QCM : Accompagnement de la vie quotidienne (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Avant un déplacement, une personne rencontre un passage encombré et peine à utiliser sa canne dans un couloir peu éclairé. Quelle mesure de prévention convient ?

Aider la personne à se déplacer sans suivre les consignes de transfert
Laisser le passage libre, mais retirer la canne pour faciliter le trajet
Sécuriser les lieux, rechercher des signes de gravité et alerter
Dégager le passage, vérifier l’éclairage et rendre la canne accessible

Dégager le passage, vérifier l’éclairage et rendre la canne accessible

Explication

La prévention consiste notamment à dégager les passages, vérifier l’éclairage et mettre les aides techniques à disposition, tout en respectant les consignes de transfert. La sécurisation et l’alerte concernent l’après-chute, tandis que retirer la canne ou improviser un transfert ne répond pas à la règle.

2. Une personne qui ne signale aucune douleur grimace, protège sa hanche et refuse inhabituellement de se déplacer. Comment interpréter ces observations ?

Comme l’expression d’une préférence de déplacement
Comme des signes non verbalisés possibles de douleur
Comme des indices d’une difficulté de compréhension
Comme des signes insuffisants sans plainte verbale

Comme des signes non verbalisés possibles de douleur

Explication

Les grimaces, la protection d’une zone et le refus inhabituel de bouger peuvent signaler une douleur même sans plainte verbale. L’absence de parole n’exclut pas la douleur, et ces observations ne prouvent ni une difficulté de compréhension ni une simple préférence.

3. Comment faut-il considérer la douleur exprimée par une personne accompagnée ?

Comme une atteinte à reconnaître par un signe visible
Comme une plainte à relativiser selon le comportement
Comme un signe à confirmer par une mesure objective
Comme une expérience personnelle à prendre au sérieux

Comme une expérience personnelle à prendre au sérieux

Explication

La douleur est une expérience personnelle, et ce que la personne exprime doit être pris au sérieux. La mesure objective, la relativisation de la plainte et l’exigence d’un signe visible méconnaissent ce principe.

4. Après avoir observé une somnolence inhabituelle, un AES est interrogé sur sa cause médicale. Quelle réponse respecte son rôle ?

Décider d’une conduite médicale avant d’en informer l’équipe
Écarter toute cause médicale et rassurer sans transmettre
Décrire le changement observé et le transmettre sans poser de diagnostic
Attribuer une cause médicale probable et la transmettre comme certaine

Décrire le changement observé et le transmettre sans poser de diagnostic

Explication

L’AES observe et transmet les faits, mais ne pose pas de diagnostic médical. Attribuer une cause transforme l’observation en diagnostic, et décider seul d’une conduite médicale dépasse son rôle.

5. Une personne âgée voit moins bien et son équilibre a diminué, mais elle continue à accomplir seule plusieurs activités quotidiennes. Que peut-on conclure ?

Une difficulté sensorielle implique une dépendance pour toutes les activités
Le vieillissement peut affecter certaines capacités sans entraîner automatiquement une perte d’autonomie
Le vieillissement ne peut pas modifier les capacités physiques ou sensorielles
La baisse de la vision et de l’équilibre signifie une perte automatique d’autonomie

Le vieillissement peut affecter certaines capacités sans entraîner automatiquement une perte d’autonomie

Explication

Le vieillissement peut diminuer la force, l’équilibre, la vision ou l’audition, sans entraîner automatiquement une perte d’autonomie. Conclure à une dépendance automatique confond diminution de capacités et perte d’autonomie, tandis que nier ces changements ou généraliser une difficulté sensorielle est également erroné.

