QCM : Nutrition minérale des végétaux (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle interprétation Julius Von Liebig propose-t-il en 1840 au sujet de la nutrition des végétaux chlorophylliens et des champignons ?

Les deux groupes sont autotrophes et tirent principalement leurs nutriments de la matière minérale du sol.
Les deux groupes sont hétérotrophes et dépendent principalement de la matière organique de l’humus.
Les végétaux chlorophylliens sont autotrophes et surtout nourris de matière minérale, tandis que les champignons dépendent aussi de matière organique de l’humus.
Les végétaux chlorophylliens dépendent de l’humus, tandis que les champignons sont autotrophes et surtout nourris de matière minérale.

Les végétaux chlorophylliens sont autotrophes et surtout nourris de matière minérale, tandis que les champignons dépendent aussi de matière organique de l’humus.

Explication

Liebig distingue les végétaux chlorophylliens autotrophes, nourris principalement de matière minérale, des champignons hétérotrophes qui dépendent aussi de matière organique de l’humus. L’inversion des groupes confond leurs modes de nutrition; l’autotrophie liée à l’humus confond source de carbone et nutrition minérale; la nutrition minérale attribuée aux champignons méconnaît leur hétérotrophie.

2. Un végétal absorbe des éléments nutritifs dans son milieu puis les utilise pour croître et se reproduire. Quel terme désigne l’ensemble de ces processus ?

La photosynthèse végétale
La nutrition minérale
L’absorption végétale
La nutrition végétale

La nutrition végétale

Explication

La nutrition végétale englobe l’absorption des éléments nutritifs dans le milieu et leur assimilation pour les fonctions physiologiques, dont la croissance et la reproduction. L’absorption seule omet l’assimilation; la nutrition minérale ne couvre pas tous les éléments nutritifs; la photosynthèse ne désigne pas l’ensemble de ces processus.

3. Une plante absorbe de l’eau et des ions minéraux dans le sol, puis capte le CO₂ atmosphérique par photosynthèse. Quel classement associe correctement chaque apport à son type de nutrition ?

Eau : hydrique; ions minéraux : carbonée; carbone du CO₂ : minérale.
Eau : carbonée; ions minéraux : minérale; carbone du CO₂ : hydrique.
Eau : hydrique; ions minéraux : minérale; carbone du CO₂ : carbonée.
Eau : minérale; ions minéraux : hydrique; carbone du CO₂ : carbonée.

Eau : hydrique; ions minéraux : minérale; carbone du CO₂ : carbonée.

Explication

La nutrition hydrique concerne l’eau, la nutrition minérale l’absorption de nutriments minéraux et la nutrition carbonée l’obtention de carbone à partir du CO₂ par photosynthèse. Le classement inversant eau et ions confond les deux premières catégories; celui associant les ions au carbone confond nutrition minérale et carbonée; celui associant le CO₂ à l’eau confond nutrition carbonée et hydrique.

4. Dans un sol, une analyse distingue les débris de roche mère, les échanges gazeux avec l’atmosphère et les racines, ainsi que la solution du sol. À quelles phases ces éléments correspondent-ils, dans cet ordre ?

Solide, gazeuse, liquide.
Solide, liquide, gazeuse.
Liquide, gazeuse, solide.
Gazeuse, solide, liquide.

Solide, gazeuse, liquide.

Explication

Les débris de roche mère constituent la phase solide, les échanges avec l’atmosphère et les racines relèvent de la phase gazeuse, et la solution constitue la phase liquide. Intervertir les deux dernières confond échanges gazeux et solution; classer les débris dans le liquide confond roche et solution; attribuer la solution au solide confond les phases liquide et solide.

5. Dans un échantillon de solution du sol, une partie des ions minéraux est dissoute dans l’eau et une autre est fixée sur des colloïdes. Quelle interprétation rend compte de leur coexistence ?

Seule la forme dissoute est présente dans la solution du sol.
La forme dissoute remplace progressivement toute forme fixée.
La forme fixée remplace progressivement toute forme dissoute.
Les deux formes coexistent et un équilibre existe entre elles.

Les deux formes coexistent et un équilibre existe entre elles.

Explication

Les éléments minéraux peuvent être dissous ou fixés sur les colloïdes, et un équilibre existe entre ces deux formes. L’exclusion de la forme dissoute nie leur coexistence; le remplacement complet décrit une transformation sans équilibre; considérer les ions fixés comme absents du sol confond fixation et absence.

6. Dans un sol, des ions minéraux dissous apparaissent après l’altération de fragments rocheux et la décomposition de matière organique par des bactéries et des champignons. Quelles sont les deux origines illustrées ?

L’altération de la roche mère et la dégradation minéralisante de la matière organique.
L’altération de la roche mère et la dégradation de la matière organique par les seuls végétaux.
La photosynthèse végétale et la dégradation minéralisante de la matière organique.
L’altération de la roche mère et l’absorption des ions par les racines.

L’altération de la roche mère et la dégradation minéralisante de la matière organique.

Explication

Les ions dissous proviennent notamment de l’altération progressive de la roche mère et de la minéralisation de la matière organique par des bactéries et des champignons. La photosynthèse n’est pas une origine des ions minéraux dissous; l’absorption racinaire ne les libère pas dans le sol; attribuer la dégradation aux seuls végétaux omet les microorganismes indiqués.

