QCM : Compétence universelle et faits justificatifs — 62 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au crime au sens strict en droit pénal ?

Une infraction constatée par les autorités puis soumise au juge
Un comportement réprouvé par la société sans sanction juridique
Une catégorie d’infraction distincte du délit et de la contravention
Toute infraction portant atteinte à une personne ou à un bien

Une catégorie d’infraction distincte du délit et de la contravention

Explication

Au sens strict, le crime constitue une catégorie d’infraction séparée des délits et des contraventions. L’assimiler à toute infraction relève du sens large du terme et ne rend pas compte de cette classification juridique.

2. Quelle situation relève de la criminalité réelle plutôt que de la criminalité apparente ?

Les infractions ayant donné lieu à une condamnation pénale définitive
Les infractions signalées aux autorités et enregistrées dans leurs statistiques
Les infractions constatées par les services de police lors de leurs enquêtes
Les infractions effectivement commises, y compris celles qui ne sont pas déclarées

Les infractions effectivement commises, y compris celles qui ne sont pas déclarées

Explication

La criminalité réelle englobe toutes les infractions commises, notamment celles qui restent inconnues des autorités. La criminalité apparente se limite aux faits portés à leur connaissance.

3. Si la criminalité réelle est estimée à 10 000 infractions et la criminalité apparente à 6 500, quelle est la valeur du chiffre noir ?

16 500 infractions
3 500 infractions
6 500 infractions
10 000 infractions

3 500 infractions

Explication

Le chiffre noir se calcule en soustrayant la criminalité apparente de la criminalité réelle, soit 10 000−6 500=3 50010\,000 - 6\,500 = 3\,500. La valeur de 6 500 correspond à la criminalité apparente et non à l’écart recherché.

4. Quelle opposition caractérise les courants classique et positiviste en criminologie ?

Le courant classique invoque la dangerosité, tandis que le positivisme invoque le contrat social
Le courant classique invoque le libre arbitre, tandis que le positivisme invoque le déterminisme
Le courant classique privilégie la défense sociale, tandis que le positivisme protège la liberté individuelle
Le courant classique refuse la responsabilité, tandis que le positivisme fonde toute peine sur le choix

Le courant classique invoque le libre arbitre, tandis que le positivisme invoque le déterminisme

Explication

Le courant classique rattache la responsabilité pénale à la capacité de choisir librement, alors que le courant positiviste explique le comportement par des déterminations et la dangerosité. La défense sociale contre les individus dangereux appartient plutôt à la logique positiviste.

5. Selon le courant classique, dans quelle condition l’État peut-il exercer son pouvoir de punir ?

Dans les limites fixées par la loi acceptée dans le cadre du contrat social
Selon une décision administrative adaptée aux nécessités de la défense sociale
Après une évaluation sociale établissant le risque de récidive individuelle
En fonction du degré de dangerosité attribué à chaque personne poursuivie

Dans les limites fixées par la loi acceptée dans le cadre du contrat social

Explication

La doctrine classique soumet le pouvoir de punir aux limites de la loi, conformément au contrat social. L’évaluation de la dangerosité et la défense sociale correspondent davantage à l’approche positiviste.

6. Que désigne l’état dangereux dans la doctrine positiviste ?

La possibilité pour une victime d’obtenir réparation devant une juridiction pénale
Le caractère d’une personne considérée comme déterminée à commettre une infraction
La gravité objective d’une infraction établie par la peine prévue par la loi
La culpabilité d’une personne reconnue responsable après la commission d’une infraction

Le caractère d’une personne considérée comme déterminée à commettre une infraction

Explication

L’état dangereux désigne, chez les positivistes, le caractère attribué à un individu jugé déterminé à commettre une infraction. Il ne correspond donc ni à une culpabilité déjà constatée ni à la gravité abstraite d’une infraction.

7. En quoi une mesure ante delictum se distingue-t-elle d’une peine classique ?

Elle sanctionne une infraction commise, en appliquant une peine proportionnée au dommage
Elle intervient avant la commission d’une infraction, en se fondant sur un danger attribué à la personne
Elle intervient après une condamnation, afin d’exécuter la peine prononcée par le tribunal
Elle remplace la loi pénale, afin de laisser au juge une liberté complète d’appréciation

Elle intervient avant la commission d’une infraction, en se fondant sur un danger attribué à la personne

Explication

Une mesure ante delictum est prise avant le passage à l’acte, dans une logique de prévention fondée sur la dangerosité supposée. La conception classique s’oppose à une punition prononcée avant qu’une infraction soit commise.

8. Quelle distinction oppose le droit pénal général au droit pénal spécial ?

Le droit pénal général organise les procès, tandis que le droit pénal spécial rassemble les règles de preuve
Le droit pénal général décrit chaque infraction, tandis que le droit pénal spécial fixe les règles communes
Le droit pénal général expose les règles communes, tandis que le droit pénal spécial étudie chaque infraction
Le droit pénal général fixe les peines civiles, tandis que le droit pénal spécial définit les procédures administratives

Le droit pénal général expose les règles communes, tandis que le droit pénal spécial étudie chaque infraction

Explication

Le droit pénal général traite les règles communes applicables aux infractions, tandis que le droit pénal spécial examine les infractions une par une. L’organisation des procès et la collecte des preuves relèvent principalement de la procédure pénale.

