QCM : Facteur humain et prévention des risques (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble d’objectifs résume la protection recherchée en prévention QSE ?

Zéro atteinte aux personnes, à l’environnement, aux biens, à l’exploitation, aux clients et à la réputation de l’entreprise
Réduction des blessures, des nuisances, des coûts de réparation et des interruptions de production
Préservation des personnes, des biens et des clients, tout en limitant les atteintes à la réputation de l’entreprise
Protection des salariés, des installations et de l’environnement, avec priorité à la continuité de l’exploitation

Zéro atteinte aux personnes, à l’environnement, aux biens, à l’exploitation, aux clients et à la réputation de l’entreprise

Explication

Les objectifs couvrent l’intégrité physique, l’environnement, les biens matériels, l’exploitation, les clients et la réputation de l’entreprise, avec une cible de zéro atteinte. La réduction des coûts et des interruptions peut contribuer à la prévention, mais ne reprend pas l’ensemble des objectifs énoncés.

2. Sur quels principes repose l’action de prévention QSE ?

La proactivité et le focus
La conformité et la sanction
La planification et la compensation
La réactivité et la délégation

La proactivité et le focus

Explication

L’action de prévention repose sur la proactivité et le focus. La réactivité intervient après un événement et ne correspond donc pas au principe de proactivité.

3. Une équipe veut maîtriser un risque lié à un équipement qu’elle n’a pas encore recensé : quelle étape doit précéder cette maîtrise ?

Identifier préalablement l’élément concerné
Comparer l’équipement aux pratiques d’autres sites
Installer directement une barrière de protection
Évaluer d’abord les conséquences possibles

Identifier préalablement l’élément concerné

Explication

La maîtrise d’un élément suppose qu’il ait été identifié au préalable. Évaluer ses conséquences peut être utile, mais cela ne remplace pas l’identification de l’élément à maîtriser.

4. Que désigne le conformisme dans le comportement d’une personne au sein d’un groupe ?

Défendre une opinion personnelle afin de convaincre le groupe de l’adopter
Se retirer des échanges pour éviter toute influence sociale
Modifier son attitude ou son comportement sous la pression du groupe pour s’accorder avec lui
Adopter une règle commune après en avoir vérifié individuellement la pertinence

Modifier son attitude ou son comportement sous la pression du groupe pour s’accorder avec lui

Explication

Le conformisme consiste à modifier son attitude ou son comportement sous une pression implicite ou explicite afin de se mettre en harmonie avec le groupe. Défendre une opinion personnelle décrit plutôt une résistance à l’influence du groupe.

5. Quel résultat caractérise l’expérience d’Asch menée en 1951 sur le jugement d’une personne face au groupe ?

Un sujet suit la majorité erronée après que la tâche est devenue difficile à interpréter
Un sujet change sa réponse surtout lorsque les membres du groupe sont des experts reconnus
Un sujet peut reprendre la réponse erronée de la majorité malgré une tâche sans ambiguïté
Un sujet résiste à la majorité dès que la tâche permet de vérifier visuellement la réponse

Un sujet peut reprendre la réponse erronée de la majorité malgré une tâche sans ambiguïté

Explication

Dans l’expérience d’Asch, une majorité donnant une réponse fausse peut conduire le sujet à modifier sa réponse dans le sens du groupe, même si la tâche est sans ambiguïté. L’ambiguïté de la tâche n’est donc pas une condition nécessaire au phénomène observé.

6. Quels sont les trois types de conformisme distingués par Baggio en 2012 ?

L’obéissance, la cohésion et l’intériorisation
La complaisance, l’identification et l’intériorisation
La soumission, l’imitation et la persuasion
La complaisance, la différenciation et l’adhésion

La complaisance, l’identification et l’intériorisation

Explication

Baggio distingue la complaisance, l’identification et l’intériorisation comme trois types de conformisme. La soumission, l’imitation et la persuasion ne constituent pas la classification indiquée.

7. À quel moment d’une investigation répétant la question « pourquoi ? » le facteur humain apparaît-il ?

