QCM : Communication verbale et expression professionnelle (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mode de communication repose sur l’acte volontaire de parler et sur l’usage des mots ?

Le babillage infantile
La communication vocale involontaire
La communication verbale
La communication non verbale

La communication verbale

Explication

La communication verbale est consciente et repose sur la volonté de parler ainsi que sur l’usage des mots. Le babillage désigne des sons précoces, la communication non verbale s’exprime sans mots et les vocalisations involontaires ne relèvent pas nécessairement d’un acte volontaire.

2. Une intervenante explique une consigne complexe à une personne qui ne connaît pas le vocabulaire spécialisé. Que devrait-elle faire pour limiter les malentendus ?

Répéter la consigne sans changer les mots employés
Conserver la même formulation afin d’éviter toute modification du message
Employer des termes accessibles et adapter son langage à la personne
Employer des termes spécialisés pour préserver la précision de la consigne

Employer des termes accessibles et adapter son langage à la personne

Explication

Pour éviter l’incompréhension, le langage doit être adapté au récepteur et rendu compréhensible. Le vocabulaire spécialisé peut être inaccessible, une formulation inchangée ignore les besoins de la personne et la répétition seule ne garantit pas la compréhension.

3. Dans un échange, une personne transmet une demande ou une information et se trouve souvent à l’origine de la communication. Quel est son rôle ?

L’émetteur
L’interprète
Le récepteur
Le vecteur

L’émetteur

Explication

L’émetteur transmet le message ou la demande et se trouve souvent à l’origine de la communication. Le récepteur reçoit le message, le vecteur est son moyen de transmission, et l’interprète renvoie ici à une fonction distincte.

4. Une responsable donne une consigne à une personne qui semble hésitante. Quelle démarche de l’émettrice favorise le mieux la compréhension ?

Employer des mots spécialisés et demander une réponse immédiate
Choisir des mots précis, sans vérifier si la personne a compris
Choisir des mots précis et accessibles, puis vérifier la compréhension
Répéter la consigne à l’identique sans adapter son langage

Choisir des mots précis et accessibles, puis vérifier la compréhension

Explication

Pour rendre son message compréhensible, l’émetteur emploie des mots justes et précis, utilise un langage accessible et vérifie que le récepteur a compris. Les termes spécialisés peuvent gêner la compréhension, et la précision ou la répétition ne remplacent pas cette vérification.

5. Pendant une conversation, un récepteur est distrait et ne parvient pas à déterminer ce que l’émetteur lui demande. Que doit-il faire pour comprendre le message ?

Analyser le message sans chercher à identifier ce que l’émetteur souhaite
Écouter les mots sans analyser leur sens ni la demande
Se rendre disponible, écouter, analyser le message et en identifier la demande
Attendre une réponse d’autrui sans se rendre disponible au message

Se rendre disponible, écouter, analyser le message et en identifier la demande

Explication

Le récepteur doit être disponible pour entendre le message, l’analyser, en saisir le sens et identifier ce que l’émetteur demande. Entendre sans analyser ne suffit pas, omettre l’identification de la demande laisse le message incomplet, et l’indisponibilité empêche de le traiter.

6. Un émetteur doit communiquer une information urgente à une personne sourde. Quel choix respecte les exigences relatives au vecteur ?

Privilégier des onomatopées pour transmettre rapidement l’information
Choisir un moyen adapté à la surdité mais sans tenir compte de l’urgence
Employer une modalité sonore sans l’adapter à la surdité
Privilégier des mots par un moyen adapté à la surdité et à l’urgence

Privilégier des mots par un moyen adapté à la surdité et à l’urgence

Explication

Le vecteur doit privilégier les mots plutôt que les sons, être adapté au récepteur en cas de surdité et correspondre à l’intention du message. Les onomatopées ne privilégient pas les mots, une modalité non adaptée à la surdité risque de ne pas transmettre le message, et ignorer l’urgence dissocie le vecteur de l’intention.

