La première séance interroge l’existence du politique en dehors de l’État à travers Lahontan, Dialogues avec un sauvage d’Amérique (1704), et Lewis H. Morgan, The League of the Iroquois (1851).
La séance sur le fonctionnalisme et les approches dynamiques demande si l’ordre politique est immuable et s’appuie sur Meyer Fortes et Edward E. Evans-Pritchard, Systèmes politiques africains (1940), ainsi que sur Edmund R. Leach, Les systèmes politiques des hautes terres de Birmanie.
Politique hors de l’État : la question qui ouvre le cours
La séance consacrée au colonialisme étudie les formes de domination de la situation coloniale à partir de Max Gluckman, « Analyse d’une situation sociale dans le Zoulouland moderne » (1940), et de Georges Balandier, « La situation coloniale » (1951).
Le tournant postcolonial est abordé par la question « Les subalternes peuvent-elles parler ? » et par les travaux de Gayatri Spivak (1985) et Dipesh Chakrabarty, Provincialiser l’Europe (2000).
La séance sur la société contre l’État et l’anthropologie anarchiste demande si un chef a nécessairement du pouvoir et mobilise Pierre Clastres, La société contre l’Etat (1974), James C. Scott, L’œil de l’Etat (1998), et David Graeber, Pour une anthropologie anarchiste (2004).
L’analyse politique du phénomène religieux interroge le fondement religieux du pouvoir à partir de Luc De Heusch, Ecrits sur la royauté sacrée (1987), et d’Alban Bensa, « Terre kanak : enjeu politique d’hier et d’aujourd’hui » (1992).
Chef ≠ détenteur nécessaire du pouvoir
La séance sur les approches marxistes et l’économie politique examine si le pouvoir est économique à travers Maurice Godelier, La production des grands hommes (1982), et Claude Meillassoux, Femmes, greniers et capitaux (1975).
La séance sur les États, la globalisation et les ONG demande ce que la globalisation fait au pouvoir et s’appuie sur Marc Abélès et Irène Bellier, « La commission européenne » (1996), ainsi que sur Horacio Ortiz, Valeur financière et vérité (2014).
★ À maîtriser
📌 À l’examen, l’étudiant répond à l’une des questions thématiques de séance par une réponse structurée et argumentée mobilisant auteurs, théories, concepts et exemples ethnographiques du cours et des lectures obligatoires et complémentaires.
La séance sur les approches décoloniale et éco-féministe interroge le caractère politique de la nature à partir de Lorena Cabnal, « Corps-territoire et territoire-Terre » (2015), et d’Arturo Escobar, Sentir-Penser avec la Terre (2014).
L’enseignement vise à familiariser les étudiants avec les orientations théoriques et les concepts anthropologiques qui renouvellent le regard sur le politique, en retraçant les débats de la critique de la philosophie politique aux tournants décolonial et éco-féministe.
Compléments
Teste tes connaissances sur Anthropologie politique comparée avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quels travaux mettent en question l’existence du politique en dehors de l’État lors de la première séance ?
2. Une étude examine si l’ordre politique demeure immuable ou se transforme dans différentes sociétés. Quels travaux correspondent à cette approche fonctionnaliste et dynamique ?
Mémorisez les concepts clés de Anthropologie politique comparée avec 10 flashcards interactives.
Quels ouvrages et quelle année illustrent la première séance sur le politique hors de l’État ?
Lahontan, *Dialogues avec un sauvage d’Amérique* (1704), et Morgan, *The League of the Iroquois* (1851).
Quels auteurs et quel ouvrage fondent la séance sur le fonctionnalisme et les approches dynamiques ?
Meyer Fortes et Edward E. Evans-Pritchard, *Systèmes politiques africains* (1940).
Quelle étude de Max Gluckman sur le colonialisme date de 1940 ?
« Analyse d’une situation sociale dans le Zoulouland moderne ».
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches