QCM : Santé et sécurité au travail (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de la prévention des risques professionnels ?

Réparer les conséquences médicales et financières après la survenue d’un accident ou d’une maladie
Contrôler les trajets habituels entre le domicile, le travail et le lieu de repas
Garantir la sécurité et protéger la santé des salariés tout en réduisant les accidents et les maladies professionnelles
Organiser le remplacement des salariés absents et limiter les retards de production

Garantir la sécurité et protéger la santé des salariés tout en réduisant les accidents et les maladies professionnelles

Explication

La prévention agit en amont pour protéger la santé physique et mentale, garantir la sécurité et réduire la survenue des accidents et maladies professionnelles. La réparation intervient après le dommage, elle ne constitue donc pas l’objectif principal de la prévention.

2. Comment la prévention des risques professionnels agit-elle sur l’entreprise à long terme ?

Elle supprime les démarches de déclaration liées aux accidents et aux maladies professionnelles
Elle remplace les actions de sécurité par une surveillance accrue des salariés absents
Elle améliore son efficacité et contribue au maintien d’une population active en bonne santé
Elle concentre les ressources de l’entreprise sur les indemnisations et la réparation du matériel

Elle améliore son efficacité et contribue au maintien d’une population active en bonne santé

Explication

Une prévention efficace améliore durablement l’efficacité de l’entreprise et préserve la santé globale de la population active. Les indemnisations et les réparations relèvent plutôt de la gestion des conséquences d’un dommage.

3. Laquelle de ces situations correspond à une conséquence humaine d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ?

Le paiement des indemnités et des frais d’assurance de l’entreprise
Le remplacement du salarié absent et le retard dans la production
Une enquête administrative suivie d’une dégradation de l’image de l’organisation
Une douleur chronique accompagnée d’une rééducation et de séquelles

Une douleur chronique accompagnée d’une rééducation et de séquelles

Explication

Une douleur chronique, une rééducation et des séquelles affectent directement la santé et la vie du salarié. Le remplacement, les retards, les frais et l’image de l’organisation relèvent principalement des conséquences économiques ou organisationnelles.

4. Quelle conséquence relève principalement des enjeux économiques et organisationnels pour l’entreprise ?

Le handicap et la perte d’autonomie consécutifs à une blessure grave
L’hospitalisation suivie d’une rééducation et de séquelles durables
Le remplacement d’un salarié absent et le retard dans le chantier ou la production
La douleur chronique et le choc psychologique vécus par le salarié

Le remplacement d’un salarié absent et le retard dans le chantier ou la production

Explication

Le remplacement d’un salarié absent et le retard de production perturbent directement l’organisation et peuvent entraîner des coûts pour l’entreprise. La douleur, l’hospitalisation, le handicap et le choc psychologique sont des conséquences humaines touchant principalement le salarié.

5. Un salarié se blesse soudainement en utilisant une machine pendant son poste : comment qualifier cet événement ?

Une maladie professionnelle, car toute atteinte liée au travail résulte d’une exposition prolongée
Un accident de trajet, car il concerne une personne qui se rendait au travail
Un incident personnel, car une blessure soudaine ne relève pas du cadre professionnel
Un accident du travail, car l’événement survient pendant l’activité professionnelle

Un accident du travail, car l’événement survient pendant l’activité professionnelle

Explication

L’accident du travail est un événement soudain qui survient pendant le travail ou en raison de celui-ci. L’accident de trajet concerne un déplacement habituel, tandis qu’une maladie professionnelle apparaît généralement après une exposition prolongée.

6. Sur quel déplacement un événement soudain peut-il être qualifié d’accident de trajet ?

Sur le trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail
Après une exposition prolongée à un produit utilisé au travail
Dans l’atelier pendant l’exécution d’une tâche professionnelle
Lors d’une intervention médicale consécutive à une blessure professionnelle

Sur le trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail

Explication

L’accident de trajet se produit sur le trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail, ou entre le travail et le lieu de repas. Une blessure dans l’atelier relève plutôt de l’accident du travail, tandis qu’une atteinte liée à une exposition prolongée peut constituer une maladie professionnelle.

7. Quelle caractéristique permet de définir une maladie professionnelle ?

Elle se produit sur le trajet habituel entre le domicile et le lieu de travail ou le lieu de repas
Elle correspond principalement aux frais engagés par l’entreprise après une interruption de production
Elle survient soudainement pendant une tâche, sans relation nécessaire avec une exposition durable
Elle est directement causée par le travail ou ses conditions, généralement après une exposition prolongée à un risque

Elle est directement causée par le travail ou ses conditions, généralement après une exposition prolongée à un risque

Explication

Une maladie professionnelle résulte directement du travail ou de ses conditions et apparaît généralement après une exposition prolongée à un risque. Un événement soudain pendant une tâche correspond plutôt à un accident du travail, tandis qu’un déplacement habituel relève de l’accident de trajet.

