QCM : Histoire de la typographie et du graphisme (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle initiative John Baskerville prend-il à Birmingham en 1752 ?

Il y invente le point Didot et une presse métallique à bras.
Il y crée une imprimerie et adapte le papier vélin.
Il y grave les « Romains du Roy » pour la couronne.
Il y publie le premier Manuale Tipografico avec ses nouveaux caractères.

Il y crée une imprimerie et adapte le papier vélin.

Explication

Baskerville fonde une imprimerie à Birmingham en 1752 et adapte le papier vélin. La presse métallique à bras et le point Didot sont associés à François Ambroise Didot.

2. Quelle caractéristique des caractères présente le premier Manuale Tipografico de Bodoni, paru en 1788 ?

Des lettres sans empattement adaptées à la composition des quotidiens.
Des pleins et déliés raffinés, notamment dans le caractère Bodoni.
Des formes géométriques conçues pour remplacer le Romain du Roi.
Des empattements rectangulaires épais conçus pour la typographie publicitaire.

Des pleins et déliés raffinés, notamment dans le caractère Bodoni.

Explication

Le manuel de 1788 présente des caractères aux pleins et déliés raffinés, dont le Bodoni. Les empattements rectangulaires épais caractérisent plutôt les lettres dites égyptiennes.

3. Quelle contribution typographique est attribuée à François Ambroise Didot ?

Il crée une imprimerie à Birmingham et adapte le papier vélin.
Il introduit le papier vélin en France, développe une presse métallique à bras et invente le point Didot.
Il publie en 1788 des caractères aux pleins et déliés raffinés dans un manuel.
Il grave les « Romains du Roy » selon une théorisation mathématique de la typographie.

Il introduit le papier vélin en France, développe une presse métallique à bras et invente le point Didot.

Explication

François Ambroise Didot associe l’introduction du papier vélin en France à une presse métallique à bras et à l’invention du point Didot. La création de l’imprimerie de Birmingham relève de John Baskerville.

4. Quelle distinction permet de différencier les caractères « antiques » des lettres « égyptiennes » au XIXe siècle ?

Les antiques sont destinés aux quotidiens, tandis que les égyptiennes servent à imprimer les affiches en couleur.
Les antiques composent des lignes-blocs, tandis que les égyptiennes composent des caractères mobiles.
Les antiques ont des empattements rectangulaires épais, tandis que les égyptiennes sont sans empattement.
Les antiques sont sans empattement, tandis que les égyptiennes ont des empattements rectangulaires épais.

Les antiques sont sans empattement, tandis que les égyptiennes ont des empattements rectangulaires épais.

Explication

Les caractères antiques sont sans empattement et conviennent à la typographie publicitaire, tandis que les égyptiennes ont des empattements rectangulaires épais. La composition en lignes-blocs ou en caractères mobiles distingue des machines, non ces familles de caractères.

5. Une imprimerie souhaite composer des lignes-blocs plutôt que des caractères mobiles : quelle machine correspond à ce procédé ?

La Monotype de Lanston, introduite en 1886, qui compose des caractères mobiles.
La Monotype de Lanston, qui compose des lignes-blocs depuis 1886.
La Linotype de Mergenthaler, introduite en 1886, qui compose des lignes-blocs.
La Linotype de Mergenthaler, qui compose des caractères mobiles comme la Monotype.

La Linotype de Mergenthaler, introduite en 1886, qui compose des lignes-blocs.

Explication

La Linotype de Mergenthaler compose des lignes-blocs et est introduite en 1886, alors que la Monotype de Lanston compose des caractères mobiles. Attribuer les lignes-blocs à la Monotype confond les deux procédés.

6. Comment évolue le tirage des quotidiens parisiens entre 1852 et 1870 ?

Il passe de 150 000 exemplaires en 1852 à un million en 1870.
Il reste à 150 000 exemplaires de 1852 à 1870.
Il passe d’un million d’exemplaires en 1852 à 150 000 en 1870.
Il passe de 150 000 exemplaires en 1852 à 500 000 en 1870.

