QCM : Implantation du contrôle constitutionnel (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal du contentieux constitutionnel ?

Apprécier la conformité des décisions judiciaires aux traités internationaux
Contrôler la conformité des actes administratifs à toutes les normes supérieures
Vérifier la conformité des actes juridiquement subordonnés à la Constitution
Sanctionner les irrégularités commises par les autorités administratives

Vérifier la conformité des actes juridiquement subordonnés à la Constitution

Explication

Le contentieux constitutionnel examine si des actes juridiquement subordonnés respectent la Constitution. Le contentieux administratif peut, quant à lui, porter sur la conformité à d’autres normes supérieures.

2. Quelle distinction caractérise les deux formes du contrôle de constitutionnalité en France ?

Le contrôle a priori concerne les règlements, tandis que le contrôle a posteriori concerne les traités internationaux
Le contrôle a priori appartient aux tribunaux judiciaires, tandis que le contrôle a posteriori relève des autorités administratives
Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori passe par la question prioritaire de constitutionnalité
Le contrôle a priori intervient après la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori est exercé avant le vote de la loi

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, tandis que le contrôle a posteriori passe par la question prioritaire de constitutionnalité

Explication

Le contrôle français distingue un examen avant la promulgation et un examen ultérieur déclenché par une question prioritaire de constitutionnalité. La question prioritaire de constitutionnalité constitue donc la voie du contrôle a posteriori, et non une procédure préalable.

3. Dans la hiérarchie révolutionnaire des normes, quelle relation est correcte ?

Les actes de l’exécutif sont supérieurs à la loi, qui domine la Constitution et les droits naturels
Les droits naturels sont supérieurs à la Constitution, qui domine la loi et les actes de l’exécutif
La loi est supérieure à la Constitution, qui domine les droits naturels et les actes de l’exécutif
La Constitution est supérieure aux droits naturels, à la loi et aux actes de l’exécutif

Les droits naturels sont supérieurs à la Constitution, qui domine la loi et les actes de l’exécutif

Explication

La hiérarchie révolutionnaire place les droits naturels au sommet, puis la Constitution, la loi et enfin les actes de l’exécutif. La confusion fréquente consiste à inverser la place des droits naturels et de la Constitution.

4. Pourquoi les révolutionnaires français refusent-ils le contrôle de la loi au fond ?

Ils estiment que les droits naturels doivent être protégés par un contrôle exercé directement par l’exécutif
Ils pensent que la séparation des pouvoirs exige de confier aux juges la révision politique des lois
Ils considèrent que les tribunaux doivent vérifier la conformité de chaque loi aux coutumes anciennes
Ils voient dans la loi l’expression infaillible de la volonté générale et privilégient une garantie institutionnelle des droits

Ils voient dans la loi l’expression infaillible de la volonté générale et privilégient une garantie institutionnelle des droits

Explication

Les révolutionnaires associent la loi à l’expression infaillible de la volonté générale et recherchent la protection des droits par l’organisation institutionnelle des pouvoirs. Ils ne privilégient donc pas un contrôle juridictionnel de fond exercé par les juges.

5. Qu'est-ce que l'expériences impériale et doctrinale dans le contexte du contrôle de constitutionnalité en France ?

Une phase historique où le contrôle de constitutionnalité était exercé uniquement par des doctrines juridiques sans influence impériale.
Une période durant laquelle le contrôle constitutionnel a été abandonné au profit de doctrines étrangères.
Une étape où le contrôle de constitutionnalité a été centralisé sous l'autorité impériale sans influence doctrinale.
Une période où le contrôle constitutionnel était influencé par l'empire et la doctrine juridique.

Une période où le contrôle constitutionnel était influencé par l'empire et la doctrine juridique.

Explication

L'expériences impériale et doctrinale désignent les tentatives et évolutions du contrôle de constitutionnalité influencées par l'empire et par la doctrine juridique, notamment durant la IIIe République et sous l'Empire, illustrant la complexité et la diversité des approches en France.

6. Quel est le nom de la décision rendue par la Cour suprême des États-Unis le 24 février 1803, qui reconnaît la compétence de contrôler la conformité des lois à la Constitution fédérale?

Décision de 1948 sur la Constitution de 1946
Arrêt Marbury v. Madison
Décision n°71-44 DC Liberté d’association
Arrêt de la Cour de cassation sur la QPC

Arrêt Marbury v. Madison

Explication

L'arrêt Marbury v. Madison est célèbre pour avoir établi le principe du contrôle de constitutionnalité des lois par la Cour suprême des États-Unis. La décision de 1971 concerne la valeur constitutionnelle du préambule de 1958, ce qui ne correspond pas à cette question.

