accent sur les traditions, alors que le libéralisme économique et l’interventionnisme étatique désignent des positions sur l’axe économique.

21. Une électrice vote à chaque scrutin, mais passe d’un parti de gauche à un autre parti de gauche. Quelle forme de volatilité illustre ce changement ?

La mobilité au sein d’un même camp politique
L’absence de volatilité électorale
La mobilité transgressive entre gauche et droite
La mobilité entre abstention et vote

La mobilité au sein d’un même camp politique

Explication

Changer de parti tout en restant dans la même famille politique relève de la mobilité interne à un camp. La mobilité transgressive implique un passage entre gauche et droite, tandis que la mobilité entre abstention et vote concerne la participation électorale.

22. Lors d’une élection, un camp conserve des électeurs fidèles, mais une part importante de son électorat habituel s’abstient. Quel facteur est déterminant pour comprendre l’impact de cette forme de volatilité sur le résultat ?

La capacité du camp à mobiliser son électorat
La fréquence des passages de l’électorat d’un camp à l’autre
La stabilité des choix entre partis d’une même famille politique
La capacité des partis à élargir leur offre électorale

La capacité du camp à mobiliser son électorat

Explication

La mobilité entre abstention et vote est la forme de volatilité la plus significative, et son impact dépend de la capacité d’un camp à faire voter son électorat. Les passages entre camps et les déplacements internes à un camp sont d’autres formes de volatilité, mais ne définissent pas ce facteur déterminant.

23. Une personne éprouve un sentiment d’attachement à un parti, sentiment qui s’est construit notamment au cours de sa socialisation politique. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

La volatilité électorale
L’autonomie électorale
Le vote sur enjeu
L’identification politique

L’identification politique

Explication

L’identification politique désigne le fait de se sentir lié à un parti et elle est notamment associée à la socialisation politique. La volatilité renvoie à la mobilité du vote, l’autonomie à une capacité de choix accrue et le vote sur enjeu à l’importance d’un sujet électoral.

24. Dans une société où les citoyens sont davantage instruits et informés et où les institutions partisanes et religieuses encadrent moins leur vie, quelle évolution électorale peut notamment en résulter ?

Une volatilité électorale accrue
Une identification partisane renforcée
Une loyauté électorale plus stable
Une abstention nécessairement plus élevée

Une volatilité électorale accrue

Explication

Une autonomie accrue, liée notamment à l’éducation et à l’information ainsi qu’au recul des institutions encadrantes, contribue à expliquer la volatilité électorale. La stabilité et la fidélité renforcée inversent cette relation, tandis qu’une hausse de l’abstention n’est pas le mécanisme établi ici.

25. Deux électeurs ont une profession similaire, mais diffèrent par leur âge, leur patrimoine et leur religion ; ils réagissent aussi différemment aux enjeux d’une élection donnée. Quelle interprétation rend le mieux compte de leurs choix ?

Leurs choix reposent sur une décision indépendante de leurs appartenances
Leurs choix combinent plusieurs appartenances et facteurs contextuels
Leurs choix dépendent principalement de leur profession commune
Leurs choix reflètent surtout une préférence partisane héritée

Leurs choix combinent plusieurs appartenances et facteurs contextuels

Explication

Le vote de classe s’est complexifié : les choix peuvent combiner l’âge, le patrimoine, la religion et les enjeux propres à chaque élection. Les réduire à la profession, négliger les enjeux ou écarter les appartenances privées ne rend pas compte de cette combinaison.

26. Une électrice peu diplômée, peu intégrée dans la vie sociale et professionnelle, s’intéresse peu à la politique et pense que le scrutin ne changera rien. Comment ces éléments sont-ils associés à son comportement électoral ?

Ils indiquent une mobilisation accrue autour d’un vote de classe
Ils constituent des facteurs susceptibles de favoriser l’abstention
Ils signalent une identification politique particulièrement forte
Ils favorisent une participation liée aux enjeux du scrutin

Ils constituent des facteurs susceptibles de favoriser l’abstention

Explication

Le faible intérêt politique, le faible niveau de diplôme, la faible intégration sociale et le sentiment que l’élection ne changera rien figurent parmi les facteurs favorisant l’abstention. La mobilisation et la participation liée aux enjeux évoquent plutôt un engagement électoral, tandis que ces éléments ne prouvent pas une forte identification partisane.

27. Lors d’une élection, Léa choisit un candidat parce qu’elle apprécie son programme et adhère aux valeurs qu’il défend. Quels déterminants de son choix sont illustrés ?

