★ À maîtriser
La communication verbale est un mode conscient de communication qui repose sur l’acte volontaire de parler et sur l’usage des mots.
Les premiers mots conscients apparaissent vers 1 an.
📌 Pour éviter l’incompréhension et les malentendus, il faut adapter le langage au récepteur et le rendre compréhensible.
Compléments
La capacité de parler s’acquiert vers 1 an, après les babillages des premiers mois de la vie.
L’apprentissage scolaire structure le langage par :
L’environnement personnel contribue à façonner le vocabulaire, les habitudes de langage et parfois l’accent, ce qui influence la manière de parler et d’aborder une situation.
★ À maîtriser
Pour rendre son message compréhensible, l’émetteur doit :
🔄 Pour comprendre un message, le récepteur doit : être disponible pour l’entendre, l’analyser, en saisir le sens, identifier ce que l’émetteur désire ou demande
Le vecteur doit : privilégier les mots plutôt que les sons comme les onomatopées, être adapté au récepteur en cas de handicap tel que la surdité, correspondre à l’intention du message
Un dysfonctionnement de l’émetteur, du vecteur ou du récepteur peut entraîner une déperdition du message et des erreurs, par exemple lorsqu’un patient ne comprend pas qu’il doit venir à jeun pour une prise de sang.
Compléments
📌 Répondre ou apporter un soutien sans demande formulée peut être vécu comme une agression ou une intrusion, tandis qu’une réponse adaptée suppose d’identifier d’abord le besoin exprimé par l’émetteur.
★ À maîtriser
Une conversation se déroule en trois étapes :
Le développement d’une conversation ne doit pas durer plus de 45 minutes, car l’attention et la concentration deviennent ensuite insuffisantes pour assurer une communication efficace.
Compléments
📌 Pendant le développement, l’écoutant doit faire preuve d’attention et l’émetteur de clarté et de précision; acquiescer, poser des questions, reformuler et demander des éclaircissements aide à maintenir l’échange.
📌 Il faut annoncer la fin prochaine d’une conversation pour permettre à l’interlocuteur de conclure ou de compléter sa demande et éviter qu’il soit surpris par une interruption.
Des formules permettent de clore une conversation :
Sans fermeture, un interlocuteur peut croire que la conversation est terminée et ne plus écouter, tandis que celui qui poursuit l’échange peut alors être perçu comme pénible.
Une autoroute : péage d’entrée, trajet, péage de sortie.
★ À maîtriser
Dans un échange interpersonnel, l’inattention d’un interlocuteur peut faire perdre le fil de la conversation et mettre la communication en échec.
Dans l’exemple du formulaire, Michel ouvre l’échange par une salutation et une demande précise, Maxime reformule la demande, Michel le corrige, puis le remercie après avoir obtenu de l’aide.
Compléments
La communication interpersonnelle intervient notamment lors :
Lorsque les deux interlocuteurs ne s’écoutent pas, ils peuvent parler sans entendre le sujet de l’autre, comme s’ils parlaient dans le vide.
Dans l’exemple du formulaire, Michel est l’émetteur parce qu’il entame la conversation et Maxime en est le récepteur.
Bonjour, demande, reformulation, correction, merci : le dialogue avance jusqu’à sa clôture.
★ À maîtriser
La communication de groupe demande de gérer :
Dans la conversation de groupe entre Mariam, Fiona et Pierre, les rôles d’émetteur et de récepteur changent selon la personne qui parle, et chacun respecte la parole de l’autre.
Compléments
La communication de groupe convient souvent mal à la résolution de situations personnelles difficiles.
La communication de groupe se rencontre notamment lors : d’une réunion, d’un débat, d’une discussion entre amis, d’une situation où plusieurs personnes ne se connaissent pas
Dans l’exemple du touriste, les deux passants interviennent sans avoir été invités ni avoir averti le groupe, ce qui rend la communication anarchique et brouille les rôles.
Les passants s’imposent sans invitation ; les amis se passent la parole.
