QCM : Apports et objet de la criminologie (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche caractérise principalement la criminologie par rapport au droit pénal ?

Déterminer les peines adaptées à chaque personnalité délinquante
Décrire et expliquer empiriquement le phénomène criminel
Élaborer des normes générales pour organiser la vie sociale
Fixer les comportements interdits et les sanctions applicables

Décrire et expliquer empiriquement le phénomène criminel

Explication

La criminologie observe le phénomène criminel et cherche à l’expliquer à partir de données empiriques. Le droit pénal, lui, établit les interdits et les sanctions, ce qui correspond à une fonction normative.

2. Dans quelle situation l’utilité théorique de la criminologie se manifeste-t-elle le mieux ?

Former intellectuellement des étudiants appelés à agir contre la délinquance
Aider un tribunal à appliquer une sanction prévue par la loi
Permettre à la police d’organiser une intervention sur le terrain
Conseiller un avocat dans la préparation d’une stratégie judiciaire

Former intellectuellement des étudiants appelés à agir contre la délinquance

Explication

L’utilité théorique concerne la formation intellectuelle des futurs acteurs de la lutte contre la délinquance. Les magistrats, avocats et policiers relèvent plutôt de l’utilité pratique de la discipline.

3. Pourquoi la criminologie contemporaine mobilise-t-elle plusieurs théories du phénomène criminel ?

Parce qu’une seule théorie ne peut être vérifiée par aucune observation empirique
Parce qu’une théorie criminologique doit être remplacée après chaque évolution sociale
Parce que chaque théorie peut éclairer une dimension particulière de la criminalité
Parce que les théories criminologiques décrivent des phénomènes sans lien entre eux

Parce que chaque théorie peut éclairer une dimension particulière de la criminalité

Explication

La criminologie contemporaine utilise plusieurs approches pour étudier des dimensions distinctes, comme le délit, le délinquant, la victime ou le contrôle social. Cela ne signifie pas que les théories soient sans rapport ni qu’elles doivent être abandonnées à chaque changement social.

4. Quel objet distingue principalement la criminologie de la réaction sociale de la criminologie du passage à l’acte ?

Le profil individuel du criminel et les circonstances de son infraction
Le système répressif et l’influence des normes et sanctions sociales
Les caractéristiques biologiques du délinquant et son histoire familiale
Les techniques policières utilisées pour identifier l’auteur d’un délit

Le système répressif et l’influence des normes et sanctions sociales

Explication

La criminologie de la réaction sociale examine le système répressif et explique le crime par le rôle des normes et sanctions sociales. La criminologie du passage à l’acte concentre davantage son analyse sur le criminel et l’acte commis.

5. Quelle mesure Robert Badinter a-t-il proposée comme Garde des Sceaux le 9 octobre 1981 ?

L’abolition de la peine de mort en France
La création du travail d’intérêt général comme peine autonome
L’instauration du sursis probatoire pour certains condamnés
La généralisation des unités de vie familiale en prison

L’abolition de la peine de mort en France

Explication

Le 9 octobre 1981, l’Assemblée nationale a aboli la peine de mort en France sur proposition de Robert Badinter. Les autres mesures concernent l’évolution du système pénitentiaire ou les alternatives à l’emprisonnement.

6. Quel objectif les Unités de vie familiale poursuivent-elles dans le cadre de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 ?

Renforcer l’isolement des personnes détenues pendant leur incarcération
Maintenir les liens familiaux des personnes détenues
Remplacer les peines d’emprisonnement par des activités professionnelles
Organiser la surveillance électronique des personnes condamnées à domicile

Maintenir les liens familiaux des personnes détenues

Explication

Les Unités de vie familiale visent à préserver les relations entre les détenus et leurs proches, ce qui participe à l’humanisation des prisons. Elles ne sont pas conçues pour isoler les détenus de leur environnement familial.

7. Laquelle de ces mesures constitue une alternative à l’emprisonnement ?

La prolongation d’une mesure de sûreté privative de liberté
La détention provisoire avant le jugement
Le travail d’intérêt général
L’incarcération en établissement pénitentiaire

Le travail d’intérêt général

Explication

Le travail d’intérêt général fait partie des alternatives à l’emprisonnement mentionnées parmi les réponses pénales possibles. La détention provisoire et l’incarcération correspondent à des privations de liberté, tandis qu’une mesure de sûreté privative de liberté n’est pas une alternative de cette nature.

