Stress au travail : phénomène résultant d’un déséquilibre entre les exigences professionnelles et les ressources disponibles, considéré comme un symptôme d’un problème d’organisation.
Stress aigu : forme de stress ponctuelle, de courte durée, qui disparaît rapidement.
Stress chronique : forme prolongée de stress, durable, pouvant entraîner des pathologies graves.
Violence externe : agressions ou violences provenant de facteurs extérieurs à l’organisation ou à l’environnement professionnel.
Violence interne : harcèlement ou agressions psychologiques exercés par des collègues ou supérieurs au sein de l’organisation.
Déséquilibre exigences-ressources : situation où les demandes du travail dépassent les moyens et capacités disponibles pour y faire face, considéré comme une origine principale des RPS.
Le stress au travail est un indicateur d’un problème d’organisation, révélant un déséquilibre entre les exigences professionnelles et les ressources.
Les risques psychosociaux (RPS) ont trois origines principales : le stress, les agressions ou violences externes, et la violence interne sous forme de harcèlement.
Le stress peut être aigu, apparaissant ponctuellement, ou chronique, durable et potentiellement pathogène.
Les facteurs de risque liés au travail incluent notamment l’intensité et la durée du travail, les exigences émotionnelles, la faible autonomie, les rapports sociaux dégradés, les conflits de valeurs, et l’insécurité de l’emploi.
Les RPS émergent principalement de déséquilibres organisationnels et de violences internes ou externes, plutôt que de facteurs individuels, soulignant l’importance d’une gestion organisationnelle adaptée.
Intensité et temps de travail : dimension du travail qui concerne la charge de travail, la rapidité d'exécution et la durée de la journée ou de la semaine de travail, pouvant entraîner une surcharge ou une fatigue excessive.
Exigences émotionnelles : exigences liées à la gestion des émotions, à la nécessité de faire face à des situations difficiles ou à des comportements difficiles, pouvant provoquer un stress accru.
Faible autonomie : situation où le salarié dispose d'une capacité limitée à décider de ses tâches, de son rythme ou de ses méthodes de travail, ce qui peut générer un sentiment d'impuissance ou de frustration.
Rapports sociaux dégradés : relations interpersonnelles caractérisées par des conflits, du harcèlement, ou une dégradation du climat social, pouvant nuire à la santé mentale.
Conflits de valeurs : divergences entre les valeurs personnelles du salarié et celles imposées par l'organisation ou la situation de travail, pouvant provoquer un mal-être ou une dissonance.
Insécurité de la situation de travail : incertitude concernant la stabilité de l'emploi ou la sécurité de la situation professionnelle, pouvant accroître l'anxiété et le stress.
Le Rapport Gollac (2011) identifie six familles de facteurs de risque spécifiques aux RPS, couvrant à la fois les conditions de travail, les relations sociales et la sécurité de l'emploi. Ces facteurs incluent l'intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, la faible autonomie, les rapports sociaux dégradés, les conflits de valeurs, et l'insécurité de la situation de travail. Ces dimensions permettent d'appréhender de manière précise les éléments qui peuvent augmenter le risque psychosocial pour les salariés.
Les différentes dimensions du travail, telles que la charge, la qualité des relations sociales ou la sécurité de l'emploi, jouent un rôle clé dans l'augmentation du risque psychosocial, ce qui souligne l'importance d'une prévention ciblée sur ces facteurs.
Demande psychologique : catégorie de contraintes liées aux exigences du travail, telles que la charge mentale, la complexité ou la pression temporelle, qui peuvent générer du stress.
Latitude décisionnelle : capacité du sujet à exercer un contrôle sur ses tâches, sa façon de travailler et ses décisions, influençant sa perception de maîtrise.
Job Strain : situation résultant d'une forte demande psychologique combinée à une faible latitude décisionnelle, pouvant entraîner du stress et des effets négatifs sur la santé.
Sujet actif : individu disposant d'une forte latitude décisionnelle face à une demande psychologique élevée, permettant une gestion plus efficace du stress.
Sujet passif : individu soumis à une forte demande psychologique mais avec une faible latitude décisionnelle, situation susceptible de provoquer du stress et de la fatigue.
Le modèle croise la demande psychologique et la latitude décisionnelle pour classer les situations de travail. Lorsqu'une forte demande est associée à une faible latitude, cela correspond à un Job Strain, considéré comme générateur de stress. La combinaison de ces deux dimensions permet d'analyser le niveau de risque et d'identifier les situations à risque pour la santé mentale et physique des travailleurs.
L'interaction entre exigences et contrôle est essentielle pour comprendre le stress au travail. La présence d’un Job Strain indique une situation potentiellement à risque, nécessitant une gestion adaptée pour préserver la santé des sujets.
