QCM : Traces et empreintes en criminalistique (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Sur une scène d’infraction, une équipe observe les lieux et recueille des traces afin de comprendre le mode opératoire et de rechercher des éléments permettant d’identifier l’auteur. Quelle activité décrit cette intervention ?

La police technique
La police scientifique
La PTS comme organisation spécialisée
La criminalistique

La police technique

Explication

La police technique constate les infractions et recueille sur le terrain les indices utiles à la compréhension du mode opératoire et à l’identification. L’analyse en laboratoire relève de la police scientifique, l’organisation spécialisée correspond à la PTS et la discipline scientifique à la criminalistique.

2. Après le prélèvement d’un mégot sur une scène d’infraction, un laboratoire en analyse les éléments afin d’obtenir une preuve exploitable pendant l’enquête et le procès. De quelle activité s’agit-il ?

La police technique
La criminalistique comme discipline
La police scientifique
La PTS comme ensemble de services

La police scientifique

Explication

La police scientifique analyse en laboratoire les éléments recueillis et les transforme en preuves exploitables. La police technique recueille les indices sur le terrain, la PTS désigne aussi des services et protocoles, et la criminalistique est la discipline scientifique appliquée à l’enquête.

3. En France, que désigne la PTS dans le cadre des enquêtes judiciaires ?

L’analyse en laboratoire des seuls indices biologiques
Le recueil sur le terrain effectué par les enquêteurs
L’ensemble spécialisé de connaissances, méthodes, protocoles et services
La discipline scientifique consacrée à l’étude des traces

L’ensemble spécialisé de connaissances, méthodes, protocoles et services

Explication

En France, la PTS regroupe des connaissances, méthodes, protocoles et services spécialisés de la police nationale ou de la gendarmerie nationale pour traiter les indices matériels des enquêtes. L’analyse en laboratoire décrit la police scientifique, tandis que la criminalistique est une discipline.

4. Dans une enquête, les enquêteurs doivent établir les faits et identifier un auteur à partir d’éléments matériels dont la fiabilité est essentielle au procès. Quel objectif de la PTS répond le mieux à ce besoin ?

Reconstituer les faits sans contribuer à la preuve au procès
Fournir des preuves matérielles fiables selon des procédures rigoureuses
Déterminer le mobile de l’infraction à partir des traces recueillies
Accumuler des indices matériels sans encadrer leur traitement

Fournir des preuves matérielles fiables selon des procédures rigoureuses

Explication

La PTS vise à fournir à l’enquête et à la justice des preuves matérielles fiables, obtenues selon des procédures rigoureuses, pour reconstituer les faits, identifier les auteurs et contribuer à la preuve pénale. La détermination du mobile ne constitue pas cet objectif, et la fiabilité procédurale est essentielle.

5. Une arme susceptible de révéler des indices liés à une infraction est retrouvée dans un véhicule distinct du lieu principal des faits. Quelle qualification convient à ce lieu ?

Une scène primaire, car elle contient un objet lié à l’affaire
Un lieu hors scène, car il est distinct du lieu des faits
Une scène primaire, car elle concerne l’intervention policière
Une scène secondaire, car elle peut révéler des indices liés à l’infraction

Une scène secondaire, car elle peut révéler des indices liés à l’infraction

Explication

Une scène secondaire est tout lieu susceptible de révéler des indices liés à une atteinte à la loi pénale, comme le lieu où une arme ou un véhicule est découvert. La scène primaire correspond à l’ensemble des lieux et personnes liés aux faits qui justifient l’intervention.

6. Les analyses établissent où et comment une infraction a été commise et qui y a participé, mais elles ne révèlent pas la motivation de l’auteur. Quelle conclusion correspond au rôle de la PTS ?

La PTS peut établir les circonstances, mais pas l’identité des participants
La PTS peut établir les circonstances et les participants, mais pas le mobile
La PTS peut établir le mobile, mais pas les circonstances de l’infraction
La PTS peut établir les participants, mais pas le lieu ni le déroulement des faits

La PTS peut établir les circonstances et les participants, mais pas le mobile

Explication

La PTS aide à déterminer si une infraction a eu lieu, où, quand et comment, ainsi que qui l’a commise, avec qui et avec quoi ; elle ne répond pas à la question du mobile. Attribuer la motivation à la PTS dépasse donc ce rôle.

7. Après un contact avec une scène d’infraction, un suspect y laisse une fibre et emporte sur son vêtement une particule provenant des lieux. Quel principe explique ces deux transferts ?

Le principe d’échange de Locard
La distinction entre preuve indicative et disculpante
Le principe d’identité et d’individualité des traces
La comparaison des éléments physiques ou chimiques

Le principe d’échange de Locard

Explication

Le principe d’échange de Locard prévoit qu’un contact entre deux corps ou environnements entraîne un transfert de matières : une personne peut laisser des traces et en emporter. La classification des preuves et leur comparaison relèvent d’autres notions.

8. Dans une enquête, un élément écarte la participation d’un suspect, tandis qu’un ensemble d’indices renforce des témoignages sur l’identité de l’auteur et le déroulement des faits. Comment qualifier ces deux types de preuve, dans cet ordre ?

Disculpante, puis indicative
Disculpante, puis corroborante
Indicative, puis corroborante
Corroborante, puis disculpante

Disculpante, puis corroborante

Explication

Une preuve disculpante écarte la participation d’un suspect, tandis qu’une preuve corroborante rassemble des indices qui appuient les témoignages sur l’identité de l’auteur et le déroulement des faits. La preuve indicative signale une infraction sans nécessairement renseigner sur son auteur.