Il passe de 150 000 exemplaires en 1852 à un million en 1870.

Explication

Le tirage des quotidiens parisiens connaît une forte hausse, de 150 000 exemplaires en 1852 à un million en 1870. L’inversion des deux valeurs ferait croire à une diminution au lieu de cette croissance.

7. Quelle méthode Jules Chéret met-il au point pour imprimer ses affiches ?

Un procédé à trois ou quatre couleurs, fondé sur des lignes fines et des fonds vivement colorés.
Un procédé à douze couleurs, avec des dégradés nombreux et des fonds très chargés.
Un procédé à trois ou quatre couleurs, avec de grands aplats, peu de couleurs et des fonds neutres.
Un procédé monochrome, utilisant de petits motifs répétés sur des fonds neutres.

Un procédé à trois ou quatre couleurs, avec de grands aplats, peu de couleurs et des fonds neutres.

Explication

Le système de Chéret combine trois ou quatre couleurs, de grands aplats, un nombre réduit de couleurs et des fonds neutres. Des dégradés nombreux et des fonds chargés ne correspondent pas à ces caractéristiques.

8. Comment Toulouse-Lautrec conçoit-il l’affiche ?

Comme un support de communication aux messages longs, destinés à présenter tous les détails d’un sujet.
Comme un outil de communication aux messages brefs et efficaces, parfois répétés pour marquer les esprits.
Comme un support décoratif où la répétition des messages sert surtout à remplir l’espace.
Comme une œuvre dont l’objectif est exclusivement pictural, sans recherche de communication avec le public.

Comme un outil de communication aux messages brefs et efficaces, parfois répétés pour marquer les esprits.

Explication

Toulouse-Lautrec conçoit l’affiche pour communiquer efficacement, grâce à des messages brefs et parfois répétés afin de frapper les esprits. La réduire à un objectif pictural néglige précisément cette fonction de communication.

9. Quel événement conduit Sarah Bernhardt à commander à Alfons Mucha une affiche pour Gismonda en 1894 ?

Une exposition consacrée aux arts byzantins à Paris
La publication d’un recueil de costumes de scène
Une promotion de la pièce au Théâtre de la Renaissance
Une tournée de la pièce dans les théâtres de province

Une promotion de la pièce au Théâtre de la Renaissance

Explication

Sarah Bernhardt commande l’affiche promotionnelle de Gismonda en 1894, alors que la pièce est présentée au Théâtre de la Renaissance. La tournée en province n’est pas l’occasion mentionnée pour cette commande.

10. Quel ensemble de caractéristiques visuelles distingue l’affiche Gismonda de Mucha ?

Un format carré, des ornements végétaux, des couleurs primaires et des lettres séparées de l’image
Un format étroit et vertical, des ornements byzantins, des tons pastel et des lettres intégrées au motif
Un format étroit et vertical, des motifs japonais, des couleurs vives et des lettres placées sous l’image
Un format horizontal, des motifs géométriques, des tons sombres et des lettres disposées en bandeau

Un format étroit et vertical, des ornements byzantins, des tons pastel et des lettres intégrées au motif

Explication

L’affiche associe un format étroit et vertical, des ornements byzantins, des teintes pastel rehaussées de bronze et d’argent, une auréole en demi-cercle et des lettres intégrées au motif. Les motifs japonais et les couleurs vives ne décrivent pas cette affiche.

11. Comment Mucha transforme-t-il l’affiche théâtrale en un moyen de séduction ?

Il met en scène une femme mystérieuse plutôt que de se limiter à annoncer la pièce
Il détaille l’intrigue et les horaires afin de renseigner directement le public
Il représente le théâtre et ses coulisses afin de montrer le fonctionnement du spectacle
Il place les noms des interprètes au premier plan pour mettre l’accent sur la distribution

Il met en scène une femme mystérieuse plutôt que de se limiter à annoncer la pièce

Explication

Mucha cherche à séduire le regard en mettant en scène une femme mystérieuse, au-delà de la simple annonce du spectacle. Détailler l’intrigue et les horaires relève plutôt d’une fonction descriptive.