8. Après un accident du travail ayant entraîné un arrêt prescrit par un médecin, quelles démarches et quels délais s’appliquent ?

Le salarié informe l’employeur sous 48 heures, l’employeur déclare l’accident sous 10 jours et le salarié transmet l’arrêt sous 24 heures.
Le salarié informe l’employeur sous 24 heures, l’employeur déclare l’accident sous 48 heures et le salarié transmet le volet 1 à la CPAM sous 48 heures.
Le salarié déclare l’accident à l’Assurance Maladie sous 24 heures, puis l’employeur transmet l’arrêt à la CPAM sous 48 heures.
L’employeur informe le salarié sous 24 heures, le salarié déclare l’accident sous 48 heures et la CPAM reçoit l’arrêt sous 10 jours.

Le salarié informe l’employeur sous 24 heures, l’employeur déclare l’accident sous 48 heures et le salarié transmet le volet 1 à la CPAM sous 48 heures.

Explication

Le salarié informe d’abord l’employeur dans les 24 heures, puis l’employeur déclare l’accident à l’Assurance Maladie dans les 48 heures ; le volet 1 de l’arrêt est ensuite transmis à la CPAM dans ce délai. La déclaration à l’Assurance Maladie relève de l’employeur, et non du salarié.

9. Quelles prestations peuvent être accordées à une victime d’un accident du travail ?

Les soins sont pris en charge par l’employeur, et les indemnités journalières dépendent de l’ancienneté du salarié.
Les soins sont pris en charge à 100 % sans avance de frais, et des indemnités journalières peuvent être versées en cas d’arrêt.
Les soins sont avancés par la victime, puis remboursés intégralement après reconnaissance de l’accident.
Les soins sont remboursés selon le tarif habituel, et une indemnité forfaitaire est versée sans condition d’arrêt.

Les soins sont pris en charge à 100 % sans avance de frais, et des indemnités journalières peuvent être versées en cas d’arrêt.

Explication

L’accident du travail ouvre une prise en charge des soins à 100 % sans avance de frais, ainsi que le versement possible d’indemnités journalières pendant un arrêt. L’avance des frais par la victime ne correspond donc pas à la règle prévue.

10. Laquelle de ces mesures relève de l’obligation de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail ?

Répartir les tâches, fixer les horaires et organiser la production selon les objectifs de l’établissement.
Prévenir les risques, informer les salariés et les former tout en protégeant leur santé physique et mentale.
Sanctionner les salariés qui ne respectent pas les consignes et rédiger le règlement intérieur.
Prendre soin de sa propre sécurité et signaler aux collègues les dangers observés dans l’entreprise.

Prévenir les risques, informer les salariés et les former tout en protégeant leur santé physique et mentale.

Explication

L’employeur doit protéger la santé physique et mentale des salariés, prévenir les risques, les informer et les former. La prise en charge de sa propre sécurité et de celle des autres constitue une obligation du salarié, non la mission principale décrite ici.

11. Quel pouvoir permet à l’employeur de sanctionner le non-respect des règles dans l’entreprise ?

Le pouvoir de direction, qui permet à l’employeur d’organiser le travail et de répartir les tâches.
Le pouvoir de prévention, qui oblige l’employeur à former les salariés aux risques professionnels.
Le pouvoir réglementaire, qui permet à l’employeur d’établir les consignes et le règlement intérieur.
Le pouvoir disciplinaire, qui autorise l’employeur à sanctionner les manquements aux règles.

Le pouvoir disciplinaire, qui autorise l’employeur à sanctionner les manquements aux règles.

Explication

Le pouvoir disciplinaire concerne les sanctions applicables en cas de non-respect des règles. Le pouvoir réglementaire sert à fixer les consignes et le règlement intérieur, tandis que le pouvoir de direction organise le travail.

12. Face à une situation qu’il estime présenter un danger grave et imminent, que peut faire un salarié ?

Il doit attendre une consigne écrite de l’employeur avant de signaler le danger ou de quitter son poste.
Il doit poursuivre son activité puis adresser une demande de réparation à l’Assurance Maladie.
Il peut alerter l’employeur ou se retirer de la situation dangereuse après avoir estimé la gravité et l’imminence du danger.
Il peut sanctionner le collègue responsable du danger et modifier les règles de sécurité applicables au poste.