6. Après une chute, une personne est au sol et une blessure grave est possible. Quelle conduite adopter ?

Diagnostiquer la blessure avant de prévenir les secours
Sécuriser les lieux, rechercher les signes de gravité et alerter selon le protocole
Relever la personne, puis vérifier si une douleur persiste
Mobiliser la personne pour examiner la zone douloureuse

Sécuriser les lieux, rechercher les signes de gravité et alerter selon le protocole

Explication

Après une chute, il faut sécuriser les lieux, rechercher les signes de gravité sans poser de diagnostic et alerter immédiatement selon le protocole. Relever automatiquement ou mobiliser la personne peut être inapproprié, et l’AES ne pose pas de diagnostic.

7. Une personne se fatigue pendant le repas et éprouve parfois des difficultés à avaler. Que doit faire l’AES dans le cadre de l’accompagnement alimentaire ?

Respecter ses goûts, la laisser s’installer seule et relever seulement son appétit
L’installer correctement et modifier les consignes selon les aliments préférés
Observer sa fatigue, mais ne pas tenir compte des difficultés à avaler
Respecter les consignes alimentaires, l’installer correctement et observer fatigue et déglutition

Respecter les consignes alimentaires, l’installer correctement et observer fatigue et déglutition

Explication

L’accompagnement alimentaire suppose de respecter les goûts, les habitudes et les consignes, d’installer correctement la personne et d’observer notamment la fatigue et les difficultés à avaler. Négliger l’installation omet une précaution, relever seulement l’appétit ignore les difficultés de déglutition, et modifier les consignes dépasse le rôle de l’AES.

8. Pendant un soin, une personne âgée est partiellement dévêtue. Quelle conduite respecte sa dignité ?

Lui parler avec respect selon son âge et ses capacités
Lui parler avec respect et couvrir les parties non concernées
Couvrir son corps seulement si elle le demande expressément
Terminer rapidement le soin sans préserver son intimité

Lui parler avec respect et couvrir les parties non concernées

Explication

La dignité suppose de parler avec respect quel que soit l’âge ou le handicap, et de préserver l’intimité et la pudeur pendant les soins. Adapter le respect à l’âge, attendre une demande explicite ou négliger l’intimité ne répond pas à ce principe.

9. Une personne refuse un geste d’accompagnement. Quelle démarche respecte les principes à suivre face à ce refus ?

Réaliser le geste prévu, puis informer l’équipe du refus exprimé
Proposer une alternative sans écouter les raisons ni expliquer les conséquences
Écouter, rechercher les raisons, expliquer sans menace, proposer une alternative et solliciter l’équipe si nécessaire
Menacer de conséquences négatives afin d’obtenir l’accord de la personne

Écouter, rechercher les raisons, expliquer sans menace, proposer une alternative et solliciter l’équipe si nécessaire

Explication

Face à un refus, il faut écouter la personne, rechercher les raisons, expliquer les conséquences sans menace, proposer une alternative et solliciter l’équipe si nécessaire, sans imposer systématiquement le geste. Passer outre le refus ou recourir à la menace va à l’encontre de cette démarche.

10. Une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peine à s’orienter et semble anxieuse. Quelle approche est la plus adaptée ?

Éviter de la rassurer et supprimer les repères habituels
Employer des phrases simples, la rassurer et maintenir des repères
Lui demander de s’orienter seule sans adapter les échanges
Employer des phrases complexes et changer fréquemment ses repères

Employer des phrases simples, la rassurer et maintenir des repères

Explication

La maladie d’Alzheimer peut affecter la mémoire, l’orientation, le langage et les activités quotidiennes ; l’accompagnement s’appuie sur des phrases simples, le réconfort et des repères. Des consignes complexes, la suppression des repères ou l’absence de réassurance ne correspondent pas à cette approche.

11. Dans une transmission, une professionnelle écrit : « À 10 h, la personne a refusé le repas et a dit avoir des nausées ; elle est de mauvaise volonté. » Quelle correction distingue correctement observation et jugement ?