8. Quelle durée peut couvrir la détention à domicile sous surveillance électronique ?

De 1 jour à 15 jours, selon la décision de l’administration pénitentiaire
De 6 mois à 2 ans, indépendamment de la peine encourue
De 2 ans à 5 ans, lorsque le condamné accepte un suivi judiciaire
De 15 jours à 6 mois, dans la limite de l’emprisonnement encouru

De 15 jours à 6 mois, dans la limite de l’emprisonnement encouru

Explication

La détention à domicile sous surveillance électronique peut durer de 15 jours à 6 mois et ne peut dépasser la durée de l’emprisonnement encouru. Elle se distingue ainsi du placement sous surveillance électronique, présenté comme un aménagement de peine.

9. Une ville compte 200 000 habitants et la police y constate 4 000 infractions en une année ; quel indicateur rapporte ces faits à la population pour 1 000 habitants ?

Un nombre brut de 4 000 infractions constatées
Un indice de victimation de 200 000 habitants
Un taux de plainte de 2 pour 1 000 habitants
Un taux de criminalité de 20 pour 1 000 habitants

Un taux de criminalité de 20 pour 1 000 habitants

Explication

Le taux de criminalité met en rapport les infractions constatées avec la population, puis exprime ce rapport pour 1 000 habitants. Le nombre brut indique seulement le volume des faits et ne tient pas compte de la taille de la population.

10. Quelle évolution décrit correctement le taux de criminalité entre 1977, 2002 et 2012 ?

Il atteint environ 54,64, puis 40, puis 68,93 pour 1 000 habitants.
Il atteint environ 40, puis 68,93, puis 54,64 pour 1 000 habitants.
Il reste proche de 40 pour 1 000 habitants pendant toute la période.
Il atteint environ 68,93, puis 54,64, puis 40 pour 1 000 habitants.

Il atteint environ 40, puis 68,93, puis 54,64 pour 1 000 habitants.

Explication

Les valeurs observées sont d’environ 40 en 1977, 68,93 en 2002 et 54,64 en 2012 pour 1 000 habitants. Le niveau de 2012 est donc inférieur à celui de 2002, mais supérieur à celui de 1977.

11. Pourquoi une enquête de victimation peut-elle révéler davantage de faits subis que les statistiques policières ?

Elle recense les infractions selon la population de chaque commune.
Elle mesure les décisions rendues par les tribunaux après enquête.
Elle remplace les déclarations des victimes par des estimations judiciaires.
Elle inclut des victimes qui n’ont pas déposé plainte.

Elle inclut des victimes qui n’ont pas déposé plainte.

Explication

Les enquêtes de victimation interrogent aussi les personnes ayant subi des faits sans les avoir signalés à la police ou à la gendarmerie. Les statistiques policières, elles, portent sur la délinquance enregistrée par les services.

12. Que s’est-il produit concernant les homicides en France entre 2022 et 2023 ?

Le nombre de victimes a augmenté de 4 %, pour atteindre 996.
Le nombre de victimes est resté stable, autour de 825.
Le nombre de victimes a diminué de 4 %, pour atteindre 996.
Le nombre de victimes a augmenté de 7 %, pour atteindre 976.

Le nombre de victimes a augmenté de 4 %, pour atteindre 996.

Explication

En 2023, 996 personnes sont mortes victimes d’un homicide, soit une hausse de 4 % par rapport à 2022. Le chiffre de 976 correspond aux victimes d’homicide enregistrées en 2024, après une baisse de 2 %.

13. Quel profil représente la majorité des victimes de violences sexuelles enregistrées en 2023 ?

Les femmes, qui représentent 85 % des victimes.
Les hommes, qui représentent 31 % des victimes.
Les hommes, qui représentent 85 % des victimes.
Les femmes, qui représentent 42 % des victimes.

Les femmes, qui représentent 85 % des victimes.

Explication

Les violences sexuelles enregistrées en 2023 ont concerné 114 100 victimes, dont 85 % étaient des femmes. La valeur de 42 400 correspond aux victimes de viol ou de tentative de viol, et non à une proportion selon le sexe.

14. Quelle combinaison caractérise l’évolution des homicides et des tentatives d’homicide en 2024 ?

Les homicides baissent de 7 %, tandis que les tentatives augmentent de 2 %.
Les homicides augmentent de 2 %, tandis que les tentatives baissent de 7 %.
Les homicides baissent de 2 %, tandis que les tentatives augmentent de 7 %.
Les homicides et les tentatives diminuent tous deux de 2 %.

Les homicides baissent de 2 %, tandis que les tentatives augmentent de 7 %.

Explication

En 2024, les homicides diminuent de 2 % et atteignent 976 victimes, alors que les tentatives d’homicide progressent de 7 % pour atteindre 4 305 faits enregistrés. Ces deux indicateurs évoluent donc en sens opposés.