★ À maîtriser
Dans la communication de masse, l’émetteur impose généralement le message et n’attend pas forcément de réponse, ce qui ne favorise pas l’échange de points de vue.
Quel que soit le type de communication verbale, une réponse du récepteur reste possible à plus ou moins court terme.
Compléments
La communication de masse peut présenter le danger d’imposer une doctrine ou une idée.
La communication de masse diffuse notamment des messages par :
🔄 Le discours du candidat suit ces étapes :
📌 Dans l’exemple du discours télévisé, les électeurs reçoivent le message sans pouvoir répondre dans l’immédiat et peuvent s’exprimer en allant voter.
L’émetteur diffuse, le public reçoit ; l’échange immédiat manque.
★ À maîtriser
📌 La maîtrise de la langue concerne la capacité à s’exprimer de manière compréhensible et à bien parler, tandis que l’expression correcte concerne la manière d’utiliser et d’adapter la langue au milieu, aux habitudes, à l’âge et aux relations avec les autres.
Une expression adaptée peut changer la perception d’un propos en le rendant moins impoli ou irrespectueux et en facilitant la recherche d’une solution.
Un ton adapté dépend notamment de :
📌 Les informations concernant les personnes qui consultent sont confidentielles et ne doivent pas être transmises à d’autres personnes que le patient lui-même et son médecin traitant, sous réserve des dérogations et du secret partagé.
📌 Il faut s’abstenir de tout commentaire sur les patients et les personnes avec qui l’on travaille, car le non-jugement fait partie des devoirs professionnels et les remarques peuvent être rapportées à la personne visée.
Compléments
La compréhension entre francophones peut être gênée par :
Une période d’adaptation peut être nécessaire pour dialoguer au Québec ou dans certains pays d’Afrique de l’Ouest.
Le vocabulaire professionnel doit notamment éviter : les salutations familières comme « Salut », « Bye », « Hello » et « À plus », les formes contractées comme « J’veux » et « J’peux », les mots vagues comme « truc » et « machins », les expressions comme « Déconne », « J’y crois pas » et « Trop grave »
Parler trop fort peut incommoder l’interlocuteur et compromettre la confidentialité, notamment dans un cabinet médical où des informations privées sont échangées.
Parler trop bas peut obliger l’interlocuteur à faire répéter et provoquer son agacement, ou conduire une autre personne à ne rien signaler et à manquer une partie des explications.
Parler trop vite peut faire perdre des mots et empêcher l’interlocuteur de comprendre une partie du message.
Parler en tournant le dos, en masquant sa bouche, la bouche pleine ou en mâchant un chewing-gum peut gêner, voire empêcher, la compréhension.
📌 Quand le lien entre deux personnes est inconnu, il convient de s’adresser à la personne concernée par le rendez-vous et d’employer « monsieur » ou « madame » plutôt que de supposer leur relation.
📌 Pour rester discret lorsqu’on transmet une information, il faut s’en tenir au renseignement nécessaire sans ajouter de commentaires susceptibles de révéler des éléments privés.
★ À maîtriser
Employer « on » pour parler de sa propre action peut désinvestir celui qui parle et laisser l’interlocuteur dans le flou sur la suite donnée à sa demande.
Utiliser « on » peut rendre flous les rôles de l’émetteur et du récepteur, notamment lorsqu’il faut expliquer au patient qui l’accompagnera, qui mettra une blouse ou qui pratiquera un prélèvement.
Employer « on » pour s’adresser à une personne peut la faire se sentir rabaissée et non considérée comme une personne, en particulier lorsqu’elle dépend de l’aide de son interlocuteur.
Compléments
📌 Pour éviter l’imprécision de « on », il faut choisir le terme qui désigne clairement l’acteur : « je », « nous », « ils » ou le nom de la personne, comme « Madame S. ».
★ À maîtriser
📌 Avec une personne qui consulte pour la première fois, adopter un accueil chaleureux et rassurant, puis donner des explications claires et complètes sur les lieux et le déroulement de l’examen.