Garder la mauvaise volonté comme constat principal de la situation
Garder l’heure, le refus et les nausées rapportées, sans qualifier la personne
Remplacer les nausées rapportées par une cause supposée du refus
Conclure à un trouble médical à partir du refus et des nausées

Garder l’heure, le refus et les nausées rapportées, sans qualifier la personne

Explication

Une transmission sépare les faits observés et les propos rapportés des interprétations et jugements personnels. « Mauvaise volonté » est un jugement, une cause supposée est une interprétation, et un diagnostic ne découle pas de ces seuls éléments.

12. Une personne fait une fausse route pendant le repas. Quelle réponse convient immédiatement ?

Appeler les secours dans tous les cas, sans autre geste immédiat
Attendre l’évolution de la situation avant d’intervenir
Appliquer les gestes d’urgence adaptés, alerter et appeler les secours si nécessaire
Alerter, puis attendre avant d’appliquer les gestes d’urgence adaptés

Appliquer les gestes d’urgence adaptés, alerter et appeler les secours si nécessaire

Explication

En cas de fausse route, il faut agir immédiatement avec les gestes d’urgence adaptés à la situation et à sa formation, alerter et appeler les secours si nécessaire. Attendre retarde l’intervention, et l’alerte seule ne remplace pas les gestes adaptés.

13. Avant un transfert, l’environnement comporte un obstacle et une aide technique adaptée est disponible. Quelle conduite est la plus appropriée ?

Sécuriser l’environnement, utiliser l’aide adaptée et appliquer les techniques apprises
Utiliser l’aide adaptée, puis vérifier l’environnement après le transfert
Commencer le transfert rapidement pour réduire l’effort de la personne
Déplacer la personne sans aide en s’appuyant sur sa participation

Sécuriser l’environnement, utiliser l’aide adaptée et appliquer les techniques apprises

Explication

Pour un transfert, l’AES vérifie l’environnement, utilise les aides adaptées et les techniques apprises, et évite les risques inconsidérés. Utiliser l’aide sans vérifier l’obstacle laisse un danger en place, improviser abandonne les techniques apprises, et accélérer le transfert privilégie la rapidité au détriment de la sécurité.

14. Une personne a besoin d’aide physique pour s’habiller, mais choisit elle-même ses vêtements et exprime ses préférences. Que montre cette situation ?

Une absence d’autonomie liée à l’aide nécessaire pour s’habiller
Une dépendance qui empêche toute participation aux choix
Une indépendance, puisque la personne décide de ses vêtements
Une autonomie qui subsiste malgré un besoin d’aide physique

Une autonomie qui subsiste malgré un besoin d’aide physique

Explication

L’autonomie concerne la capacité à décider et à participer aux choix, même lorsqu’une aide physique est nécessaire. L’indépendance désigne la réalisation seule d’une activité; le besoin d’aide n’annule donc pas l’autonomie ni la participation aux décisions.

15. Une personne présente soudainement une faiblesse d’un côté et un trouble de la parole. Quelle conduite s’impose ?

Attendre l’apparition d’autres signes avant de prévenir qui que ce soit
Laisser la personne se reposer, car ces signes évoquent une fatigue
Donner une alerte urgente, car ces signes peuvent signaler un AVC
Surveiller l’évolution sans alerter rapidement les secours

Donner une alerte urgente, car ces signes peuvent signaler un AVC

Explication

Une faiblesse soudaine d’un côté ou un trouble soudain de la parole peut signaler un AVC et impose une alerte urgente. L’attribution à la fatigue, l’attente de signes supplémentaires ou une simple surveillance retarde l’alerte requise.

16. Quel est l’objectif de l’accompagnement de l’AES dans les actes essentiels de la vie quotidienne ?

Garantir la sécurité en limitant les choix de la personne
Préserver ou développer l’autonomie et le bien-être de la personne
Surveiller l’état de santé et établir un diagnostic
Réaliser les tâches quotidiennes à la place de la personne

Préserver ou développer l’autonomie et le bien-être de la personne

Explication

L’AES accompagne dans les actes essentiels pour préserver ou développer l’autonomie et le bien-être. Réaliser les tâches à la place de la personne confond aide et substitution, établir un diagnostic relève d’un autre rôle, et limiter les choix contredit le respect de l’autonomie.

17. Avant d’aider une personne à se déplacer, quelle démarche l’AES doit-il suivre pour recueillir les informations utiles ?

Interroger la personne, consulter les transmissions et consignes, puis échanger avec l’équipe si nécessaire
Observer le déplacement, puis demander à la personne ce qu’elle préfère
Consulter les transmissions et consignes, puis agir sans interroger la personne
Demander d’abord l’avis de l’équipe, puis agir sans consulter les consignes

Interroger la personne, consulter les transmissions et consignes, puis échanger avec l’équipe si nécessaire

Explication

Avant d’agir, l’AES recueille les informations auprès de la personne, consulte les transmissions et les consignes, puis échange avec l’équipe si nécessaire. Agir avant de consulter les consignes précipite l’intervention, s’en tenir à l’équipe néglige la parole de la personne, et l’observation seule ne remplace pas le recueil d’informations.

18. Pendant un repas, une personne mange moins que d’habitude, mastique difficilement et se fatigue. Que faut-il surveiller dans cette situation ?

Les signes visibles, sans relever les changements d’appétit
La quantité consommée, sans tenir compte des autres changements
L’appétit, les quantités, la mastication, la déglutition et la fatigue
La posture, les textures prescrites et le régime alimentaire

L’appétit, les quantités, la mastication, la déglutition et la fatigue

Explication

La surveillance pendant le repas porte sur l’appétit, les quantités consommées, la mastication ou la déglutition, la fatigue et les signes inhabituels. Les consignes de posture et les textures relèvent plutôt de l’installation et de l’adaptation du repas.

19. Une personne atteinte de la maladie de Parkinson met longtemps à se lever et présente des tremblements. Quelle conduite convient pour son déplacement ?

Conclure que la lenteur rend tout déplacement impossible
Respecter le temps nécessaire et sécuriser son déplacement
Observer les tremblements sans sécuriser son déplacement
La presser pour compenser la lenteur de ses mouvements

Respecter le temps nécessaire et sécuriser son déplacement

Explication

La maladie de Parkinson peut provoquer lenteur, rigidité et tremblements ; l’accompagnement respecte le temps nécessaire et sécurise les déplacements. Presser la personne néglige sa lenteur, tandis qu’ignorer la sécurité ou déduire une impossibilité de se déplacer n’est pas justifié.

20. Une personne doit suivre une texture prescrite et un régime particulier au repas. Quelle préparation respecte les consignes de sécurité ?

L’installer selon les consignes, vérifier sa posture et respecter textures et régime
Adapter la texture à sa mastication et écarter le régime prescrit
L’installer selon ses préférences et choisir une texture familière
Surveiller son appétit et laisser sa posture inchangée pendant le repas

L’installer selon les consignes, vérifier sa posture et respecter textures et régime

Explication

La sécurité du repas repose sur une installation conforme aux consignes, une posture adaptée et le respect des textures et régimes prescrits. Les préférences ou l’adaptation de texture ne remplacent pas ces prescriptions, et la surveillance de l’appétit ne suffit pas.

21. Quel est l’objet principal de la loi du 2 janvier 2002 dans le secteur social et médico-social ?

Organiser le fonctionnement interne des services sans porter sur les droits des personnes
Définir l’accord libre après une information adaptée pour chaque accompagnement
Renforcer l’accessibilité et la compensation du handicap dans la vie sociale
Rénover l’action sociale et médico-sociale, renforcer les droits et la qualité des services

Rénover l’action sociale et médico-sociale, renforcer les droits et la qualité des services

Explication

La loi du 2 janvier 2002 rénove l’action sociale et médico-sociale et renforce les droits des personnes accompagnées ainsi que la qualité des établissements et services. L’accessibilité et la compensation du handicap sont notamment associées à la loi de 2005, tandis que l’accord libre relève de la définition du consentement.

22. Lors de la préparation du projet personnalisé, une personne accompagnée souhaite participer aux décisions qui la concernent et consulter les informations auxquelles elle a droit. Quels principes sont en jeu ?

La participation au projet personnalisé et l’accès aux informations dans les conditions prévues
La libre diffusion des informations personnelles à toute personne intéressée
La délégation à l’équipe du choix du projet et de l’accès aux informations
La protection de la sécurité physique sans participation au projet

La participation au projet personnalisé et l’accès aux informations dans les conditions prévues

Explication

Les droits essentiels comprennent la participation au projet personnalisé et l’accès aux informations dans les conditions prévues. La délégation du projet à l’équipe écarte la participation de la personne, et l’accès encadré ne signifie pas une diffusion libre.

23. Que désigne le consentement dans le cadre de l’accompagnement ?

L’autorisation donnée par un tiers après avoir reçu l’information
L’absence de protestation face à un geste proposé
Un accord donné librement après une information adaptée
L’exécution d’une consigne après une explication générale

Un accord donné librement après une information adaptée

Explication

Le consentement est un accord libre donné après une information adaptée, et il doit être recherché et respecté dans le cadre applicable. L’obéissance ou l’absence de protestation ne suffit pas à établir cet accord.

24. Une personne exprime un besoin d’aide pour se déplacer en sécurité. Pour présenter une action dans une étude de cas, quel enchaînement faut-il suivre ?

Besoin repéré, objectif, action adaptée, justification, sans observation ni transmission
Besoin repéré, objectif, action adaptée, justification, observation et transmission
Action adaptée, besoin repéré, justification, objectif, observation et transmission
Besoin repéré, justification, action adaptée, observation, objectif et transmission

Besoin repéré, objectif, action adaptée, justification, observation et transmission

Explication

Chaque action suit la logique besoin repéré, objectif, action adaptée, justification, puis observation et transmission. Commencer par l’action rompt le lien avec le besoin, placer la justification avant l’objectif brouille la logique, et omettre l’observation et la transmission rend la démarche incomplète.

25. Au fil des semaines, une personne manifeste de nouvelles difficultés pour effectuer certains gestes. Quelle conduite correspond au rôle de l’AES ?

Décider seul d’un traitement pour compenser les nouvelles difficultés
Maintenir la première évaluation et attendre une demande de traitement
Adapter l’évaluation à l’évolution de la personne sans poser de diagnostic médical
Établir un diagnostic médical afin de modifier l’accompagnement

Adapter l’évaluation à l’évolution de la personne sans poser de diagnostic médical

Explication

L’évaluation se poursuit dans la durée et s’adapte à l’évolution de la personne, mais l’AES ne pose pas de diagnostic médical. Un bilan figé néglige l’évolution, tandis qu’établir un diagnostic ou décider d’un traitement dépasse son rôle.

26. Un professionnel observe chez une personne un signe grave nécessitant une réaction rapide. Quelle conduite doit-il adopter ?

Alerter immédiatement par oral ou par le moyen d’urgence prévu, puis tracer selon le protocole
Rédiger d’abord une transmission complète, puis attendre l’évolution du signe
Consigner le signe dans le dossier sans contacter un professionnel
Alerter immédiatement et considérer la traçabilité comme inutile

Alerter immédiatement par oral ou par le moyen d’urgence prévu, puis tracer selon le protocole

Explication

Face à un signe grave, il faut donner l’alerte immédiatement, oralement ou par le moyen d’urgence prévu, puis tracer l’information selon le protocole. Attendre l’écrit retarde l’alerte, consigner sans alerter ne mobilise pas l’aide requise, et omettre la traçabilité ne respecte pas la procédure.