7. La concentration en éléments minéraux d’une solution du sol est mesurée à 8 mM. Comment cette valeur se situe-t-elle par rapport à la plage caractéristique de cette solution ?

Elle appartient à une plage de 50 à 100 mM.
Elle appartient à la plage de 5 à 10 mM.
Elle est inférieure à la plage, qui commence à 10 mM.
Elle est supérieure à la plage, qui s’arrête à 5 mM.

Elle appartient à la plage de 5 à 10 mM.

Explication

La concentration caractéristique est comprise entre 5 et 10 mM; 8 mM se trouve donc dans cette plage. La borne inférieure de 10 mM est une confusion sur l’intervalle; la borne supérieure de 5 mM inverse ses limites; une plage de 50 à 100 mM multiplie les valeurs par dix.

8. Dans un sol, quel rôle les colloïdes jouent-ils à la fois pour les éléments minéraux et pour la structure du sol ?

Ils fournissent directement de la matière organique et empêchent la formation d’agrégats.
Ils constituent une réserve qui libère progressivement des ions et contribuent à la structure du sol.
Ils constituent une réserve qui libère immédiatement tous les ions et contribuent à la structure du sol.
Ils dissolvent la roche-mère pour produire des ions et déterminent seuls la structure du sol.

Ils constituent une réserve qui libère progressivement des ions et contribuent à la structure du sol.

Explication

Les colloïdes stockent des éléments minéraux et en libèrent progressivement les ions, tout en contribuant à la structure du sol. La libération immédiate confond stockage et disponibilité progressive, tandis que dissoudre la roche-mère ou fournir directement de la matière organique ne décrit pas leur rôle.

9. Une analyse distingue des particules argileuses silicatées de moins de 2 μm2\,\mu\text{m} et des composés humiques issus de la dégradation organique : comment classer ces deux catégories ?

Les premières sont des colloïdes organiques et les secondes des colloïdes minéraux.
Les premières sont des colloïdes minéraux et les secondes des colloïdes organiques.
Les deux catégories sont des colloïdes minéraux, car elles sont issues du sol.
Les deux catégories sont des colloïdes organiques, car elles sont de très petite taille.

Les premières sont des colloïdes minéraux et les secondes des colloïdes organiques.

Explication

Les argiles silicatées relèvent des colloïdes minéraux, tandis que les composés humiques issus de la dégradation de la matière organique relèvent des colloïdes organiques. Les inverser confond leurs origines, et leur petite taille ne suffit pas à les classer comme organiques.

10. Comment nomme-t-on l’association des colloïdes argileux et organiques qui améliore et stabilise la structure du sol ?

Le complexe argilo-humique.
La réserve minérale dissoute.
La capacité d’échange cationique.
La solution colloïdale du sol.

Le complexe argilo-humique.

Explication

Le complexe argilo-humique est formé par l’association des colloïdes argileux et organiques et améliore la stabilité structurale du sol. La capacité d’échange cationique désigne une propriété d’échange, tandis qu’une réserve dissoute ou la solution du sol ne désigne pas cette association.

11. Dans un échantillon, les particules colloïdales sont neutralisées plutôt que de rester toutes chargées négativement : quelle organisation est alors favorisée ?

La répulsion mutuelle des particules chargées négativement.
L’agglomération en agrégats poreux.
La dispersion en un système compact et peu aéré.
La séparation en ions dissous dans toute la solution.

L’agglomération en agrégats poreux.

Explication

La neutralisation des particules favorise leur agglomération en agrégats poreux. La dispersion compacte et la répulsion correspondent au cas où les colloïdes restent chargés négativement, tandis que la dissolution en ions ne décrit pas cette organisation.

12. Un agronome choisit une parcelle dont le pH se situe entre 5,55{,}5 et 6,56{,}5 pour favoriser la croissance des racines : quel effet attend-il ?

Une croissance racinaire favorisée.
Une croissance racinaire freinée par une forte alcalinité.
Une multiplication bactérienne favorisée par un pH élevé.
Une précipitation accrue des micronutriments métalliques.

Une croissance racinaire favorisée.

Explication

Un pH compris entre 5,5 et 6,5 favorise la croissance des racines. Un pH très acide ou une forte alcalinité ne correspond pas à l’intervalle indiqué; l’effet sur les bactéries et la précipitation des métaux relèvent d’autres conséquences du pH.

13. Un sol devient plus acide après une modification de ses conditions : quelle évolution des nutriments minéraux est favorisée ?

La diminution du relargage de ces cations accompagnée d’une solubilité accrue des sels.
Le relargage de K⁺, Mg²⁺, Ca²⁺ et Mn²⁺ ainsi qu’une solubilité accrue des sels, sulfates et phosphates.
La rétention de K⁺, Mg²⁺, Ca²⁺ et Mn²⁺ ainsi qu’une solubilité réduite des sels, sulfates et phosphates.
Le relargage de ces cations accompagné d’une précipitation accrue des sulfates et phosphates.

Le relargage de K⁺, Mg²⁺, Ca²⁺ et Mn²⁺ ainsi qu’une solubilité accrue des sels, sulfates et phosphates.

Explication

Un pH acide favorise le relargage de K⁺, Mg²⁺, Ca²⁺ et Mn²⁺ et augmente la solubilité des sels, sulfates et phosphates. La rétention ou la baisse de solubilité inverse cet effet; la précipitation en oxydes est associée à un pH plus élevé.

