QCM : Développement perceptivo-moteur du jeune enfant (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la psychologie du développement ?

L’étude scientifique des changements quantitatifs et qualitatifs du fonctionnement psychologique au cours de la vie
L’étude des comportements observables pendant l’enfance, sans considérer leur évolution ultérieure
L’étude des mécanismes génétiques qui déterminent les capacités psychologiques avant la naissance
L’analyse des différences psychologiques entre individus à un moment précis de leur existence

L’étude scientifique des changements quantitatifs et qualitatifs du fonctionnement psychologique au cours de la vie

Explication

Cette discipline étudie comment le fonctionnement psychologique change, en quantité et en qualité, tout au long de l’existence. L’analyse des différences à un moment précis ne décrit pas les transformations au cours du temps.

2. Deux enfants ayant des facteurs génétiques proches évoluent différemment dans des milieux familiaux et scolaires distincts. Quelle explication rend le mieux compte de cette différence ?

Le développement dépend essentiellement du milieu scolaire, les facteurs familiaux et génétiques jouant un rôle secondaire
Le développement résulte de l’interaction entre les facteurs génétiques et l’environnement, notamment familial, scolaire et socioculturel
Le développement dépend principalement des facteurs génétiques, tandis que le milieu influence surtout les comportements passagers
Le développement est déterminé par le milieu socioculturel, indépendamment des caractéristiques génétiques de l’enfant

Le développement résulte de l’interaction entre les facteurs génétiques et l’environnement, notamment familial, scolaire et socioculturel

Explication

Les changements développementaux s’expliquent par une interaction complexe entre l’environnement et les facteurs génétiques. L’explication qui privilégie principalement les gènes néglige le rôle du milieu.

3. Comment les avancées récentes ont-elles modifié la compréhension des capacités du bébé ?

Les avancées théoriques ont surtout confirmé que le bébé réagit à son milieu sans pouvoir s’y adapter
De nouvelles méthodes, théories et technologies ont rendu observables des capacités auparavant difficiles à étudier, révélant un bébé capable de penser et de s’adapter
Les nouvelles technologies ont permis d’étudier les capacités du bébé en écartant les facteurs environnementaux
De nouvelles méthodes ont montré que les capacités du bébé apparaissent principalement après qu’il a appris à parler

De nouvelles méthodes, théories et technologies ont rendu observables des capacités auparavant difficiles à étudier, révélant un bébé capable de penser et de s’adapter

Explication

Les méthodes, les théories et les technologies ont permis d’observer des capacités auparavant inaccessibles, ce qui a conduit à considérer le bébé comme capable de penser et de s’adapter. L’idée que ces capacités attendent l’apprentissage du langage ne correspond pas à ce constat.

4. Après des expositions prénatales répétées à un son, un fœtus réagit moins à ce son et distingue ensuite un son nouveau. Quel processus explique le mieux ces observations ?

La disparition de toute réponse sensorielle, empêchant ensuite la distinction entre les sons
L’association du son à une réponse motrice acquise après la naissance
La maturation de la vision, qui permet de reconnaître la source du son avant la naissance
L’habituation au stimulus familier, accompagnée de traces mnésiques permettant de discriminer la nouveauté

L’habituation au stimulus familier, accompagnée de traces mnésiques permettant de discriminer la nouveauté

Explication

Une exposition prénatale répétée peut provoquer une habituation et laisser des traces mnésiques qui permettent de distinguer un stimulus nouveau. La maturation visuelle n’explique pas cette discrimination auditive.

5. Quel énoncé décrit correctement le système vestibulaire du nourrisson ?

Il contribue à l’équilibre, à la stabilisation du regard et aux mouvements des yeux, puis s’intègre à d’autres systèmes au cours du développement
Il stabilise le regard à lui seul et atteint sa maturité complète pendant la période fœtale
Il assure la perception des textures et des formes en s’intégrant principalement au système auditif
Il contribue à l’équilibre et aux mouvements des yeux, mais ne commence à fonctionner qu’après la naissance

Il contribue à l’équilibre, à la stabilisation du regard et aux mouvements des yeux, puis s’intègre à d’autres systèmes au cours du développement

Explication

Le système vestibulaire fonctionne dès la période fœtale et participe à l’équilibre, à la stabilisation du regard et aux mouvements oculaires; il n’est pas encore mature à la naissance et s’intègre à d’autres systèmes. L’idée qu’il soit déjà pleinement mature avant la naissance est erronée.

6. Un nouveau-né identifie un objet en le palpant sans le regarder. Quelle capacité manifeste-t-il ?

La perception haptique, qui permet de reconnaître un objet par le toucher
La perception visuelle, qui permet de reconnaître un objet grâce à sa forme observée
La perception vestibulaire, qui permet de reconnaître un objet par l’équilibre
La perception auditive, qui permet de reconnaître un objet grâce au son qu’il produit

La perception haptique, qui permet de reconnaître un objet par le toucher

Explication

La perception haptique consiste à reconnaître un objet par le toucher. Une reconnaissance fondée sur la forme observée relève de la vision et ne décrit pas la situation.

7. Sans voir les objets, quelles propriétés un nouveau-né peut-il distinguer par le toucher ?

La hauteur des sons, leur direction auditive et le rythme des vibrations qu’ils produisent
La saveur, l’odeur, la température et la composition chimique des objets palpés
La couleur, la luminosité, la profondeur et la distance des objets placés devant lui
La rigidité ou la souplesse, les textures lisses ou rugueuses, certaines formes et leur orientation spatiale

La rigidité ou la souplesse, les textures lisses ou rugueuses, certaines formes et leur orientation spatiale

Explication

Le nouveau-né peut reconnaître au toucher la rigidité, la texture, des formes comme les prismes et les cylindres, ainsi que leur orientation spatiale. La couleur et la luminosité sont des propriétés visuelles, et non des propriétés tactiles.