7. Lorsqu’une personne commence à parler, échange avec son interlocuteur au sujet de sa demande, puis indique que l’échange est terminé, dans quel ordre les trois étapes se déroulent-elles ?

Ouverture, fermeture, développement
Fermeture, développement, ouverture
Ouverture, développement, fermeture
Développement, ouverture, fermeture

Ouverture, développement, fermeture

Explication

Une conversation progresse du début, l’ouverture, vers l’échange sur la demande, le développement, puis se termine par la fermeture. L’ordre « développement, ouverture » commence par l’échange avant le début, tandis que les deux autres ordres déplacent la fermeture au milieu ou au début.

8. Une cliente pose une question à une agente, qui accuse réception de sa demande et engage l’échange. Quel rôle joue cette prise en compte dans l’ouverture ?

Elle signifie que la demande a reçu une solution définitive
Elle valide le début de l’échange du côté du récepteur
Elle constitue le développement de la réponse à la demande
Elle marque la fermeture de la conversation par le récepteur

Elle valide le début de l’échange du côté du récepteur

Explication

L’émetteur peut initier l’ouverture en formulant sa demande, et le récepteur en valide le début en en prenant acte. « Poser la question » confond initiation et validation, « solution définitive » relève de la réponse, et « fermeture » désigne la fin de l’échange.

9. Une équipe prévoit un échange consacré à une demande qui durerait 50 minutes. Quelle durée maximale de développement respecte la limite indiquée pour maintenir une communication efficace ?

30 minutes
50 minutes
45 minutes
60 minutes

45 minutes

Explication

Le développement ne doit pas dépasser 45 minutes, car l’attention et la concentration deviennent ensuite insuffisantes pour une communication efficace. « 60 minutes » arrondit la limite à une heure, « 30 minutes » la raccourcit, et « 50 minutes » dépasse le seuil.

10. Après avoir répondu à la demande d’un interlocuteur et lui avoir apporté l’aide nécessaire, que signifie la fermeture de la conversation ?

Échanger sur la demande pour trouver une réponse
Engager le dialogue en formulant une demande
Signifier que la conversation se termine
Prendre acte de la demande pour commencer l’échange

Signifier que la conversation se termine

Explication

La fermeture est le moment où l’on indique à l’interlocuteur que la conversation se termine, par exemple après avoir répondu à sa demande ou apporté de l’aide. « Formuler une demande » et « prendre acte » relèvent de l’ouverture, tandis que « trouver une réponse » correspond au développement.

11. Deux collègues discutent : l’un pose une question et l’autre lui répond dans un dialogue. De quel type de communication s’agit-il ?

Une communication interpersonnelle
Une communication de groupe
Une communication écrite
Une communication unilatérale

Une communication interpersonnelle

Explication

La communication interpersonnelle met en scène deux personnes qui dialoguent, l’une intervenant et l’autre répondant. « Communication de groupe » implique plusieurs participants, « unilatérale » ne correspond pas à l’échange réciproque, et « écrite » décrit un autre mode de communication.

12. Pendant un dialogue à deux, l’un des interlocuteurs cesse de prêter attention à ce que l’autre dit. Quelle conséquence peut en résulter pour la conversation ?

Il peut perdre le fil et faire échouer la communication
Il peut mieux suivre le fil et renforcer la communication
Il peut valider la demande sans en écouter le contenu
Il peut clore l’échange tout en poursuivant le dialogue

Il peut perdre le fil et faire échouer la communication

Explication

L’inattention d’un interlocuteur peut lui faire perdre le fil de la conversation et mettre la communication en échec. « Mieux suivre le fil » inverse l’effet de l’inattention, « valider la demande » confond écoute et prise en compte, et « clore l’échange » confond cette difficulté avec la fermeture.

13. Dans un échange au sujet d’un formulaire, Michel demande de l’aide pour les rubriques C et D. Maxime reformule en parlant des rubriques D et E; Michel le corrige, reçoit de l’aide, puis le remercie. Quelle interprétation correspond à la progression de cet échange ?