La personnalité du candidat et le rejet de certaines valeurs
Le degré de satisfaction dans la vie et le vote de classe
Le niveau de revenu et l’origine sociale de l’électrice
Le programme du candidat et l’adhésion à certaines valeurs

Le programme du candidat et l’adhésion à certaines valeurs

Explication

Le choix électoral peut dépendre du programme et de l’adhésion à certaines valeurs. Le revenu et l’origine sociale sont d’autres caractéristiques, tandis que la satisfaction dans la vie et le vote de classe ne sont pas les motifs décrits ici.

28. Une personne est inscrite sur les listes électorales, mais ne se rend pas au bureau de vote. Comment qualifie-t-on sa situation ?

Une abstention électorale
Une non-inscription électorale
Un taux d’inscription électorale
Une participation électorale

Une abstention électorale

Explication

L’abstention désigne le fait qu’un électeur inscrit ne participe pas au vote. La non-inscription concerne une personne absente des listes, la participation implique un vote et le taux d’inscription est un rapport statistique.

29. Dans une commune, 240 électeurs inscrits s’abstiennent parmi 1 200 personnes inscrites sur les listes. Quel est le taux d’abstention ?

80 %
16 %
20 %
25 %

20 %

Explication

Le taux d’abstention se calcule en divisant le nombre d’abstentions par celui des inscrits : 240/1 200=0,20240/1\,200 = 0{,}20, soit 20 %. Le résultat de 80 % correspond à la part des inscrits qui n’est pas abstentionniste.

30. Un électeur inscrit dépose son bulletin dans l’urne lors d’un scrutin. Quel terme désigne ce comportement ?

L’abstention électorale
La participation électorale
Le taux d’abstention électorale
L’inscription électorale

La participation électorale

Explication

La participation désigne le fait qu’un électeur inscrit prenne part au vote. L’abstention correspond à son absence au scrutin, tandis que l’inscription et les taux sont des notions distinctes du comportement décrit.

31. Une chercheuse étudie l’effet de la catégorie sociale et de la religion sur les choix électoraux. Comment ces caractéristiques sont-elles généralement qualifiées lorsqu’elles sont considérées comme influentes sur le vote ?

Des variables lourdes du comportement électoral
Des préférences programmatiques des électeurs
Des formes de volatilité électorale
Des variables secondaires du comportement électoral

Des variables lourdes du comportement électoral

Explication

Les variables lourdes sont des caractéristiques sociales généralement considérées comme ayant une influence significative sur le comportement électoral. Les variables secondaires renvoient à des facteurs moins influents, les préférences programmatiques à un autre mode de décision, et la volatilité aux variations de participation ou de camp politique.

32. Entre deux scrutins, Léa vote pour des partis de camps politiques différents, tandis que Marc vote à l’un mais s’abstient à l’autre. Quel concept regroupe ces deux comportements ?

La volatilité électorale
Le vote sur enjeu
L’abstention électorale
Le vote de classe

La volatilité électorale

Explication

La volatilité électorale comprend aussi bien la participation à certains scrutins mais pas à tous que le changement de camp entre deux scrutins. Le vote sur enjeu porte sur la proximité des programmes, le vote de classe sur l’origine sociale, et l’abstention désigne spécifiquement la non-participation à un scrutin.

33. Un électeur instruit et bien informé compare les programmes des candidats à ses préférences personnelles, sans faire dépendre son choix de son origine sociale. De quel type de vote s’agit-il ?

De la volatilité électorale
Du vote sur enjeu
Du vote de classe
Des variables lourdes du comportement électoral

Du vote sur enjeu

Explication

Le vote sur enjeu repose sur la proximité entre les programmes proposés et les préférences personnelles des électeurs, notamment instruits et informés. Le vote de classe privilégie l’origine sociale, la volatilité concerne les variations entre scrutins, et les variables lourdes sont des caractéristiques sociales influençant le vote.

34. À quelle date une ordonnance accorde-t-elle le droit de vote aux femmes en France ?

En 1848
En 1974
Le 21 avril 1944
Le 29 avril 1945

Le 21 avril 1944

Explication

L’ordonnance accordant le droit de vote aux femmes est datée du 21 avril 1944. Le 29 avril 1945 correspond à leur première participation aux élections municipales, tandis que 1848 et 1974 renvoient à d’autres étapes électorales.

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Qu’instaure la Constitution française de 1791 pour élire les députés ?

Un suffrage censitaire et indirect.

Quel âge minimum les hommes devaient-ils avoir pour voter en 1791 ?

Plus de 25 ans.

Qui élisait les députés sous la Constitution de 1791 ?

Les électeurs du deuxième degré.

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