9. Quel parcours correspond à la formation du technicien en identification criminelle ?

Neuf semaines au Centre national de formation à la police judiciaire
Neuf semaines dans une école nationale de police
Neuf semaines au Centre national de formation des magistrats
Douze semaines au Centre national de formation à la police judiciaire

Neuf semaines au Centre national de formation à la police judiciaire

Explication

Le TIC est un sous-officier de la Gendarmerie nationale formé pendant neuf semaines au CNFPJ. Douze semaines confond la durée, l’école nationale de police le lieu, et le centre de formation des magistrats l’établissement.

10. Lors d’une enquête, un TIC est appelé à réaliser des constatations sur une scène, puis à éclairer les enquêteurs et magistrats sur les possibilités de la PTS. Quel ensemble d’activités correspond à ses missions ?

Constater et prélever, prononcer les actes judiciaires, conseiller et représenter le parquet
Analyser en laboratoire, diriger l’enquête, rendre une décision et animer la PTS
Constater et prélever, conseiller, rédiger des pièces, témoigner et animer localement la PTS
Rédiger des expertises, conseiller les magistrats, mais laisser le signalement aux enquêteurs

Constater et prélever, conseiller, rédiger des pièces, témoigner et animer localement la PTS

Explication

Les missions du TIC couvrent notamment les constatations et prélèvements, l’exploitation technique, la rédaction de pièces, le conseil, le témoignage et l’animation locale de la PTS. L’analyse en laboratoire réduit son rôle, la décision judiciaire relève d’autres acteurs, et le signalement fait aussi partie de ses missions.

11. Après un crime grave, une équipe spécialisée est envoyée sur le terrain pour appuyer les TIC et les CIC. Quel organisme correspond à cette description ?

L’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale
Un laboratoire civil de police scientifique
Le Service central de renseignement criminel
Une cellule d’identification criminelle départementale

L’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale

Explication

L’IRCGN est à la fois un laboratoire de sciences forensiques et une unité militaire pouvant déployer ses personnels en appui des TIC et des CIC. Le SCRC est un service de renseignement, une cellule départementale est une structure locale, et le laboratoire civil ne correspond pas à cette unité de la Gendarmerie.

12. Un enquêteur confie des prélèvements à un laboratoire accrédité et demande ensuite qui a réalisé les analyses. Quel est le rôle du COFRAC dans cette situation ?

Réaliser lui-même les analyses des prélèvements
Intervenir comme service de police sur la scène
Accréditer le laboratoire compétent selon des normes reconnues
Conduire l’enquête et décider des examens à effectuer

Accréditer le laboratoire compétent selon des normes reconnues

Explication

Le COFRAC accrédite les laboratoires compétents selon des normes reconnues, notamment ISO/IEC 17025 ; les laboratoires réalisent les analyses. Le confondre avec l’analyste, un service de police ou l’autorité dirigeant l’enquête attribue à l’organisme des fonctions qu’il n’exerce pas.

13. Une enquête préliminaire nécessite l’avis d’un sachant, tandis qu’une mort a une cause inconnue ou suspecte dans un autre dossier. Quels cadres du CPP correspondent respectivement à ces situations ?

L’article 74, puis l’article 60
L’article 60, puis l’article 74
L’article 77-1, puis les articles 156 et suivants
L’article 77-1, puis l’article 74

L’article 77-1, puis l’article 74

Explication

L’article 77-1 permet de requérir un sachant dans une enquête préliminaire, tandis que l’article 74 prévoit un cadre spécifique en cas de mort de cause inconnue ou suspecte. L’article 60 concerne la flagrance, et les articles 156 et suivants régissent les expertises.

14. Pendant des constatations, des spécialistes de la PTS assistent les enquêteurs ; ensuite, un laboratoire doit examiner des prélèvements. Quelle démarche juridique distingue ces deux interventions ?

Ordonnance d’expertise pour l’assistance, puis réquisition adressée au directeur du laboratoire
Réquisition pour l’assistance sur scène, puis saisine du laboratoire sans réquisition
Assistance fondée sur l’article D7 sans réquisition, puis réquisition adressée au directeur du laboratoire
Assistance fondée sur l’article D7 sans réquisition, puis saisine du laboratoire sans réquisition

Assistance fondée sur l’article D7 sans réquisition, puis réquisition adressée au directeur du laboratoire

Explication

Les spécialistes assistant les enquêteurs lors des constatations agissent en vertu de l’article D7, sans réquisition ; la saisine d’un laboratoire exige une réquisition adressée à son directeur. L’absence de réquisition pour le laboratoire inverse la règle, tandis qu’une réquisition ou une ordonnance d’expertise ne caractérise pas le cadre de l’assistance sur scène.

15. Dans une information judiciaire, le juge envisage une expertise et les parties en demandent également une. Quel cadre régit cette expertise et qui peut l’ordonner ?

Les articles 77-1, par l’officier de police judiciaire chargé de l’enquête
Les articles 156 et suivants, par une juridiction d’instruction ou de jugement, d’office ou sur demande
Les articles 156 et suivants, par le laboratoire après réception des prélèvements
L’article D7, par les spécialistes de la PTS pendant les constatations

Les articles 156 et suivants, par une juridiction d’instruction ou de jugement, d’office ou sur demande

Explication

Les expertises relèvent des articles 156 et suivants du CPP et sont ordonnées par une juridiction d’instruction ou de jugement, d’office ou à la demande du ministère public ou des parties. L’article 77-1 concerne la réquisition d’un sachant, l’article D7 l’assistance aux constatations, et le laboratoire ne décide pas de l’expertise.

16. À son arrivée sur une scène d’infraction, une équipe constate que des secours ont déplacé du mobilier. Quelle conduite contribue à préserver la scène ?