12. Quelle caractéristique définit la composition du caractère Bifur créé par Cassandre en 1929 ?

Il est composé de majuscules et propose deux compositions en deux variations de tons
Il associe lettres capitales et chiffres dans une composition unique en plusieurs couleurs
Il associe minuscules et majuscules dans une composition unique en deux variations de tons
Il est composé de minuscules et propose deux compositions en une seule variation de tons

Il est composé de majuscules et propose deux compositions en deux variations de tons

Explication

Bifur est un caractère expérimental publicitaire composé de majuscules, avec deux compositions distinctes déclinées en deux variations de tons. L’idée qu’il privilégie les minuscules correspond à une confusion avec les tendances avant-gardistes de l’époque.

13. Pourquoi Cassandre défend-il la forme géométrique dans la conception d’une affiche ?

Elle rend l’affiche autonome par rapport à son format et permet d’en modifier l’esprit à l’impression
Elle permet d’improviser la disposition des éléments et d’adapter librement chaque reproduction
Elle organise clairement les éléments dans un format donné et facilite une reproduction fidèle de la maquette
Elle met la couleur au premier plan et garantit que chaque tirage présente des nuances différentes

Elle organise clairement les éléments dans un format donné et facilite une reproduction fidèle de la maquette

Explication

Pour Cassandre, la forme géométrique organise clairement les éléments dans un format déterminé et permet de reproduire la maquette sans en altérer l’esprit essentiel. L’improvisation de la disposition à chaque reproduction irait à l’encontre de cette recherche de fidélité.

14. Dans une rue animée, quelle fonction Cassandre attribue-t-il à l’affiche ?

Décorer le mobilier urbain sans chercher à influencer l’attention des passants
Attirer et retenir rapidement le regard des passants distraits afin de servir un objectif commercial
Fournir des explications détaillées sur un produit aux personnes qui s’arrêtent pour lire
Inviter les passants à une contemplation prolongée dans un but principalement esthétique

Attirer et retenir rapidement le regard des passants distraits afin de servir un objectif commercial

Explication

Cassandre conçoit l’affiche comme un moyen commercial destiné à attirer et retenir immédiatement le regard des passants distraits. Une œuvre conçue principalement pour la contemplation esthétique ne correspond pas à cette fonction publicitaire.

15. Quel principe guide l’esthétique graphique moderniste du Bauhaus ?

La tradition décorative détermine la forme dans une esthétique fondée sur les détails
L’ornementation détermine la forme dans une esthétique industrielle qui privilégie le décor
La fonction et l’ornementation se combinent pour donner priorité à l’abondance visuelle
La fonction détermine la forme dans une esthétique épurée qui rejette l’ornementation

La fonction détermine la forme dans une esthétique épurée qui rejette l’ornementation

Explication

Le modernisme graphique du Bauhaus privilégie une esthétique industrielle, logique et épurée, où la fonction dicte la forme et où l’ornementation est rejetée. Donner la priorité au décor contredit cette orientation.

16. Quelle combinaison de procédés caractérise une composition graphique moderniste ?

Formes élémentaires, caractères manuscrits, composition symétrique et image séparée du texte
Formes ornementales, caractères à empattement, mise en page centrée et espace rempli
Formes élémentaires, caractères sans empattement, grille, asymétrie et espace blanc
Formes géométriques, caractères à empattement, mise en page libre et texte sans photographie

Formes élémentaires, caractères sans empattement, grille, asymétrie et espace blanc

Explication

Les compositions modernistes peuvent réunir formes élémentaires, caractères sans empattement, grille, fusion de la photographie et de la typographie, asymétrie et espace blanc. Une composition centrée et saturée d’ornements s’éloigne de ces principes.

