★ À maîtriser
📌 L’AES fait avec la personne autant que possible et ne fait pas systématiquement à sa place.
Compléments
Faire avec la personne, plutôt que faire à sa place
Autonomie = décider ; indépendance = faire seul
★ À maîtriser
Les besoins essentiels comprennent respirer ; boire et manger ; éliminer ; se mouvoir ; dormir et se reposer ; se vêtir et se dévêtir ; maintenir la température corporelle ; être propre et protéger sa peau ; éviter les dangers ; communiquer et maintenir des relations ; agir selon ses valeurs et ses habitudes ; se sentir utile, participer et conserver une image positive de soi.
🔄 Avant d’agir, l’AES : recueille les informations auprès de la personne, consulte les transmissions et les consignes, échange avec l’équipe si nécessaire
L’évaluation recherche : les habitudes et le rythme de vie, les goûts, choix, attentes et refus, les capacités physiques, cognitives, sensorielles et relationnelles, les difficultés, fragilités et ressources, les aides techniques disponibles, les risques de l’environnement, les changements récents de comportement ou d’état de santé
📌 L’évaluation se fait dans la durée et s’adapte à l’évolution de la personne ; l’AES ne pose pas de diagnostic médical.
Compléments
L’accompagnement de l’élimination respecte l’intimité, et le besoin de se vêtir inclut le soutien du choix des vêtements et de l’autonomie.
Le besoin de boire et manger implique de préserver une alimentation et une hydratation adaptées.
L’AES observe si la personne réalise une activité :
★ À maîtriser
Pour la toilette, l’AES :
Pour l’alimentation, l’AES respecte les goûts, les habitudes et les consignes alimentaires, installe correctement la personne et observe l’appétit, la fatigue ainsi que les difficultés à mâcher ou à avaler.
Pour la mobilité et les transferts, l’AES vérifie l’environnement, utilise les aides adaptées et les techniques apprises, explique les gestes et ne prend jamais de risque inconsidéré.
Pour la prise des médicaments, l’AES respecte le cadre réglementaire, les consignes et les procédures de la structure, sans modifier une prescription ni décider seul d’un traitement.
Un essoufflement inhabituel, une gêne respiratoire ou une coloration anormale impose une alerte rapide selon la gravité.
Compléments
Pour l’habillage, l’AES propose des vêtements adaptés à la météo, aux goûts et aux capacités, laisse la personne choisir et lui permet de réaliser les gestes possibles.
Pour l’hydratation, l’AES propose régulièrement à boire selon les consignes et les besoins, et observe les signes possibles de déshydratation.
Pour l’élimination, l’AES respecte l’intimité et les habitudes, assure le confort, observe les changements urinaires ou intestinaux et les signale.
★ À maîtriser
📌 L’AES explique l’accompagnement et recherche l’accord de la personne avant d’agir.
📌 La sécurité vise à prévenir les risques sans supprimer inutilement la liberté et la participation de la personne.
Compléments
📌 L’AES respecte le rythme de la personne et ne lui impose pas un rythme inutilement rapide.
📌 L’AES partage les informations uniquement avec les personnes autorisées et dans le cadre professionnel.
★ À maîtriser
Le vieillissement peut diminuer la force, l’équilibre, la vision ou l’audition, mais ne signifie pas automatiquement une perte d’autonomie.
La maladie d’Alzheimer peut affecter la mémoire, l’orientation, le langage et les activités quotidiennes ; l’accompagnement utilise des phrases simples, rassure et maintient des repères.
La maladie de Parkinson peut provoquer une lenteur des mouvements, une rigidité et des tremblements ; l’accompagnement respecte le temps nécessaire et sécurise les déplacements.
📌 Une faiblesse soudaine d’un côté, une déformation du visage ou un trouble soudain de la parole peut signaler un AVC et impose une alerte urgente.
Compléments
Les troubles de la déglutition sont des difficultés à avaler pouvant provoquer une fausse route ; l’AES respecte strictement les consignes d’installation et de texture.
L’arthrose est une maladie des articulations pouvant provoquer des douleurs et des difficultés de mouvement.
L’ostéoporose est une fragilité des os qui augmente le risque de fracture.
La dépression peut entraîner une tristesse persistante, une perte d’intérêt, de la fatigue ou un repli ; l’AES écoute, observe et transmet sans jugement.
En cas de handicap moteur, l’AES adapte l’environnement et les aides aux limitations des mouvements ou des déplacements.
L’AES adapte :
Les difficultés possibles concernent :
★ À maîtriser
Les signes non verbalisés de douleur comprennent les grimaces, les gémissements, l’agitation, le repli, la protection d’une zone du corps, un changement de comportement et un refus inhabituel de bouger ou de manger.
Face à la douleur, l’AES observe, écoute, repère les changements, utilise les outils d’évaluation prévus si sa formation et les consignes le permettent, puis transmet rapidement.
Les risques de chute comprennent :
📌 Pour prévenir les chutes, il faut dégager les passages, vérifier l’éclairage, proposer des chaussures adaptées, mettre les aides techniques à disposition, respecter les consignes de transfert et encourager la personne à signaler ses difficultés.
Compléments
Les signes verbalisés de douleur comprennent le fait de dire que l’on a mal ou de décrire une brûlure, une gêne ou une douleur.
L’AES ne doit ni minimiser la douleur, ni imposer un geste douloureux, ni administrer un médicament de sa propre initiative.