15. Quelle tendance caractérise les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement en 2025 ?

Elles augmentent de 7 %, et 31 % sont liées au numérique.
Elles augmentent de 31 %, et 53 % sont liées au numérique.
Elles diminuent de 7 %, et 53 % sont liées au numérique.
Elles augmentent de 7 %, et 53 % sont liées au numérique.

Elles augmentent de 7 %, et 53 % sont liées au numérique.

Explication

En 2025, les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement progressent de 7 %, tandis que la part liée au numérique atteint 53 %. Le taux de 31 % correspond à la part numérique observée en 2016.

16. Quelle méthode permet d’interpréter plus rigoureusement les chiffres annuels de la délinquance ?

Les considérer comme une mesure complète de la délinquance vécue.
Les replacer dans l’analyse des tendances observées sur le long terme.
Les comparer à un fait divers fortement médiatisé durant la même année.
Les examiner séparément sans les rapprocher des années précédentes.

Les replacer dans l’analyse des tendances observées sur le long terme.

Explication

Un chiffre annuel pris isolément a une signification limitée ; son interprétation gagne en pertinence lorsqu’il est inscrit dans une évolution de longue durée. Un fait divers médiatisé ne suffit pas à établir une tendance générale de la délinquance.

17. Comment le taux d’homicide en France a-t-il évolué entre 1993 et 2017 ?

Il est passé de 1,3 à 3 pour 100 000 habitants.
Il est passé de 825 à 1,3 pour 100 000 habitants.
Il est passé de 3 à 1,3 pour 100 000 habitants.
Il est passé de 3 à 825 pour 100 000 habitants.

Il est passé de 3 à 1,3 pour 100 000 habitants.

Explication

Le taux d’homicide est passé de 3 à 1,3 pour 100 000 habitants entre 1993 et 2017, année où 825 homicides ont été enregistrés. Le nombre de 825 est un volume de faits, tandis que 3 et 1,3 sont des taux rapportés à la population.

18. Pourquoi l’examen d’un seul chiffre annuel de la délinquance peut-il conduire à une interprétation erronée ?

Parce qu’il exclut les infractions signalées par les forces de l’ordre
Parce qu’il mesure uniquement les condamnations prononcées pendant l’année
Parce qu’il compare nécessairement plusieurs territoires étrangers
Parce qu’il ne permet pas de distinguer une fluctuation ponctuelle d’une évolution durable

Parce qu’il ne permet pas de distinguer une fluctuation ponctuelle d’une évolution durable

Explication

Un chiffre annuel isolé prend son sens lorsqu’il est replacé dans les tendances observées sur une période longue. Une variation ponctuelle ne suffit donc pas à établir une évolution durable.

19. Quelle évolution des homicides est correcte entre 2021 et 2025 ?

Ils ont progressé continûment jusqu’à atteindre leur maximum en 2025
Ils sont restés stables malgré des variations annuelles limitées
Ils ont atteint un sommet en 2023 avant de diminuer en 2024 et en 2025
Ils ont diminué chaque année après avoir atteint leur sommet en 2021

Ils ont atteint un sommet en 2023 avant de diminuer en 2024 et en 2025

Explication

Le nombre de victimes est passé de 882 en 2021 à 996 en 2023, puis a reculé à 976 en 2024 et à 975 en 2025. L’évolution décrit donc une hausse jusqu’en 2023, suivie d’une baisse.

20. Quelle définition correspond au concept de criminalité ?

Les faits criminels portés à la connaissance des services de police
Le sentiment collectif de danger associé aux infractions dans une population
L’ensemble des condamnations prononcées par les juridictions pendant une période donnée
L’ensemble des infractions pénales commises durant une période et dans un espace donnés

L’ensemble des infractions pénales commises durant une période et dans un espace donnés

Explication

La criminalité englobe les infractions pénales commises dans un temps et un espace déterminés. Les condamnations et les faits connus des autorités correspondent à des mesures particulières, tandis que le sentiment de danger relève de la criminalité subjective.

21. Une étude recense les faits signalés à la police, puis une autre dénombre les décisions judiciaires de condamnation : quelles notions mobilisent-elles respectivement ?

La criminalité légale, puis la criminalité apparente
La criminalité subjective, puis la criminalité réelle
La criminalité apparente, puis la criminalité légale
La criminalité réelle, puis la criminalité objective

La criminalité apparente, puis la criminalité légale

Explication

La criminalité apparente regroupe les faits connus de la police et de la gendarmerie, alors que la criminalité légale repose sur les condamnations judiciaires. Les deux mesures ne portent donc pas sur le même stade du traitement pénal.