Michel refuse l’aide après la reformulation, puis Maxime remercie
Michel ouvre par une salutation et une demande, corrige la reformulation, puis remercie
Michel remercie avant la reformulation, puis Maxime corrige sa demande
Maxime ouvre par une salutation et une demande, puis Michel reformule et remercie

Michel ouvre par une salutation et une demande, corrige la reformulation, puis remercie

Explication

Dans cet échange, Michel commence par saluer et préciser sa demande, corrige la reformulation erronée de Maxime, puis le remercie après avoir obtenu de l’aide. Attribuer l’ouverture à Maxime inverse les rôles; interpréter la correction comme un refus ou déplacer le remerciement déforme l’ordre de l’échange.

14. Lors d’un échange, quatre personnes prennent part à la conversation. De quel type de communication s’agit-il d’après le nombre de participants ?

Une communication de groupe
Une communication interpersonnelle
Une communication à effectif limité
Une communication de masse

Une communication de groupe

Explication

La communication de groupe commence à trois personnes et n’a pas de limite de nombre. La communication interpersonnelle concerne deux personnes, la communication de masse implique un public beaucoup plus important, et l’idée d’un effectif maximal ne correspond pas à la définition.

15. Une équipe passe de cinq à douze participants et constate davantage de paroles simultanées et d’interruptions. Quel effort supplémentaire la situation exige-t-elle ?

Davantage d’efforts pour fixer un nombre maximal de participants à la réunion
Davantage d’efforts pour remplacer les échanges verbaux par un message diffusé
Davantage d’efforts pour obtenir une réponse immédiate de chaque participant
Davantage d’efforts pour gérer les conversations croisées et les interruptions

Davantage d’efforts pour gérer les conversations croisées et les interruptions

Explication

Quand le groupe s’agrandit, les conversations croisées, les interruptions et les interventions inopinées demandent davantage d’efforts à gérer. L’absence de réponse immédiate relève d’une autre caractéristique, tandis que fixer un effectif maximal n’est pas la règle donnée.

16. Dans une discussion entre trois amis, chacun prend la parole à tour de rôle et écoute les autres. Comment évoluent les rôles d’émetteur et de récepteur ?

Ils changent seulement lorsque la discussion est terminée
Ils changent selon la personne qui parle
Ils restent attribués à la personne qui écoute le plus
Ils restent attribués à la personne qui a commencé

Ils changent selon la personne qui parle

Explication

Dans une conversation de groupe, les rôles d’émetteur et de récepteur changent avec la personne qui parle, tandis que chacun respecte la parole de l’autre. L’émetteur n’est donc pas figé comme dans un discours dominé par une seule personne.

17. Une campagne s’adresse à environ deux cents personnes. Quelle catégorie correspond au nombre de destinataires ?

La communication en petit comité
La communication interpersonnelle
La communication de masse
La communication de groupe

La communication de masse

Explication

La communication de masse met en jeu un nombre important de personnes, allant de plusieurs dizaines à des milliers. La communication de groupe commence à trois participants, et deux personnes relèvent de la communication interpersonnelle.

18. Une organisation diffuse un message à une vaste population sans solliciter de réaction immédiate. Quelle caractéristique décrit le mieux le rôle de l’émetteur ?

Il organise généralement un échange immédiat entre les destinataires
Il laisse généralement chaque destinataire définir le message diffusé
Il impose généralement le message sans forcément attendre de réponse
Il alterne généralement son rôle avec celui des destinataires

Il impose généralement le message sans forcément attendre de réponse

Explication

En communication de masse, l’émetteur impose généralement le message et n’attend pas forcément de réponse, ce qui favorise peu l’échange de points de vue. L’alternance des rôles et la conversation immédiate caractérisent plutôt un échange de groupe.

19. Après avoir écouté une émission, une auditrice envoie une réaction par écrit quelques jours plus tard. Que montre ce retour ?