27. Une professionnelle rédige une transmission sur un changement observé chez une personne. Quelle pratique respecte les exigences d’une transmission de qualité ?

Décrire le caractère de la personne et écarter les détails observés
Rapporter les faits avec précision mais omettre une date utile
Partager les détails pertinents avec toute personne intéressée
Décrire précisément les faits, ajouter la date utile et préserver la confidentialité

Décrire précisément les faits, ajouter la date utile et préserver la confidentialité

Explication

Une transmission de qualité est factuelle, précise, pertinente, datée si nécessaire et respectueuse de la confidentialité. Décrire le caractère relève du jugement, omettre une date utile nuit à la précision, et divulguer à une personne non autorisée compromet la confidentialité.

28. Une personne peut enfiler seule son gilet, mais lentement. Quelle conduite l’AES doit-il privilégier ?

Confier systématiquement le geste à un professionnel de santé
Enfiler le gilet à sa place pour terminer plus rapidement
Interrompre le geste parce qu’il prend du temps
L’accompagner pour qu’elle réalise le geste autant que possible

L’accompagner pour qu’elle réalise le geste autant que possible

Explication

L’AES fait avec la personne autant que possible, ce qui soutient sa participation et ses capacités. Faire le geste à sa place confond accompagnement et substitution, la lenteur ne signifie pas une incapacité, et ce geste ne doit pas être transféré systématiquement à un professionnel de santé.

29. Une personne souhaite marcher jusqu’à la salle commune malgré un risque de chute repéré. Quelle réponse concilie sécurité et participation ?

Interdire le déplacement pour supprimer tout risque de chute
Décider à sa place d’un autre lieu sans discuter avec elle
Prévenir le risque tout en soutenant son déplacement de façon adaptée
Laisser la personne marcher sans tenir compte du risque repéré

Prévenir le risque tout en soutenant son déplacement de façon adaptée

Explication

La sécurité consiste à prévenir les risques sans supprimer inutilement la liberté ni la participation de la personne. Interdire le déplacement confond sécurité et restriction, tandis qu’ignorer le risque ou décider sans elle néglige respectivement la prévention et la participation.

30. En préparant l’analyse écrite d’une situation d’accompagnement, quelle démarche permet de couvrir les étapes nécessaires sans inventer d’informations ?

Compléter les données absentes par des détails plausibles, puis proposer une solution
Choisir des actions d’emblée, puis déduire les besoins à partir de ces actions
Fixer les objectifs et les actions, sans indiquer quoi observer ni quand demander de l’aide
Relever les données, analyser besoins et risques, fixer des objectifs, proposer et justifier des actions, puis préciser observations et recours à l’aide

Relever les données, analyser besoins et risques, fixer des objectifs, proposer et justifier des actions, puis préciser observations et recours à l’aide

Explication

L’analyse consiste à relever les informations importantes sans en inventer, repérer besoins et risques, définir des objectifs et proposer des actions justifiées, puis préciser observations, transmissions et recours à l’aide. Commencer par les actions inverse la démarche, inventer des faits fausse l’analyse, et omettre observations et aide laisse des étapes incomplètes.

31. Une personne présente depuis peu des difficultés à suivre une conversation et des changements de comportement. Que doit rechercher l’AES dans son évaluation ?

Ses habitudes alimentaires et son rythme de sommeil
La cause médicale précise de ses changements de comportement
Ses capacités physiques et les aides techniques disponibles
Ses capacités cognitives et relationnelles, ainsi que les changements récents

Ses capacités cognitives et relationnelles, ainsi que les changements récents

Explication

L’évaluation porte notamment sur les capacités cognitives et relationnelles et sur les changements récents de comportement ou d’état de santé. Se limiter aux capacités physiques laisse de côté d’autres dimensions, écarter les changements récents néglige un élément à rechercher, et déterminer une cause médicale revient à poser un diagnostic.