14. Dans un complexe où un métal est lié à une molécule organique, quel terme désigne la formation de ce complexe stable ?

La précipitation métallique.
L’adsorption cationique.
La dissolution minérale.
La chélation.

La chélation.

Explication

La chélation forme un complexe organométallique stable dans lequel le métal est lié à un chélateur ou ligand organique. L’adsorption correspond à une fixation sur une surface, tandis que précipitation et dissolution désignent d’autres changements de phase.

15. Dans un sol dont le pH dépasse 6 à 7, un micronutriment métallique tend à devenir insoluble et à précipiter : quel effet un chélateur peut-il avoir ?

Le fixer sur les colloïdes sans former de complexe organométallique.
Le rendre insoluble en augmentant la concentration en ions hydroxyles.
Le maintenir en solution en formant un complexe stable avec le métal.
Le faire précipiter davantage en formant un oxyde métallique.

Le maintenir en solution en formant un complexe stable avec le métal.

Explication

À pH supérieur à environ 6–7, les micronutriments métalliques peuvent précipiter en oxydes, tandis que les chélateurs les maintiennent en solution sous forme de complexes stables. Accroître la précipitation ou les ions hydroxyles va à l’inverse de cet effet; la simple adsorption n’est pas la chélation.

16. Quel terme désigne le volume de sol occupé ou influencé par le système racinaire d’une plante ?

La rhizosphère
L’apex racinaire
Le sol environnant
Le système racinaire

La rhizosphère

Explication

La rhizosphère correspond au volume du sol occupé ou influencé par les racines. Le système racinaire désigne les racines elles-mêmes, l’apex leur extrémité, et le sol environnant n’est pas nécessairement influencé par elles.

17. Autour d’une racine, on observe un sol ameubli, acidifié par l’émission de H⁺, appauvri en eau et en nutriments, mais enrichi en substances organiques. Quel phénomène regroupe ces changements ?

L’absorption minérale
La diffusion des nutriments
L’acidification racinaire
L’effet rhizosphère

L’effet rhizosphère

Explication

L’effet rhizosphère regroupe les actions des racines sur les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol, dont l’ameublissement, l’acidification et les changements de ressources. L’acidification n’en est qu’un aspect, la diffusion décrit le déplacement des nutriments, et l’absorption seule ne recouvre pas l’ensemble de ces effets.

18. Dans une parcelle, des nutriments dissous sont entraînés avec l’eau vers les racines, tandis que d’autres se déplacent seuls depuis les zones les plus concentrées vers les moins concentrées. Quels mécanismes décrivent ces deux déplacements, dans cet ordre ?

Diffusion, puis flux de masse
Croissance racinaire, puis diffusion
Flux de masse, puis diffusion
Flux de masse, puis croissance racinaire

Flux de masse, puis diffusion

Explication

Le flux de masse entraîne ensemble l’eau et les nutriments, alors que la diffusion déplace les nutriments selon leur gradient de concentration. La croissance racinaire met aussi les racines en contact avec le sol, mais ne décrit pas ces deux déplacements.

19. En observant une plante, une botaniste voit plusieurs axes racinaires primaires, suivis de racines adventives ramifiées. À quel type de plante cette organisation correspond-elle ?

Une dicotylédone à pivot
Une plante sans racines ramifiées
Une plante à axe principal unique
Une monocotylédone

Une monocotylédone

Explication

Les monocotylédones forment plusieurs axes primaires, puis des racines adventives qui se ramifient. Le pivot est caractéristique des dicotylédones; les racines latérales s’y développent à partir de cet axe principal.

20. Comment définit-on une mycorhize ?

Une association symbiotique entre un champignon non ou faiblement pathogène et des cellules racinaires vivantes
Une infection de cellules racinaires par un champignon fortement pathogène
Une association symbiotique entre une bactérie et des cellules racinaires vivantes
Une association entre un champignon et des cellules racinaires mortes

Une association symbiotique entre un champignon non ou faiblement pathogène et des cellules racinaires vivantes

Explication

Une mycorhize associe symbiotiquement un champignon non ou faiblement pathogène à des cellules racinaires vivantes, principalement corticales et épidermiques. L’infection fortement pathogène, l’association bactérienne et les cellules mortes ne correspondent pas à cette définition.

21. Dans une association mycorhizienne, quel échange caractérise la relation entre la plante et le champignon ?

La plante fournit au champignon des molécules qu’il ne peut fabriquer, et le champignon augmente l’absorption d’eau et de nutriments par la plante
Le champignon fournit à la plante des molécules qu’elle ne peut fabriquer, et la plante augmente l’absorption du champignon
La plante fournit de l’eau et des nutriments au champignon, qui augmente l’absorption de molécules par la plante
Le champignon fournit des molécules à la plante, qui augmente l’absorption d’eau et de nutriments par le champignon

La plante fournit au champignon des molécules qu’il ne peut fabriquer, et le champignon augmente l’absorption d’eau et de nutriments par la plante

Explication

La plante fournit au champignon des molécules qu’il ne peut produire lui-même, tandis que le champignon améliore l’absorption d’eau et de nutriments de la plante. Les autres descriptions inversent ou déplacent ces rôles.

22. Lors de l’examen de deux racines, des hyphes forment un réseau de Hartig sans pénétrer dans les cellules de la première; chez la seconde, le champignon se développe dans les espaces intercellulaires et à l’intérieur des cellules corticales. Quelle classification convient ?