Une réponse du récepteur suppose un échange en présence
Une réponse du récepteur doit intervenir pendant la diffusion
Une réponse du récepteur est impossible après une communication de masse
Une réponse du récepteur reste possible à plus ou moins court terme

Une réponse du récepteur reste possible à plus ou moins court terme

Explication

Une réponse du récepteur reste possible à plus ou moins court terme, quel que soit le type de communication verbale. Une réponse différée n’est donc pas une absence définitive de retour, et elle ne doit pas nécessairement survenir pendant la diffusion.

20. Une personne parle avec des phrases grammaticalement correctes, mais ne tient pas compte de l’âge de son interlocuteur ni de leur relation. Quelle distinction décrit le mieux cette situation ?

Elle respecte la confidentialité, mais maîtrise mal la langue.
Elle adapte son expression, mais maîtrise mal la langue.
Elle maîtrise la langue, mais adapte mal son expression à la situation.
Elle maîtrise mal la langue et adapte correctement son expression.

Elle maîtrise la langue, mais adapte mal son expression à la situation.

Explication

La maîtrise de la langue concerne la capacité à parler de façon compréhensible, tandis que l’expression correcte consiste à adapter son usage de la langue au contexte et aux relations. Confondre ces deux notions inverse la distinction ; le volume de la voix relève du ton, et la confidentialité concerne la protection des informations.

21. Une secrétaire doit refuser un rendez-vous demandé pour le jour même. Quelle manière de répondre peut rendre son refus moins impoli et faciliter la recherche d’une solution ?

Expliquer calmement la situation et proposer une autre possibilité.
Refuser sèchement sans expliquer la contrainte ni proposer d’alternative.
Employer des phrases grammaticalement correctes sans tenir compte du ton.
Accepter le rendez-vous même si aucune disponibilité n’existe.

Expliquer calmement la situation et proposer une autre possibilité.

Explication

Une expression adaptée peut modifier la perception d’un refus et favoriser un échange permettant de chercher une solution. Accepter sans disponibilité confond politesse et accord ; un refus sec risque de sembler irrespectueux, tandis que la correction grammaticale ne garantit pas une formulation adaptée.

22. Lors d’un appel, une professionnelle articule aisément, mais parle très fort et avec une intonation brusque. Quel aspect du ton doit-elle ajuster ?

La confidentialité et le contenu des informations.
La facilité d’élocution et la maîtrise de la langue.
La construction des phrases et le choix du vocabulaire.
L’intonation et le volume de sa voix.

L’intonation et le volume de sa voix.

Explication

Le ton adapté dépend notamment de l’intonation, du volume de la voix et de la facilité d’élocution ; dans cette situation, l’intonation brusque et le volume élevé sont à corriger. La facilité d’élocution ne compense pas un ton inadapté, et la construction des phrases ou la confidentialité sont d’autres aspects.

23. Au cours d’une conversation, une employée ne donne pas le nom d’un patient, mais mentionne des détails permettant aux collègues de reconnaître son identité. Que risque-t-elle de faire ?

Transmettre une information non confidentielle si elle est exacte.
Rompre la confidentialité en rendant le patient identifiable.
Appliquer le secret partagé en s’adressant à des collègues.
Respecter la confidentialité puisque le nom n’est pas prononcé.

Rompre la confidentialité en rendant le patient identifiable.

Explication

La confidentialité peut être rompue même sans nommer le patient si les détails communiqués permettent de l’identifier. Retirer le nom ne suffit donc pas ; le secret partagé est une dérogation encadrée, et l’exactitude d’une information ne la rend pas non confidentielle.

24. Dans une conversation, une personne dit « On a modifié votre rendez-vous » sans préciser qui a effectué le changement. Quel effet caractérise ici le pronom « on » ?

Il laisse indéfinies les personnes qui ont agi et crée un flou.
Il indique que plusieurs personnes ont approuvé le changement.
Il désigne clairement la personne qui a modifié le rendez-vous.
Il précise le destinataire, mais rend incertain le changement lui-même.

Il laisse indéfinies les personnes qui ont agi et crée un flou.

Explication

« On » est un pronom indéfini qui peut évoquer des personnes sans préciser lesquelles, ce qui laisse l’acteur dans le flou. Il ne nomme pas clairement un responsable ; il ne précise pas non plus le destinataire ni le nombre de personnes impliquées.