8. Avant même d’avoir bu le lait maternel, que peut reconnaître le nouveau-né dès sa naissance ?

L’odeur de la vanille, acquise grâce à une exposition alimentaire postnatale
Le goût de son lait, appris au cours de prises alimentaires après la naissance
L’odeur de sa mère, à laquelle il a été familiarisé pendant la période fœtale
La voix d’une personne inconnue, familiarisée par les sons entendus après la naissance

L’odeur de sa mère, à laquelle il a été familiarisé pendant la période fœtale

Explication

Le nouveau-né peut reconnaître l’odeur de sa mère dès la naissance, car il s’y est familiarisé avant de naître. La reconnaissance du goût du lait ne peut pas expliquer cette capacité avant la première prise de lait.

9. Que révèle la réponse faciale d’un nouveau-né lorsqu’il goûte des saveurs différentes dès la naissance ?

Une réponse faciale qui distingue le sucré et le salé, mais pas l’amer ni l’acide
Une réponse différenciée aux odeurs, sans réaction particulière aux saveurs
Des réponses différenciées aux saveurs sucrée, amère, acide et salée, appelées réflexes gusto-faciaux
Une réponse faciale identique aux saveurs, puisque leur différenciation s’acquiert avec l’alimentation

Des réponses différenciées aux saveurs sucrée, amère, acide et salée, appelées réflexes gusto-faciaux

Explication

Dès la naissance, les quatre saveurs citées suscitent des réponses faciales différenciées, nommées réflexes gusto-faciaux. L’affirmation selon laquelle seule une partie de ces saveurs déclenche une réponse différenciée ne reflète pas cette capacité.

10. Quelle combinaison de capacités auditives peut-on observer dès les premières heures après la naissance ?

Le nouveau-né peut discriminer différentes hauteurs sonores, mais la localisation latérale n’apparaît qu’après maturation complète de l’audition
Le nouveau-né entend avant la naissance, ce qui signifie que son système auditif est déjà mature à la naissance
Le nouveau-né peut localiser un son à gauche ou à droite, mais la discrimination des hauteurs commence après la naissance
Le nouveau-né peut discriminer différentes hauteurs sonores et localiser un son à gauche ou à droite, bien que son audition ne soit pas mature

Le nouveau-né peut discriminer différentes hauteurs sonores et localiser un son à gauche ou à droite, bien que son audition ne soit pas mature

Explication

L’audition fonctionne avant la naissance, et le nouveau-né peut distinguer des hauteurs sonores et localiser un son latéralement dès ses premières heures. Le fait qu’il entende avant de naître ne signifie pas que son audition soit déjà mature.

11. Comment évolue la rapidité de l’orientation correcte de la tête vers un son entre la naissance et cinq mois environ ?

Elle est lente à la naissance, diminue vers un à trois mois, puis réapparaît plus rapide et organisée vers quatre à cinq mois
Elle apparaît vers un à trois mois, puis devient lente et désorganisée vers quatre à cinq mois
Elle est lente à la naissance et augmente régulièrement jusqu’à quatre à cinq mois, sans recul intermédiaire
Elle est rapide à la naissance, ralentit vers un à trois mois, puis disparaît vers quatre à cinq mois

Elle est lente à la naissance, diminue vers un à trois mois, puis réapparaît plus rapide et organisée vers quatre à cinq mois

Explication

L’orientation correcte de la tête vers un son est lente à la naissance, diminue vers un à trois mois, puis réapparaît sous une forme plus rapide et organisée vers quatre à cinq mois. Une progression régulière sans diminution intermédiaire ne correspond pas à cette évolution.

12. Comment caractériser la vision d’un nouveau-né, bien qu’elle soit fonctionnelle dès la naissance ?

Elle reste immature, avec une faible acuité et une perception limitée des contrastes et des couleurs.
Elle distingue les détails et les couleurs, mais fonctionne mal en faible luminosité.
Elle perçoit nettement les contrastes, tandis que l’accommodation n’est pas encore fonctionnelle.
Elle est déjà mature, mais la poursuite visuelle demeure difficile pendant plusieurs mois.

Elle reste immature, avec une faible acuité et une perception limitée des contrastes et des couleurs.

Explication

La vision est utilisable dès la naissance, mais plusieurs capacités visuelles restent immatures, notamment l’acuité, la perception des contrastes et l’accommodation. La reconnaître comme fonctionnelle ne signifie donc pas qu’elle est déjà mature.

13. Dans une pièce sombre, quelle structure rétinienne contribue principalement à la vision du nourrisson ?

Les cônes, situés au centre de la rétine et spécialisés dans la vision en faible luminosité.
Les bâtonnets, situés au centre de la rétine et responsables de la perception des couleurs.
Les bâtonnets, situés en périphérie de la rétine et sensibles à la faible luminosité.
Les cônes, répartis en périphérie de la rétine et chargés de percevoir les contrastes faibles.

Les bâtonnets, situés en périphérie de la rétine et sensibles à la faible luminosité.

Explication

Les bâtonnets périphériques interviennent dans la vision lorsque la luminosité est faible. Les cônes centraux sont plutôt associés aux détails et aux couleurs en situation lumineuse.

14. Un nourrisson garde les yeux sur un jouet immobile, puis déplace son regard pour suivre un jouet que l’on fait rouler : quelles capacités utilise-t-il dans cet ordre ?

L’acuité visuelle, puis la perception de la profondeur.
La fixation visuelle, puis la poursuite visuelle.
La poursuite visuelle, puis la fixation visuelle.
La perception des contrastes, puis l’accommodation.

La fixation visuelle, puis la poursuite visuelle.

Explication

La fixation maintient le regard sur un point, tandis que la poursuite permet de suivre une cible en mouvement. Suivre le jouet immobile ne correspond donc pas à la poursuite visuelle.

15. Que peut faire un nourrisson vers six mois lorsqu’il perçoit la profondeur à l’approche du bord profond d’une falaise visuelle ?