17. Quelle décision typographique Herbert Bayer adopte-t-il dans l’alphabet Universel créé en 1925 ?

Il combine lettres majuscules et minuscules dans un alphabet manuscrit destiné à réduire les coûts
Il supprime les majuscules au profit d’un alphabet géométrique sans empattement entièrement en minuscules
Il conserve les majuscules et les minuscules dans un alphabet géométrique à empattements
Il remplace les minuscules par des majuscules dans un alphabet sans empattement à formes libres

Il supprime les majuscules au profit d’un alphabet géométrique sans empattement entièrement en minuscules

Explication

L’alphabet Universel de Bayer est géométrique, sans empattement et entièrement en minuscules, notamment afin de réduire les coûts d’impression. L’idée qu’il conserve les majuscules est précisément la confusion que ce choix typographique écarte.

18. Quel rôle la typographie joue-t-elle dans l’identité visuelle de Vogue ?

Elle constitue une signature de marque liée à l’élégance.
Elle assure une fonction décorative indépendante de l’image de marque.
Elle sert principalement à organiser les légendes des photographies.
Elle facilite la lecture sans participer à la reconnaissance de la marque.

Elle constitue une signature de marque liée à l’élégance.

Explication

Chez Vogue, la typographie est au cœur de l’identité visuelle et agit comme une signature de marque associée à l’élégance. La réduire à un outil de lecture néglige précisément cette fonction identitaire.

19. Quelle caractéristique visuelle distingue la version personnalisée de Didot utilisée dans le logo de Vogue ?

Un contraste marqué entre pleins et déliés, avec des empattements horizontaux nets.
Des lettres inclinées aux contours irréguliers et aux empattements triangulaires.
Des traits d’épaisseur uniforme et des terminaisons arrondies sans empattements.
Des formes géométriques massives avec des empattements verticaux prononcés.

Un contraste marqué entre pleins et déliés, avec des empattements horizontaux nets.

Explication

Le logo repose sur une Didot personnalisée, reconnaissable à l’opposition entre pleins épais et déliés fins ainsi qu’à ses empattements horizontaux nets. Des traits uniformes décrivent plutôt une linéale et ne rendent pas compte de ce contraste.

20. Pourquoi Vogue associe-t-il souvent Didot à des polices linéales épurées sur les supports numériques contemporains ?

Didot ne permet pas d’identifier la marque sur les couvertures imprimées.
Les déliés fins de Didot deviennent moins lisibles sur les petits écrans.
Les polices linéales accentuent le contraste entre les pleins et les déliés.
Les polices linéales reproduisent plus fidèlement les empattements de Didot.

Les déliés fins de Didot deviennent moins lisibles sur les petits écrans.

Explication

Les déliés fins de Didot perdent en lisibilité sur les petits écrans, ce qui explique l’ajout fréquent de polices linéales épurées. Ce choix ne vise pas à reproduire les empattements de Didot, mais à compléter son usage dans des conditions de lecture différentes.

21. Que désigne le pixel dans l’affichage des premiers écrans à tube cathodique ?

Un contour vectoriel permettant de redimensionner les lettres sans perte.
Un point lumineux constituant l’élément de base de l’image affichée.
Une couche colorée ajoutée au-dessus d’une image déjà formée.
Une cellule mémoire qui stocke un caractère sous forme de code sonore.

Un point lumineux constituant l’élément de base de l’image affichée.

Explication

Le pixel, dont le nom abrège « picture element », est un point lumineux qui constitue l’élément de base de l’image affichée sur ces écrans. Un contour vectoriel décrit une autre manière de représenter des formes, et non le pixel lui-même.

22. Comment les caractères d’une police bitmap sont-ils représentés et stockés ?

Comme des courbes mathématiques décrivant les contours du caractère.
Comme une série de photographies en niveaux de gris liées à chaque mot.
Comme une matrice binaire de pixels noirs ou blancs formant l’image du caractère.
Comme des instructions qui déterminent la couleur de l’arrière-plan de l’écran.