25. Une patiente demande si son dossier sera transmis, et l’employée répond : « On va le transmettre. » Quelle reformulation clarifie qui prend l’engagement ?

« Je vais transmettre votre dossier. »
« Vous allez transmettre votre dossier. »
« On va transmettre votre dossier. »
« Quelqu’un va transmettre votre dossier. »

« Je vais transmettre votre dossier. »

Explication

Employer « je » pour parler de sa propre action désigne clairement la personne qui s’engage, contrairement à « on », qui laisse l’acteur indéfini. Répéter « on » maintient le flou ; « vous » attribue l’action à la patiente, et « quelqu’un » reste imprécis.

26. Un patient demande qui l’accompagnera dans la salle de prélèvement. Quelle réponse évite de laisser flous les rôles des personnes concernées ?

« Vous accompagnerez l’infirmière pendant le prélèvement. »
« Le prélèvement aura lieu dans la salle prévue à cet effet. »
« On vous accompagnera et on fera le prélèvement. »
« Madame S. vous accompagnera et l’infirmière fera le prélèvement. »

« Madame S. vous accompagnera et l’infirmière fera le prélèvement. »

Explication

Préciser qui accompagne le patient et qui effectue le prélèvement clarifie les rôles, que le pronom « on » peut brouiller. La réponse avec « on » ne désigne aucun acteur ; celle qui attribue l’accompagnement au patient inverse les rôles, et indiquer seulement le lieu ne répond pas à la question.

27. Une personne dépend de l’aide d’une employée, qui lui dit : « On va vous installer ici. » Quel effet cette formulation peut-elle produire sur la personne ?

Elle peut croire qu’elle-même est chargée d’installer quelqu’un.
Elle peut savoir précisément quelle employée va l’installer.
Elle peut comprendre que l’employée lui demande de choisir le lieu.
Elle peut se sentir rabaissée et peu considérée comme une personne.

Elle peut se sentir rabaissée et peu considérée comme une personne.

Explication

S’adresser à une personne dépendante avec « on » peut lui donner le sentiment d’être rabaissée ou de ne pas être considérée comme une personne. Le pronom ne désigne pas une employée précise, n’attribue pas l’action à la personne aidée et ne formule pas une demande de choix.

28. Une personne vient pour la première fois dans un cabinet et ignore comment se déroulera son examen. Quelle attitude convient à son accueil ?

Lui expliquer le déroulement de l’examen sans adapter l’accueil à son inquiétude
L’accueillir chaleureusement et expliquer clairement les lieux et le déroulement de l’examen
L’accueillir comme une personne habituée et lui indiquer seulement la salle d’attente
La rassurer par un accueil chaleureux, sans détailler les lieux ni l’examen

L’accueillir chaleureusement et expliquer clairement les lieux et le déroulement de l’examen

Explication

Une personne qui consulte pour la première fois peut ne pas connaître les lieux ni le déroulement de l’examen : un accueil chaleureux et rassurant doit s’accompagner d’explications claires et complètes. La familiarité présumée confond nouveau patient et patient habitué, l’absence de détails néglige son besoin d’information, et l’explication sans réassurance oublie la dimension de l’accueil.

29. Une patiente habituée revient au cabinet et semble apprécier une relation assez familière. Comment personnaliser son accueil ?

Garder une formule standard, sans tenir compte de sa personnalité ni de la relation établie
Adopter une familiarité sans réserve, puisque la patiente connaît déjà le cabinet
Adapter le degré de proximité à sa connaissance et à son caractère, en restant respectueux
Prendre ses distances dans tous les cas, même si la relation permet davantage de proximité

Adapter le degré de proximité à sa connaissance et à son caractère, en restant respectueux

Explication

L’accueil d’un patient habitué peut être personnalisé selon le degré de connaissance et son caractère, tout en conservant un langage correct et respectueux. Une familiarité sans réserve confond personnalisation et manque de respect, la formule standard ignore la personnalisation, et la distance systématique ne tient pas compte de la relation.