Limiter les accès, noter les déplacements et délimiter un périmètre de sécurité
Consigner les déplacements et autoriser l’accès aux personnes présentes
Délimiter un périmètre après que tous les intervenants ont circulé
Limiter les accès et déplacer les objets pour dégager les lieux

Limiter les accès, noter les déplacements et délimiter un périmètre de sécurité

Explication

La préservation de la scène repose sur la restriction des accès, la consignation des déplacements des secours et la délimitation d’un périmètre. Déplacer les objets restants, laisser circuler les personnes ou attendre avant de sécuriser les lieux compromet cette protection.

17. Lors d’une intervention sur une scène d’infraction, quelle mesure correspond à la règle des trois protections ?

Contrôler les entrants, protéger les lieux et rédiger le procès-verbal
Protéger les mains et le visage, limiter les accès, laisser les objets sans emballage
Contrôler les déplacements, protéger les chaussures, photographier les objets
Contrôler les entrants, protéger les mains et le visage, conditionner les objets

Contrôler les entrants, protéger les mains et le visage, conditionner les objets

Explication

Les trois protections concernent les lieux, les mains et le visage des intervenants, ainsi que les objets, qui doivent être conditionnés pour les analyses futures. La protection des chaussures ou la rédaction du procès-verbal ne remplace pas l’une de ces trois exigences.

18. Une enquêtrice examine une scène où certains indices risquent de disparaître, veille à ne manquer aucun détail et repère ceux qui sont utiles. Quelles règles des constatations applique-t-elle ?

Perspicacité, conditionnement et consignation des déplacements
Instantanéité, intégralité et perspicacité
Instantanéité, délimitation et protection des objets
Intégralité, contrôle des entrants et perspicacité

Instantanéité, intégralité et perspicacité

Explication

L’instantanéité répond au risque de disparition des indices, l’intégralité exige de ne manquer aucun détail et la perspicacité consiste à distinguer les détails utiles. La délimitation, le contrôle des entrants et le conditionnement relèvent d’autres mesures de protection.

19. Un individu menace une personne avec un marteau, objet qui n’a pas été conçu comme une arme. Comment cet objet se classe-t-il au regard de la distinction entre armes par nature et armes par destination ?

Comme une arme par destination, en raison de son usage ou de sa destination
Comme un objet ressemblant à une arme, indépendamment de son usage
Comme une arme par nature, parce qu’il peut blesser
Comme un objet non classé comme arme, puisqu’il n’a pas été conçu ainsi

Comme une arme par destination, en raison de son usage ou de sa destination

Explication

Une arme par destination est un objet dont l’usage ou la destination est de tuer, blesser ou menacer, alors qu’une arme par nature est conçue comme une arme. Le potentiel de blessure ou la ressemblance ne suffit pas à en faire une arme par nature.

20. Une personne utilise une bouteille, objet non conçu pour blesser, pour menacer quelqu’un de le frapper. Selon l’article 132-75 du Code pénal, comment la bouteille est-elle considérée ?

Comme une arme, car un objet dangereux est utilisé pour menacer
Comme un objet sans qualification d’arme, car il n’a pas servi à blesser
Comme une arme, car tout objet utilisé dans une altercation est conçu pour blesser
Comme un objet assimilé à une arme seulement s’il ressemble à une arme

Comme une arme, car un objet dangereux est utilisé pour menacer

Explication

L’article 132-75 considère comme arme tout objet conçu pour tuer ou blesser et assimile un autre objet dangereux à une arme lorsqu’il est utilisé ou destiné à tuer, blesser ou menacer. La menace suffit donc ; l’objet n’a pas besoin d’avoir été conçu comme une arme ni de ressembler à l’une.

21. Lors de l’examen de deux armes de poing, laquelle se caractérise par un chargeur et une fenêtre d’éjection plutôt que par un barillet ?

Le pistolet
Le fusil à canon rayé
Le revolver
Le fusil à canon lisse

Le pistolet

Explication

Le pistolet utilise un chargeur et possède une fenêtre d’éjection, tandis que le revolver est caractérisé par son barillet. Le choix du revolver confond les deux systèmes d’alimentation ; les fusils à canon lisse ou rayé ne correspondent pas à cette distinction entre armes de poing.

22. Pour déterminer le calibre d’une arme avec la précision requise, quelles mesures faut-il prendre en compte ?

Le diamètre de la bouche du canon et la longueur totale de la cartouche
Les diamètres du canon au fond et à la surface des rayures, ainsi que ceux de la balle au sertissage et, selon le cas, à son maximum
Le diamètre extérieur de l’étui, la longueur du canon et le poids de la balle
La longueur de la chambre, le diamètre du barillet et le nombre de rayures

Les diamètres du canon au fond et à la surface des rayures, ainsi que ceux de la balle au sertissage et, selon le cas, à son maximum

Explication

Le calibre est déterminé au millième de millimètre à partir des diamètres du canon au fond et à la surface des rayures, et de ceux de la balle au sertissage et, selon le cas, à son maximum. Le diamètre de l’étui ou la longueur du canon ne remplace pas ces mesures.

23. Un armurier choisit un canon destiné à stabiliser un projectile unique et à favoriser sa précision. Quel type de canon répond à cet objectif ?

Un canon juxtaposé
Un canon rayé
Un canon lisse
Un canon à choke

Un canon rayé

Explication

Les rayures impriment une rotation au projectile et contribuent à sa précision. Le canon lisse est associé aux plombs et à la prévention de leur dispersion en forme de beignet ; un choke resserre la gerbe, tandis que « juxtaposé » décrit la disposition de canons.

24. Quel domaine étudie les phénomènes physiques causés par un projectile en mouvement et comprend les volets intérieur, extérieur et terminal ?

La criminalistique
La toxicologie
La traumatologie
La balistique

La balistique

Explication

La balistique étudie les phénomènes physiques causés par un projectile en mouvement et comprend les balistiques intérieure, extérieure et terminale ou lésionnelle. La traumatologie se concentre sur les blessures, et l’analyse des résidus relève d’un autre type d’examen.