22. Quelle distinction décrit correctement la criminalité réelle et la criminalité apparente ?

La criminalité réelle repose sur les sondages, tandis que l’apparente repose sur les règles pénales
La criminalité réelle inclut les infractions commises, tandis que l’apparente inclut celles connues des autorités
La criminalité réelle inclut les condamnations, tandis que l’apparente inclut les peines prononcées
La criminalité réelle exprime l’insécurité, tandis que l’apparente mesure la capacité des tribunaux

La criminalité réelle inclut les infractions commises, tandis que l’apparente inclut celles connues des autorités

Explication

La criminalité réelle vise toutes les infractions effectivement commises dans un lieu et une période donnés. La criminalité apparente n’en retient que la partie portée à la connaissance des autorités.

23. Une enquête mesure à la fois les infractions estimées par des indicateurs statistiques et la peur déclarée du crime : quelles notions ces deux mesures illustrent-elles ?

La criminalité apparente et la criminalité réelle
La criminalité objective et la criminalité subjective
La criminalité réelle et la criminalité légale
La criminalité légale et la criminalité apparente

La criminalité objective et la criminalité subjective

Explication

La criminalité objective correspond à ce qui peut être mesuré par des instruments statistiques, malgré leurs imperfections. La criminalité subjective renvoie au sentiment d’insécurité exprimé dans les sondages et les enquêtes d’opinion.

24. Dans une étude d’un même fait, quelle différence oppose la description pénale à la description criminologique ?

La première généralise des observations, tandis que la seconde applique une règle à un cas
La première recense les condamnations, tandis que la seconde détermine les victimes indemnisées
La première mesure la peur du crime, tandis que la seconde établit la peine applicable
La première prépare le jugement juridique, tandis que la seconde cherche à expliquer le fonctionnement du fait criminel

La première prépare le jugement juridique, tandis que la seconde cherche à expliquer le fonctionnement du fait criminel

Explication

Le droit pénal décrit les règles et les faits soumis au jugement, tandis que la criminologie étudie les faits criminels pour en expliquer le fonctionnement. La distinction porte donc sur la finalité de la description.

25. Quels éléments peuvent faire partie d’une description criminologique complète d’un phénomène ?

La composition du tribunal, la procédure suivie, le verdict et l’exécution de la peine
La qualification juridique, la peine encourue, le jugement rendu et les voies de recours
Le montant des dommages, l’indemnisation, la médiation et la réparation civile
Son volume, sa structure, son évolution, sa répartition spatiale et les caractéristiques des auteurs

Son volume, sa structure, son évolution, sa répartition spatiale et les caractéristiques des auteurs

Explication

La criminologie décrit notamment le volume, la structure, l’évolution et la répartition spatiale de la criminalité, ainsi que les criminels, leurs motivations et le passage à l’acte. Les autres réponses se concentrent sur la procédure ou les conséquences judiciaires.

26. Quel raisonnement caractérise principalement la criminologie générale lorsqu’elle construit une explication à partir de plusieurs cas observés ?

La déduction, qui applique une règle générale à une situation donnée
La qualification, qui rattache un fait à une infraction prévue par la loi
L’induction, qui généralise à partir de situations singulières
La sanction, qui fixe une conséquence juridique après le jugement

L’induction, qui généralise à partir de situations singulières

Explication

La criminologie générale raisonne par induction en partant de cas singuliers observés pour dégager des régularités. La déduction correspond plutôt à l’application d’une règle ou d’une hypothèse générale à une proposition particulière.

27. Quelle conséquence pénale distingue l’abolition du discernement de sa simple altération ?

L’abolition entraîne l’irresponsabilité, tandis que l’altération maintient la punissabilité avec une prise en compte dans la peine
L’abolition laisse le jugement inchangé, tandis que l’altération interdit toute expertise de la personne
L’abolition concerne la victime, tandis que l’altération concerne les circonstances de l’infraction
L’abolition augmente la peine, tandis que l’altération supprime toute responsabilité pénale

L’abolition entraîne l’irresponsabilité, tandis que l’altération maintient la punissabilité avec une prise en compte dans la peine

Explication

Lorsque le discernement ou le contrôle des actes est aboli, la personne est pénalement irresponsable. Une simple altération ne supprime pas la responsabilité, mais peut être prise en compte lors de la détermination de la peine.