30. Une personne allophone réside en France depuis plusieurs années et consulte avec difficulté. Quel facteur de stress lié à sa situation faut-il particulièrement prendre en compte ?

Le stress de la barrière linguistique et la méconnaissance possible du système de soins
La difficulté de déplacement liée à un séjour professionnel hors de France
L’éloignement de ses proches et la découverte d’un système de soins étranger
La différence entre son assurance de voyage et la prise en charge française

Le stress de la barrière linguistique et la méconnaissance possible du système de soins

Explication

Les résidents allophones peuvent être stressés par la langue et par une méconnaissance du système de soins, même après plusieurs années. L’éloignement des proches et le système étranger caractérisent plutôt les personnes de passage, tandis que l’assurance de voyage et le déplacement professionnel ne sont pas les facteurs ciblés ici.

31. Vous ne parlez pas la langue d’un patient allophone et il ne comprend pas le français. Quelle démarche permet d’échanger avec lui ?

Reporter la communication jusqu’à ce que le patient comprenne mieux le français
Orienter le patient vers une association administrative sans organiser la traduction
Poursuivre l’échange en français en simplifiant les phrases et le vocabulaire
Faire appel à une tierce personne, comme une collègue, un proche ou un traducteur

Faire appel à une tierce personne, comme une collègue, un proche ou un traducteur

Explication

Pour communiquer avec un patient allophone, il convient de parler sa langue si possible ou de recourir à une tierce personne, telle qu’une collègue, un proche ou un traducteur. Les gestes seuls et l’attente ne fournissent pas cette médiation, et l’orientation administrative ne remplace pas la traduction.

32. Un professionnel accueille une patiente qu’il connaît bien et souhaite adopter un ton familier. Quelle conduite respecte la distinction entre adaptation du registre et correction du langage ?

Employer un registre familier tout en restant correct et respectueux
Employer un langage infantilisant pour paraître plus proche
Employer un registre incorrect pour marquer la proximité
Employer un registre soutenu quelle que soit la relation

Employer un registre familier tout en restant correct et respectueux

Explication

Le registre peut être adapté à l’interlocuteur, mais le langage doit rester correct et respectueux. Un langage incorrect confond familiarité et incorrection, le registre soutenu systématique nie l’adaptation, et l’infantilisation ne constitue pas une marque appropriée de proximité.

33. Un professionnel doit expliquer un soin à un enfant de six ans. Quelle manière de s’adresser à lui est la plus adaptée ?

Le vouvoyer et employer des termes techniques comme avec un adulte
Utiliser un langage incorrect pour rendre les explications plus faciles
Le tutoyer et utiliser des mots simples ou des images sans l’infantiliser
Employer des gazouillis et des expressions qui le prennent pour un bébé

Le tutoyer et utiliser des mots simples ou des images sans l’infantiliser

Explication

Avec un enfant, le professionnel peut tutoyer et simplifier son langage, notamment avec des images, tout en s’adressant à lui comme à une personne capable de comprendre. Les termes techniques négligent l’adaptation à son âge, les gazouillis l’infantilisent et l’incorrection ne rend pas le langage convenable.

34. Une patiente malentendante ne comprend pas bien les indications données à l’accueil. Quelle démarche peut faciliter l’échange ?

Lui parler lentement et en face, ou recourir aux signes ou à l’écrit selon la situation
Lui remettre un message écrit sans chercher d’autre moyen d’échange
Lui parler plus fort en restant à distance pour que la voix porte
Lui transmettre les indications par signes, quel que soit le contexte

Lui parler lentement et en face, ou recourir aux signes ou à l’écrit selon la situation

Explication

Parler lentement et en face, utiliser des signes ou converser par écrit sont des moyens possibles, à choisir selon la situation. Parler plus fort confond volume et adaptation, les signes ne conviennent pas à tous les contextes et l’écrit n’est pas nécessairement le seul moyen utile.