25. Après le passage d’un projectile dans les tissus, quelle évolution distingue la cavité temporaire de la cavité définitive ?

La cavité temporaire disparaît, tandis que les contusions persistent et forment la cavité définitive
La cavité temporaire persiste, tandis que les contusions disparaissent après le passage
La cavité définitive précède le passage du projectile et se transforme en contusion temporaire
Les deux cavités disparaissent dès que le projectile quitte les tissus

La cavité temporaire disparaît, tandis que les contusions persistent et forment la cavité définitive

Explication

Le projectile perd de l’énergie en traversant les tissus, ce qui entraîne une contusion et une cavité temporaire. Après son passage, la cavité temporaire disparaît, mais les contusions persistent sous forme de cavité définitive ; l’inversion de cette évolution confond les deux phénomènes.

26. Un projectile a traversé le corps d’une victime, laissant un orifice d’entrée et un orifice de sortie. Comment qualifier cette blessure ?

Une blessure pénétrante
Une blessure transfixiante
Une blessure contusive
Une blessure perforante

Une blessure transfixiante

Explication

Une blessure transfixiante traverse le corps et comporte un orifice d’entrée et un orifice de sortie. Une blessure pénétrante concerne le tissu cutané, tandis qu’une blessure perforante désigne l’atteinte des viscères.

27. Lors de l’examen d’une victime, les grains de la zone de tatouage sont absents. Quelle estimation de la distance de tir cette observation soutient-elle ?

Un tir à distance intermédiaire
Un tir à bout touchant
Un tir à bout portant
Un tir à longue distance

Un tir à longue distance

Explication

À longue distance, la zone de tatouage est absente. À bout portant, les grains sont concentrés et bien dessinés, tandis qu’à distance intermédiaire ils sont plus épars et la zone est moindre.

28. Lorsqu’on examine des résidus de tir, quels éléments peuvent en faire partie ?

Des résidus de fumée et de graisse, ainsi que des fragments provenant exclusivement de la cible
Des résidus d’amorce, de poudre, de fumée, de graisse ou de lubrifiant, et des particules métalliques
Des résidus de poudre et de lubrifiant, mais sans particules provenant du projectile, de la douille ou de l’arme
Des résidus d’amorce et de poudre, mais pas de fumée, de graisse ni de particules métalliques

Des résidus d’amorce, de poudre, de fumée, de graisse ou de lubrifiant, et des particules métalliques

Explication

Les résidus de tir peuvent provenir de l’amorce, de la poudre, de la fumée, de la graisse ou du lubrifiant, ainsi que de particules métalliques du projectile, de la douille ou de l’arme. Les résidus d’amorce seuls omettent plusieurs catégories, tandis que les réponses qui écartent les particules métalliques ou les lubrifiants sont incomplètes.

29. Un laboratoire distingue les résidus d’amorce des résidus de poudre : quelle composition correspond à cette distinction ?

L’amorce contient surtout des métaux lourds, tandis que la poudre contient surtout des composés nitrés organiques
L’amorce et la poudre sont principalement constituées de particules métalliques du projectile
L’amorce et la poudre contiennent principalement les mêmes métaux lourds
L’amorce contient surtout des composés nitrés, tandis que la poudre contient surtout des métaux lourds

L’amorce contient surtout des métaux lourds, tandis que la poudre contient surtout des composés nitrés organiques

Explication

Les résidus d’amorce sont principalement associés au baryum, à l’antimoine et au plomb, alors que les résidus de poudre sont organiques et riches en composés nitrés. La réponse qui inverse ces compositions confond les deux catégories, et celles qui attribuent les métaux lourds à la poudre ou aux deux types effacent leur distinction.

30. Une personne est soupçonnée d’avoir tiré et ses mains sont manipulées et frottées durant l’heure suivant le tir. Quelle perte de résidus peut atteindre ce délai ?

Jusqu’à 80 % des résidus
La totalité des résidus
Environ 20 % des résidus
Environ 80 % des résidus après plusieurs heures

Jusqu’à 80 % des résidus

Explication

Les manipulations et les frottements peuvent entraîner une perte atteignant 80 % des résidus de tir dans l’heure. Une perte de 20 % sous-estime le phénomène, tandis que l’élimination totale et le délai de plusieurs heures ne correspondent pas à cette donnée.

31. Sur une scène, un pistolet et des munitions sont trouvés près d’une victime. Quelle conduite convient avant le prélèvement et la mise en sécurité ?

Ne pas toucher ni démonter l’arme, ne pas déplacer les munitions et laisser le TIC les prélever et les sécuriser
Retirer le chargeur, puis laisser le TIC prélever l’arme et les munitions restantes
Démonter le pistolet sur place, puis confier les pièces et les munitions au TIC
Déplacer les munitions à proximité, puis demander au TIC de sécuriser le pistolet

Ne pas toucher ni démonter l’arme, ne pas déplacer les munitions et laisser le TIC les prélever et les sécuriser

Explication

Sur la scène, l’arme ne doit pas être touchée ou démontée et les munitions ne doivent pas être déplacées; le TIC est chargé du prélèvement et de la mise en sécurité. Retirer le chargeur, déplacer les munitions ou démonter le pistolet revient à intervenir soi-même sur des éléments que le TIC doit prendre en charge.

32. Une trace matérielle relie une personne à un lieu, mais aucun autre élément ne confirme son implication. Quelle conclusion est justifiée ?

La trace ne peut contribuer ni à l’enquête ni à la reconstitution des faits
La trace sert à identifier une personne, mais ne peut renseigner sur son passage ou le déroulement des faits
La trace peut orienter l’enquête ou aider à reconstituer les faits, sans prouver à elle seule la culpabilité
La trace établit la culpabilité dès lors qu’elle relie la personne au lieu

La trace peut orienter l’enquête ou aider à reconstituer les faits, sans prouver à elle seule la culpabilité

Explication

Une trace peut aider à déterminer qui est intervenu, à reconstituer les faits ou à établir le passage d’une personne ou d’un objet, mais elle ne prouve pas automatiquement la culpabilité. La culpabilité automatique confond indice et preuve suffisante; les autres réponses minimisent les usages possibles de la trace.