Dès le troisième « pourquoi ? » successif
Après l’examen final des barrières de défense
À partir du quatrième « pourquoi ? » successif
Dès le premier « pourquoi ? » successif

Dès le troisième « pourquoi ? » successif

Explication

Dans les investigations d’incidents ou d’accidents en hygiène, sécurité et environnement, le facteur humain apparaît dès le troisième « pourquoi ? » successif. Le premier « pourquoi ? » est donc trop tôt par rapport au repère indiqué.

8. Quelle proportion des cas fait apparaître le facteur humain dès le troisième « pourquoi ? » ?

60 % des cas
90 % des cas
80 % des cas
50 % des cas

80 % des cas

Explication

Le facteur humain est présent dans 80 % des cas dès le troisième « pourquoi ? ». Une estimation de 90 % surestime cette proportion.

9. Que représente le modèle du Swiss cheese dans l’analyse des accidents ?

Des barrières successives de défense dont les défaillances peuvent conduire à un accident
Une méthode de classement des incidents selon la gravité de leurs conséquences
Une chaîne de causes humaines qui aboutit nécessairement à une erreur individuelle
Un dispositif unique de protection dont l’efficacité dépend de son emplacement

Des barrières successives de défense dont les défaillances peuvent conduire à un accident

Explication

Le modèle représente des barrières successives de défense, dont les défaillances peuvent laisser survenir un accident. Il ne réduit pas l’analyse à une chaîne de causes humaines ou à une erreur individuelle.

10. Comment le questionnement par « pourquoi ? » aide-t-il à analyser un accident ?

En vérifiant les barrières après avoir retenu une cause sans approfondissement
En posant une question unique pour désigner la cause la plus immédiate
En comparant les conséquences afin de hiérarchiser les accidents par gravité
En répétant successivement la question pour remonter aux sources de l’événement

En répétant successivement la question pour remonter aux sources de l’événement

Explication

La répétition successive de « pourquoi ? » permet de remonter aux sources des événements. Se limiter à la cause la plus immédiate n’assure pas cette recherche approfondie des origines.

11. Lorsqu’un danger peut être supprimé à la conception d’un système, quelle priorité correspond à l’objectif ultime de sécurité inhérente ?

Éliminer le danger du système, lorsque cela est possible
Ajouter une procédure pour intervenir après l’apparition du danger
Limiter les conséquences à l’aide d’équipements de protection
Réduire la probabilité de déclenchement par une alarme

Éliminer le danger du système, lorsque cela est possible

Explication

La sécurité inhérente vise d’abord à retirer le danger du système lorsque cette suppression est réalisable. La réduction de la probabilité est une priorité lorsque le risque ne peut pas être évité, mais elle ne remplace pas l’élimination possible du danger.

12. Si un risque ne peut être évité, quelle stratégie doit être privilégiée dans la réduction du risque ?

Augmenter les capacités de réparation après la survenue de l’événement
Renforcer les moyens qui limitent les dommages après l’événement
Diminuer la probabilité que l’événement se produise
Améliorer les procédures d’intervention une fois l’événement déclenché

Diminuer la probabilité que l’événement se produise

Explication

Lorsque l’évitement du risque est impossible, il faut privilégier la réduction de la probabilité d’occurrence plutôt que l’atténuation des conséquences après le déclenchement. Le renforcement des moyens de limitation des dommages agit sur les conséquences et constitue donc une priorité moindre dans cette règle.

13. Que permet de comparer la hiérarchie des contrôles dans le choix des mesures de maîtrise du risque ?

Leur efficacité selon la manière dont elles sont conçues
Leur rapidité d’intervention après un accident
Leur coût d’achat indépendamment de leur fonctionnement
Leur facilité de mise en œuvre par les opérateurs

Leur efficacité selon la manière dont elles sont conçues

Explication

La hiérarchie des contrôles classe les options de maîtrise selon leur efficacité de conception. Le coût peut intervenir dans une décision pratique, mais il ne constitue pas le critère de classement indiqué par cette hiérarchie.

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Quels dommages les objectifs de protection visent-ils à éviter ?

Toute atteinte à l’intégrité physique, à l’environnement, aux biens matériels, à l’exploitation, aux clients et à la réputation de l’entreprise.

Quels objectifs de protection concernent l’intégrité physique et l’environnement ?

Zéro atteinte à l’intégrité physique et à l’environnement.

Sur quels principes repose l’action de prévention ?

Sur la proactivité et le focus.

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