35. Un patient a du mal à s’exprimer et cherche ses mots. Quelle réaction professionnelle convient le mieux ?

Ne pas relever la difficulté et chercher avec lui un moyen de se comprendre
Lui montrer son impatience pour l’inciter à parler plus vite
Prétendre avoir compris sans chercher de moyen de communication adapté
Lui reprocher ses hésitations afin qu’il formule plus clairement sa demande

Ne pas relever la difficulté et chercher avec lui un moyen de se comprendre

Explication

Il faut éviter de reprocher ou de souligner la difficulté par des paroles ou une attitude agacée, et montrer que l’on cherchera un moyen de se comprendre avec la personne. Le reproche et l’impatience mettent en évidence la difficulté, tandis que feindre d’avoir compris ne permet pas de trouver une solution.

36. Un enfant de quatre ans ne comprend pas une explication médicale complexe. Quelle façon de lui parler convient le mieux ?

Montrer des images sans lui expliquer verbalement ce qu’elles représentent
Employer le vocabulaire technique habituel afin de le traiter comme un adulte
Employer des mots simples, éventuellement avec des images, en le respectant comme capable de comprendre
Employer des mots simplistes et des gazouillis pour éviter de le confronter à des idées complexes

Employer des mots simples, éventuellement avec des images, en le respectant comme capable de comprendre

Explication

Des mots simples et des images peuvent faciliter la compréhension sans abêtir l’enfant, qu’il faut traiter comme une personne capable de comprendre. Les « gazouillis » confondent simplicité et infantilisation, le jargon technique n’est pas adapté, et les images ne remplacent pas nécessairement la parole.

37. Pourquoi est-il bénéfique de parler convenablement à un enfant qui commence à parler ?

Cela l’aide surtout à interpréter les images plutôt qu’à apprendre des mots et des structures
Cela contribue à l’acquisition de son vocabulaire et de formules grammaticales adaptées
Cela préserve sa compréhension en retardant l’apprentissage des règles grammaticales
Cela développe son vocabulaire, mais ne contribue pas à l’acquisition de formules grammaticales

Cela contribue à l’acquisition de son vocabulaire et de formules grammaticales adaptées

Explication

Un langage convenable, même accompagné parfois d’images, contribue à l’acquisition du vocabulaire et de formules grammaticales adaptées. L’idée qu’il n’aide pas la grammaire écarte à tort cet effet, tandis que les images et le report de l’apprentissage ne correspondent pas à ce bénéfice.

38. Une patiente dit : « Le rendez-vous de 15 h est pour elle », mais plusieurs personnes ont été évoquées. Que faut-il faire avant d’agir ?

Reformuler que le rendez-vous est prévu à 15 h
Prendre rendez-vous pour la personne qui semble la plus concernée
Confirmer que le rendez-vous concerne la patiente présente
Demander à qui se rapporte le rendez-vous

Demander à qui se rapporte le rendez-vous

Explication

Quand une demande est ambiguë, il faut préciser à qui ou à quoi elle se rapporte avant d’agir. Confirmer d’emblée la patiente ou choisir la personne la plus probable revient à supposer la réponse, et répéter l’heure ne clarifie pas le référent.

39. Un patient demande une consigne dont le sens reste incertain. Quelle démarche permet de vérifier ce qu’il veut dire ?

Demander au patient de répéter l’information que le soignant vient de lui donner
Répéter exactement les mots du patient, puis répondre selon sa première interprétation
Redire le sens supposé avec d’autres mots, puis lui laisser la possibilité de corriger ou confirmer
Fournir une explication détaillée et lui demander ensuite s’il l’a comprise

Redire le sens supposé avec d’autres mots, puis lui laisser la possibilité de corriger ou confirmer

Explication

Reformuler la demande avec d’autres mots permet de vérifier ce que le patient veut dire, puis celui-ci peut corriger ou confirmer. Lui faire répéter l’information vérifie plutôt ce qu’il a compris, répéter la formulation ambiguë ne la clarifie pas, et répondre sans vérification laisse subsister le doute.