La première porte des ectomycorhizes et la seconde des endomycorhizes
Les deux portent des ectomycorhizes, car des hyphes sont présentes
La première porte des endomycorhizes et la seconde des ectomycorhizes
Les deux portent des endomycorhizes, car le champignon est associé aux racines

La première porte des ectomycorhizes et la seconde des endomycorhizes

Explication

Les ectomycorhizes ne pénètrent pas dans les cellules et forment le réseau de Hartig; les endomycorhizes croissent dans les espaces intercellulaires et à l’intérieur des cellules corticales. Inverser ces critères ou classer les deux types de la même manière confond leurs modes de croissance.

23. Quel terme désigne un élément chimique inorganique essentiel à la plante ?

Un élément du substrat
Un nutriment minéral
Un composé organique
Un élément bénéfique

Un nutriment minéral

Explication

Un nutriment minéral est un élément chimique inorganique essentiel à la plante. Un composé organique relève d’une autre catégorie, un élément bénéfique n’est pas nécessairement essentiel et la présence dans le substrat ne suffit pas à définir un nutriment minéral.

24. Un élément est nécessaire à une plante pour achever son cycle de vie, ne peut être remplacé par un autre et intervient directement dans son métabolisme. Comment le classer selon les critères d’essentialité d’Arnon et Stout ?

Comme un élément majeur du sol
Comme un élément simplement bénéfique
Comme un élément inerte
Comme un élément essentiel

Comme un élément essentiel

Explication

Les critères d’Arnon et Stout réunissent l’impossibilité d’achever le cycle de vie sans l’élément, sa non-substituabilité et son implication directe dans le métabolisme. Un effet bénéfique ne suffit pas, tandis que « inerte » et « majeur du sol » ne désignent pas la classification fondée sur ces critères.

25. Une plante supérieure a besoin de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, en plus de 14 nutriments minéraux. Combien d’éléments essentiels compte-t-elle au total ?

16 éléments essentiels
17 éléments essentiels
14 éléments essentiels
11 éléments essentiels

17 éléments essentiels

Explication

Les plantes supérieures possèdent 17 éléments essentiels : 14 nutriments minéraux auxquels s’ajoutent C, H et O. Le total de 14 omet ces trois éléments, tandis que 16 ou 11 résultent d’un décompte erroné.

26. Dans une expérience, un tissu végétal atteint 90 % de la croissance de la plante à une concentration donnée d’un nutriment. Que représente cette concentration ?

La concentration du milieu
La concentration critique
La concentration toxique
La concentration optimale maximale

La concentration critique

Explication

La concentration critique est la concentration tissulaire d’un nutriment qui permet d’obtenir 90 % de la croissance. La toxicité correspond à un excès, la concentration du milieu n’est pas la mesure tissulaire définie ici, et le seuil ne désigne pas la croissance maximale.

27. Dans une culture, tous les nutriments sont disponibles, mais le phosphore est celui dont la concentration est la plus faible. Quel nutriment limite la croissance selon la loi du minimum ?

Le nutriment absorbé le plus vite
Le phosphore
Le nutriment requis en plus grande quantité
Le nutriment le plus abondant

Le phosphore

Explication

Selon la loi du minimum, la croissance est limitée par le nutriment présent à la concentration la plus faible ; ici, c’est le phosphore. L’abondance, la vitesse d’absorption ou le besoin total ne remplacent pas ce critère.

28. Dans une solution nutritive, un excès de calcium freine l’action ou l’absorption du magnésium. Quelle interaction décrit cette situation ?

Une synergie
Une absorption indépendante
Un antagonisme
Une carence limitante

Un antagonisme

Explication

L’antagonisme correspond au cas où un nutriment freine l’action ou l’absorption d’un autre, comme l’excès de calcium qui gêne le magnésium. La synergie favorise l’absorption, la loi du minimum concerne le nutriment le moins concentré et l’absorption indépendante exclut cette compétition.

29. Dans une culture, la présence d’un nutriment entraîne une meilleure absorption d’un autre, souvent parce que leurs ions ont des charges opposées. Comment nommer cette interaction ?

Une absorption indépendante
Une synergie
Un antagonisme
Une limitation par carence

Une synergie

Explication

La synergie désigne une interaction où la présence d’un nutriment favorise l’absorption d’un autre, souvent entre ions de charges opposées. L’antagonisme freine l’absorption, la loi du minimum porte sur la concentration la plus faible et l’absorption indépendante ne comporte pas de facilitation.

30. Quel ensemble de molécules végétales contient de l’azote comme constituant ?

Les phospholipides, les acides nucléiques et les molécules de transfert d’énergie
Les parois végétales, les lamelles moyennes et les complexes argilo-humiques
Les protéines, les acides nucléiques, la chlorophylle et certaines phytohormones
Les enzymes de l’osmorégulation, les stomates et les équilibres électrochimiques

Les protéines, les acides nucléiques, la chlorophylle et certaines phytohormones

Explication

L’azote entre dans la composition des protéines, des acides nucléiques, de la chlorophylle et de certaines phytohormones. Les phospholipides et le transfert d’énergie sont ici des rôles du phosphore, tandis que l’osmorégulation relève notamment du potassium.

31. Une plante cultivée en solution nutritive absorbe de l’azote. Sous quelles formes peut-elle principalement le prélever, tout en pouvant aussi utiliser des molécules azotées plus petites ?