Agissements répétés : Comportements ou actes qui se produisent de manière régulière ou continue, ayant pour effet de dégrader les conditions de travail de la victime. Ces actes ne doivent pas nécessairement être identiques, mais leur répétition est essentielle pour caractériser le harcèlement moral.
Atteinte aux droits et dignité : Manifestation d’actes ou de comportements qui portent atteinte à la personne, à ses droits fondamentaux ou à sa dignité, en créant un environnement de travail hostile ou humiliant.
Absence d'intentionnalité requise : La qualification de harcèlement moral ne nécessite pas que l’auteur ait eu l’intention de nuire. Depuis 2022, il suffit que les agissements aient pour effet de dégrader les conditions de travail, indépendamment de la volonté de l’auteur.
Pas de lien hiérarchique nécessaire : Le harcèlement moral peut se produire entre collègues ou avec des supérieurs, sans qu’un lien hiérarchique direct soit indispensable pour que la situation soit qualifiée de harcèlement.
Sanction pénale harcèlement moral : La législation prévoit une sanction pénale spécifique pour le harcèlement moral, soulignant la gravité de ces agissements et leur caractère délictueux.
Le harcèlement moral se caractérise par des agissements répétés qui dégradent les conditions de travail. La répétition de ces actes est la clé pour leur qualification, indépendamment de leur nature précise ou de l’intention de l’auteur. Depuis 2022, il n’est plus nécessaire de prouver une intention de nuire pour que ces comportements soient considérés comme du harcèlement moral.
Le harcèlement moral repose sur la répétition d’actes nuisibles, sans qu’il soit nécessaire de prouver une intention malveillante, ce qui en fait une infraction basée sur l’effet plutôt que sur la volonté.
Agissements à connotation sexuelle : comportements, paroles ou gestes qui ont une dimension sexuelle, susceptibles de porter atteinte à la dignité ou de créer un environnement hostile.
Pression grave non répétée : situation où une pression d'une intensité importante, mais sans répétition, est exercée pour obtenir un acte de nature sexuelle ou pour porter atteinte à la personne.
Six facettes du sexisme : différentes formes de discrimination ou de comportements sexistes, allant du sexisme bienveillant au harcèlement sexuel, illustrant la diversité des attitudes sexistes.
Harcèlement sexuel : comportement à connotation sexuelle, caractérisé par des agissements, paroles ou gestes, qui peut être constitué même sans répétition s'il s'agit d'une pression grave.
Agression sexuelle : acte à connotation sexuelle, qui peut inclure des comportements non consentis, sans nécessairement nécessiter une répétition ou une intention spécifique.
Sanction pénale harcèlement sexuel : peine prévue par la loi pour le comportement de harcèlement sexuel, qui peut être appliquée même si les agissements ne sont pas répétés, dès lors qu'ils constituent une pression grave.
Le harcèlement sexuel peut être constitué sans répétition en cas de pression grave. La gravité de la pression, même unique, suffit à qualifier le comportement comme harcèlement sexuel, sans qu'il soit nécessaire que ces agissements soient répétés.
Le sexisme se décline en six formes, allant du sexisme bienveillant au harcèlement sexuel. Ces facettes illustrent la diversité des comportements sexistes, du plus léger au plus grave.
L'intentionnalité n'est plus requise pour qualifier le harcèlement sexuel. La qualification juridique ne dépend pas de la volonté de l'auteur, mais de la nature et de la gravité des agissements.
Le harcèlement sexuel peut être constitué même sans répétition si une pression grave est exercée, et le sexisme se manifeste sous six formes différentes, allant du sexisme bienveillant au harcèlement. La gravité des comportements ne dépend pas de l'intention, mais de leur impact.
Prévention primaire : démarche visant à éliminer ou réduire à la source les facteurs de risque, notamment en supprimant ou modifiant les éléments susceptibles de provoquer des RPS.
Prévention secondaire : actions menées pour détecter précocement les signaux de risques ou de mal-être, afin d’intervenir avant que la situation ne s’aggrave.
Prévention tertiaire : mesures destinées à accompagner et soutenir les salariés déjà affectés par des RPS, pour limiter les conséquences et favoriser leur reprise ou leur maintien dans l’emploi.
Circonstances pour agir : situations ou moments spécifiques où une intervention de prévention est justifiée pour limiter ou éviter l’apparition ou la aggravation des RPS.
La prévention primaire a pour objectif de corriger et supprimer le risque à la source, en agissant directement sur les causes potentielles ou avérées des RPS. Elle vise à intervenir en amont, avant que des effets délétères ne se manifestent.