9. Quel domaine concerne principalement la recherche des auteurs, la collecte des preuves et le jugement ?

La procédure pénale
Le droit pénal spécial
Le droit pénal général
Le droit pénal de fond

La procédure pénale

Explication

La procédure pénale encadre le déroulement de la réponse judiciaire, notamment la recherche des auteurs, les preuves et le jugement. Le droit pénal de fond définit plutôt les infractions et les peines applicables.

10. Quelle évolution est associée au Code pénal napoléonien entré en vigueur le 1er janvier 1811 ?

Il a instauré la procédure pénale moderne en faisant disparaître le pouvoir d’appréciation judiciaire
Il a remplacé les peines fixes par une latitude accordée au juge dans le choix de la peine
Il a supprimé la distinction entre contraventions, délits et crimes dans la classification des infractions
Il a consacré la responsabilité pénale des personnes morales dans l’ensemble du droit pénal

Il a remplacé les peines fixes par une latitude accordée au juge dans le choix de la peine

Explication

Le Code pénal napoléonien de 1810, entré en vigueur en 1811, a remplacé le système des peines fixes par une certaine latitude laissée au juge. La responsabilité pénale des personnes morales est notamment associée au Code pénal actuel de 1992, entré en vigueur en 1994.

11. Quelle innovation figure parmi les apports du Code pénal actuel entré en vigueur en 1994 ?

L’instauration d’une pénalisation fondée sur la dangerosité avant tout passage à l’acte
Le remplacement des peines fixes par une latitude judiciaire dans leur détermination
La suppression de la distinction entre les crimes et les délits dans la classification
La consécration de la responsabilité pénale des personnes morales

La consécration de la responsabilité pénale des personnes morales

Explication

Le Code pénal actuel, voté par quatre lois de 1992 et entré en vigueur en 1994, a notamment consacré la responsabilité pénale des personnes morales. La latitude du juge dans le choix de la peine est liée au Code pénal napoléonien de 1810.

12. Que désigne l’incrimination en droit pénal ?

L’interdiction d’un comportement sous la menace d’une peine
L’ensemble formé par le comportement interdit et la peine encourue
La détermination de la peine après la commission des faits
La constatation judiciaire d’un comportement interdit

L’interdiction d’un comportement sous la menace d’une peine

Explication

L’incrimination correspond à l’acte par lequel le pouvoir normatif interdit un comportement en le menaçant d’une peine. Elle ne se confond pas avec l’infraction, qui comprend le comportement interdit et la peine encourue.

13. Quelle exigence découle du principe de la légalité des délits et des peines ?

Les incriminations et les peines doivent être prévues par un texte antérieur aux faits
Les incriminations deviennent applicables dès leur adoption par une juridiction
Les juridictions peuvent créer une peine adaptée après la commission des faits
Les peines peuvent résulter d’une pratique constante non écrite

Les incriminations et les peines doivent être prévues par un texte antérieur aux faits

Explication

Le principe de légalité exige qu’un texte antérieur aux faits prévoie l’incrimination et la peine applicables. La création judiciaire ou rétroactive d’une peine méconnaît cette exigence.

14. Pourquoi les textes d’incrimination doivent-ils être rédigés en termes suffisamment clairs et précis ?

Pour permettre au juge de définir librement chaque infraction selon les circonstances
Pour permettre aux personnes de prévoir les comportements punissables et limiter l’arbitraire
Pour réserver l’interprétation des incriminations aux autorités administratives
Pour rendre les peines identiques quelle que soit la gravité des faits

Pour permettre aux personnes de prévoir les comportements punissables et limiter l’arbitraire

Explication

La clarté et la précision des textes permettent de connaître les comportements punissables et excluent l’arbitraire. Elles ne donnent pas au juge un pouvoir général de créer librement les infractions.

15. Quelle répartition des compétences caractérise en principe les sources des infractions en droit pénal français ?

La loi fixe les crimes et les délits, tandis que le règlement fixe les contraventions
Le règlement fixe les délits, tandis que la loi fixe les crimes et les contraventions
La loi et le règlement fixent indistinctement les trois catégories d’infractions
La loi fixe les contraventions, tandis que le règlement fixe les crimes et les délits

La loi fixe les crimes et les délits, tandis que le règlement fixe les contraventions

Explication

En principe, les crimes et les délits relèvent de la loi, tandis que les contraventions relèvent du pouvoir réglementaire dans le cadre défini par la loi. Les autres répartitions inversent ou effacent cette distinction.

16. Quelle limite s’impose au pouvoir réglementaire lorsqu’il fixe une contravention ?

Il peut dépasser l’échelle légale des peines dès lors que le comportement est dangereux
Il peut remplacer une peine contraventionnelle par une peine criminelle dans le règlement
Il ne peut pas prévoir une peine d’emprisonnement et doit respecter l’échelle contraventionnelle
Il peut prévoir une peine d’emprisonnement si la contravention est particulièrement grave

Il ne peut pas prévoir une peine d’emprisonnement et doit respecter l’échelle contraventionnelle

Explication

Le pouvoir réglementaire doit respecter l’échelle des peines contraventionnelles et ne peut pas assortir une contravention d’emprisonnement. La gravité alléguée du comportement ne lui permet pas de franchir les limites de sa compétence.

17. Quelle obligation la Cour européenne des droits de l’homme impose-t-elle aux États parties pour certains comportements graves ?