Sous forme de phosphate ou de sulfate, ainsi que de certains acides aminés
Sous forme de nitrate seulement, les acides aminés étant inutilisables
Sous forme de diazote ou de dioxyde d’azote, ainsi que de sucres azotés
Sous forme de nitrate ou d’ammonium, ainsi que de certains acides aminés

Sous forme de nitrate ou d’ammonium, ainsi que de certains acides aminés

Explication

Les plantes absorbent principalement l’azote sous forme de nitrate ou d’ammonium, et peuvent également utiliser des composés azotés de faible masse moléculaire comme les acides aminés. Le diazote gazeux et les anions phosphatés ou sulfatés ne sont pas les formes indiquées pour cette absorption.

32. Dans une expérience, on étudie un élément impliqué à la fois dans les phospholipides membranaires, les acides nucléiques et les transferts d’énergie métaboliques. De quel élément s’agit-il ?

Du calcium
Du potassium
De l’azote
Du phosphore

Du phosphore

Explication

Le phosphore participe aux phospholipides, aux acides nucléiques et aux réactions métaboliques de transfert d’énergie. L’azote contribue aussi aux acides nucléiques, mais les phospholipides et les transferts d’énergie distinguent ici le phosphore.

33. Une cellule végétale ajuste son équilibre osmotique et électrochimique et régule l’ouverture de ses stomates. Quel ion contribue à ces fonctions sans constituer les structures organiques végétales ?

L’azote des acides aminés
L’ion calcium Ca²⁺
L’ion potassium K⁺
L’ion magnésium Mg²⁺

L’ion potassium K⁺

Explication

Le potassium n’est pas un constituant des structures organiques végétales et intervient dans l’osmorégulation, l’équilibre électrochimique et la régulation des stomates. Le magnésium est notamment lié aux enzymes et à la chlorophylle, tandis que le calcium contribue aux membranes et à la signalisation.

34. Une plante carencée en un élément présente à la fois une photosynthèse perturbée et une synthèse des protéines déficiente. Quel élément active notamment des enzymes de ces processus ?

Le calcium
L’azote
Le potassium
Le magnésium

Le potassium

Explication

Le potassium active de nombreuses enzymes de la respiration et de la photosynthèse, notamment certaines kinases ; sa carence peut perturber la photosynthèse ou la synthèse des protéines. Le magnésium active aussi des enzymes, mais la combinaison des effets décrits est associée ici au potassium.

35. Lors d’une réaction cellulaire, un cation sert de cofacteur à une ATPase et favorise des transferts de phosphate et de nucléotides. Quel cation remplit ce rôle ?

Le potassium K⁺
Le magnésium Mg²⁺
Le calcium Ca²⁺
Le phosphore sous forme de phosphate

Le magnésium Mg²⁺

Explication

Le magnésium est un cofacteur de nombreuses enzymes, notamment des ATPases, et participe aux transferts de phosphate et de nucléotides. Le potassium est notamment associé à l’osmorégulation, tandis que le phosphate est un substrat ou un groupe transféré, et non le cation cofacteur.

36. Une cellule végétale utilise un élément pour contribuer à la structure des membranes et des lamelles moyennes, tout en transmettant des signaux comme messager secondaire. Quel élément est concerné ?

Le magnésium
Le calcium
Le phosphore
Le potassium

Le calcium

Explication

Le calcium contribue à la structure des membranes et des lamelles moyennes et intervient comme messager secondaire ainsi que comme cofacteur enzymatique. Le magnésium est notamment un constituant de la chlorophylle, et le potassium joue surtout des rôles d’osmorégulation et d’activation enzymatique.

37. Quelle contribution des ponts disulfure explique leur importance pour certaines protéines végétales ?

Ils contribuent à la structure tertiaire des protéines.
Ils déterminent la séquence des acides aminés des protéines.
Ils assurent le passage des protéines à travers la membrane.
Ils fournissent l’énergie nécessaire à la synthèse des protéines.

Ils contribuent à la structure tertiaire des protéines.

Explication

Les ponts disulfure participent à la structure tertiaire des protéines. Les réponses évoquant l’énergie, la séquence primaire ou le transport membranaire leur attribuent d’autres fonctions.

38. Deux solutés hydrophiles non ionisés traversent une membrane : lequel devrait la franchir le plus rapidement si leurs autres propriétés sont comparables ?

Le soluté de plus grande taille moléculaire.
Le soluté qui porte une charge positive.
Les deux solutés à la même vitesse.
Le soluté de plus petite taille moléculaire.

Le soluté de plus petite taille moléculaire.

Explication

Pour les molécules hydrophiles non ionisées, la vitesse de passage diminue lorsque la taille augmente. Choisir la plus grande inverse cette relation, invoquer une charge positive confond les catégories, et supposer une vitesse égale néglige l’effet de la taille.

39. Une protéine membranaire fixe un soluté, change de conformation, puis le libère de l’autre côté de la membrane. Comment désigne-t-on ce mécanisme protéique ?

Une pompe ionique.
Un soluté membranaire.
Un système de transport.
Un canal de diffusion simple.

Un système de transport.

Explication

Un système de transport est une protéine transmembranaire qui lie un soluté, change de conformation et le libère de l’autre côté. Un canal désigne un autre type de passage, une pompe est une catégorie plus spécifique, et le soluté est la substance transportée.