28. Quelle finalité distingue le traitement criminologique d’une détention principalement coercitive ?

Il organise la surveillance du condamné sans intervenir sur son comportement ou son parcours
Il réserve l’accompagnement social aux personnes n’ayant pas encore été condamnées
Il cherche à modeler la personnalité, prévenir la récidive et préparer le reclassement social
Il vise à prolonger la privation de liberté afin d’accroître l’effet dissuasif de la peine

Il cherche à modeler la personnalité, prévenir la récidive et préparer le reclassement social

Explication

Le traitement criminologique agit sur le délinquant afin de modeler sa personnalité, prévenir la récidive et favoriser son reclassement social. Une détention principalement coercitive met l’accent sur la contrainte et ne correspond pas à cette finalité de réinsertion.

29. Lorsqu’elle est appliquée dès le début à une peine d’une durée inférieure ou égale à six mois, comment la semi-liberté organise-t-elle la journée du condamné ?

Il réside en permanence hors de prison et revient chaque semaine pour un contrôle judiciaire
Il travaille dans l’établissement pénitentiaire le jour et rentre chez lui chaque soir
Il exécute sa peine à domicile et se rend en prison pour exercer un emploi encadré
Il passe la nuit en prison et conserve son activité professionnelle durant la journée

Il passe la nuit en prison et conserve son activité professionnelle durant la journée

Explication

La semi-liberté permet au condamné de dormir en prison tout en poursuivant son travail pendant la journée dans les conditions indiquées. Elle aménage donc l’exécution de la peine, contrairement à l’emprisonnement classique qui interrompt l’activité professionnelle extérieure.

30. Quelle différence distingue la stérilisation chimique volontaire de la castration chirurgicale dans le traitement de certaines infractions sexuelles ?

La première réduit réversiblement la testostérone, tandis que la seconde produit une intervention irréversible
La première concerne une mesure imposée, tandis que la seconde dépend d’un consentement libre et renouvelé
La première supprime définitivement la testostérone, tandis que la seconde permet une récupération progressive
La première repose sur une intervention chirurgicale, tandis que la seconde consiste en un traitement médicamenteux

La première réduit réversiblement la testostérone, tandis que la seconde produit une intervention irréversible

Explication

La stérilisation chimique volontaire diminue la production de testostérone de façon réversible, alors que la castration chirurgicale est irréversible et fortement controversée. Les autres propositions inversent la nature ou la réversibilité des deux interventions.

31. Comment faut-il comprendre une théorie criminologique lorsqu’elle sert à analyser un phénomène criminel ?

Comme une règle juridique déterminant la peine applicable à chaque comportement délictueux
Comme une description statistique établissant directement la cause certaine d’un passage à l’acte
Comme une vérité générale permettant d’expliquer de manière identique chaque infraction
Comme une grille de lecture qui éclaire certains mécanismes sans constituer une explication définitive

Comme une grille de lecture qui éclaire certains mécanismes sans constituer une explication définitive

Explication

Une théorie criminologique fournit une grille d’analyse pour éclairer les mécanismes du crime, sans nécessairement apporter une explication unique et définitive. Elle ne se confond donc ni avec une vérité absolue ni avec une règle de droit pénal.

32. Pourquoi plusieurs théories criminologiques peuvent-elles être contradictoires tout en restant partiellement pertinentes ?

Parce que le crime est un processus complexe qui ne se réduit pas à une cause unique
Parce que les chercheurs utilisent des méthodes incompatibles qui empêchent toute comparaison entre théories
Parce que chaque théorie décrit une infraction différente définie par une législation particulière
Parce que les comportements criminels changent selon les peines prononcées par les tribunaux

Parce que le crime est un processus complexe qui ne se réduit pas à une cause unique

Explication

La pluralité et les contradictions entre théories s’expliquent par la complexité du crime, qui ne peut pas être ramené à une cause unique. Le fait qu’une théorie soit partiellement pertinente ne signifie pas que les méthodes de recherche rendent toute comparaison impossible.

33. Quelle association historique entre Topinard et Garofalo est correcte concernant le terme « criminologie » ?

Topinard et Garofalo ont forgé simultanément le terme dans un traité médical publié au XIXe siècle
Topinard a publié un ouvrage portant ce titre en 1885, puis Garofalo a créé le terme au début du XXe siècle
Topinard l’a employé au milieu du XIXe siècle, puis Garofalo l’a utilisé dans le titre d’un ouvrage publié en 1885
Topinard a défini la criminologie comme une peine, puis Garofalo a employé le terme dans une loi pénale

Topinard l’a employé au milieu du XIXe siècle, puis Garofalo l’a utilisé dans le titre d’un ouvrage publié en 1885

Explication

Topinard, médecin français, a employé le mot au milieu du XIXe siècle, tandis que Garofalo a intitulé La criminologie un ouvrage paru en 1885. Il faut donc distinguer la première utilisation du terme de son institutionnalisation dans un titre.