📌 Avec un patient habitué, personnaliser l’accueil selon le degré de connaissance et le caractère de la personne, tout en conservant un langage correct et respectueux.
Compléments
📌 Même si un patient habitué connaît déjà sa visite, vérifier les éléments utiles, comme la présence de son dossier ou la préparation nécessaire à l’examen, afin de le rassurer et de lui permettre de poser des questions.
★ À maîtriser
📌 Pour communiquer avec un patient qui parle peu ou pas français, distinguer les résidents en France, qui peuvent subir le stress lié à la langue et à la méconnaissance du système, des personnes de passage, qui peuvent aussi être confrontées à un système de soins différent et à l’éloignement de leurs proches.
📌 Pour échanger avec un patient allophone, parler sa langue si possible ou recourir à une tierce personne, comme une collègue, un proche ou un traducteur.
Compléments
📌 Pour orienter les patients étrangers qui ont besoin d’aide dans leurs démarches administratives, se renseigner sur les associations locales qui les accompagnent.
★ À maîtriser
📌 Le langage peut être soutenu, neutre ou incorrect ; le professionnel doit rester correct tout en adaptant son registre à son interlocuteur.
Compléments
📌 Avec un enfant, le professionnel peut tutoyer et employer des images ou des mots simples sans l’infantiliser, tandis qu’avec un adulte il adapte son langage à la situation et à la personne.
Langage soutenu, neutre ou incorrect : adapter le registre sans renoncer à la correction.
★ À maîtriser
📌 Face à une difficulté verbale, ne pas la reprocher ni la souligner par des paroles ou une attitude agacée ; montrer que l’on cherchera avec la personne un moyen de se comprendre.
Compléments
Les difficultés de communication verbale peuvent concerner une personne :
Pour échanger avec une personne bègue, lui laisser le temps de s’exprimer et l’aider à trouver le moyen le plus adapté, car le stress peut accentuer le bégaiement et la gêne.
Stress accru → bégaiement accentué → gêne accrue.
★ À maîtriser
📌 Avec un enfant, employer des mots simples et éventuellement des images, tout en lui parlant comme à une personne capable de comprendre.
Compléments
★ À maîtriser
📌 Lorsque la demande d’un interlocuteur est ambiguë, poser une question pour préciser à qui ou à quoi elle se rapporte avant d’agir.
📌 Après avoir donné une information, demander au patient s’il l’a comprise et si elle est claire pour lui.
Compléments
📌 Une information simple et précise facilite la compréhension et permet au patient de demander des précisions s’il en a besoin.
Questionner, reformuler, puis valider l’information.
📌 Avant de terminer un échange, demander au patient si la réponse a satisfait sa demande ou s’il a trouvé ce qu’il cherchait.
📌 Avant le départ du patient, demander s’il a d’autres questions ou besoin d’informations afin qu’il ne reparte pas avec des interrogations en suspens.
Annoncer la fin, vérifier les oublis, puis prendre congé.
Les types de communication verbale
| Type | Nombre de personnes | Échange |
|---|---|---|
| Interpersonnelle | Deux personnes | Dialogue entre interlocuteurs |
| De groupe | Au moins trois personnes, sans limite indiquée | Les rôles changent selon qui parle |
| De masse | Plusieurs dizaines à des milliers | Réponse pas forcément immédiate |
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1. Quel mode de communication repose sur l’acte volontaire de parler et sur l’usage des mots ?
2. Une intervenante explique une consigne complexe à une personne qui ne connaît pas le vocabulaire spécialisé. Que devrait-elle faire pour limiter les malentendus ?
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Sur quoi repose la communication verbale ?
Sur l’acte volontaire de parler et l’usage des mots.
Que faut-il faire du langage pour éviter les malentendus ?
L’adapter au récepteur et le rendre compréhensible.
Qui est l’émetteur dans une communication verbale ?
La personne qui transmet un message ou une demande.
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