32. Lors d’une toilette, une personne semble hésiter et ne sait pas quels gestes vont suivre. Quelle conduite de l’AES est adaptée ?

Demander l’accord, effectuer les gestes à sa place et éviter d’observer sa peau
Expliquer les gestes, demander l’accord, préparer le matériel et encourager sa participation
Expliquer les gestes et observer la peau, sans préparer le matériel à l’avance
Préparer le matériel et commencer, puis expliquer les gestes après la toilette

Expliquer les gestes, demander l’accord, préparer le matériel et encourager sa participation

Explication

Pour la toilette, l’AES explique les gestes, recherche l’accord, prépare le matériel, encourage la participation, préserve la pudeur et observe la peau. Commencer sans accord néglige le consentement, écarter la participation réduit l’autonomie, et omettre la préparation du matériel ne respecte pas la démarche prévue.

33. Une personne présente une douleur thoracique aiguë et un saignement important. Quelle catégorie de situation ces signes indiquent-ils ?

Un diagnostic médical déjà déterminé
Des signes à noter pour une surveillance ultérieure
Une urgence nécessitant une réaction immédiate
Une difficulté respiratoire sans autre urgence associée

Une urgence nécessitant une réaction immédiate

Explication

La douleur thoracique aiguë et le saignement important font partie des urgences. Les reporter à une simple surveillance minimise leur gravité, tandis que ces signes ne permettent pas à l’AES de poser un diagnostic.

34. Dans une équipe qui accompagne une personne, à quoi servent les transmissions professionnelles ?

À soutenir la continuité et la sécurité de l’accompagnement
À conserver les dossiers à des fins administratives
À décider seules du plan de soins
À évaluer les performances de l’équipe

À soutenir la continuité et la sécurité de l’accompagnement

Explication

Les transmissions permettent aux professionnels de maintenir la continuité et la sécurité de l’accompagnement. L’évaluation de l’équipe, l’archivage administratif et la décision du plan de soins correspondent à d’autres fonctions.

35. Une personne perd connaissance pendant un accompagnement. Quelle conduite l’AES doit-il adopter ?

Appliquer un geste médical choisi sur le moment et prévenir ensuite les secours
Sécuriser, alerter immédiatement, appliquer les gestes appris et rester auprès d’elle si possible
Sécuriser, rédiger d’abord une transmission et attendre les consignes
Alerter un collègue, puis laisser la personne seule pour chercher de l’aide

Sécuriser, alerter immédiatement, appliquer les gestes appris et rester auprès d’elle si possible

Explication

En cas d’urgence, il faut sécuriser, alerter immédiatement les secours et les professionnels selon la situation, appliquer les gestes appris et rester auprès de la personne si possible. Attendre une trace écrite retarde l’alerte, et improviser un acte ne respecte pas les gestes appris en formation.

36. Une personne peut participer à une partie de sa toilette, mais a besoin d’aide pour certaines étapes. Quelle conduite correspond à un accompagnement adapté ?

La guider comme un enfant pour éviter toute hésitation
Réaliser toute la toilette à sa place pour gagner du temps
L’encourager à effectuer chaque geste malgré ses difficultés
Adapter l’aide à ses capacités et l’associer aux gestes possibles

Adapter l’aide à ses capacités et l’associer aux gestes possibles

Explication

Un accompagnement adapté personnalise l’aide, associe la personne aux gestes qui la concernent et stimule sans la mettre en échec ni l’infantiliser. Faire à sa place, pousser au-delà de ses capacités ou l’infantiliser contredit ces principes.

37. Lequel de ces éléments fait partie des besoins essentiels à prendre en compte dans l’accompagnement ?

Utiliser une aide technique disponible
Consulter les consignes de la structure
Agir selon ses valeurs et ses habitudes
Poser un diagnostic médical

Agir selon ses valeurs et ses habitudes

Explication

Agir selon ses valeurs et ses habitudes constitue un besoin essentiel, au même titre que les besoins corporels et relationnels. « Utiliser une aide technique » relève des moyens d’accompagnement, « consulter les consignes » d’une démarche professionnelle, et « poser un diagnostic médical » ne fait pas partie des besoins essentiels.

38. Au cours d’un accompagnement, une personne devient soudainement confuse et perd une partie de sa mobilité. Comment qualifier ces observations ?

Des changements habituels à ne pas signaler
Un diagnostic médical à établir immédiatement
Des signes d’alerte à repérer et à transmettre
Des manifestations sans intérêt en l’absence de douleur

Des signes d’alerte à repérer et à transmettre

Explication

Une confusion nouvelle et une perte de mobilité figurent parmi les signes à repérer. Les qualifier de diagnostic dépasse le rôle de l’AES, et l’absence de douleur ne rend pas ces changements négligeables.

39. Une AES remarque qu’une personne participe moins qu’à l’habitude à une activité et semble préoccupée. Quelle démarche correspond à ses missions ?

Modifier seule le plan de prise en charge
Observer le changement et en informer les professionnels compétents
Déterminer la cause médicale de ce changement
Poursuivre l’activité sans tenir compte de cette évolution

Observer le changement et en informer les professionnels compétents

Explication

Repérer les changements et alerter les professionnels compétents font partie des missions de l’AES. Ignorer l’évolution néglige l’observation, en déterminer la cause médicale dépasse son rôle, et modifier seule la prise en charge ne respecte pas le cadre de l’équipe.

40. Pendant un accompagnement, une personne présente soudainement un essoufflement inhabituel et une coloration anormale. Quelle conduite s’impose ?

Alerter rapidement, en tenant compte de la gravité des signes
Poursuivre l’accompagnement et noter les signes en fin de journée
Modifier seul le traitement pour réduire l’essoufflement
Attendre que la gêne respiratoire s’aggrave avant de prévenir

Alerter rapidement, en tenant compte de la gravité des signes

Explication

Un essoufflement inhabituel ou une coloration anormale impose une alerte rapide, à adapter à la gravité. Différer le signalement retarde la réaction, attendre une aggravation néglige les signes présents, et modifier seul un traitement n’est pas une conduite autorisée à l’AES.

41. Avant d’aider une personne à s’habiller, quelle démarche l’AES doit-il privilégier ?

Expliquer l’aide prévue et rechercher son accord avant d’agir
Commencer sans explication afin de gagner du temps
Demander son accord après avoir commencé à l’habiller
Informer l’équipe sans consulter la personne concernée

Expliquer l’aide prévue et rechercher son accord avant d’agir

Explication

L’AES explique l’accompagnement et recherche l’accord de la personne avant d’agir. Commencer sans expliquer, ne pas consulter la personne ou attendre que le geste soit commencé méconnaît ce principe.

42. Lors d’un accompagnement, une intervenante tient compte des besoins et des choix d’une personne, protège sa dignité et respecte ses droits. Quelle notion décrit cette manière d’agir ?

La maltraitance
La bientraitance
La compensation
La prévention des risques

La bientraitance

Explication

La bientraitance est une manière d’accompagner qui respecte les droits, les besoins, les choix et la dignité de la personne. La prévention des risques n’en décrit qu’un aspect possible, la maltraitance peut porter atteinte à ces principes, et la compensation désigne des moyens répondant à des difficultés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Accompagnement de la vie quotidienne.

Quel est le rôle de l’AES dans les actes essentiels de la vie quotidienne ?

Préserver ou développer l’autonomie et le bien-être des personnes.

Quelle mission de l’AES consiste à détecter les évolutions chez une personne ?

Repérer les changements.

Que doit faire l’AES après avoir repéré un changement préoccupant ?

Alerter les professionnels compétents.

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