34. Quel objet d’étude correspond à la criminologie plutôt qu’à la fonction principale du droit pénal ?

L’analyse générale et individuelle des causes du crime ou de la délinquance
La fixation des règles de procédure encadrant les enquêtes pénales
La rédaction des décisions judiciaires concernant les personnes poursuivies
La définition des infractions et la détermination des sanctions applicables

L’analyse générale et individuelle des causes du crime ou de la délinquance

Explication

La criminologie étudie l’étiologie criminelle, c’est-à-dire les causes du crime ou de la délinquance à l’échelle générale et individuelle. Le droit pénal a pour fonction de définir les infractions et de prévoir leur sanction, ce qui correspond à une activité normative différente.

35. Selon la définition proposée par Raymond Gassin, Sylvie Cimamonti et Philippe Bonfils, vers quelle finalité l’étude de l’action criminelle doit-elle conduire ?

Identifier les troubles médicaux permettant d’expliquer chaque comportement criminel individuel
Établir une classification juridique des infractions en fonction de leur gravité respective
Mesurer l’évolution des condamnations afin d’évaluer la sévérité des juridictions pénales
Déterminer des moyens de lutte capables de réduire le crime considéré comme un mal social

Déterminer des moyens de lutte capables de réduire le crime considéré comme un mal social

Explication

Cette définition associe l’étude des facteurs et des processus de l’action criminelle à la recherche de moyens de lutte destinés à réduire ce mal social. Elle ne limite donc pas la criminologie à la classification juridique, au diagnostic médical ou au décompte des condamnations.

36. Une recherche portant sur les caractéristiques personnelles de l’auteur d’une infraction relève-t-elle principalement de quelle approche criminologique ?

De la criminologie comme science du délit
De la politique criminelle appliquée
De la criminologie comme science du délinquant
De la criminologie de la réaction sociale

De la criminologie comme science du délinquant

Explication

La science du délinquant examine principalement l’auteur et ses caractéristiques. La science du délit s’intéresse plutôt à la structure et aux circonstances de l’acte criminel.

37. Quel élément associe correctement Cesare Lombroso à l’histoire de la criminologie ?

Il a fondé la criminologie et publié L’homme délinquant en 1876
Il a formulé la réaction sociale dans une étude publiée à Turin
Il a développé la criminologie dynamique dans un ouvrage paru en 1901
Il a créé la politique criminelle et publié son traité en 1803

Il a fondé la criminologie et publié L’homme délinquant en 1876

Explication

Lombroso est considéré comme le fondateur de la criminologie et a publié L’homme délinquant en 1876. Les autres propositions lui attribuent des notions ou des dates qui ne correspondent pas à son rôle.

38. Une étude qui mesure objectivement la fréquence et les caractéristiques des actes criminels s’inscrit principalement dans quelle conception de la criminologie ?

La criminologie fondée sur la réaction sociale
La criminologie comme science du délit
La criminologie centrée sur la personnalité judiciaire
La criminologie comme science du délinquant

La criminologie comme science du délit

Explication

La science du délit privilégie l’étude objective des actes criminels. La science du délinquant se concentre plutôt sur l’homme criminel et sur l’auteur de l’infraction.

39. Comment le néo-marxisme explique-t-il principalement la production de la délinquance ?

Les processus psychologiques individuels provoquent le passage progressif à l’acte
L’exploitation capitaliste concentre naturellement les infractions dans le prolétariat
Les statistiques criminelles révèlent des lois générales de développement social
La loi pénale et ses institutions la construisent comme instrument de domination bourgeoise

La loi pénale et ses institutions la construisent comme instrument de domination bourgeoise

Explication

Pour les néo-marxistes, la loi pénale et les institutions qui l’appliquent participent à la création de la délinquance comme moyen de domination bourgeoise. L’idée d’une concentration de la délinquance dans le prolétariat sous l’effet de l’exploitation correspond plutôt au marxisme classique.

40. Une étude qui cherche à comprendre les étapes conduisant une personne au passage à la délinquance relève de quelle orientation ?

De la criminologie causaliste fondée sur les statistiques
De la criminologie de la réaction sociale institutionnelle
De la criminologie dynamique, ou criminogénèse
De la criminologie descriptive des actes criminels

De la criminologie dynamique, ou criminogénèse

Explication

La criminologie dynamique, appelée aussi criminogénèse, analyse les processus qui conduisent au passage à la délinquance. La criminologie causaliste recherche plutôt des causes et des lois générales à l’aide notamment de méthodes statistiques.

41. L’analyse de la manière dont la police, la justice et les médias contrôlent et désignent certains comportements relève de quelle approche ?