Se diriger vers le côté profond parce qu’il ne distingue pas les distances.
Hésiter ou éviter le côté profond de la surface.
Reconnaître le côté profond seulement après l’avoir touché.
Suivre le bord avec les yeux sans modifier son approche.

Hésiter ou éviter le côté profond de la surface.

Explication

Vers six mois, la perception de la profondeur peut conduire le nourrisson à hésiter ou à éviter le côté profond de la falaise visuelle. La réaction ne se limite donc pas à suivre visuellement le bord.

16. Que désigne le transfert intermodal ?

La capacité à encoder une information dans une modalité sensorielle et à la transférer dans une autre.
La capacité à améliorer la précision d’une information au sein d’une même modalité sensorielle.
Le passage d’une modalité sensorielle à une réponse motrice sans encodage de l’information.
L’intégration simultanée de plusieurs modalités pour former une représentation unifiée de l’environnement.

La capacité à encoder une information dans une modalité sensorielle et à la transférer dans une autre.

Explication

Le transfert intermodal consiste à encoder une information dans une modalité sensorielle puis à la transférer vers une autre. L’intégration de plusieurs modalités en une représentation unifiée relève plutôt de la perception multimodale.

17. À trois jours, un nouveau-né explore au toucher un objet qu’il ne voit pas, puis doit le reconnaître parmi des objets visibles : quel transfert peut-il réaliser ?

Du toucher vers la vision, pour reconnaître la forme de l’objet.
De l’audition vers la vision, pour identifier la texture de l’objet.
De la vision vers le toucher, pour reconnaître la forme de l’objet.
De la vision vers l’audition, pour identifier la forme de l’objet.

Du toucher vers la vision, pour reconnaître la forme de l’objet.

Explication

Dès trois jours, le nouveau-né peut transférer du toucher à la vision la reconnaissance de la forme d’un objet. Le transfert inverse, de la vision au toucher, n’est pas observé avant cinq mois.

18. Un enfant combine ce qu’il voit et ce qu’il entend pour construire une représentation cohérente de son environnement : de quel processus s’agit-il ?

Du transfert intermodal, qui consiste à transférer une information encodée d’une modalité à une autre.
De l’acuité sensorielle, qui permet de discriminer des détails dans une seule modalité.
De l’exploration sensorielle, qui consiste à orienter son attention vers une seule modalité.
De la perception multimodale, qui intègre des informations provenant de plusieurs modalités sensorielles.

De la perception multimodale, qui intègre des informations provenant de plusieurs modalités sensorielles.

Explication

La perception multimodale intègre des informations issues de différentes modalités afin de construire des représentations cohérentes et unifiées. Le transfert intermodal désigne plutôt le passage d’une information d’une modalité sensorielle à une autre.

19. Quelle interprétation convient à un score APGAR de 7 sur 10 ?

Il indique une situation très critique nécessitant une attention particulière.
Il est inférieur au seuil qui appelle une attention particulière.
Il correspond à une adaptation normale du nouveau-né.
Il dépasse la limite supérieure de l’échelle APGAR.

Il correspond à une adaptation normale du nouveau-né.

Explication

Un score APGAR de 7 sur 10 correspond à une adaptation normale, sur une échelle allant de 0 à 10. Un score inférieur à 7 appelle une attention particulière, tandis qu’un score inférieur à 4 est très critique.

20. Quelle description correspond aux réflexes primaires du nouveau-né ?

Des mouvements complexes appris par répétition, qui ne mobilisent pas le système nerveux central.
Des réponses sensorielles conscientes, déclenchées par une décision et contrôlées par les muscles périphériques.
Des conduites motrices complexes et involontaires, déclenchées par des stimulations particulières et impliquant le système nerveux central.
Des mouvements volontaires simples, initiés par le cortex et indépendants de stimulations particulières.

Des conduites motrices complexes et involontaires, déclenchées par des stimulations particulières et impliquant le système nerveux central.

Explication

Les réflexes primaires sont des conduites motrices complexes et involontaires, suscitées par des stimulations particulières et impliquant le système nerveux central ainsi que le tronc cérébral. Ils ne sont donc pas des mouvements volontaires appris.

21. Un réflexe présent tôt dans le développement disparaît à mesure que le contrôle cortical se développe : quel mécanisme peut expliquer cette disparition ?

La maturation corticale inhibe progressivement les circuits réflexes.
Le développement des muscles transforme la réponse réflexe en mouvement volontaire sans inhibition.
La disparition survient parce que le réflexe cesse d’être déclenché par une stimulation extérieure.
L’exercice répété renforce les circuits réflexes jusqu’à les rendre invisibles.

La maturation corticale inhibe progressivement les circuits réflexes.

Explication

La maturation corticale peut inhiber progressivement les circuits réflexes et expliquer la disparition de certains réflexes. Les contraintes mécaniques du corps et le manque d’exercice sont d’autres explications possibles, mais le renforcement des circuits réflexes n’en est pas une.

22. Quel comportement correspond à des mouvements généraux spontanés observés chez le fœtus ?

Des déplacements provoqués par un stimulus sonore, présents seulement à la fin de la grossesse.
Des gestes volontaires qui apparaissent après la naissance et mobilisent une seule partie du corps.
Des mouvements réflexes déclenchés par un contact extérieur et limités à un membre à la naissance.
Des mouvements involontaires, sans stimulation extérieure, qui mobilisent plusieurs segments du corps dès la période fœtale.

Des mouvements involontaires, sans stimulation extérieure, qui mobilisent plusieurs segments du corps dès la période fœtale.

Explication

Les mouvements généraux spontanés sont involontaires, ne sont pas déclenchés par une stimulation extérieure et mobilisent plusieurs segments du corps. Ils sont présents dès la période fœtale, vers trois mois de grossesse, contrairement aux réponses limitées à un membre et provoquées par un contact.