Organiser une médiation pénale avant toute poursuite judiciaire
Prévoir une réparation civile sans modifier le droit pénal
Harmoniser les montants d’amende dans l’ensemble des États parties
Créer des incriminations et assurer une répression effective

Créer des incriminations et assurer une répression effective

Explication

La Cour européenne impose, pour certains comportements comme la torture, l’esclavage ou le travail forcé, une obligation de criminaliser et de réprimer effectivement. Une simple protection générale ou une réparation civile ne satisfait pas nécessairement cette obligation.

18. Quelle évolution la loi du 5 août 2013 a-t-elle introduite dans le Code pénal ?

Elle a créé des incriminations spécifiques de réduction en esclavage, de servitude et de travail forcé
Elle a confié au pouvoir réglementaire la définition des crimes de servitude
Elle a supprimé les incriminations relatives à l’esclavage domestique et au travail forcé
Elle a limité la répression de ces comportements aux seules atteintes physiques

Elle a créé des incriminations spécifiques de réduction en esclavage, de servitude et de travail forcé

Explication

La loi du 5 août 2013 a introduit des incriminations spécifiques visant la réduction en esclavage, la servitude et le travail forcé, sous l’influence de la jurisprudence européenne. Elle n’a ni supprimé leur répression ni transféré la définition de ces crimes au pouvoir réglementaire.

19. Que précise l’article 111-4 du Code pénal concernant l’interprétation stricte de la loi pénale ?

Elle concerne les peines plutôt que les textes d’incrimination
Elle concerne les textes d’incrimination plutôt que les peines
Elle impose une interprétation identique des infractions et des peines
Elle autorise l’extension des peines aux situations voisines

Elle concerne les textes d’incrimination plutôt que les peines

Explication

L’article 111-4 impose une interprétation stricte des textes qui définissent les comportements incriminés, tandis que les peines relèvent d’une autre question. L’idée selon laquelle ce principe s’appliquerait principalement aux peines confond la norme de comportement avec la sanction.

20. Quelle méthode d’interprétation s’attache prioritairement à la lettre du texte pénal ?

La méthode littérale
La méthode téléologique
La méthode analogique
La méthode jurisprudentielle

La méthode littérale

Explication

La méthode littérale privilégie les termes employés par la loi. La méthode analogique étend le texte à un comportement voisin, tandis que la méthode téléologique se fonde sur la finalité de la règle.

21. Lorsqu’un texte pénal obscur doit être interprété, quelle démarche le juge suit-il en premier lieu ?

Il consulte d’abord les dispositions non pénales
Il recherche d’abord la jurisprudence pertinente
Il étend immédiatement le texte aux situations voisines
Il déduit directement la règle de la finalité sociale

Il recherche d’abord la jurisprudence pertinente

Explication

Face à un texte pénal obscur, le juge commence par rechercher la jurisprudence susceptible de l’éclairer. Les travaux préparatoires et les dispositions non pénales n’interviennent qu’ensuite, selon les besoins de l’interprétation.

22. Une loi pénale plus sévère entre en vigueur après la commission d’une infraction : peut-elle régir ces faits antérieurs ?

Oui, si elle précise les éléments de l’infraction
Non, sauf lorsque la peine ancienne était insuffisante
Oui, si elle renforce la protection de l’ordre public
Non, car la loi pénale plus sévère n’est pas rétroactive

Non, car la loi pénale plus sévère n’est pas rétroactive

Explication

La non-rétroactivité interdit d’appliquer une loi pénale plus sévère à des faits commis avant son entrée en vigueur, qu’elle concerne l’incrimination ou la peine. La gravité supposée de l’infraction ou l’insuffisance de l’ancienne sanction ne permet pas d’écarter cette règle.

23. Quelle distinction caractérise les mesures de sûreté par rapport aux peines ?

Les mesures de sûreté définissent l’infraction, les peines déterminent sa preuve
Les mesures de sûreté fixent la procédure, les peines organisent le jugement
Les mesures de sûreté répondent à une dangerosité, les peines sanctionnent l’infraction
Les mesures de sûreté sanctionnent l’infraction, les peines répondent à une dangerosité

Les mesures de sûreté répondent à une dangerosité, les peines sanctionnent l’infraction

Explication

Les mesures de sûreté sont fondées sur l’état dangereux de l’auteur ou sur une situation dangereuse révélée par l’infraction. Les peines ont une fonction différente puisqu’elles sanctionnent l’infraction commise.

24. Dans quelle hypothèse une évolution jurisprudentielle pénale défavorable ne peut-elle pas s’appliquer rétroactivement ?

Lorsqu’elle était imprévisible au moment des faits
Lorsqu’elle concerne une infraction déjà prévue par la loi
Lorsqu’elle modifie l’appréciation de la gravité des faits
Lorsqu’elle provient d’une juridiction pénale supérieure

Lorsqu’elle était imprévisible au moment des faits

Explication

Une évolution jurisprudentielle pénale défavorable ne peut rétroagir lorsqu’elle était imprévisible, en raison de l’exigence de prévisibilité juridique découlant de l’article 7 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le simple fait qu’elle émane d’une juridiction supérieure ou qu’elle précise une infraction existante ne suffit pas à résoudre la question.

25. Dans quelle situation la loi pénale plus douce s’applique-t-elle à des faits commis avant son entrée en vigueur ?

Lorsque la nouvelle loi élargit le champ de l’incrimination
Lorsque la nouvelle loi augmente la peine encourue
Lorsque l’affaire n’a pas encore donné lieu à une condamnation définitive
Lorsque la condamnation définitive a déjà été exécutée

Lorsque l’affaire n’a pas encore donné lieu à une condamnation définitive

Explication

La loi pénale plus douce bénéficie de la rétroactivité in mitius tant qu’aucune condamnation passée en force de chose jugée n’est intervenue. Une loi qui augmente la peine ou élargit l’incrimination est au contraire plus sévère.