40. Après avoir expliqué à un patient comment suivre une consigne, quelle question aide à vérifier la clarté de l’information ?

« Souhaitez-vous que je vous propose une autre consigne ? »
« Vous êtes d’accord avec cette information, n’est-ce pas ? »
« Avez-vous compris l’information et est-elle claire pour vous ? »
« Pouvez-vous répéter chaque détail que je viens de vous donner ? »

« Avez-vous compris l’information et est-elle claire pour vous ? »

Explication

Après avoir donné une information, il faut demander au patient s’il l’a comprise et si elle est claire pour lui. Proposer une autre consigne porte sur ses préférences, demander son accord ne vérifie pas explicitement la compréhension, et exiger la restitution de chaque détail va au-delà de la vérification indiquée.

41. Avant le départ d’un patient qui vient de recevoir des consignes après un examen, quelle démarche aide à éviter qu’il reparte avec une interrogation en suspens ?

Lui demander s’il a d’autres questions ou besoin d’informations.
Lui demander si la réponse a satisfait sa demande initiale.
L’inviter à poser ses questions lors de sa prochaine consultation.
Considérer que les consignes données ont été comprises.

Lui demander s’il a d’autres questions ou besoin d’informations.

Explication

Avant le départ, il faut vérifier si le patient a d’autres questions ou besoin d’informations afin qu’il ne reparte pas avec des interrogations en suspens. Vérifier la satisfaction de la demande initiale répond à un autre objectif, présumer la compréhension ne la contrôle pas, et reporter les questions risque de laisser des interrogations sans réponse.

42. Une secrétaire termine un échange avec un patient avant sa consultation médicale. Quelle séquence permet de clore la communication de manière appropriée ?

Annoncer la fin, vérifier les informations, puis reprendre la conversation.
Annoncer la fin, prendre congé poliment, puis orienter vers l’étape suivante.
Orienter vers l’étape suivante, annoncer la fin, puis prendre congé poliment.
Annoncer la fin, orienter vers l’étape suivante, puis prendre congé poliment.

Annoncer la fin, orienter vers l’étape suivante, puis prendre congé poliment.

Explication

Une clôture suit une progression qui prépare l’interlocuteur : annoncer que l’échange arrive à son terme, assurer la transition vers l’étape suivante, puis prendre congé avec une formule de politesse. Commencer par l’orientation inverse l’annonce et la transition, dire au revoir avant l’orientation retarde cette transition, et reprendre la conversation ne constitue pas la séquence de clôture.

43. Pourquoi annoncer qu’une conversation arrive à son terme avant d’orienter le patient vers l’étape suivante ?

Pour que le patient puisse se préparer à la fin de l’échange et ne soit pas pris au dépourvu.
Pour vérifier que le patient a mémorisé toutes les informations reçues.
Pour éviter d’organiser le passage vers la consultation ou le départ.
Pour signaler la fin au moyen d’une formule de politesse seulement.

Pour que le patient puisse se préparer à la fin de l’échange et ne soit pas pris au dépourvu.

Explication

Annoncer la fin permet à l’interlocuteur de s’y préparer et évite qu’il se sente pris au dépourvu; la clôture comprend ensuite une transition vers l’étape suivante et une formule de politesse. La mémorisation relève d’une vérification distincte, l’annonce ne supprime pas la transition, et la politesse seule ne constitue pas toute la séquence.

44. À quel âge apparaissent généralement les premiers mots conscients chez l’enfant ?

Dans les premiers mois de vie
Vers 3 ans
Vers 1 an
Vers 2 ans

Vers 1 an

Explication

Les premiers mots conscients apparaissent généralement vers 1 an. Les premiers mois correspondent aux babillages, tandis que les vocalises par plaisir précèdent l’usage volontaire des mots.

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Sur quoi repose la communication verbale ?

Sur l’acte volontaire de parler et l’usage des mots.

Que faut-il faire du langage pour éviter les malentendus ?

L’adapter au récepteur et le rendre compréhensible.

Qui est l’émetteur dans une communication verbale ?

La personne qui transmet un message ou une demande.

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