QCM : Arrêt Films Lutetia — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle décision le Conseil d’État a-t-il rendue le 18 décembre 1959 dans l’affaire Société Les Films Lutétia ?

Un arrêt rendu en Section, sous les numéros 36385 et 36428
Un décret rendu en Section, sous les numéros 36385 et 36428
Un jugement rendu en Assemblée, sous les numéros 36385 et 36428
Un arrêt rendu en Section, sous les numéros 1954 et 1955

Un arrêt rendu en Section, sous les numéros 36385 et 36428

Explication

Le Conseil d’État, statuant en Section, a rendu cet arrêt le 18 décembre 1959 sous les numéros 36385 et 36428. La formation de jugement et les numéros indiqués ne correspondent pas à un jugement ou à un décret.

2. Que demandait la Société Les Films Lutétia devant le juge administratif ?

La confirmation de l’arrêté autorisant la projection du film Le feu dans la peau à Nice
L’annulation de l’arrêté interdisant la projection du film Le feu dans la peau à Nice
L’annulation du visa ministériel accordé au film Le feu dans la peau à Nice
La réparation du préjudice causé par la diffusion du film Le feu dans la peau à Nice

L’annulation de l’arrêté interdisant la projection du film Le feu dans la peau à Nice

Explication

La société contestait l’arrêté du 3 décembre 1954 par lequel le maire de Nice avait interdit la projection du film. Elle demandait donc l’annulation de cet acte municipal, et non celle du visa ministériel.

3. Quelle autorisation est requise pour représenter un film cinématographique en vertu de l’article 1er de l’ordonnance du 3 juillet 1945 ?

Une autorisation délivrée par le maire de la commune concernée
Un visa délivré par le ministre chargé de l’information
Un visa délivré par le tribunal administratif compétent
Une licence délivrée par le producteur du film concerné

Un visa délivré par le ministre chargé de l’information

Explication

La représentation d’un film est subordonnée à l’obtention d’un visa délivré par le ministre chargé de l’information. L’autorisation municipale ne constitue pas le régime national prévu par cette ordonnance.

4. Quelle est la portée territoriale du visa d’exploitation prévu par l’article 6 du décret du 3 juillet 1945 ?

Il autorise la représentation du film dans la seule commune ayant instruit la demande
Il autorise la représentation du film pendant la seule période fixée par le maire
Il autorise la représentation du film dans le seul établissement choisi par le producteur
Il autorise la représentation du film sur tout le territoire visé par le visa

Il autorise la représentation du film sur tout le territoire visé par le visa

Explication

Le visa d’exploitation vaut autorisation de représenter le film sur l’ensemble du territoire pour lequel il est délivré. Cette portée nationale ou territoriale ne se limite donc pas à une commune ou à une salle particulière.

5. Quel pouvoir l’article 97 de la loi municipale du 5 avril 1884 attribue-t-il au maire ?

Fixer les règles générales applicables à tous les cinémas du pays
Délivrer les visas nationaux autorisant l’exploitation des films
Prendre les mesures nécessaires au maintien de l’ordre public dans sa commune
Juger les recours dirigés contre les arrêtés municipaux

Prendre les mesures nécessaires au maintien de l’ordre public dans sa commune

Explication

Le maire, responsable du maintien de l’ordre dans sa commune, dispose du pouvoir de police municipale pour prendre les mesures nécessaires à la protection de l’ordre public. La délivrance des visas cinématographiques relève d’une autorité ministérielle, non du maire.

6. Un film bénéficie d’un visa ministériel, mais sa projection risque de provoquer des troubles sérieux dans une commune. Que peut faire le maire ?

Autoriser la projection en transférant la décision au ministre
Saisir le tribunal administratif pour obtenir une nouvelle classification
Annuler le visa pour l’ensemble du territoire national
Interdire localement la projection pour protéger l’ordre public

Interdire localement la projection pour protéger l’ordre public

Explication

Le visa ministériel autorise l’exploitation du film, mais il ne prive pas le maire de son pouvoir de police locale. Face à des troubles sérieux, celui-ci peut interdire la projection dans sa commune sans annuler le visa national.