Comme une matrice binaire de pixels noirs ou blancs formant l’image du caractère.

Explication

Une police bitmap stocke chaque caractère sous forme d’une matrice binaire de pixels noirs ou blancs. Les courbes mathématiques correspondent plutôt à une représentation vectorielle, qui ne stocke pas les caractères comme des matrices de pixels.

23. Que se produit-il lorsqu’on agrandit une lettre bitmap, contrairement à une lettre vectorielle ?

Les deux lettres perdent leur netteté, mais seule la bitmap peut être redessinée à chaque taille.
La lettre bitmap perd en netteté, tandis que la lettre vectorielle peut être redimensionnée sans cette limitation.
La lettre bitmap change de couleur, tandis que la lettre vectorielle conserve sa taille d’origine.
La lettre bitmap conserve sa netteté, tandis que la lettre vectorielle perd ses contours.

La lettre bitmap perd en netteté, tandis que la lettre vectorielle peut être redimensionnée sans cette limitation.

Explication

Une police bitmap perd sa netteté lorsqu’elle est agrandie et doit être dessinée pour chaque taille, alors qu’une police vectorielle peut être redimensionnée sans cette limitation. La conservation de la netteté lors de l’agrandissement est donc attribuée à tort à la bitmap dans un distracteur.

24. Quelle créatrice a conçu pour le premier Macintosh des polices comme Chicago, Geneva et Monaco, dessinées pixel par pixel ?

Rudolf Hell
Adrian Frutiger
Susan Kare
Matthew Carter

Susan Kare

Explication

Susan Kare a conçu pour le premier Macintosh Chicago, Geneva et Monaco, en les dessinant pixel par pixel pour assurer une lecture lisible et chaleureuse à l’écran. Rudolf Hell est associé à Digi Grotesk, et non à ces polices du Macintosh.

25. Quelle distinction décrit le mieux la place de TrueType et de PostScript Type 1 au début de la typographie numérique ?

TrueType et PostScript Type 1 ont été créés ensemble pour gérer des milliers de glyphes.
PostScript Type 1 a démocratisé les polices sur les ordinateurs grand public, tandis que TrueType exigeait des licences coûteuses.
TrueType a démocratisé la typographie sur les ordinateurs grand public, tandis que PostScript Type 1 était un standard professionnel associé à des licences coûteuses.
TrueType était le standard professionnel de l’édition, tandis que PostScript Type 1 visait les ordinateurs grand public.

TrueType a démocratisé la typographie sur les ordinateurs grand public, tandis que PostScript Type 1 était un standard professionnel associé à des licences coûteuses.

Explication

Développé par Apple et licencié par Microsoft en 1991, TrueType a contribué à démocratiser la typographie sur les ordinateurs grand public, tandis que PostScript Type 1 était le standard professionnel initial associé à des licences coûteuses. Le distracteur qui inverse leurs rôles confond leurs publics et leurs conditions d’accès.

26. Quel objectif Adobe et Microsoft poursuivent-ils en créant conjointement OpenType en 1996 ?

Fusionner des technologies antérieures et permettre la gestion de milliers de glyphes.
Améliorer la netteté des écrans LCD par la sous-pixelisation.
Standardiser l’affichage Web avec une sélection de polices préinstallées.
Remplacer les polices d’écran bitmap par des caractères dessinés à une taille fixe.

Fusionner des technologies antérieures et permettre la gestion de milliers de glyphes.

Explication

Adobe et Microsoft créent OpenType pour fusionner des technologies antérieures et gérer des milliers de glyphes. La standardisation de polices pour le Web relève du pack Core Fonts for the Web, et non de l’objectif décrit pour OpenType.