33. Une scène présente six taches de sang, mais les blessures et les autres indices ne sont pas encore examinés. Que peut-on conclure sur le nombre de coups ?

Six taches établissent qu’il y a eu six coups
Le nombre de coups est nécessairement inférieur à six
La présence de taches ne permet pas d’envisager qu’un coup ait été porté
Le nombre de coups ne peut pas être déduit du seul nombre de taches; il faut croiser plusieurs éléments

Le nombre de coups ne peut pas être déduit du seul nombre de taches; il faut croiser plusieurs éléments

Explication

Le nombre de taches ne correspond pas nécessairement au nombre de coups; l’interprétation doit tenir compte des blessures, des autres indices et des conclusions médico-légales. Compter une tache par coup est précisément la confusion à éviter, et rien ne permet ici de conclure que le nombre de coups est inférieur ou nul.

34. Après le lavage d’une surface, quel réactif peut révéler par chimiluminescence des traces de sang invisibles ?

Le Bluestar, réactif commercial à base de luminol
Un test génétique qui détecte directement l’ADN
Un réactif de détection des résidus de poudre de tir
Un examen visuel qui rend les traces visibles à l’œil nu

Le Bluestar, réactif commercial à base de luminol

Explication

Le Bluestar est un réactif commercial à base de luminol qui révèle par chimiluminescence des traces de sang invisibles, même après nettoyage ou lavage. Un test génétique n’est pas le réactif décrit, l’observation visuelle ne produit pas cette révélation et un réactif de résidus de tir concerne une autre recherche.

35. Lors d’une enquête, une équipe doit traiter une trace depuis sa découverte jusqu’à l’évaluation de sa portée. Quelle démarche respecte l’enchaînement complet du traitement des traces ?

Recherche, indication, prélèvement, conditionnement, conservation, assemblage, analyse, interprétation et confrontation
Recherche, indication, prélèvement, analyse, interprétation, assemblage, conditionnement et conservation
Prélèvement, conditionnement, conservation, recherche, assemblage, confrontation, analyse et interprétation
Recherche, prélèvement, analyse, indication, interprétation, conditionnement, assemblage et confrontation

Recherche, indication, prélèvement, conditionnement, conservation, assemblage, analyse, interprétation et confrontation

Explication

Le traitement suit une démarche allant de la recherche méthodique et de l’indication jusqu’à la confrontation des résultats aux constatations, en passant par le prélèvement, le conditionnement, la conservation, l’assemblage, l’analyse et l’interprétation. Les autres propositions omettent des étapes ou les placent dans un ordre inadéquat.

36. Pour conditionner des prélèvements, une technicienne envisage des écouvillons en plastique, du papier cristal pour des éléments pileux et un emballage fermé en plastique. Quelle pratique est conforme aux règles de conditionnement ?

Utiliser les écouvillons en plastique et le papier cristal, mais proscrire le plastique fermé
Utiliser un contenant hermétique, car il protège mieux les prélèvements que le papier cristal
Utiliser le plastique fermé et le papier cristal, mais écarter les écouvillons en plastique
Utiliser les écouvillons en plastique et le plastique fermé, mais écarter le papier cristal

Utiliser les écouvillons en plastique et le papier cristal, mais proscrire le plastique fermé

Explication

Les écouvillons en plastique peuvent servir au prélèvement et le papier cristal est particulièrement adapté aux éléments pileux, tandis que le plastique fermé est à proscrire. Confondre écouvillons et emballage fermé, écarter le papier cristal ou privilégier un contenant hermétique méconnaît cette règle.

37. Après un contact entre un vêtement et une corde, des fibres sont découvertes sur la corde. Quelle interprétation correspond à la nature des traces textiles ?

La corde, comme un tissu ou un fil, peut transférer des fibres lors d’un contact
Les fibres proviennent nécessairement d’un textile fabriqué à partir de végétaux
Les fibres transférées identifient à elles seules la personne ayant porté le vêtement
La corde ne relève pas des textiles, qui comprennent les tissus et les étoffes

La corde, comme un tissu ou un fil, peut transférer des fibres lors d’un contact

Explication

Les textiles comprennent notamment les étoffes, tissus, cordes, ficelles et fils, susceptibles de laisser des fibres lors de contacts. Réduire cette catégorie aux tissus, tenir le transfert pour une identification personnelle ou imposer une origine végétale confond cette possibilité avec des conclusions non établies.

38. Un laboratoire cherche à déterminer l’origine d’un fragment de tissu trouvé sur une scène. Quel ensemble d’éléments doit-il examiner ?

La nature des fibres et la couleur générale, sans examiner les autres caractéristiques
La fabrication et les contaminants, en laissant de côté les fibres et les anomalies
Les particularités et les souillures, sans étudier la structure du textile
La nature des fibres, la fabrication, les particularités et les souillures ou contaminants

La nature des fibres, la fabrication, les particularités et les souillures ou contaminants

Explication

L’origine d’un textile s’étudie à partir de la nature des fibres, des caractères de fabrication, des particularités ou anomalies et des souillures ou contaminants. Se limiter aux fibres, confondre fabrication et contaminants, ou écarter certaines de ces catégories rend l’examen incomplet.

39. Un expert veut examiner au microscope optique la microstructure d’un fragment métallique. Quelle technique répond à cet objectif ?

L’analyse microbiologique
L’analyse chimique
La métallographie
L’examen morphologique

La métallographie

Explication

La métallographie détermine la microstructure d’un métal par observation au microscope optique. L’analyse chimique porte sur la composition, tandis que les examens morphologique et microbiologique relèvent d’autres types d’étude.