40. Une protéine membranaire déplace un soluté contre son gradient en utilisant directement l’énergie chimique libérée par la rupture d’une liaison covalente. À quelle catégorie appartient-elle ?

À un transport passif facilité.
À un système de transport primaire.
À un système de transport secondaire.
À un canal de diffusion.

À un système de transport primaire.

Explication

Les systèmes de transport primaires reposent sur la rupture de liaisons covalentes. La rupture de liaisons non covalentes caractérise les systèmes secondaires, tandis que le transport passif suit le gradient et qu’un canal ne désigne pas cette classification énergétique.

41. Un ion traverse une membrane dans le sens de son gradient de potentiel électrochimique. S’agit-il d’un transport passif ou actif ?

D’un transport actif.
D’un transport actif secondaire.
D’un transport passif.
D’un transport actif primaire.

D’un transport passif.

Explication

Un transport passif s’effectue dans le sens du gradient de potentiel électrochimique. Le transport actif s’effectue contre ce gradient; ses formes primaire et secondaire relèvent donc aussi d’un déplacement contre le gradient.

42. Une cellule fait transporter un soluté contre son gradient en tirant l’énergie nécessaire de l’activité d’un second système de transport, sans couplage direct à l’énergie chimique. De quel mécanisme s’agit-il ?

D’un transport par canal.
D’un transport actif secondaire.
D’un transport passif facilité.
D’un transport actif primaire.

D’un transport actif secondaire.

Explication

Le transport actif secondaire utilise l’énergie d’un autre système de transport pour déplacer un soluté contre son gradient, sans couplage direct à l’énergie chimique. Le transport primaire couple directement le transport à cette énergie, tandis que le transport passif suit le gradient.

43. Une cellule végétale utilise une pompe qui hydrolyse directement l’ATP pour faire sortir des ions malgré leur gradient électrochimique. De quel type de transport s’agit-il ?

Un transport actif secondaire
Un échange osmo-osmotique
Un transport actif primaire
Un transport facilité passif

Un transport actif primaire

Explication

Un transport actif primaire couple directement l’hydrolyse de l’ATP ou du PPi au déplacement d’ions contre leur gradient électrochimique. Le transport secondaire utilise l’énergie d’un autre système de transport, la diffusion facilitée suit le gradient et l’échange osmo-osmotique décrit une conversion entre formes d’énergie osmotique.

44. Dans une membrane mitochondriale, une pompe établit un gradient ionique qui est ensuite exploité par la cellule. Quel rôle de ce gradient correspond aux fonctions des pompes ioniques ?

Hydrolyser l’ATP indépendamment de tout gradient ionique
Stocker directement l’ATP sous forme d’ions membranaires
Permettre la synthèse d’ATP ou énergiser un cotransport
Dégrader les solutés pour libérer leur énergie chimique

Permettre la synthèse d’ATP ou énergiser un cotransport

Explication

Les pompes créent des gradients transmembranaires qui peuvent servir à synthétiser de l’ATP dans les membranes mitochondriales et chloroplastiques ou à énergiser des cotransports. Un gradient n’est pas une réserve directe d’ATP, ne dégrade pas les solutés et ne remplace pas l’hydrolyse de l’ATP par une pompe.

45. Une pompe à protons crée à travers une membrane une différence de potentiel électrique ainsi qu’une différence de pH. Quelle grandeur résulte de leur combinaison ?

Le potentiel d’équilibre du calcium
Le gradient électrochimique du potassium
La transduction osmo-osmotique
La force proton motrice

La force proton motrice

Explication

La force proton motrice résulte de la combinaison du gradient électrique et du gradient de pH établis par les pompes à H+. Le gradient électrique seul et le gradient de pH seul sont incomplets, tandis qu’un gradient de potassium concerne un autre ion.

46. Une protéine membranaire facilite le passage d’un soluté, tandis que d’autres protéines couplent le déplacement de deux solutés dans le même sens ou en sens opposés. Quelle classification convient ?

Symport, antiport et pompe primaire
Diffusion simple, uniport et pompe primaire
Uniport, antiport et canal ionique
Uniport, symport et antiport

Uniport, symport et antiport

Explication

Les transporteurs comprennent les uniports, qui facilitent le transport d’un soluté sans utiliser directement l’ATP ou le PPi, ainsi que les symports et les antiports actifs secondaires. Le symport déplace les solutés dans le même sens, tandis que l’antiport les échange en sens opposés.

47. Des assimilats produits dans des tissus photosynthétiques doivent être acheminés vers des tissus non chlorophylliens par des cotransporteurs H+-glucides. Quelle fonction remplissent ces symports ?

Échanger le calcium contre des protons à travers la membrane
Redistribuer les assimilats vers les tissus non chlorophylliens
Faire entrer les acides aminés dans les cellules avec des protons
Ramener les assimilats des tissus non chlorophylliens vers les tissus photosynthétiques

Redistribuer les assimilats vers les tissus non chlorophylliens

Explication

Les symports H+-glucides assurent la redistribution des assimilats des tissus photosynthétiques vers les tissus non chlorophylliens. Le sens inverse confond donneur et receveur, le transport d’acides aminés relève d’autres symports et l’échange Ca2+/H+ est une fonction d’antiports.

48. Un ion se déplace rapidement à travers une membrane en suivant son gradient électrochimique grâce à un pore protéique. Quel mécanisme assure ce passage ?