26. Quelle évolution de la Constitution de 1958 a contribué à l’érosion du monopole de la loi en matière pénale ?

Elle a confié les crimes au pouvoir réglementaire
Elle a confié les délits au pouvoir réglementaire
Elle a retiré aux autorités publiques le pouvoir de sanctionner
Elle a confié les contraventions au pouvoir réglementaire

Elle a confié les contraventions au pouvoir réglementaire

Explication

La Constitution de 1958 a attribué les contraventions au pouvoir réglementaire, ce qui a limité le monopole de la loi en matière pénale. Les crimes et les délits demeurent du domaine de la loi.

27. Quel peut être l’effet de l’internationalisation du droit pénal sur le droit national ?

Elle peut imposer une incrimination ou neutraliser une incrimination nationale
Elle peut renforcer la loi nationale sans tenir compte des normes supranationales
Elle peut harmoniser les procédures sans affecter les règles substantielles
Elle peut modifier les peines sans influencer les comportements incriminés

Elle peut imposer une incrimination ou neutraliser une incrimination nationale

Explication

L’internationalisation peut contraindre un État à criminaliser un comportement ou l’amener à écarter une incrimination nationale incompatible avec une norme supranationale. Elle ne se limite donc pas à une harmonisation procédurale ou à une modification des peines.

28. Que caractérise une incrimination pénale par renvoi ?

Elle permet de déterminer l’infraction sans référence à une autre règle
Elle décrit tous les éléments de l’infraction dans une seule disposition
Elle remplace la définition de l’infraction par une décision judiciaire
Elle oblige à consulter plusieurs textes pour identifier le comportement interdit

Elle oblige à consulter plusieurs textes pour identifier le comportement interdit

Explication

L’incrimination par renvoi nécessite de combiner plusieurs textes afin de connaître précisément le comportement interdit. Une incrimination autonome se suffit à elle-même pour définir ce comportement.

29. Quelle distinction caractérise le renvoi interne et le renvoi externe en droit pénal ?

Le renvoi interne reste dans le même texte, tandis que le renvoi externe vise un texte extérieur.
Le renvoi interne vise un texte extérieur, tandis que le renvoi externe reste dans le même code.
Le renvoi interne concerne une peine, tandis que le renvoi externe concerne une procédure.
Le renvoi interne est facultatif, tandis que le renvoi externe s’impose au juge pénal.

Le renvoi interne reste dans le même texte, tandis que le renvoi externe vise un texte extérieur.

Explication

Le renvoi interne dirige vers une disposition non pénale du même texte, alors que le renvoi externe impose de consulter un texte distinct. La confusion fréquente consiste à inverser les deux catégories consulté.

30. Quelle différence oppose le système des peines fixes au système de la fourchette ?

La peine fixe dépend de la récidive, tandis que la fourchette concerne les infractions non intentionnelles.
La peine fixe permet de choisir entre deux limites, tandis que la fourchette impose un montant déterminé.
La peine fixe relève du pouvoir administratif, tandis que la fourchette relève de l’autorité judiciaire.
La peine fixe impose un montant déterminé, tandis que la fourchette laisse une marge entre un minimum et un maximum.

La peine fixe impose un montant déterminé, tandis que la fourchette laisse une marge entre un minimum et un maximum.

Explication

Le système des peines fixes retire au juge sa liberté d’appréciation, tandis que la fourchette lui permet d’individualiser la peine entre deux limites. L’erreur la plus plausible consiste à attribuer cette marge de décision aux peines fixes.

31. Quelles étapes permettent à une loi pénale de devenir applicable en principe ?

Elle est promulguée par le Parlement, publiée dans un recueil privé, puis entre en vigueur après un mois.
Elle est signée par le Gouvernement, publiée au Bulletin officiel, puis entre en vigueur après décision judiciaire.
Elle est promulguée par décret présidentiel, publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur le lendemain.
Elle est votée par le juge pénal, publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur le jour du vote.

Elle est promulguée par décret présidentiel, publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur le lendemain.

Explication

La loi pénale doit être promulguée par décret du président de la République, publiée au Journal officiel et entre en vigueur en principe le lendemain. La publication dans un autre support ne remplace pas la publication officielle requise.

32. Comment distinguer l’abrogation expresse de l’abrogation tacite d’une loi pénale ?

L’abrogation expresse est prononcée par le juge pénal, tandis que l’abrogation tacite résulte d’une nouvelle publication.
L’abrogation expresse est déclarée par un texte nouveau, tandis que l’abrogation tacite découle d’une incompatibilité manifeste.
L’abrogation expresse résulte d’une longue non-application, tandis que l’abrogation tacite provient d’une décision administrative.
L’abrogation expresse découle d’un conflit entre deux textes, tandis que l’abrogation tacite est déclarée par le législateur.

L’abrogation expresse est déclarée par un texte nouveau, tandis que l’abrogation tacite découle d’une incompatibilité manifeste.

Explication

L’abrogation expresse résulte d’une disposition nouvelle qui déclare l’ancien texte abrogé, alors que l’abrogation tacite repose sur une incompatibilité logique et manifeste. La simple non-application prolongée ne suffit pas à caractériser une abrogation tacite.