40. Deux fragments métalliques présentent une microstructure similaire. Quelle conclusion l’expert peut-il tirer de cette observation ?

Elle démontre que les deux fragments ont une composition chimique identique
Elle peut contribuer à la comparaison, sans prouver à elle seule une origine commune
Elle établit que les deux fragments proviennent du même objet
Elle ne peut apporter aucun élément utile à la comparaison des fragments

Elle peut contribuer à la comparaison, sans prouver à elle seule une origine commune

Explication

Une similitude de microstructure peut contribuer à comparer deux fragments, mais elle ne prouve pas automatiquement qu’ils proviennent du même objet. Déduire une provenance certaine exagère la portée de l’observation, tandis que nier son utilité ou l’assimiler à une identité chimique confond des conclusions distinctes.

41. Lors de l’examen d’une porte forcée, des marques disjointes montrent une certaine largeur et orientation. Quels renseignements peuvent être tirés de ces traces ?

La catégorie d’outil et l’identité certaine de la personne ayant forcé la porte
La catégorie d’outil, la technique de forçage et la nature de l’effraction
La technique de forçage, sans indication sur l’outil ni sur l’effraction
La force physique de l’auteur et l’heure exacte de l’effraction

La catégorie d’outil, la technique de forçage et la nature de l’effraction

Explication

La forme, l’orientation et la répétition des marques peuvent renseigner sur la catégorie d’outil, la manière de forcer l’accès et la nature de l’effraction. L’identité de l’auteur ou l’heure exacte ne sont pas établies par ces traces.

42. Une marque relevée sur un cadre présente des caractéristiques compatibles avec un outil servant à écarter des éléments. Quelle conclusion est justifiée ?

La trace peut orienter vers une catégorie d’outil sans identifier un outil précis à elle seule
La technique de forçage suffit à déterminer le modèle exact de l’outil
La trace ne permet d’évoquer aucune catégorie d’outil possible
La trace identifie l’outil précis dès qu’une catégorie peut être reconnue

La trace peut orienter vers une catégorie d’outil sans identifier un outil précis à elle seule

Explication

Une trace instrumentale peut orienter vers une catégorie d’outil, mais cette orientation ne garantit pas l’identification d’un outil précis. Reconnaître une catégorie n’équivaut donc pas à établir un modèle exact.

43. Des enquêteurs veulent conserver en relief les stries d’une marque d’outil laissée sur une surface difficile à transporter. Quel matériau convient pour en réaliser un moulage ?

Une photographie avec échelle, qui reproduit la marque en relief
Un film de relevage électrostatique pour les particules de poussière
Le VACUUM BOX, dispositif pour révéler des écritures enfoncées
Le MIKROSIL, matériau de moulage en silicone

Le MIKROSIL, matériau de moulage en silicone

Explication

Le MIKROSIL est un matériau de moulage en silicone qui reproduit en relief certaines marques d’outils, afin de les étudier et de les comparer. Le film électrostatique sert au relevage de traces poudreuses, tandis que le VACUUM BOX révèle des écritures enfoncées.

44. Avant de prélever une trace d’outil sur un objet qui ne peut être emporté au laboratoire, quelle précaution doit être prise ?

La photographier sans échelle, puis ajouter une mesure estimée
La photographier avec une échelle avant le prélèvement
Réaliser un moulage avant toute photographie de la trace
Prélever la trace d’abord, puis la photographier avec une échelle

La photographier avec une échelle avant le prélèvement

Explication

Toute trace d’outil doit être photographiée avec une échelle avant le prélèvement, afin de la documenter dans son état initial. Un moulage ne remplace pas cette photographie préalable.

45. Une personne écrit sur une feuille posée au-dessus d’autres feuilles, laissant des marques enfoncées sur une page sans texte visible à l’œil nu. Quel dispositif peut révéler ces marques sur un film ?

Le MIKROSIL, matériau de moulage en silicone
Le VACUUM BOX, dispositif électrostatique utilisant un film
Le kit de relevage électrostatique des particules de poussière
L’examen des traces papillaires laissées par les doigts

Le VACUUM BOX, dispositif électrostatique utilisant un film

Explication

Le VACUUM BOX utilise un procédé électrostatique et un film pour révéler des écritures enfoncées dans le papier, parfois invisibles à l’œil nu. Le kit de relevage concerne les particules de poussière, et le MIKROSIL les marques d’outils.

46. Après qu’une personne a touché une surface, des empreintes formées par les reliefs de sa peau, notamment ceux des doigts ou des paumes, y sont observées. De quel type de traces s’agit-il ?

D’empreintes de foulage
De traces papillaires
De traces instrumentales
De marques d’étui d’arme

De traces papillaires

Explication

Les traces papillaires sont produites par les reliefs de la peau, notamment ceux des doigts et des paumes, lorsqu’ils touchent une surface. Les traces instrumentales proviennent d’outils, tandis que les marques d’étui et les empreintes de foulage ont d’autres origines.

47. Quelle structure est reproduite dans une empreinte digitale relevée à l’extrémité d’un doigt ?

Les dessins des crêtes papillaires de la deuxième phalange
Les reliefs des plantes des pieds et des doigts
Les dessins des crêtes papillaires de la troisième phalange
Les sillons de la paume répartis sur toute la main

Les dessins des crêtes papillaires de la troisième phalange

Explication

Une empreinte digitale reproduit les dessins des crêtes papillaires situées à l’extrémité antérieure du doigt, au niveau de la troisième phalange. Les sillons, la paume, la deuxième phalange et les plantes des pieds ne correspondent pas à cette définition.