23. Quelle configuration tonique caractérise le nouveau-né et s’atténue au cours des premiers mois ?

Une hypotonie simultanée du dos et des membres maintenus en extension
Une hypotonie du dos associée à une hypertonie des membres fléchis
Une hypertonie simultanée du dos et des membres maintenus en extension
Une hypertonie du dos associée à une hypotonie des membres fléchis

Une hypotonie du dos associée à une hypertonie des membres fléchis

Explication

À la naissance, le dos présente une hypotonie axiale tandis que les membres sont hypertoniques et maintenus en flexion. Confondre ces deux caractéristiques revient à inverser leur localisation.

24. Un bébé contrôle d’abord sa tête et son tronc avant de maîtriser ses doigts : quelles progressions du tonus cette séquence illustre-t-elle ?

Une progression céphalo-caudale et proximo-distale
Une progression céphalo-caudale et disto-proximale
Une progression caudo-céphalique et proximo-distale
Une progression caudo-céphalique et disto-proximale

Une progression céphalo-caudale et proximo-distale

Explication

Le tonus se développe de la tête vers les pieds, selon une progression céphalo-caudale, et du tronc vers les doigts, selon une progression proximo-distale. L’ordre inverse des segments ne correspond pas à ces deux directions.

25. Quel calendrier décrit le mieux l’acquisition du contrôle de la tête, de la position assise et de la station debout sans support ?

Tête droite vers 3 mois, position assise vers 6 mois, station debout sans support vers 11 à 12 mois
Tête droite vers 11 à 12 mois, position assise vers 6 mois, station debout sans support vers 3 mois
Tête droite vers 6 mois, position assise vers 3 mois, station debout sans support vers 11 à 12 mois
Tête droite vers 3 mois, position assise vers 11 à 12 mois, station debout sans support vers 6 mois

Tête droite vers 3 mois, position assise vers 6 mois, station debout sans support vers 11 à 12 mois

Explication

Le contrôle du cou permet de tenir la tête droite vers 3 mois, la position assise est maîtrisée vers 6 mois et la station debout sans support apparaît vers 11 à 12 mois. La station debout avec support vers 6 mois ne doit pas être confondue avec la station debout sans aide.

26. Vers 12 mois, quelle évolution de la marche bipède est typique ?

Une main de l’adulte aide l’enfant, mais la marche bipède apparaît généralement après 15 mois
Une main de l’adulte peut aider l’enfant, qui peut ensuite marcher de façon autonome
La marche autonome est déjà acquise chez tous les enfants, sans période d’aide
Deux mains de l’adulte sont nécessaires, et la marche autonome survient avant 10 mois

Une main de l’adulte peut aider l’enfant, qui peut ensuite marcher de façon autonome

Explication

La marche bipède se développe entre 10 et 15 mois ; vers 12 mois, l’aide d’une seule main peut suffire avant que l’enfant marche de façon autonome. L’acquisition de la marche n’implique pas que tous les enfants soient déjà autonomes à cet âge.

27. Que désigne la cognition ?

Les processus de traitement de l’information, de construction des connaissances et de leur mobilisation dans l’activité
La mémorisation des mots entendus et leur utilisation dans la parole articulée
La perception des sensations physiques sans transformation en représentations
L’acquisition de comportements sociaux par imitation, sans traitement d’informations

Les processus de traitement de l’information, de construction des connaissances et de leur mobilisation dans l’activité

Explication

La cognition comprend le traitement d’informations sur le monde physique ou social, la construction et la transformation de représentations en connaissances, puis leur mobilisation dans les activités et les comportements. La réduire à la mémorisation des mots exclut les informations non verbales et la formation de représentations.

28. Que montrent les expériences de Piaget sur la manipulation d’objets au sujet de la pensée avant la parole articulée ?

La permanence de l’objet apparaît seulement lorsque l’enfant sait nommer les objets cachés
La représentation des objets apparaît après la maîtrise du langage articulé et de la parole
La manipulation d’objets révèle des habiletés motrices, mais pas de capacités représentationnelles
Des capacités représentationnelles, dont la permanence de l’objet, sont présentes avant la maîtrise du langage articulé

Des capacités représentationnelles, dont la permanence de l’objet, sont présentes avant la maîtrise du langage articulé

Explication

Les expériences de Piaget ont mis en évidence des capacités représentationnelles avant la maîtrise du langage articulé, notamment la permanence de l’objet. L’idée que ces capacités attendent l’acquisition de la parole est précisément ce que ces observations contestent.

29. Dans une expérience sur le temps de regard, quel résultat est interprété comme un indice d’habiletés cognitives précoces ?

Le bébé regarde plus longtemps un stimulus familier et conforme à ses attentes
Le bébé regarde plus longtemps un stimulus nouveau ou incompatible avec ses attentes
Le bébé accorde le même temps de regard à des stimuli nouveaux et familiers
Le bébé regarde moins longtemps un stimulus structuré et mis en mouvement

Le bébé regarde plus longtemps un stimulus nouveau ou incompatible avec ses attentes

Explication

Un temps de regard plus long peut signaler une habileté cognitive précoce lorsque le stimulus est nouveau ou incompatible avec les attentes du bébé. Un stimulus familier et attendu ne correspond pas à cette interprétation de la préférence de regard.

30. Que signifie l’unité des objets lorsqu’une partie d’un objet est cachée ?

Percevoir chaque partie visible comme un objet distinct derrière l’écran
Comprendre qu’un objet demeure existant même lorsqu’il n’est plus perçu
Percevoir les parties visibles comme reliées et appartenant à un même objet
Reconnaître l’objet caché uniquement lorsque toutes ses parties sont visibles

Percevoir les parties visibles comme reliées et appartenant à un même objet

Explication

L’unité des objets consiste à percevoir les parties visibles d’un objet partiellement caché comme reliées et formant un tout. La persistance d’un objet lorsqu’il n’est plus perçu relève plutôt de la permanence de l’objet.

31. Dans l’étude de Kellman et Spelke, que suggère le fait que des nourrissons de 4 mois regardent plus longtemps deux segments disjoints qu’un bâton entier après habituation ?