33. Quel contrôle le juge judiciaire peut-il exercer sur une loi pénale ?

Il peut contrôler sa conformité aux traités, mais il ne peut pas apprécier directement sa constitutionnalité.
Il peut apprécier directement sa constitutionnalité, mais il ne peut pas contrôler sa conformité aux traités.
Il peut contrôler son opportunité politique, mais il ne peut pas examiner sa conformité européenne.
Il peut annuler la loi pour vice de forme, mais il ne peut pas invoquer la Convention européenne.

Il peut contrôler sa conformité aux traités, mais il ne peut pas apprécier directement sa constitutionnalité.

Explication

Le juge judiciaire ne contrôle pas directement la constitutionnalité d’une loi pénale, mais il peut vérifier sa conformité aux traités internationaux. La Convention européenne des droits de l’homme et le droit de l’Union font notamment partie des normes utilisables.

34. Quelle règle résulte de l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975 concernant les lois incompatibles avec un traité ?

Le contrôle d’une loi au regard d’un traité relève exclusivement du Conseil constitutionnel.
Une loi postérieure au traité échappe au contrôle, car sa date d’adoption lui donne priorité.
Une loi peut être contrôlée au regard d’un traité, même si elle a été adoptée après ce traité.
Seule une loi antérieure au traité peut être contrôlée au regard de celui-ci par le juge judiciaire.

Une loi peut être contrôlée au regard d’un traité, même si elle a été adoptée après ce traité.

Explication

L’arrêt Jacques Vabre a admis le contrôle de conformité d’une loi à un traité, qu’elle soit antérieure ou postérieure à celui-ci. La date d’adoption de la loi ne fait donc pas obstacle au contrôle exercé par le juge judiciaire.

35. Dans quelle situation une juridiction pénale peut-elle mettre en œuvre l’exception d’illégalité ?

Lorsqu’elle entend remplacer l’autorité administrative dans la gestion d’un service public.
Lorsqu’elle souhaite apprécier l’opportunité politique d’un acte administratif sans lien avec le procès.
Lorsqu’elle doit examiner la légalité d’un acte administratif pour résoudre le procès pénal.
Lorsqu’elle veut annuler définitivement un règlement administratif dans l’ordre juridique.

Lorsqu’elle doit examiner la légalité d’un acte administratif pour résoudre le procès pénal.

Explication

L’exception d’illégalité permet au juge pénal d’interpréter un acte administratif et d’en apprécier la légalité lorsque cet examen conditionne la solution du procès. Elle ne lui confère pas un pouvoir général d’appréciation de l’opportunité administrative.

36. À quel moment l’exception d’illégalité doit-elle en principe être soulevée devant la juridiction pénale ?

Elle doit en principe être soulevée avant toute défense au fond, même si le juge peut la relever d’office.
Elle doit être soulevée avant l’ouverture de l’enquête, car le tribunal ne peut ensuite l’examiner.
Elle doit en principe être soulevée après la défense au fond, sans que le juge puisse l’examiner de sa propre initiative.
Elle doit être soulevée après le jugement, lorsque la partie conteste la légalité de l’acte administratif.

Elle doit en principe être soulevée avant toute défense au fond, même si le juge peut la relever d’office.

Explication

L’exception doit normalement être soulevée in limine litis, avant toute défense au fond, mais la juridiction pénale peut aussi la relever d’office. La possibilité d’une initiative du juge ne supprime donc pas la règle de présentation initiale par les parties.

37. Lequel de ces examens relève du contrôle de légalité d’un acte administratif par le juge pénal ?

Apprécier si l’acte répondait à la meilleure politique publique.
Vérifier si l’autorité était compétente pour prendre l’acte.
Choisir une mesure administrative plus adaptée aux circonstances.
Déterminer si l’acte aurait été préférable pour l’administration.

Vérifier si l’autorité était compétente pour prendre l’acte.

Explication

Le juge pénal peut contrôler la compétence de l’autorité, ainsi que plusieurs vices de légalité comme le vice de forme ou la violation d’une norme supérieure. En revanche, l’opportunité de l’acte appartient à l’appréciation administrative et échappe à ce contrôle.

38. Quel est l’effet d’une exception d’illégalité accueillie par le juge pénal ?

L’acte est écarté dans le procès en cours, mais il n’est pas annulé et reste dans l’ordre juridique.
L’acte est suspendu jusqu’à son examen par le Conseil d’État, qui doit confirmer la décision pénale.
L’acte est annulé pour tous, puis disparaît de l’ordre juridique dès le jugement pénal.
L’acte est automatiquement remplacé par une décision du juge pénal applicable à toutes les procédures.

L’acte est écarté dans le procès en cours, mais il n’est pas annulé et reste dans l’ordre juridique.

Explication

La décision pénale bénéficie d’une autorité relative : l’acte illégal est écarté dans la procédure concernée, sans être annulé pour l’avenir. L’exception d’illégalité se distingue ainsi d’un recours produisant la disparition de l’acte de l’ordre juridique.

39. Quel critère distingue principalement la compétence territoriale de la compétence personnelle en droit pénal français ?