7. Quelle est la fonction principale du bloc de constitutionnalité dans le contrôle de la conformité des lois en France?

Organiser la composition et le mode de nomination des membres du Conseil.
Fixer les procédures de saisine du Conseil constitutionnel.
Établir la hiérarchie des normes dans l'ordre juridique français.
Définir l'ensemble des normes constitutionnelles appliquées par le Conseil constitutionnel.

Définir l'ensemble des normes constitutionnelles appliquées par le Conseil constitutionnel.

Explication

Le bloc de constitutionnalité regroupe l'ensemble des normes que le Conseil constitutionnel utilise pour vérifier la conformité des lois à la Constitution. Il ne concerne pas la hiérarchie des normes ni la procédure de saisine ou la composition du Conseil.

8. Quelle étape marque le début de l'ouverture progressive des saisines au Conseil constitutionnel après la révision constitutionnelle de 1974 ?

L'entrée en vigueur de la QPC en 2008
L'adoption de la loi organique du 10 décembre 2009
La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971
La saisine par 60 députés ou 60 sénateurs

La saisine par 60 députés ou 60 sénateurs

Explication

L'ouverture progressive des saisines a été instaurée en 1974, permettant à 60 députés ou 60 sénateurs de saisir le Conseil constitutionnel. La loi organique de 2009 a précisé cette procédure, mais ce n'est pas son début.

9. En quoi le contrôle a priori diffère-t-il du contrôle par question prioritaire de constitutionnalité (QPC) en termes de moment et de nature ?

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation de la loi et est abstrait, tandis que la QPC intervient dans le cadre d’un litige et est concrète.
Le contrôle a priori concerne uniquement les lois organiques, alors que la QPC concerne toutes les lois.
Le contrôle a priori est exercé uniquement par le Conseil constitutionnel, alors que la QPC peut être soulevée par toute partie à l’instance.
Le contrôle a priori est un contrôle de conventionnalité, alors que la QPC est un contrôle de constitutionnalité.

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation de la loi et est abstrait, tandis que la QPC intervient dans le cadre d’un litige et est concrète.

Explication

Le contrôle a priori est effectué avant la promulgation d’une loi et est abstrait, c’est-à-dire qu’il ne dépend pas d’un litige spécifique. La QPC, en revanche, est soulevée dans le cadre d’un litige concret et peut conduire à l’abrogation de la disposition contestée.

10. Qui est crédité d'avoir formulé la théorie de l’aiguilleur, qui décrit le rôle du Conseil constitutionnel comme indiquant la voie juridique interdite sans empêcher le pouvoir politique de poursuivre ses objectifs ?

Louis Favoreu
Charles Eisenmann
Sieyès
Hans Kelsen

Louis Favoreu

Explication

Louis Favoreu est crédité d'avoir popularisé la théorie de l’aiguilleur, qui présente le Conseil comme un guide indiquant la voie interdite par la Constitution. Charles Eisenmann a également contribué à cette théorie, mais c'est Favoreu qui l'a largement diffusée.

11. Quelles sont les causes principales qui ont conduit à la création du pouvoir normatif du Conseil constitutionnel en France ?

L'évolution du contrôle de constitutionnalité vers une activité interprétative des normes
L'affirmation de la suprématie de la Constitution sur la loi ordinaire
La nécessité d'encadrer la pouvoir législatif par des normes supérieures
L'extension du contrôle à toutes les normes juridiques par la jurisprudence constitutionnelle

L'affirmation de la suprématie de la Constitution sur la loi ordinaire

Explication

La création du pouvoir normatif du Conseil constitutionnel résulte de la reconnaissance de la valeur constitutionnelle du bloc de constitutionnalité, notamment à partir de la décision de 1971, ce qui a permis au Conseil d'interpréter et de dégager des normes à partir de la Constitution. La première option évoque une activité interprétative, mais ce n'est pas la cause principale, tandis que la troisième et la quatrième sont des conséquences ou des extensions de cette évolution.

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Sur quoi porte le contentieux constitutionnel ?

Sur la conformité à la Constitution des actes juridiquement subordonnés.

Quelle décision de 1803 a reconnu le contrôle de constitutionnalité aux États-Unis ?

L'arrêt Marbury v. Madison de la Cour suprême des États-Unis.

Quelle période couvre la Révolution française selon le légicentrisme ?

De 1789 à 1804.

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