Il peut alerter l’employeur ou se retirer de la situation dangereuse après avoir estimé la gravité et l’imminence du danger.

Explication

Le salarié doit prendre soin de sa sécurité et de celle des autres, et peut alerter l’employeur ou se retirer lorsqu’il estime qu’un danger grave et imminent existe. Il n’a pas à attendre une autorisation écrite pour signaler cette situation ou se protéger.

13. Quelles limites s’appliquent à la durée du travail d’un jeune salarié de moins de 18 ans ?

La durée est limitée à 7 heures par jour et 32 heures par semaine, avec une interdiction du travail de nuit de 21 heures à 7 heures.
La durée est limitée à 10 heures par jour et 40 heures par semaine, avec une autorisation du travail de nuit jusqu’à 6 heures.
La durée est limitée à 8 heures par semaine et 35 heures par jour, avec une interdiction du travail de nuit de 20 heures à 5 heures.
La durée est limitée à 8 heures par jour et 35 heures par semaine, avec une interdiction du travail de nuit de 22 heures à 6 heures.

La durée est limitée à 8 heures par jour et 35 heures par semaine, avec une interdiction du travail de nuit de 22 heures à 6 heures.

Explication

Un jeune travailleur de moins de 18 ans ne peut pas dépasser 8 heures par jour ni 35 heures par semaine, et le travail de nuit est interdit entre 22 heures et 6 heures. La confusion fréquente consiste à inverser les plafonds quotidien et hebdomadaire.

14. Dans quelle situation un jeune travailleur peut-il manipuler des produits ou des machines dangereux ?

Il peut le faire avec l’accord de ses parents, à condition de respecter la durée hebdomadaire applicable aux mineurs.
Il peut le faire dès son embauche si un tuteur est présent, sans formalité médicale ou administrative supplémentaire.
Il peut le faire après une formation générale, lorsque l’employeur estime que le poste présente un risque maîtrisé.
Il peut le faire par dérogation, avec une formation à la sécurité, une aptitude médicale et une déclaration à l’inspection du travail.

Il peut le faire par dérogation, avec une formation à la sécurité, une aptitude médicale et une déclaration à l’inspection du travail.

Explication

La manipulation de produits ou de machines dangereux par un jeune travailleur nécessite une dérogation, une formation à la sécurité, une aptitude médicale et une déclaration à l’inspection du travail. La présence d’un tuteur ou l’accord familial ne remplace pas ces conditions.

15. Quelle démarche prépare le futur salarié à prévenir les accidents et les maladies professionnelles ?

Respecter les consignes quotidiennes, sans avoir besoin d’identifier les dangers présents
Attendre un incident, puis appliquer les mesures indiquées par l’encadrement
Repérer les risques, se former au SST, comprendre les affiches et suivre les consignes
Mémoriser les affiches, sans analyser les situations rencontrées sur le lieu de travail

Repérer les risques, se former au SST, comprendre les affiches et suivre les consignes

Explication

La prévention repose sur l’identification des risques, la formation notamment au SST, la compréhension des affiches et le respect des consignes. Respecter les consignes intervient dans l’action quotidienne, mais ne remplace pas le repérage préalable des dangers.

16. Un salarié souhaite préserver sa vigilance pendant son activité professionnelle : quel comportement est le plus approprié ?

Réduire son temps de sommeil pour s’habituer progressivement aux horaires professionnels
Consommer une drogue modifiant la conscience afin de diminuer la sensation de fatigue
Respecter ses besoins de sommeil et éviter les drogues qui modifient la conscience
Négliger son sommeil lorsque les consignes de sécurité sont connues et affichées

Respecter ses besoins de sommeil et éviter les drogues qui modifient la conscience

Explication

Un sommeil adapté contribue à maintenir la vigilance, tandis que les drogues qui modifient l’état de conscience augmentent les risques. Connaître les consignes ne compense pas une baisse de vigilance liée au manque de sommeil ou à la consommation de telles substances.

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Quels sont les objectifs de la prévention des risques professionnels ?

Garantir la sécurité, protéger la santé physique et mentale, réduire accidents et maladies professionnelles.

Quelles sont les conséquences humaines possibles d'un accident du travail ?

Une blessure grave, hospitalisation, rééducation, séquelles, handicap, douleur chronique ou choc psychologique.

Quelles pertes économiques peut subir une entreprise après un accident du travail ?

Perte de salaire, remplacement du salarié absent, retard dans chantier ou production, indemnités, frais d’assurance et réparation, enquête et image négative.

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