Ils avaient perçu le bâton comme deux objets distincts dès le début
Ils avaient traité les parties visibles du bâton partiellement caché comme reliées
Ils avaient compris que le bâton cessait d’exister derrière l’écran
Ils n’avaient pas remarqué que le bâton était partiellement caché

Ils avaient traité les parties visibles du bâton partiellement caché comme reliées

Explication

Le regard plus long porté aux deux segments disjoints indique que les nourrissons avaient traité les parties visibles comme reliées, et donc comme les éléments d’un bâton entier. L’interprétation en deux objets distincts ne rend pas compte de cette conclusion.

32. Quelle compréhension définit la permanence de l’objet ?

Un objet existe tant qu’une partie de celui-ci reste visible à l’observateur
Un objet conserve sa forme seulement lorsqu’il est manipulé par l’enfant
Un objet caché devient un objet distinct de celui qui était visible auparavant
Un objet continue d’exister dans le temps et l’espace même lorsqu’il n’est pas directement perçu

Un objet continue d’exister dans le temps et l’espace même lorsqu’il n’est pas directement perçu

Explication

La permanence de l’objet est la compréhension qu’un objet continue d’exister même lorsqu’il n’est pas directement perçu. La visibilité renseigne sur la perception immédiate de l’objet, non sur la poursuite de son existence.

33. Quelle progression décrit la recherche d’un objet caché dans la situation piagétienne ?

D’abord aucune réaction, puis recherche d’un objet complètement caché, puis recherche d’un objet partiellement caché, sans erreur A non B
D’abord regard vers le lieu de disparition, puis recherche d’un objet complètement caché, puis recherche d’un objet partiellement caché et absence de réaction
D’abord recherche d’un objet complètement caché, puis regard vers le lieu de disparition, puis absence de réaction et recherche d’un objet partiellement caché
D’abord aucune réaction, puis regard vers le lieu de disparition, recherche d’un objet partiellement caché, puis recherche d’un objet complètement caché avec l’erreur A non B

D’abord aucune réaction, puis regard vers le lieu de disparition, recherche d’un objet partiellement caché, puis recherche d’un objet complètement caché avec l’erreur A non B

Explication

La progression va de l’absence de réaction avant 2 mois au regard vers le lieu de disparition, puis à la recherche d’un objet partiellement caché et, entre 8 et 12 mois, d’un objet complètement caché avec l’erreur A non B. La recherche d’un objet complètement caché ne précède donc pas celle d’un objet partiellement caché.

34. Comment la perspective piagétienne et le courant nativiste expliquent-ils différemment l’origine des connaissances physiques ?

La perspective piagétienne les construit par l’action, tandis que le nativisme les considère comme innées et indépendantes de l’expérience perceptive et motrice.
La perspective piagétienne les considère comme innées, tandis que le nativisme les construit par la manipulation des objets.
Les deux perspectives les considèrent comme innées, mais divergent sur l’importance de l’expérience perceptive.
Les deux perspectives attribuent leur acquisition à l’expérience motrice, mais divergent sur le rôle du langage.

La perspective piagétienne les construit par l’action, tandis que le nativisme les considère comme innées et indépendantes de l’expérience perceptive et motrice.

Explication

Pour Piaget, l’enfant construit progressivement ses connaissances en agissant et en manipulant, alors que le nativisme postule des connaissances physiques fondamentales innées. L’idée que les deux approches reposent sur l’expérience motrice confond le nativisme avec la perspective piagétienne.

35. Quels systèmes innés la théorie des connaissances noyaux de Spelke propose-t-elle ?

L’espace, le langage, la mémoire et les agents intentionnels.
L’espace, les objets, les nombres et les agents intentionnels.
L’espace, les objets, les mouvements et les catégories biologiques.
Les objets, les nombres, les émotions et les relations sociales.

L’espace, les objets, les nombres et les agents intentionnels.

Explication

Spelke propose quatre systèmes innés portant sur l’espace, les objets, les nombres et les agents intentionnels. Le langage et la mémoire ne font pas partie de cette liste de systèmes.

36. Dans le système hiérarchique de représentations de Lécuyer, quel ordre décrit l’acquisition des niveaux ?

Perceptif objectal, relationnel, analogique, puis transmodal ou perceptif.
Analogique, transmodal ou perceptif, relationnel, puis perceptif objectal.
Analogique, relationnel, transmodal ou perceptif, puis perceptif objectal.
Relationnel, analogique, perceptif objectal, puis transmodal ou perceptif.

Analogique, relationnel, transmodal ou perceptif, puis perceptif objectal.

Explication

Le modèle de Lécuyer décrit une acquisition séquentielle allant du niveau analogique au niveau relationnel, puis transmodal ou perceptif, et enfin perceptif objectal. Placer le niveau transmodal avant le niveau relationnel modifie l’ordre proposé.

37. Que désigne la théorie de l’esprit ?

La capacité à distinguer les objets familiers des objets nouveaux en fonction de leurs propriétés.
La capacité à mémoriser des règles sociales et à les appliquer dans les interactions quotidiennes.
La capacité à observer directement les émotions d’autrui et à reproduire ses comportements.
La capacité à attribuer à soi-même et à autrui des états mentaux inobservables et à les relier aux actions.

La capacité à attribuer à soi-même et à autrui des états mentaux inobservables et à les relier aux actions.

Explication

La théorie de l’esprit consiste à attribuer des représentations mentales inobservables, comme des croyances, des désirs ou des intentions, et à les relier aux actions. Observer des émotions ne suffit pas, car ces états mentaux ne sont pas directement observables.

38. Comment la théorie de l’esprit contribue-t-elle aux interactions sociales ?

Elle aide à reconnaître les émotions visibles, mais ne contribue pas à expliquer ses propres comportements.
Elle aide à coordonner les gestes moteurs, mais ne permet pas d’interpréter les intentions dans les échanges.
Elle aide à comprendre et expliquer les états mentaux et les comportements, à anticiper ceux d’autrui et à donner du sens aux échanges.
Elle aide à mémoriser les règles de conversation, mais ne permet pas d’anticiper les comportements d’autrui.