27. Quel était l’objectif du pack Core Fonts for the Web lancé par Microsoft en 1996 ?

Fusionner des technologies typographiques afin de gérer des milliers de glyphes.
Aligner les contours des lettres sur la grille de pixels pour limiter le flou.
Améliorer le rendu du texte sur les écrans LCD grâce à la sous-pixelisation.
Standardiser l’affichage mondial du Web à l’aide d’un ensemble de polices courantes.

Standardiser l’affichage mondial du Web à l’aide d’un ensemble de polices courantes.

Explication

Microsoft lance Core Fonts for the Web afin de standardiser l’affichage mondial, avec des polices comme Georgia, Verdana, Arial et Times New Roman. L’alignement des contours sur la grille de pixels décrit le hinting, qui répond à un problème de rendu différent.

28. Quel principe caractérise le système de signalétique conçu par Otl Aicher pour les Jeux olympiques de Munich de 1972 ?

Des silhouettes épurées organisées selon des angles de 45° et de 90°, dans une grammaire visuelle adaptable
Des dessins détaillés en perspective, construits autour de courbes et de couleurs propres à chaque sport
Des symboles figuratifs inspirés de panneaux routiers, reproduits sans modification d’un lieu à l’autre
Des lettres stylisées associées à des chiffres, suivant un code différent pour chaque langue

Des silhouettes épurées organisées selon des angles de 45° et de 90°, dans une grammaire visuelle adaptable

Explication

Aicher a conçu un système géométrique et universel reposant sur des silhouettes simplifiées, des angles de 45° et de 90° et une grammaire adaptable. L’option évoquant des dessins en perspective ne correspond pas à ce principe de formes épurées.

29. En septembre 1982, quelle signification Scott Fahlman attribue-t-il aux émoticônes :-) et :-( sur un forum de Carnegie Mellon ?

La première indique une question et la seconde une réponse
La première signale le sérieux et la seconde l’humour
La première marque l’ironie et la seconde l’approbation
La première signale l’humour et la seconde le sérieux

La première signale l’humour et la seconde le sérieux

Explication

Fahlman propose :-) pour signaler l’humour et :-( pour signaler le sérieux. Inverser leurs significations, comme le fait une autre interprétation proposée, constitue la confusion documentée.

30. Quel ensemble Shigetaka Kurita crée-t-il pour l’opérateur NTT DoCoMo en 1999 ?

Une grille de 176 emojis mesurant 12 × 12 pixels
Une collection de 256 pictogrammes vectoriels destinés aux ordinateurs
Une grille de 128 emojis mesurant 16 × 16 pixels
Une série de 176 émoticônes dessinées en caractères typographiques

Une grille de 176 emojis mesurant 12 × 12 pixels

Explication

En 1999, Kurita crée pour NTT DoCoMo une première grille de 176 emojis de 12 × 12 pixels. Une série d’émoticônes en caractères typographiques désigne un autre type de représentation, et non cette grille d’emojis.

31. Quelle succession d’événements marque l’intégration des emojis dans les systèmes numériques au début des années 2010 ?

Unicode les intègre en 2011, puis Apple les ajoute à ses claviers en 2012
Apple les ajoute à ses claviers en 2010, puis Unicode les intègre en 2011
Unicode les intègre en 2010, puis Apple les ajoute à ses claviers en 2011
NTT DoCoMo les ajoute à ses claviers en 2010, puis Apple les intègre à Unicode en 2011

Unicode les intègre en 2010, puis Apple les ajoute à ses claviers en 2011

Explication

Le consortium Unicode intègre les emojis à son système d’encodage universel en 2010, avant leur ajout aux claviers Apple en 2011. L’ordre inverse attribue à Apple l’initiative antérieure à l’intégration par Unicode.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Histoire de la typographie et du graphisme.

En quelle année John Baskerville crée-t-il son imprimerie à Birmingham ?

En 1752.

Quel papier John Baskerville adapte-t-il ?

Le papier vélin.

En quelle année paraît le premier « Manuale Tipografico » de Gianbattista Bodoni ?

En 1788.

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