48. Quel ensemble d’activités relève de la dactyloscopie ?

Le relevé des empreintes épidermiques, sans leur étude ni identification
L’étude des traces de pas et l’identification des déplacements d’un individu
L’analyse des profils génétiques et l’identification par l’ADN
Le relevé et l’étude des empreintes épidermiques, ainsi que l’identification par les empreintes digitales

Le relevé et l’étude des empreintes épidermiques, ainsi que l’identification par les empreintes digitales

Explication

La dactyloscopie englobe le relevé et l’étude des empreintes épidermiques ainsi que l’identification des individus par leurs empreintes digitales. L’analyse des traces de pas, le relevé sans étude et l’identification génétique renvoient à d’autres activités ou à une définition incomplète.

49. Deux vrais jumeaux ont des empreintes digitales différentes malgré leur identité génétique ; quelle explication rend compte de cette différence ?

Des conditions locales distinctes pendant le développement fœtal influencent leurs dessins
Des empreintes identiques résultent de leur patrimoine génétique commun
Des mutations génétiques différentes déterminent leurs dessins digitaux
La croissance après la naissance crée leurs différences d’empreintes

Des conditions locales distinctes pendant le développement fœtal influencent leurs dessins

Explication

Les empreintes des vrais jumeaux diffèrent parce que les conditions locales de leur développement fœtal ne sont pas exactement les mêmes, malgré leur identité génétique. L’identité génétique ne rend donc pas leurs dessins identiques, et les mutations ou la croissance après la naissance n’expliquent pas la distinction donnée.

50. Après une abrasion superficielle de l’épiderme, une personne voit ses dessins digitaux réapparaître à l’identique ; quelle propriété cette situation illustre-t-elle ?

L’immuabilité des dessins digitaux jusqu’à la destruction du corps
La fixation définitive des dessins dès la naissance
La destruction durable des dessins après une atteinte superficielle
L’inaltérabilité des dessins digitaux après une atteinte superficielle

L’inaltérabilité des dessins digitaux après une atteinte superficielle

Explication

L’inaltérabilité désigne la reformation à l’identique des dessins après une destruction superficielle de l’épiderme. L’immuabilité concerne leur stabilité au cours de la vie, tandis qu’une destruction profonde du derme peut les détruire durablement.

51. Pour comparer une empreinte partielle à une empreinte de référence, quelle démarche d’étude du dessin épidermique convient ?

Examiner les minuties d’abord, puis relever la forme générale
Examiner les crêtes, d’abord leur forme générale, puis les détails utiles
Repérer le centre de figure, puis négliger le parcours des crêtes
Classer les zones de peau, puis éviter la comparaison des dessins

Examiner les crêtes, d’abord leur forme générale, puis les détails utiles

Explication

L’étude du dessin épidermique examine les crêtes papillaires en considérant d’abord la forme générale, puis les détails utiles à la comparaison. Commencer par les seuls détails ou le centre de figure ne suit pas cette démarche, et le classement des zones ne remplace pas la comparaison.

52. Une empreinte présente un dessin circulaire et tourbillonnant ; dans quel groupe de forme la classer ?

Un arc à courbure générale
Une boucle orientée à gauche
Une boucle orientée à droite
Un verticille simple ou complexe

Un verticille simple ou complexe

Explication

Les verticilles présentent des formes circulaires ou tourbillonnantes et peuvent être simples ou complexes. Les arcs n’ont pas de boucle caractéristique, tandis que les boucles se distinguent par leur orientation à droite ou à gauche.

53. Lors du classement d’une empreinte, l’examinateur observe deux deltas et des crêtes tourbillonnantes ; quelle catégorie correspond à ces indices ?

Une boucle, caractérisée par des crêtes sans boucle
Un verticille, caractérisé par deux deltas
Une boucle, caractérisée par deux deltas
Un arc, caractérisé par deux deltas

Un verticille, caractérisé par deux deltas

Explication

Un verticille a une forme circulaire ou tourbillonnante et deux deltas ; les boucles en ont un, et les arcs ne présentent pas de boucle caractéristique. Confondre le nombre de deltas des boucles et des verticilles conduit à classer incorrectement l’empreinte.

54. Pour établir si une trace relevée sur une scène correspond à une empreinte de référence, quel type de détail local l’examinateur compare-t-il ?

Les minuties du parcours des crêtes papillaires
Le groupe de forme général des crêtes papillaires
Les zones basale, marginale et centrale des crêtes
Le centre de figure de l’empreinte

Les minuties du parcours des crêtes papillaires

Explication

Les minuties sont des détails locaux du parcours des crêtes papillaires utilisés pour comparer une trace à une empreinte de référence. Le groupe de forme et le centre de figure contribuent à décrire l’empreinte, tandis que les zones désignent la répartition des crêtes.

55. Quel est le rôle principal du FAED dans les opérations d’identification en France ?

Comparer des profils génétiques aux données judiciaires
Faciliter la comparaison de traces ou d’empreintes avec les données enregistrées
Classer les scènes de crime selon leur mode opératoire
Recenser les personnes condamnées pour des infractions

Faciliter la comparaison de traces ou d’empreintes avec les données enregistrées

Explication

Le FAED facilite certaines opérations d’identification par comparaison d’empreintes ou de traces avec les données enregistrées. Le classement des scènes, le recensement des condamnations et la comparaison génétique désignent d’autres fonctions.

56. Dans laquelle de ces situations le FAED peut-il contribuer à une recherche prévue par les textes ?

Identifier un auteur uniquement après une catastrophe naturelle
Rechercher des auteurs seulement pour les infractions d’un code déterminé
Rechercher une personne disparue dans des circonstances inquiétantes ou suspectes
Rechercher toute personne disparue, quelles que soient les circonstances

Rechercher une personne disparue dans des circonstances inquiétantes ou suspectes

Explication

Le FAED peut faciliter la recherche de personnes disparues lorsque leur disparition survient dans des circonstances inquiétantes ou suspectes. L’absence de condition, la confusion entre victime et auteur, et la restriction à un seul code ne correspondent pas aux finalités indiquées.