Elle aide à comprendre et expliquer les états mentaux et les comportements, à anticiper ceux d’autrui et à donner du sens aux échanges.

Explication

La théorie de l’esprit aide à interpréter ses propres états mentaux et comportements ainsi que ceux d’autrui, ce qui soutient la prédiction et la communication sociale. La réduire à la reconnaissance d’émotions visibles écarte l’interprétation des états mentaux et des comportements.

39. Quel ensemble réunit des précurseurs socio-affectifs, socio-cognitifs et communicatifs de la théorie de l’esprit ?

L’empathie et le jeu de faire semblant, l’attention conjointe, ainsi que la flexibilité cognitive et le raisonnement numérique.
L’empathie et l’attachement sécure, la catégorisation des objets, ainsi que la mémoire de travail et l’imitation.
La reconnaissance des visages et l’attachement sécure, le jeu de faire semblant, ainsi que l’inhibition et la référenciation sociale.
L’empathie et l’attachement sécure, le jeu de faire semblant, ainsi que la référenciation sociale et l’attention conjointe.

L’empathie et l’attachement sécure, le jeu de faire semblant, ainsi que la référenciation sociale et l’attention conjointe.

Explication

Les précurseurs comprennent des habiletés socio-affectives comme l’empathie et l’attachement sécure, socio-cognitives comme le jeu de faire semblant, et communicatives comme la référenciation sociale et l’attention conjointe. La catégorisation des objets et la mémoire de travail ne correspondent pas aux exemples indiqués dans ces catégories.

40. Quelle situation illustre une attention conjointe ?

Deux personnes orientent leur attention vers un même objet d’intérêt et coordonnent ainsi leur regard ou leur attention.
Une personne observe un objet tandis que l’autre imite ses gestes sans porter attention à cet objet.
Une personne attire l’attention d’une autre sur un objet sans que celle-ci dirige son attention vers lui.
Deux personnes regardent des objets différents tout en échangeant des paroles sur leur activité.

Deux personnes orientent leur attention vers un même objet d’intérêt et coordonnent ainsi leur regard ou leur attention.

Explication

L’attention conjointe est une interaction triadique où deux personnes coordonnent leur attention vers un objet d’intérêt mutuel. Le simple échange verbal ou l’imitation ne suffit pas si les deux personnes ne partagent pas leur attention sur l’objet.

41. Dans quelle situation le contrôle exécutif est-il particulièrement nécessaire ?

Lorsqu’une tâche repose principalement sur la perception d’un stimulus sans objectif à poursuivre.
Lorsqu’une action familière s’exécute automatiquement sans qu’il soit nécessaire d’adapter sa conduite.
Lorsqu’une situation nouvelle ou complexe exige de réguler volontairement la pensée et l’action pour atteindre un but.
Lorsqu’une réponse habituelle est répétée sans devoir gérer de distraction ni choisir une stratégie.

Lorsqu’une situation nouvelle ou complexe exige de réguler volontairement la pensée et l’action pour atteindre un but.

Explication

Le contrôle exécutif régule intentionnellement la pensée et les actions en fonction de buts, en particulier lorsque la situation est nouvelle ou complexe. Une action déjà acquise qui s’exécute par automatisme illustre plutôt un cas où ces processus sont moins sollicités.

42. Une personne doit poursuivre un objectif malgré des distracteurs, élaborer une stratégie et changer ensuite de tâche. Quel rôle du contrôle exécutif cette situation illustre-t-elle ?

Conserver les informations perçues, sans ajuster la conduite au but ni changer d’activité.
Maintenir une réponse automatisée, en évitant de modifier la conduite lorsque la tâche change.
Renforcer les distracteurs pertinents, en remplaçant la stratégie par une réponse habituelle.
Réguler la conduite vers un but en inhibant les distracteurs, en élaborant une stratégie et en passant d’une activité à une autre.

Réguler la conduite vers un but en inhibant les distracteurs, en élaborant une stratégie et en passant d’une activité à une autre.

Explication

Le contrôle exécutif soutient l’adaptation au but, l’inhibition des automatismes et des distracteurs, l’élaboration de stratégies et le passage entre activités. Le maintien d’une réponse automatisée ne rend pas compte de l’inhibition ni de l’adaptation requises ici.

43. Quelles sont les trois fonctions exécutives principales et comment sont-elles liées ?

La mémoire de travail, la perception et la planification, qui sont distinctes mais corrélées et partagent des mécanismes communs.
L’inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive, qui constituent une fonction unique sans mécanismes communs.
L’inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive, qui sont distinctes mais corrélées et partagent des mécanismes communs.
L’inhibition, l’attention conjointe et la flexibilité cognitive, qui sont distinctes mais corrélées et partagent des mécanismes communs.

L’inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive, qui sont distinctes mais corrélées et partagent des mécanismes communs.

Explication

Les trois fonctions principales sont l’inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive : elles sont différenciées, mais corrélées et fondées sur des mécanismes communs. L’attention conjointe relève d’un autre domaine et ne remplace pas l’une de ces fonctions exécutives.

44. Un élève retient une réponse habituelle, mais choisit de ne pas la donner parce qu’elle ne convient pas à la tâche. Quelle fonction mobilise-t-il ?

La planification, qui permet d’organiser une suite d’étapes pour atteindre un objectif.
La flexibilité cognitive, qui permet de basculer entre plusieurs représentations ou traitements.
L’inhibition, qui permet de supprimer temporairement une réponse automatisée inappropriée.
La mémoire de travail, qui permet de remplacer une information active par une information nouvelle.

L’inhibition, qui permet de supprimer temporairement une réponse automatisée inappropriée.

Explication

L’inhibition permet de supprimer temporairement une réponse ou un comportement inapproprié à la tâche, notamment lorsqu’il est habituel ou automatisé. La flexibilité cognitive concerne plutôt le choix et le changement entre différents traitements ou représentations.