La première dépend du statut de l’auteur, la seconde de la peine encourue
La première dépend de la gravité des faits, la seconde de leur ancienneté
La première dépend de la nationalité de la victime, la seconde du lieu des faits
La première dépend du lieu des faits, la seconde de la nationalité concernée

La première dépend du lieu des faits, la seconde de la nationalité concernée

Explication

La compétence territoriale repose sur le lieu où l’infraction a été commise, tandis que la compétence personnelle prend en considération la nationalité de l’auteur ou de la victime. La gravité des faits peut relever de l’universalité, mais elle ne distingue pas ces deux compétences.

40. Une infraction comporte plusieurs faits constitutifs, dont l’un est réalisé en France et les autres à l’étranger : quel principe permet d’appliquer la loi pénale française ?

Le principe d’universalité
Le principe de territorialité
Le principe de personnalité passive
Le principe de réalité

Le principe de territorialité

Explication

L’article 113-2 du Code pénal rattache l’infraction au territoire français dès lors qu’un de ses faits constitutifs y a été commis. La personnalité passive dépendrait de la nationalité française de la victime, tandis que la réalité et l’universalité reposent sur d’autres fondements.

41. À quelle condition la loi pénale française peut-elle s’appliquer à une infraction commise à bord d’un navire français ?

Lorsque le navire se trouve dans les eaux territoriales françaises
Lorsque le navire bat pavillon français, sous réserve des accords applicables
Lorsque la victime possède la nationalité française au moment des faits
Lorsque l’auteur est français et que la loi étrangère réprime les faits

Lorsque le navire bat pavillon français, sous réserve des accords applicables

Explication

La loi française s’applique aux infractions commises à bord d’un navire battant pavillon français ou dirigées contre lui, quel que soit son lieu de navigation, sous réserve des accords maritimes pertinents. La nationalité de la victime ou de l’auteur correspond à la compétence personnelle, non à cette règle maritime.

42. Un Français commet un délit à l’étranger, où ce comportement est également puni : quelle règle de compétence peut justifier l’application de la loi française ?

La compétence personnelle active
La compétence universelle conventionnelle
La compétence territoriale indirecte
La compétence personnelle passive

La compétence personnelle active

Explication

La compétence personnelle active s’appuie sur la nationalité française de l’auteur et s’applique aux délits commis à l’étranger lorsque les faits sont aussi punis dans le pays de commission. La compétence passive repose sur la nationalité française de la victime, et non sur celle de l’auteur.

43. Quelle condition personnelle caractérise la compétence universelle exercée par les juridictions françaises ?

La personne soupçonnée doit se trouver en France
L’auteur doit avoir commis les faits sur le territoire français
La victime doit avoir la nationalité française
Le suspect doit avoir déjà été condamné à l’étranger

La personne soupçonnée doit se trouver en France

Explication

La compétence universelle permet de poursuivre certaines infractions internationales commises à l’étranger lorsque la personne concernée se trouve en France. Elle ne suppose pas de lien de nationalité française avec la victime ou l’auteur.

44. Quelle conséquence la chambre criminelle de la Cour de cassation a-t-elle attachée à l’exercice de la compétence universelle française le 23 octobre 2002 ?

Il entraîne l’application de la loi pénale française
Il impose l’application de la loi du lieu des faits
Il subordonne les poursuites à la nationalité française de la victime
Il exclut toute compétence des juridictions françaises

Il entraîne l’application de la loi pénale française

Explication

La Cour de cassation a jugé que l’exercice de la compétence universelle par une juridiction française emporte la compétence de la loi française. Cette solution ne renvoie donc pas automatiquement à la loi du pays où les faits ont été commis.

45. Que doit constater une juridiction française avant d’exercer la compétence universelle prévue par l’article 689-1 du Code de procédure pénale ?

La résidence française de la victime des faits
La présence en France de la personne soupçonnée
La commission d’un acte constitutif en France
L’existence d’une condamnation étrangère définitive

La présence en France de la personne soupçonnée

Explication

L’article 689-1 exige que la personne soupçonnée d’une infraction relevant de la compétence universelle se trouve en France. La résidence de la victime, un acte commis en France ou une condamnation étrangère ne constituent pas la condition générale posée par cet article.

46. Quelles conditions particulières l’article 689-11 prévoit-il pour la compétence universelle française en matière de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ?

Un passage des faits en France et une autorisation du juge d’instruction
Une nationalité française de la victime et une plainte devant le tribunal correctionnel
Une résidence habituelle en France et une poursuite requise par le procureur antiterroriste
Une condamnation étrangère préalable et une demande de la partie civile

Une résidence habituelle en France et une poursuite requise par le procureur antiterroriste

Explication

Pour ces crimes internationaux, l’article 689-11 exige la résidence habituelle du suspect en France ainsi qu’une poursuite requise par le procureur de la République antiterroriste. La nationalité de la victime ou une condamnation étrangère préalable ne correspondent pas aux conditions énoncées.

47. À quoi correspond l’élément légal d’une infraction ?

À l’acte concret accompli par la personne poursuivie
À un texte qui interdit le comportement sous la menace d’une peine
À l’intention psychologique ayant animé l’auteur
À la décision judiciaire prononcée après les débats

À un texte qui interdit le comportement sous la menace d’une peine

Explication

L’élément légal consiste dans l’existence préalable d’un texte d’incrimination assorti d’une peine. L’acte concret relève de l’élément matériel, tandis que l’intention concerne l’élément moral.

48. À quel moment le juge doit-il apprécier les éléments constitutifs d’une infraction pour en déterminer la qualification pénale ?