Il existe quatre circonstances principales pour déclencher une action de prévention des RPS. Ces moments clés permettent d’adopter une approche structurée et adaptée, en intervenant à différents niveaux selon la situation : avant l’émergence du risque, lors de la détection de signaux faibles, ou après la survenue d’un incident pour limiter ses impacts.
Structurer la prévention autour de niveaux d’intervention adaptés et de moments clés permet d’agir efficacement pour réduire les risques psychosociaux, en évitant qu’ils ne se développent ou ne s’aggravent.
Démarche participative : démarche structurée qui implique activement les acteurs concernés, notamment le CSE et le SST, à chaque étape pour élaborer et mettre en œuvre des actions de prévention.
Analyse des facteurs de risque : étape consistant à identifier et à évaluer les éléments susceptibles de générer des risques psychosociaux, en s’appuyant sur une démarche formalisée et collaborative.
Plan d'actions hiérarchisé : programme d’interventions organisé selon les niveaux de prévention (primaire, secondaire, tertiaire), qui doit être précis, structuré et validé par l’employeur.
Mise en œuvre avec tableau de bord : phase d’exécution du plan d’actions, accompagnée d’un outil de suivi permettant de mesurer l’avancement et l’efficacité des actions.
Suivi et évaluation : étape de contrôle continu visant à vérifier la pertinence des actions, leur impact sur la prévention des risques psychosociaux, et à ajuster le dispositif si nécessaire.
La démarche comporte cinq étapes formalisées et participatives impliquant le CSE et le SST. Elle débute par une phase d’analyse collective des risques, suivie de l’élaboration d’un plan d’actions précis, hiérarchisé selon les niveaux de prévention. Ce plan doit être validé par l’employeur avant sa mise en œuvre. La phase suivante consiste à déployer les actions à l’aide d’un tableau de bord pour assurer un suivi rigoureux. Enfin, un processus de suivi et d’évaluation permet d’ajuster la démarche pour garantir une prévention durable des risques psychosociaux.
Adopter une démarche structurée et collaborative, comprenant cinq étapes clés, est essentiel pour assurer une prévention efficace et durable des risques psychosociaux en impliquant activement tous les acteurs concernés.
| Date | Événement |
|---|---|
| 2022 | La législation sur le harcèlement moral précise qu'il n'est plus nécessaire de prouver une intention de nuire |
| Notions clés & Définitions | Facteurs de risque RPS | Modèle de Karasek | Harcèlement moral | Harcèlement sexuel et sexisme |
|---|---|---|---|---|
| Stress au travail : déséquilibre entre exigences et ressources | Intensité et temps de travail : charge et rapidité | Demande psychologique : contraintes du travail | Agissements répétés dégradant les conditions de travail | Agissements à connotation sexuelle ou pression grave non répétée |
| Stress aigu : ponctuel, disparaît rapidement | Exigences émotionnelles : gestion des émotions difficiles | Latitude décisionnelle : contrôle sur ses tâches | Atteinte aux droits et dignité : actes portant atteinte à la personne | Six facettes du sexisme : différentes formes de discrimination ou comportements sexistes |
| Stress chronique : durable, pathogène | Faible autonomie : capacité limitée à décider | Job Strain : forte demande + faible latitude | Absence d'intentionnalité requise : pas besoin de volonté malveillante | Risque d'environnement hostile ou humiliant |
| Violence externe : agressions extérieures à l'organisation | Rapport social dégradé : conflits, harcèlement entre collègues | Sujet actif/passif : selon la capacité à exercer un contrôle | Pas de lien hiérarchique nécessaire | La législation prévoit une sanction pénale spécifique |
| Violence interne : harcèlement ou agressions internes | Conflits de valeurs : divergence entre valeurs personnelles et professionnelles | Interaction entre exigences et contrôle pour analyser le risque | La répétition est essentielle pour caractériser le harcèlement moral | La pression peut être exercée sans répétition mais avec une intensité importante |
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1. Quel est le nom de l'auteur et la année du rapport qui identifie six familles de facteurs de risque spécifiques aux risques psychosociaux ?
2. Selon la définition fournie, qu'est-ce qui peut suffire à qualifier un comportement de harcèlement sexuel même s'il n'est pas répété ?
Mémorisez les concepts clés de Gestion des Risques Psychosociaux au Travail avec 14 flashcards interactives.
Origines des RPS — principales ?
Stress, violences externes, harcèlement interne.
Facteurs de risque — exemples ?
Intensité, exigence émotionnelle, faible autonomie.
Modèle de Karasek — deux dimensions ?
Demande psychologique et latitude décisionnelle.
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