45. À quel âge apparaissent les premiers signes d’inhibition cognitive et comportementale chez le bébé dans des situations peu exigeantes sur le plan visuel et moteur ?

Entre 8 et 12 mois
Entre 5 et 6 mois
Entre 18 et 24 mois
Après 12 et avant 18 mois

Entre 8 et 12 mois

Explication

Ces premiers signes sont observés entre 8 et 12 mois lorsque la situation sollicite peu les capacités visuelles et motrices. Vers 5 à 6 mois, le bébé commence plutôt à détecter des buts et à orienter ses comportements.

46. Dans la tâche A-non-B, que fait l’expérimentateur après plusieurs recherches réussies du jouet sous A ?

Il présente un second jouet sous B et laisse le premier sous A.
Il déplace le jouet sous B après que le bébé a quitté la pièce.
Il cache le jouet sous A sans que le bébé le voie.
Il déplace le jouet sous B, sous les yeux du bébé.

Il déplace le jouet sous B, sous les yeux du bébé.

Explication

Après plusieurs recherches sous A, le jouet est déplacé sous B alors que le bébé observe la scène. Le déplacement hors de sa vue ne correspond pas à la procédure décrite pour cette tâche.

47. Un nourrisson cherche sous A un jouet qu’il vient de voir être déplacé sous B : comment appelle-t-on cette réponse ?

Une réponse différée liée à la mémoire de travail
Une erreur de conflit entre deux dimensions perceptives
Une erreur A-non-B, ou persévération
Une erreur de catégorisation fondée sur la perception

Une erreur A-non-B, ou persévération

Explication

Chercher sous A malgré le déplacement visible du jouet sous B constitue l’erreur A-non-B, aussi appelée persévération. Une difficulté de catégorisation perceptive concerne le regroupement d’éléments, et non cette réponse de recherche.

48. Pour réussir la tâche A-non-B, quelles capacités le bébé doit-il mobiliser après le déplacement du jouet ?

Se rappeler la localisation initiale et répéter la réponse qui y avait réussi
Repérer une ressemblance perceptive entre le jouet et le cache de destination
Maintenir sa nouvelle localisation en mémoire et inhiber la réponse renforcée sous A
Détecter le but de l’expérimentateur et attendre qu’il déplace le jouet à nouveau

Maintenir sa nouvelle localisation en mémoire et inhiber la réponse renforcée sous A

Explication

La réussite requiert de garder en mémoire la nouvelle localisation et d’inhiber la recherche sous A, qui avait été renforcée auparavant. Répéter la réponse associée à la localisation initiale conduit précisément à la persévération.

49. Comment distinguer les changements quantitatifs et qualitatifs du contrôle exécutif pendant la période préscolaire ?

Le changement quantitatif concerne le moment d’activation, et le changement qualitatif l’efficacité des fonctions exécutives.
Le changement quantitatif concerne les règles apprises, et le changement qualitatif la rapidité du langage.
Le changement quantitatif concerne l’efficacité, et le changement qualitatif le moment d’activation et le niveau de contrôle.
Le changement quantitatif concerne la mémoire, et le changement qualitatif la difficulté des stimuli présentés.

Le changement quantitatif concerne l’efficacité, et le changement qualitatif le moment d’activation et le niveau de contrôle.

Explication

Le progrès quantitatif se manifeste par une efficacité accrue, tandis que le progrès qualitatif touche le moment où les fonctions s’activent et le niveau de contrôle. Inverser ces deux aspects revient à confondre les deux types de changement.

50. Qu’est-ce qui caractérise une tâche de conflit en contrôle exécutif ?

Une dimension non pertinente est absente, tandis que la tâche demande de mémoriser plusieurs règles.
Deux réponses correctes sont présentées, et l’enfant doit choisir celle qui est la plus familière.
Deux dimensions pertinentes indiquent la même réponse, mais exigent des gestes différents.
Une dimension pertinente pour la tâche s’oppose à une dimension saillante mais non pertinente.

Une dimension pertinente pour la tâche s’oppose à une dimension saillante mais non pertinente.

Explication

Une tâche de conflit oppose la dimension utile à la tâche à une dimension saillante mais non pertinente qui favorise une réponse concurrente. Quand les dimensions pertinentes convergent, le conflit décrit ici n’est pas créé.

51. Dans une tâche de Stroop où l’enfant doit nommer la couleur, quelle information doit-il inhiber ?

La forme des lettres, car elle constitue la dimension pertinente de la tâche.
La couleur de l’encre, car le nom de couleur écrit détermine la réponse attendue.
La taille des caractères, car elle indique la couleur à nommer.
Le nom de couleur écrit, car la couleur de l’encre est pertinente pour la réponse.

Le nom de couleur écrit, car la couleur de l’encre est pertinente pour la réponse.

Explication

Dans cette tâche, l’enfant doit répondre à partir de la couleur de l’encre et inhiber le nom de couleur écrit. Inhiber l’encre inverserait le rôle de la dimension pertinente et du distracteur.

52. Dans la tâche jour-nuit, que doit répondre l’enfant lorsqu’on lui montre une image de lune ?

« Soleil », en nommant l’image qui contredit la règle.
« Lune », en décrivant l’image sans appliquer la règle.
« Nuit », en donnant la réponse habituelle associée à la lune.
« Jour », en inhibant la réponse dominante associée à la lune.

« Jour », en inhibant la réponse dominante associée à la lune.

Explication

La règle demande de dire « jour » pour la lune et « nuit » pour le soleil, en inhibant l’association dominante. Répondre « nuit » pour la lune revient à donner la réponse habituelle plutôt qu’à appliquer la règle inversée.

53. Quelle définition correspond à un concept en psychologie du développement ?

Une représentation mentale d’un groupe de choses partageant des attributs ou des relations.
Une règle d’action acquise pour répondre à une situation particulière.
Une suite de mots servant à désigner un objet précis.
Une image sensorielle conservée sans lien avec d’autres éléments.