Il ne faut jamais tirer brutalement sur les bras ni réaliser seul un transfert non maîtrisé.
Une personne suspectée d’une blessure grave ne doit pas être mobilisée, sauf nécessité de sécurité immédiate.
★ À maîtriser
📌 Pendant un repas, il faut installer la personne selon les consignes, vérifier que sa posture est adaptée et respecter les textures et régimes prescrits.
📌 En cas de fausse route, il faut appliquer immédiatement les gestes d’urgence adaptés à la situation et à sa formation, alerter et appeler les secours si nécessaire.
Compléments
📌 Il ne faut jamais forcer une personne à manger ou à boire.
★ À maîtriser
Les signes à repérer comprennent un changement brutal de comportement, une confusion nouvelle, une somnolence inhabituelle, une pâleur, une douleur, une fièvre suspectée, une chute, une faiblesse soudaine, une difficulté respiratoire, des vomissements, un refus inhabituel de s’alimenter ou de boire et une perte de mobilité.
Les urgences comprennent :
En cas d’urgence, il faut sécuriser, alerter immédiatement les secours et les professionnels selon la situation, appliquer les gestes appris en formation et rester auprès de la personne si possible.
📌 L’AES observe et transmet, mais ne pose pas de diagnostic médical.
📌 L’AES ne modifie pas un traitement, ne décide pas seul d’une conduite médicale et ne réalise pas un acte pour lequel il n’est pas habilité ou formé.
Compléments
Un signe grave ne doit pas être signalé seulement à la fin du service.
L’AES respecte les prescriptions, les protocoles et son champ de compétences.
En cas de doute, l’AES sollicite le professionnel compétent.
L’AES ne cache jamais un incident et ne banalise pas un changement important.
La loi du 2 janvier 2002 rénove l’action sociale et médico-sociale et renforce les droits des personnes accompagnées ainsi que la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux.
Les droits essentiels comprennent la dignité, l’intégrité, la vie privée, l’intimité, la sécurité, la liberté d’aller et venir dans le respect du cadre applicable, le libre choix, l’accompagnement individualisé, la confidentialité, la participation au projet personnalisé et l’accès aux informations dans les conditions prévues.
La loi du 11 février 2005, relative à l’égalité des droits et des chances, à la participation et à la citoyenneté des personnes handicapées, renforce notamment l’accessibilité, la compensation du handicap et la participation à la vie sociale.
Face à un refus, il faut écouter la personne, rechercher les raisons, expliquer les conséquences sans menace, proposer une alternative et solliciter l’équipe si nécessaire, sans imposer systématiquement le geste.
📌 Le secret professionnel et la confidentialité interdisent de divulguer des informations personnelles à des personnes non autorisées, et les échanges professionnels se font dans le cadre prévu par la loi.
📌 Toute situation préoccupante de maltraitance doit être prise au sérieux, protégée et signalée selon les procédures et obligations applicables.
★ À maîtriser
Les transmissions servent la continuité et la sécurité de l’accompagnement.
Une transmission doit être factuelle, précise, datée si nécessaire, pertinente et respectueuse de la confidentialité.
Une transmission distingue les faits observés des interprétations et des jugements personnels.
En cas de signe grave, il faut alerter immédiatement oralement ou par le moyen d’urgence prévu, puis tracer l’information selon le protocole.
Compléments
📌 Une transmission écrite ne remplace pas une alerte urgente.
Faits observés, pas jugements personnels
★ À maîtriser
🔄 Pour analyser une étude de cas écrite : lire le sujet attentivement et relever les informations importantes, présenter la situation de la personne sans inventer d’informations, identifier les besoins, attentes, habitudes, capacités, ressources et difficultés, repérer les risques et les signes d’alerte, définir les objectifs de l’accompagnement, proposer des actions concrètes, adaptées et réalisables, expliquer pourquoi chaque action est utile, préciser comment respecter le consentement, l’intimité et la dignité, expliquer ce qu’il faut observer et transmettre, indiquer quand demander l’aide d’un collègue ou d’un professionnel de santé
Chaque action d’une étude de cas suit la logique besoin repéré, objectif, action adaptée, justification, observation et transmission.
Compléments
Dans l’exemple de M. Martin, habituellement autonome pour marcher mais devenu très fatigué, mangeant peu et présentant des vertiges inhabituels, l’analyse retient un changement par rapport à son état habituel, un risque de chute et un possible problème de santé.
Dans cette situation, les actions consistent à sécuriser les déplacements, rester vigilant, ne pas laisser M. Martin partir seul si cela présente un danger, l’installer confortablement, recueillir ses propos, alerter rapidement le professionnel compétent et transmettre des observations précises.
Ces actions visent à protéger M. Martin, prévenir une chute et permettre une évaluation adaptée.
Besoin → objectif → action → justification → observation et transmission
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1. Quel est l’objectif de l’accompagnement de l’AES dans les actes essentiels de la vie quotidienne ?
2. Une AES remarque qu’une personne participe moins qu’à l’habitude à une activité et semble préoccupée. Quelle démarche correspond à ses missions ?
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Quel est le rôle de l’AES dans les actes essentiels de la vie quotidienne ?
Préserver ou développer l’autonomie et le bien-être des personnes.
Quelle mission de l’AES consiste à détecter les évolutions chez une personne ?
Repérer les changements.
Que doit faire l’AES après avoir repéré un changement préoccupant ?
Alerter les professionnels compétents.
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