Au moment où les faits ont été commis
Au moment où la victime dépose plainte
Au moment où le jugement est rendu
Au moment où l’enquête préliminaire commence

Au moment où les faits ont été commis

Explication

La qualification pénale est rétroactive : le juge se place au moment de la commission des faits pour apprécier leurs éléments constitutifs. Les changements intervenus avant l’audience ne déplacent pas ce point de référence.

49. Une juridiction de jugement constate que les faits poursuivis correspondent à une autre infraction que celle retenue par le procureur : que peut-elle faire ?

Restituer aux faits leur véritable qualification pénale
Renvoyer automatiquement l’affaire devant une juridiction étrangère
Abandonner les poursuites dès qu’une autre qualification apparaît
Se limiter à la qualification proposée par le procureur

Restituer aux faits leur véritable qualification pénale

Explication

Les juridictions d’instruction et de jugement sont saisies in rem et peuvent restituer aux faits leur véritable qualification, sans être liées par celle proposée auparavant. Cette faculté ne signifie pas que l’apparition d’une qualification différente entraîne automatiquement la fin de la procédure.

50. Dans quelles conditions une juridiction peut-elle légalement requalifier les faits poursuivis ?

Si elle ne retient aucun fait nouveau et permet à la défense de discuter la nouvelle qualification
Si elle ajoute des faits non débattus et statue sans entendre la personne poursuivie
Si elle adopte une qualification différente sans informer les parties avant le jugement
Si elle modifie les faits et écarte toute demande de renvoi de la défense

Si elle ne retient aucun fait nouveau et permet à la défense de discuter la nouvelle qualification

Explication

La requalification est licite lorsque la juridiction ne statue pas sur des faits nouveaux et que la personne poursuivie a pu présenter sa défense sur la nouvelle qualification. Ajouter des faits non débattus ou priver la défense d’un débat contradictoire rendrait la démarche irrégulière.

51. Comment les qualifications multiples applicables à un même acte peuvent-elles être classées selon leurs rapports entre elles ?

Elles peuvent être incompatibles, superposées ou véritablement en concours
Elles relèvent toujours d’une qualification unique sans comparaison préalable
Elles sont nécessairement cumulatives dès qu’un même acte est constaté
Elles deviennent automatiquement criminelles lorsque plusieurs textes sont applicables

Elles peuvent être incompatibles, superposées ou véritablement en concours

Explication

Les qualifications multiples se distinguent selon leurs rapports : elles peuvent être incompatibles, se superposer ou constituer un véritable concours. Le nombre de qualifications envisageables ne suffit donc pas à imposer leur cumul.

52. Lorsque plusieurs qualifications pénales protègent une seule valeur sociale, quelle solution doit en principe être retenue ?

Choisir la qualification prévue par le texte adopté le plus récemment
Écarter toutes les qualifications parce qu’elles protègent une même valeur sociale
Retenir une seule qualification, notamment selon la spécialité ou la plus haute expression pénale
Prononcer une double déclaration de culpabilité pour refléter chaque texte applicable

Retenir une seule qualification, notamment selon la spécialité ou la plus haute expression pénale

Explication

La protection d’une seule valeur sociale conduit en principe à retenir une qualification unique, en appliquant notamment la spécialité ou la plus haute expression pénale. Une double déclaration de culpabilité concerne plutôt l’atteinte à des valeurs sociales distinctes.

53. Un auteur accomplit un acte unique qui porte atteinte à deux intérêts juridiquement distincts : quelle qualification de concours peut alors être envisagée ?

Une correctionnalisation judiciaire de l’acte poursuivi
Un concours réel fondé sur plusieurs actes
Une incompatibilité entre les qualifications applicables
Un concours idéal d’infractions

Un concours idéal d’infractions

Explication

Le concours idéal peut permettre une double déclaration de culpabilité lorsqu’un acte unique porte atteinte à des intérêts juridiquement distincts. Le concours réel repose, lui, sur plusieurs actes et ne correspond pas à cette situation.

54. Que désigne la correctionnalisation judiciaire ?

La réunion de plusieurs délits afin de leur appliquer une qualification criminelle commune
Le remplacement d’une peine correctionnelle par une mesure de sûreté après condamnation
La transformation d’une infraction matérielle en comportement dépourvu de toute responsabilité pénale
Le traitement comme délit d’un comportement qui devrait recevoir une qualification criminelle

Le traitement comme délit d’un comportement qui devrait recevoir une qualification criminelle

Explication

La correctionnalisation judiciaire consiste à traiter comme un délit un comportement qui devrait relever d’une qualification criminelle. Elle ne supprime pas nécessairement le comportement infractionnel, mais en modifie le niveau de qualification retenu.

55. Quelle caractéristique distingue un fait justificatif d’une cause subjective d’irresponsabilité ?

Le fait justificatif intervient après la condamnation pour modifier la peine prononcée
Le fait justificatif dépend d’un trouble personnel affectant le discernement de l’auteur
Le fait justificatif est une circonstance objective de commission qui neutralise l’infraction
Le fait justificatif suppose l’accord préalable de la victime sur l’acte commis

Le fait justificatif est une circonstance objective de commission qui neutralise l’infraction

Explication

Le fait justificatif est objectif : il neutralise le caractère pénal d’une infraction matériellement et psychologiquement consommée. La démence relève au contraire d’une cause subjective liée à la personne poursuivie.