Une représentation mentale d’un groupe de choses partageant des attributs ou des relations.

Explication

Un concept est une représentation mentale qui rassemble des choses partageant des attributs ou des relations. Une image isolée peut représenter un élément, mais ne définit pas ce regroupement conceptuel.

54. Un enfant utilise le même concept pour reconnaître plusieurs objets et en parler avec autrui : à quoi servent les concepts ?

À mémoriser chaque objet séparément sans établir de ressemblances entre eux.
À distinguer les objets selon leur apparence sans soutenir la communication à leur sujet.
À remplacer les expériences vécues par des règles verbales indépendantes du contexte.
À catégoriser et simplifier le monde pour le comprendre, s’y adapter et communiquer.

À catégoriser et simplifier le monde pour le comprendre, s’y adapter et communiquer.

Explication

Les concepts facilitent la catégorisation et simplifient le monde, ce qui aide à le comprendre, à s’y adapter et à en parler. Mémoriser chaque objet isolément ne rend pas compte de la fonction de regroupement des concepts.

55. Quelle opération décrit la catégorisation ?

Regrouper des éléments en extrayant leurs invariants communs et en écartant les dimensions non pertinentes.
Associer des éléments selon leur proximité spatiale, même si leurs propriétés diffèrent.
Répéter une étiquette apprise pour chaque objet sans rechercher de points communs.
Séparer les éléments en fonction de leurs différences les plus saillantes.

Regrouper des éléments en extrayant leurs invariants communs et en écartant les dimensions non pertinentes.

Explication

La catégorisation consiste à dégager les invariants communs entre éléments et à ignorer les dimensions qui ne sont pas pertinentes. Les trier selon leurs différences saillantes correspond à une démarche opposée à l’extraction de leurs points communs.

56. Un enfant observe plusieurs animaux ayant des ailes et en déduit une règle générale sur les animaux ailés : quel type de raisonnement mobilise-t-il ?

Un raisonnement déductif, qui va d’une connaissance générale vers une conclusion particulière.
Un raisonnement inductif, qui va de cas particuliers vers une connaissance générale.
Un raisonnement perceptif, qui repose sur la ressemblance visuelle sans généralisation.
Un raisonnement exécutif, qui inhibe une réponse devenue automatique.

Un raisonnement inductif, qui va de cas particuliers vers une connaissance générale.

Explication

L’enfant part de cas particuliers pour établir une connaissance générale, ce qui caractérise le raisonnement inductif. Le raisonnement déductif suivrait le mouvement inverse, d’une règle générale vers un cas particulier.

57. Quelle définition décrit le mieux le langage humain ?

Une faculté permettant de communiquer et de se représenter mentalement le monde.
Un ensemble de sons appris pour désigner des objets dans l’environnement.
Un système de règles partagé par une communauté pour organiser des signes.
Une capacité à reproduire des gestes observés sans élaborer de représentations.

Une faculté permettant de communiquer et de se représenter mentalement le monde.

Explication

Le langage est une faculté humaine qui permet à la fois la communication et la représentation mentale du monde. Un système socialement partagé de signes et de règles correspond plutôt à la définition d’une langue.

58. Quelle distinction caractérise le rapport entre le langage et une langue ?

Le langage est une faculté humaine, tandis qu’une langue est un système partagé de signes régi par des règles.
Le langage est un système partagé de signes, tandis qu’une langue est une faculté cognitive propre à l’être humain.
Le langage désigne la production orale, tandis qu’une langue correspond aux gestes utilisés pour communiquer.
Le langage est une règle grammaticale, tandis qu’une langue est la capacité de représenter mentalement le monde.

Le langage est une faculté humaine, tandis qu’une langue est un système partagé de signes régi par des règles.

Explication

Le langage désigne la faculté humaine, alors qu’une langue est un système social de signes et de symboles utilisé par une communauté selon des règles. La seconde proposition inverse ces deux notions.

59. Un enfant utilise des mots pour expliquer une stratégie et se rappeler les étapes d’une tâche. Quelle fonction du langage cette situation illustre-t-elle en plus de la communication ?

Une fonction de catégorisation perceptive qui remplace la communication avec autrui.
Une fonction d’outil cognitif qui soutient la pensée, la mémoire et le raisonnement.
Une fonction de signalisation sociale qui transmet des émotions sans soutenir les connaissances.
Une fonction de régulation motrice qui coordonne les gestes sans participer à la pensée.

Une fonction d’outil cognitif qui soutient la pensée, la mémoire et le raisonnement.

Explication

Le langage soutient les activités cognitives, notamment la pensée, le raisonnement, la mémoire et les connaissances. La transmission d’émotions à autrui relève d’une dimension communicative, mais ne rend pas compte de son rôle cognitif dans cet exemple.

60. Quelle liste rassemble les composantes du langage ?

La phonologie, le lexique et la sémantique, la morphologie, la syntaxe et la pragmatique.
La phonation, la perception auditive, la mémoire, la morphologie, la syntaxe et l’attention.
La phonologie, la grammaire, la mémoire de travail, la pragmatique, l’articulation et l’attention.
Le lexique, la sémantique, la motricité, la syntaxe, la prosodie et la cognition sociale.

La phonologie, le lexique et la sémantique, la morphologie, la syntaxe et la pragmatique.

Explication

Les composantes du langage comprennent la phonologie, le lexique et la sémantique, la morphologie, la syntaxe et la pragmatique. La phonation et la perception auditive peuvent contribuer à la production ou à la compréhension, mais ne remplacent pas cette liste de composantes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Développement perceptivo-moteur du jeune enfant.

Que définit la psychologie du développement ?

L’étude scientifique des changements psychologiques de l’individu au cours de son existence.

De quoi résulte le développement psychologique ?

De l’interaction entre l’environnement et les facteurs génétiques.

Qu’ont permis d’observer les nouvelles méthodes et technologies chez le bébé ?

Des capacités auparavant inaccessibles, révélant son aptitude à penser et à s’adapter.

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