De la criminologie dynamique du passage à l’acte
De la criminologie de la réaction sociale
De la criminologie de l’acte criminel
De la criminologie causaliste des comportements

De la criminologie de la réaction sociale

Explication

La criminologie de la réaction sociale étudie les mécanismes institutionnels de contrôle exercés par la police, la justice et les médias. La criminologie de l’acte décrit et explique plutôt le passage à l’action criminelle.

42. Quel domaine commun au droit pénal et à la criminologie consiste à rechercher rationnellement les meilleures réponses au phénomène criminel ?

La politique criminelle
La qualification pénale
La réaction sociale
La criminologie dynamique

La politique criminelle

Explication

La politique criminelle recherche les réponses les plus efficaces et rationnelles au phénomène criminel, ce qui en fait un domaine partagé par le droit pénal et la criminologie. La qualification pénale consiste plutôt à rattacher juridiquement des faits à une infraction.

43. Lorsqu’un tribunal adapte la peine à la personnalité de l’auteur ainsi qu’à sa situation familiale et sociale, quel principe applique-t-il ?

Le principe de qualification légale de l’infraction
Le principe de prévention statistique du risque
Le principe de rétribution selon la gravité abstraite
Le principe d’individualisation de la peine

Le principe d’individualisation de la peine

Explication

L’article 132-1 du Code pénal impose d’individualiser la peine selon les circonstances de l’infraction, la personnalité de l’auteur et sa situation. Une peine strictement rétributive se fonderait sur l’infraction sans intégrer de manière comparable la situation personnelle.

44. Laquelle de ces finalités figure parmi les fonctions attribuées à la peine par l’article 130-1 du Code pénal ?

Mesurer la fréquence réelle des infractions non déclarées
Favoriser l’amendement, l’insertion ou la réinsertion de l’auteur
Déterminer la définition scientifique du comportement déviant
Établir les causes générales du crime dans la population

Favoriser l’amendement, l’insertion ou la réinsertion de l’auteur

Explication

L’article 130-1 attribue notamment à la peine une fonction d’amendement, d’insertion ou de réinsertion de l’auteur, en plus de la sanction et de la protection de la société. Les autres propositions décrivent des activités de recherche criminologique plutôt que des finalités de la peine.

45. Lorsqu’un laboratoire reconstitue scientifiquement une scène et recherche des éléments permettant de relier un suspect aux faits, quelle discipline mobilise-t-il ?

La pénologie, qui étudie les fonctions des sanctions prononcées après le jugement
La criminologie, qui explique les causes sociales et individuelles du phénomène criminel
La criminalistique, qui établit la matérialité des faits et recherche des éléments de preuve
La victimologie, qui analyse le statut et les droits des personnes lésées

La criminalistique, qui établit la matérialité des faits et recherche des éléments de preuve

Explication

La criminalistique rassemble les techniques scientifiques servant à constater l’infraction, identifier son auteur et établir la matérialité des faits. La criminologie ne recherche pas directement cette preuve matérielle : elle cherche plutôt à expliquer le phénomène criminel.

46. Quelle démarche vise à établir un profil susceptible d’orienter les enquêteurs vers un type d’auteur ?

L’analyse criminelle, qui construit un profil à partir des éléments disponibles
L’expertise criminelle, qui étudie la personnalité de l’auteur ou de la victime
L’enquête de police judiciaire, qui recherche et établit les preuves matérielles
La médecine légale, qui examine les conséquences corporelles d’une infraction

L’analyse criminelle, qui construit un profil à partir des éléments disponibles

Explication

L’analyse criminelle établit un profil pouvant guider les enquêteurs dans leur orientation. L’expertise criminelle porte sur la personnalité, tandis que l’enquête de police judiciaire établit la matérialité de l’infraction.

47. Laquelle de ces disciplines appartient à l’ensemble des techniques regroupées sous le terme de criminalistique ?

La toxicologie, qui peut contribuer à rechercher des indices scientifiques
La victimologie, qui porte sur les victimes et leurs droits judiciaires
La pénologie, qui examine les sanctions et leurs fonctions préventives
La sociologie, qui étudie les structures et les relations au sein de la société

La toxicologie, qui peut contribuer à rechercher des indices scientifiques

Explication

La toxicologie fait partie des domaines associés à la criminalistique, avec notamment la médecine légale, la police scientifique et l’anthropométrie. La pénologie et la victimologie relèvent d’autres branches des sciences criminelles, tandis que la sociologie n’est pas citée comme technique criminalistique dans cette liste.