Le passage passif par un canal ionique
Le transport actif par une pompe ionique
La diffusion simple à travers la bicouche
Le passage par un transporteur membranaire

Le passage passif par un canal ionique

Explication

Un canal ionique forme un pore qui permet aux ions de suivre passivement leur gradient électrochimique. Une pompe implique un transport actif, tandis qu’un transporteur et la diffusion dans la bicouche ne correspondent pas au pore décrit.

49. Dans une expérience, un canal s’ouvre lorsque la membrane est déformée, sans liaison d’un composé ni changement de polarisation. À quelle catégorie appartient-il ?

À un canal voltage-dépendant
À un canal ligand-dépendant
À un canal régulé par phosphorylation
À un canal mécano-dépendant

À un canal mécano-dépendant

Explication

Un canal mécano-dépendant répond à une déformation mécanique de la membrane. Un ligand-dépendant s’ouvre par liaison d’un composé, un voltage-dépendant répond à la polarisation membranaire et la phosphorylation constitue un autre facteur de régulation.

50. Un canal laisse passer environ 10710^7 ions par seconde. Quelle comparaison avec la diffusion simple à travers une bicouche lipidique est cohérente avec les ordres de grandeur connus ?

La diffusion simple est environ 10310^3 fois plus lente
La diffusion simple a une vitesse proche de celle du canal
La diffusion simple est environ 101110^{11} fois plus lente
La diffusion simple est environ 101110^{11} fois plus rapide

La diffusion simple est environ $$10^{11}$$ fois plus lente

Explication

Les canaux ioniques transportent environ 10610^6 à 10810^8 ions par seconde, alors que la diffusion simple dans la bicouche lipidique est environ 101110^{11} fois plus lente. Dire qu’elle est plus rapide inverse le rapport; le facteur 10310^3 concerne la comparaison avec les pompes et transporteurs.

51. Lors du suivi d’ions absorbés par une racine, quel ordre de compartiments faut-il retenir pour leur transport radial vers le xylème ?

Surface racinaire, stèle, puis cortex et xylème
Surface racinaire, cortex, puis stèle et xylème
Surface racinaire, cortex, puis xylème et stèle
Cortex, surface racinaire, puis stèle et xylème

Surface racinaire, cortex, puis stèle et xylème

Explication

Le transport radial progresse de la surface racinaire vers le cortex, puis vers la stèle et le xylème. Placer la stèle avant le cortex inverse le trajet, et situer le xylème avant la stèle en modifie l’ordre.

52. Dans une racine, une barrière hydrophobe de subérine dans l’endoderme sépare l’apoplaste cortical de celui de la stèle. Quelle est sa fonction principale ?

Limiter le flux passif entre les deux apoplastes
Trier les ions selon la taille d’un pore membranaire
Relier les deux apoplastes par une voie continue
Accélérer le flux passif entre les deux apoplastes

Limiter le flux passif entre les deux apoplastes

Explication

La bande de Caspary est constituée d’incrustations hydrophobes de subérine dans l’endoderme; elle sépare l’apoplaste du cortex de celui de la stèle et limite le flux passif. Elle ne constitue ni un pore de sélection ionique ni une voie qui relie les deux apoplastes.

53. Quel mélange le xylème transporte-t-il des racines vers les parties aériennes ?

Des sucres et des nutriments minéraux
De l’eau et des composés organiques issus de la photosynthèse
De l’eau et des nutriments minéraux
Des sucres et de l’eau provenant des organes aériens

De l’eau et des nutriments minéraux

Explication

La sève brute du xylème est composée d’eau et de nutriments minéraux. La sève élaborée riche en sucres, l’omission des minéraux et le transport de sucres depuis les parties aériennes correspondent à des confusions avec le phloème ou à une composition incomplète.

54. Dans une plante, la sève brute se trouve sous tension et sa pression est négative. Quel mécanisme entraîne son flux longitudinal dans le xylème ?

Un pompage actif par consommation directe d’ATP dans les vaisseaux
Un gradient de concentration en sucres entre racines et feuilles
Une pression positive de turgescence qui pousse la sève vers les racines
Un gradient de pression hydrostatique et de potentiel hydrique

Un gradient de pression hydrostatique et de potentiel hydrique

Explication

Le flux xylémien est entraîné par des gradients de pression hydrostatique et de potentiel hydrique, la sève étant sous tension et à pression négative. Le gradient de sucres relève d’une autre logique de transport, la turgescence positive inverse la condition décrite, et le pompage direct par ATP n’est pas le mécanisme indiqué.

55. Une traceuse suit un déplacement longitudinal de sève dans une plante : quel trajet et quel tissu doit-elle observer comme trajet principal ?

Des vaisseaux morts, des racines vers les tiges et les organes aériens
Des vaisseaux morts, des organes aériens vers les racines
Des cellules vivantes, des feuilles vers les organes puits
Des cellules vivantes, dans les deux sens entre racines et feuilles

Des vaisseaux morts, des racines vers les tiges et les organes aériens

Explication

Le transport longitudinal xylémien est principalement ascendant et emprunte les vaisseaux morts, des racines vers les tiges et les organes aériens. Le trajet descendant inverse le sens, tandis que les cellules vivantes et les flux bidirectionnels évoquent le phloème.

56. Des feuilles matures produisent des photoassimilats dont une graine en développement a besoin. Quel trajet correspond à leur redistribution par le phloème ?