7. Dans quel cas le caractère immoral d’un film peut-il justifier une interdiction municipale ?

Lorsqu’il est associé à des circonstances locales préjudiciables à l’ordre public
Lorsqu’il suffit à retirer le visa délivré par l’autorité ministérielle
Lorsqu’il est constaté par le producteur avant toute projection publique
Lorsqu’il entraîne automatiquement une interdiction dans toutes les communes

Lorsqu’il est associé à des circonstances locales préjudiciables à l’ordre public

Explication

L’immoralité du film doit être combinée à des circonstances locales rendant la projection préjudiciable à l’ordre public. Le caractère immoral pris isolément ne produit donc pas automatiquement une interdiction municipale générale.

8. Selon l’instruction, quel élément pouvait légalement justifier l’interdiction municipale de projeter le film à Nice ?

Le visa ministériel accordé pour la projection nationale
Les circonstances locales propres à la commune de Nice
Le caractère individuel de la décision prise par le maire
L’absence de contestation concernant la moralité du film

Les circonstances locales propres à la commune de Nice

Explication

Les circonstances locales invoquées par le maire de Nice étaient considérées comme suffisamment particulières pour justifier légalement l’interdiction. Le visa ministériel établissait une autorisation générale, mais ne faisait pas obstacle à une intervention municipale fondée sur des circonstances locales.

9. Quelle était la nature juridique de l’arrêté municipal interdisant la projection du film à Nice ?

Une autorisation administrative de portée nationale
Une décision individuelle visant une situation déterminée
Une mesure législative applicable à toutes les communes
Une décision réglementaire posant une règle générale

Une décision individuelle visant une situation déterminée

Explication

L’arrêté concernait la projection déterminée d’un film dans une commune précise, ce qui lui conférait le caractère d’une décision individuelle. Une décision réglementaire aurait posé une règle générale et impersonnelle.

10. Quelle décision le Conseil d’État a-t-il rendue concernant les requêtes des sociétés requérantes ?

Il a annulé l’arrêté municipal et renvoyé l’affaire devant le maire de Nice.
Il a suspendu l’instance dans l’attente d’une nouvelle décision ministérielle.
Il a rejeté les requêtes de la Société Les Films Lutétia et du Syndicat français des producteurs et exportateurs de films.
Il a déclaré les requêtes irrecevables en raison de l’absence de visa ministériel.

Il a rejeté les requêtes de la Société Les Films Lutétia et du Syndicat français des producteurs et exportateurs de films.

Explication

Le Conseil d’État a rejeté les requêtes introduites par la Société Les Films Lutétia et le Syndicat français des producteurs et exportateurs de films. Il n’a donc pas annulé l’arrêté municipal ni interrompu la procédure pour obtenir une nouvelle décision ministérielle.

11. Comment le Conseil d’État a-t-il apprécié le jugement du tribunal administratif de Nice relatif à la demande d’annulation ?

Il a jugé que les requérants ne démontraient pas que le rejet de leur demande était erroné.
Il a estimé que le tribunal administratif n’était pas compétent pour examiner l’arrêté.
Il a conclu que la demande devait être transmise au ministre de l’Intérieur.
Il a considéré que le tribunal administratif devait accueillir la demande d’annulation.

Il a jugé que les requérants ne démontraient pas que le rejet de leur demande était erroné.

Explication

Le Conseil d’État a jugé que les requérants n’étaient pas fondés à soutenir que le tribunal administratif avait rejeté à tort leur demande d’annulation. La transmission au ministre de l’Intérieur constituait une mesure du dispositif, et non la solution donnée à cette contestation.

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Quelle juridiction a rendu l'arrêt Société Les films Lutétia ?

Le Conseil d’État, statuant en Section.

À quelle date l'arrêt Société Les films Lutétia a-t-il été rendu ?

Le 18 décembre 1959.

Quels sont les numéros de l'arrêt Société Les films Lutétia ?

Les numéros 36385 et 36428.

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