48. Quel objet d’étude caractérise la pénologie par rapport à la criminologie ?

Les indices matériels recueillis sur une scène afin d’identifier un auteur
Les droits des victimes et leur statut dans le fonctionnement de la justice
Les causes du phénomène criminel et les facteurs associés au passage à l’acte
Les fonctions des sanctions pénales et les mesures de sûreté destinées à prévenir les infractions

Les fonctions des sanctions pénales et les mesures de sûreté destinées à prévenir les infractions

Explication

La pénologie étudie les sanctions pénales, leur fonctionnement et les mesures de sûreté destinées à prévenir les infractions. L’étude des causes du crime appartient à la criminologie, tandis que les deux autres propositions renvoient à la criminalistique et à la victimologie.

49. Quelle évolution de la peine est associée à la Défense sociale nouvelle de Marc Ancel après la Seconde Guerre mondiale ?

Elle a intégré des fonctions de resocialisation et de réadaptation en plus de la rétribution
Elle a remplacé les sanctions pénales par des mesures destinées à indemniser les victimes
Elle a réservé les mesures éducatives aux adultes condamnés pour des infractions graves
Elle a abandonné la fonction rétributive au profit d’une fonction exclusivement éducative

Elle a intégré des fonctions de resocialisation et de réadaptation en plus de la rétribution

Explication

La Défense sociale nouvelle a ajouté à la fonction rétributive de la peine des fonctions resocialisatrice et réadaptatrice. Elle n’a pas supprimé la rétribution et cette évolution ne consiste ni à réserver l’éducation aux adultes ni à remplacer les sanctions par l’indemnisation.

50. Quel domaine examine le statut et les droits des victimes dans le système de justice ?

La victimologie, qui étudie les victimes et leur place dans la justice
La criminalistique, qui recherche les indices et établit la preuve des faits
La criminologie, qui analyse principalement le crime et le délinquant
La pénologie, qui étudie les sanctions et leur exécution

La victimologie, qui étudie les victimes et leur place dans la justice

Explication

La victimologie est la science de la victime et porte notamment sur son statut et ses droits dans le système de justice. La criminologie se concentre sur le phénomène criminel et le délinquant, alors que la criminalistique et la pénologie ont des objets différents.

51. Une étude porte sur les victimes d’un accident industriel et d’une guerre sans rechercher l’existence d’une infraction pénale : de quelle approche relève-t-elle ?

De la criminalistique, qui identifie les auteurs grâce aux indices matériels
De la victimologie pénale, qui examine les victimes d’infractions pénales
De la victimologie générale, qui inclut diverses victimes d’évènements dramatiques
De la criminologie, qui explique les causes sociales du phénomène criminel

De la victimologie générale, qui inclut diverses victimes d’évènements dramatiques

Explication

La victimologie générale étudie toutes les victimes d’évènements dramatiques, notamment celles de catastrophes industrielles et de guerres. La victimologie pénale se limite aux victimes d’infractions pénales, ce qui ne correspond pas à la situation décrite.

52. Laquelle de ces situations relève clairement du champ de la victimologie générale ?

L’identification d’un auteur grâce à ses empreintes génétiques
Le statut procédural d’une personne agressée lors d’une infraction pénale
Les conséquences subies par des travailleurs victimes d’une maladie professionnelle
L’étude des fonctions préventives d’une mesure de sûreté

Les conséquences subies par des travailleurs victimes d’une maladie professionnelle

Explication

La victimologie générale inclut les victimes de maladies professionnelles parmi les personnes touchées par des évènements dramatiques. Le statut d’une personne agressée relève de la victimologie pénale, tandis que les deux autres situations concernent la criminalistique et la pénologie.

53. Un tribunal tient compte de la personnalité du condamné ainsi que de sa situation familiale et sociale pour fixer la sanction : quel principe met-il en œuvre ?

Le principe de légalité des délits
Le principe d’individualisation de la peine
Le principe de responsabilité collective
Le principe de rétribution proportionnelle

Le principe d’individualisation de la peine

Explication

L’article 132-1 du Code pénal impose d’adapter toute peine aux circonstances de l’infraction, à la personnalité de son auteur et à sa situation matérielle, familiale et sociale. La rétribution proportionnelle met davantage l’accent sur la gravité de l’infraction que sur l’adaptation de la sanction à la personne condamnée.

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Quelle utilité pratique la criminologie offre-t-elle aux professionnels du droit ?

Elle aide magistrats, avocats et policiers dans leur travail.

Quelle utilité théorique la criminologie apporte-t-elle aux étudiants ?

Elle forme intellectuellement les étudiants à lutter contre la délinquance.

Quelle est la nature du droit pénal par rapport à la criminologie ?

Le droit pénal est une discipline normative.

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