56. Laquelle de ces situations relève d’un fait justificatif général reconnu par le droit pénal ?

Le consentement de la victime à une atteinte qui trouble l’ordre public
La volonté de l’auteur de réparer les conséquences de l’infraction
L’exécution d’un acte autorisé par la loi ou le règlement
La simple absence de plainte déposée par la personne lésée

L’exécution d’un acte autorisé par la loi ou le règlement

Explication

L’ordre ou l’autorisation de la loi ou du règlement figure parmi les faits justificatifs généraux, avec notamment le commandement légitime, la légitime défense et l’état de nécessité. Le consentement de la victime ne neutralise pas à lui seul une atteinte à l’ordre public.

57. Dans quelles conditions l’article 122-4 du Code pénal justifie-t-il un acte prescrit ou autorisé par la loi ou le règlement ?

Lorsque l’auteur agit avec l’accord préalable de la personne directement concernée
Lorsque l’acte procure un avantage supérieur à l’intérêt protégé par la loi
Lorsque l’autorité ayant donné l’ordre assume personnellement les conséquences pénales
Lorsque le comportement demeure adapté aux circonstances de sa commission

Lorsque le comportement demeure adapté aux circonstances de sa commission

Explication

L’article 122-4 justifie l’acte prescrit ou autorisé par la loi ou le règlement lorsque le comportement est adapté aux circonstances. L’accord d’une personne concernée ne constitue pas la condition prévue par ce texte.

58. Un agent reçoit d’une autorité légitime l’ordre de commettre un acte manifestement illégal : peut-il invoquer cet ordre pour être justifié ?

Oui, si l’agent démontre qu’il n’a retiré aucun avantage personnel de l’acte
Non, car l’article 122-4 ne justifie pas l’exécution d’un ordre manifestement illégal
Non, sauf si la victime avait accepté par avance les conséquences de l’ordre
Oui, car la légitimité de l’autorité couvre les irrégularités de l’acte ordonné

Non, car l’article 122-4 ne justifie pas l’exécution d’un ordre manifestement illégal

Explication

L’article 122-4 exclut la justification de l’acte commandé par une autorité légitime lorsqu’il est manifestement illégal. La qualité de l’autorité ne suffit donc pas à couvrir une illégalité évidente.

59. Quelle situation correspond à la légitime défense plutôt qu’à une vengeance ?

Une agression différée après la fin du danger pour punir l’auteur initial
Une riposte nécessaire, concomitante et proportionnée à une atteinte injustifiée
Une réaction destinée à obtenir réparation d’un dommage déjà entièrement consommé
Une mesure préventive prise en l’absence d’atteinte actuelle ou imminente

Une riposte nécessaire, concomitante et proportionnée à une atteinte injustifiée

Explication

La légitime défense répond à une atteinte injustifiée par une riposte nécessaire, concomitante et proportionnée. Une réaction postérieure destinée à punir l’agresseur relève de la vengeance et non d’un fait justificatif.

60. Quelles conditions cumulatives doivent caractériser la riposte pour qu’elle puisse relever de la légitime défense ?

Elle doit être préventive, plus sévère que l’atteinte et décidée après réflexion
Elle doit être réparatrice, différée après le danger et adaptée au dommage subi
Elle doit être nécessaire, concomitante à l’atteinte et proportionnée à celle-ci
Elle doit être spontanée, punitive envers l’agresseur et supérieure à sa violence

Elle doit être nécessaire, concomitante à l’atteinte et proportionnée à celle-ci

Explication

La riposte doit réunir la nécessité, la concomitance avec l’atteinte injustifiée et la proportionnalité. Une riposte punitive ou différée ne satisfait pas l’exigence de concomitance.

61. Dans quelle limite la légitime défense des biens peut-elle être admise ?

Elle permet un homicide volontaire dès lors que le bien présente une grande valeur économique
Elle peut interrompre un crime ou un délit contre un bien par une riposte strictement nécessaire et proportionnée
Elle autorise une riposte différée lorsque le propriétaire souhaite sanctionner l’auteur du vol
Elle permet de protéger tout intérêt patrimonial par une riposte librement choisie selon le dommage

Elle peut interrompre un crime ou un délit contre un bien par une riposte strictement nécessaire et proportionnée

Explication

La légitime défense des biens vise l’interruption de la commission d’un crime ou d’un délit contre un bien et exige une riposte strictement nécessaire et proportionnée. Elle ne peut pas consister en un homicide volontaire.

62. Que permet de justifier l’état de nécessité ?

La commission d’une infraction pour sauvegarder un intérêt supérieur ou au moins préférable menacé par un danger actuel ou imminent
La commission d’une infraction pour satisfaire un intérêt personnel même lorsque le danger reste hypothétique
La commission d’une infraction pour obtenir réparation d’un danger entièrement passé et déjà dissipé
La commission d’une infraction pour punir la personne à l’origine d’un risque antérieur

La commission d’une infraction pour sauvegarder un intérêt supérieur ou au moins préférable menacé par un danger actuel ou imminent

Explication

L’état de nécessité permet de commettre une infraction afin de sauvegarder un intérêt supérieur ou au moins préférable menacé par un danger actuel ou imminent. Il ne s’agit ni d’une vengeance ni d’une réponse à un risque purement hypothétique.

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Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Compétence universelle et faits justificatifs.

Qu'est-ce qu'un crime selon la loi ?

Un acte ou comportement sanctionné par une peine légale.

Que regroupe la criminalité apparente ?

Les infractions portées à la connaissance des autorités.

Que désigne la criminalité légale ?

Les condamnations prononcées par les juridictions pénales.

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