Des feuilles matures sources vers la graine puits
Des feuilles matures sources vers les racines, mais pas vers les graines
Des racines sources vers la graine puits par le xylème
De la graine source vers les feuilles matures puits

Des feuilles matures sources vers la graine puits

Explication

Le phloème redistribue les photoassimilats des feuilles matures, qui sont des sources, vers des organes puits comme les graines. Inverser source et puits, attribuer ce transport au xylème ou exclure les graines ne respecte pas cette relation.

57. Dans une cellule criblée, une forte concentration de saccharose doit être chargée dans le phloème. Quel mécanisme peut coupler ce chargement à une source d’énergie membranaire ?

Le symport H+-saccharose, qui établit lui-même le gradient de H+ utilisé
L’antiport H+/cations, énergisé par le gradient de H+ établi par une H+-ATPase
Le symport H+-saccharose, énergisé par le gradient de H+ établi par une H+-ATPase
Le flux de sève brute sous tension, entraîné par un gradient de potentiel hydrique

Le symport H+-saccharose, énergisé par le gradient de H+ établi par une H+-ATPase

Explication

Le symport H+-saccharose peut être énergisé par le gradient de protons établi par une H+-ATPase; la concentration en sucre du phloème est de 200 à 1000 mM. L’antiport de cations concerne un autre transport, le symport n’établit pas lui-même ce gradient, et le flux sous tension caractérise le xylème.

58. Dans une plante, la pression de turgescence est plus élevée à la source qu’au puits. Selon le modèle de Munch, dans quel sens le flux phloémien de masse est-il entraîné ?

De la source vers le puits, où la pression est plus faible
Du puits vers la source, où la pression est plus élevée
Des racines vers les feuilles, selon le gradient de potentiel hydrique
De la région de pression plus faible vers celle de pression plus élevée

De la source vers le puits, où la pression est plus faible

Explication

Le modèle de Munch explique le transport par une différence de pression de turgescence qui entraîne le flux de masse vers la région de plus faible pression. Le flux inverse et le déplacement vers une pression plus forte renversent ce gradient, tandis que le potentiel hydrique xylémien relève d’un autre mécanisme.

59. Un chercheur compare deux tissus conducteurs dans des cellules vivantes et observe que l’un peut transporter la sève dans les deux sens selon les besoins nutritifs. Quelle interprétation distingue correctement le phloème du xylème ?

Le xylème peut être bidirectionnel selon les besoins, tandis que le phloème monte
Le phloème et le xylème sont bidirectionnels dans leurs cellules conductrices
Le phloème peut être bidirectionnel selon les besoins, tandis que le xylème monte
Le phloème monte des racines, tandis que le xylème descend des feuilles

Le phloème peut être bidirectionnel selon les besoins, tandis que le xylème monte

Explication

Dans les cellules vivantes du phloème, le transport est bidirectionnel selon les besoins nutritifs; le transport xylémien est unidirectionnel et ascendant. Attribuer la bidirectionnalité au xylème, inverser le trajet ascendant ou appliquer la bidirectionnalité aux deux tissus confond leurs caractéristiques.

60. Une solution appliquée sur une feuille contient un composé apolaire et des ions. Quelles voies facilitent leur passage à travers la cuticule ?

Voie stomatale pour les deux types de solutés, sans passage cuticulaire
Voie hydrophile pour le composé apolaire et voie lipophile pour les ions
Voie cuticulaire hydrophile pour les deux types de solutés, sans voie lipophile
Voie lipophile pour le composé apolaire et voie hydrophile, stomatale ou cuticulaire, pour les ions

Voie lipophile pour le composé apolaire et voie hydrophile, stomatale ou cuticulaire, pour les ions

Explication

Les solutés apolaires empruntent les voies lipophiles, tandis que les solutés polaires et les ions peuvent passer par des voies hydrophiles stomatales ou cuticulaires. L’inversion des voies confond polarité et lipophilie, la réponse tout stomatale écarte à tort les voies cuticulaires, et la réponse tout hydrophile omet la voie lipophile.

61. Après un épisode de pluie, une feuille subit un lessivage important. Quels ordres de grandeur de pertes minérales peut-on attendre pour le potassium et le calcium des tissus concernés ?

Environ 50 à 60 % du K⁺ et 20 à 30 % du Ca²⁺
Environ 80 à 90 % du K⁺ et 50 à 60 % du Ca²⁺
Environ 80 à 90 % du K⁺ et 20 à 30 % du Ca²⁺
Environ 50 à 60 % du K⁺ et 80 à 90 % du Ca²⁺

Environ 80 à 90 % du K⁺ et 50 à 60 % du Ca²⁺

Explication

Le lessivage peut faire perdre environ 80 à 90 % du potassium et 50 à 60 % du calcium présents dans les tissus concernés. Inverser ces proportions confond les niveaux de perte des deux ions, tandis que les valeurs plus faibles sous-estiment la perte de potassium ou de calcium.

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En quelle année Julius Von Liebig présente-t-il sa conception de la nutrition végétale ?

En 1840.

Comment les végétaux chlorophylliens sont-ils qualifiés chez Julius Von Liebig ?

D’autotrophes nourris principalement de matière minérale.

Que désigne la nutrition végétale ?

L’ensemble des processus d’absorption et d’assimilation des éléments nutritifs nécessaires aux fonctions physiologiques.

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