57. Une personne est mise en cause pour une contravention. Quelle règle s’applique à son enregistrement au FAED au titre de cette infraction ?

Toute infraction justifie l’enregistrement au FAED
Le relevé d’une trace entraîne l’enregistrement pour la contravention
La contravention ne justifie pas l’enregistrement au FAED
La contravention est traitée comme un délit pour l’enregistrement

La contravention ne justifie pas l’enregistrement au FAED

Explication

L’enregistrement au FAED ne concerne pas les contraventions. Assimiler une contravention à un délit ou étendre la règle à toute infraction méconnaît cette limite; le relevé d’une trace ne change pas cette règle.

58. Lors d’une comparaison d’empreintes, douze points identiques sont relevés, mais un point de discordance reste inexpliqué. Peut-on conclure à une identification formelle française ?

Oui, car une discordance isolée peut être ignorée
Non, car il faut nécessairement plus de douze points identiques
Non, car une discordance demeure inexpliquée
Oui, car douze points identiques suffisent malgré la discordance

Non, car une discordance demeure inexpliquée

Explication

L’identification formelle française repose sur douze points identiques et l’absence de point de discordance inexpliqué. Le nombre de points ne neutralise pas une discordance inexpliquée, et le seuil indiqué n’est pas supérieur à douze.

59. Une trace digitale est immédiatement visible sur une vitre. Quelle démarche générale permet de l’exploiter en vue d’une comparaison ?

La rendre observable si nécessaire, la photographier, puis la relever ou la prélever
La prélever directement, puis décider si une photographie est utile
La révéler systématiquement avant de l’observer et de la comparer
La comparer sur place sans la photographier ni la relever

La rendre observable si nécessaire, la photographier, puis la relever ou la prélever

Explication

La démarche vise à rendre la trace observable, à la photographier, puis à la relever ou à la prélever pour comparaison. Le prélèvement préalable inverse les étapes, et une trace déjà visible ne nécessite pas forcément une révélation.

60. Sur une surface poussiéreuse, un motif digital apparaît parce que le contact a retiré de la poussière. Comment classer cette trace patente ?

Trace latente par dépôt de sueur invisible
Trace moulée en trois dimensions
Trace négative par enlèvement de matière
Trace positive par dépôt de matière

Trace négative par enlèvement de matière

Explication

Une trace patente négative résulte d’un enlèvement de matière, comme un motif formé dans la poussière ou la suie. Le dépôt correspond à une trace positive; une trace latente est invisible à l’œil nu, tandis qu’une trace moulée résulte d’une empreinte en relief dans une matière malléable.

61. Quelle caractéristique définit une trace papillaire latente ?

Elle est invisible à l’œil nu et provient notamment de dépôts de sueur et d’autres composés
Elle est visible à l’œil nu et provient d’un dépôt de sang ou de graisse
Elle forme un relief dans une matière malléable après contact
Elle résulte d’un enlèvement de poussière ou de suie par contact

Elle est invisible à l’œil nu et provient notamment de dépôts de sueur et d’autres composés

Explication

Les traces latentes sont invisibles à l’œil nu et résultent du dépôt de sueur et d’autres composés présents sur les crêtes papillaires. Le dépôt visible caractérise une trace patente positive, le relief dans une matière malléable une trace moulée, et l’enlèvement de poussière une trace patente négative.

62. Une trace latente doit être révélée sur une feuille de papier. Quelle méthode convient parmi celles-ci ?

Le cyanoacrylate sous forme de vapeurs
L’indanedione ou la ninhydrine
Le moulage utilisé pour une matière malléable
Le révélateur destiné aux traces ensanglantées

L’indanedione ou la ninhydrine

Explication

Le papier est un support poreux, pour lequel l’indanedione ou la ninhydrine peuvent être utilisées. Le cyanoacrylate est associé aux supports non poreux; le moulage concerne les traces en relief et un traitement des traces sanglantes vise un autre cas.

63. Au microscope, un poil prélevé présente une section médullaire de 0,42. Quelle conclusion est la mieux étayée par ce critère ?

Le poil est d’origine humaine si sa cuticule est visible au microscope.
Le poil est probablement d’origine animale, car sa section dépasse 0,30.
Le poil est probablement d’origine humaine, car sa section reste sous 0,50.
Le critère ne permet pas de trancher entre une origine humaine et animale.

Le critère ne permet pas de trancher entre une origine humaine et animale.

Explication

La section médullaire est généralement inférieure à 0,30 chez l’humain et supérieure à 0,50 chez l’animal ; une valeur de 0,42 se situe entre ces repères et ne permet pas de conclure par ce critère. Les réponses « animale » et « humaine » appliquent à tort un seul seuil, tandis que la visibilité de la cuticule ne correspond pas au critère testé.

64. Une enquête nécessite de comparer des données nationales afin de rechercher des correspondances dans plusieurs pays. Quel cadre répond à cet objectif ?

La règle des douze points identiques appliquée à la comparaison d’empreintes.
Le traité de Prüm, associé au décret du 10 janvier 2008.
Le rapprochement des données effectué dans le seul cadre d’une enquête française.
Les méthodes de révélation des traces papillaires sur une surface.

Le traité de Prüm, associé au décret du 10 janvier 2008.

Explication

Le traité de Prüm, associé au décret n° 2008-33 du 10 janvier 2008, vise à faciliter les rapprochements de données nationales lorsque l’enquête nécessite des recherches de correspondances entre pays. La règle des douze points concerne l’identification formelle des empreintes, les méthodes de révélation servent à faire apparaître des traces, et un rapprochement limité au cadre national ne répond pas à la situation décrite.

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