QCM : Auxiliaires de justice et preuve — 61 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le droit objectif et le droit subjectif ?

Le droit objectif concerne les devoirs moraux, tandis que le droit subjectif concerne les sanctions étatiques.
Le droit objectif désigne des prérogatives individuelles, tandis que le droit subjectif regroupe les règles générales.
Le droit objectif regroupe des règles générales, tandis que le droit subjectif désigne les prérogatives d’un titulaire déterminé.
Le droit objectif organise la religion, tandis que le droit subjectif organise les relations économiques.

Le droit objectif regroupe des règles générales, tandis que le droit subjectif désigne les prérogatives d’un titulaire déterminé.

Explication

Le droit objectif rassemble les règles de conduite applicables aux relations entre les personnes, alors que le droit subjectif correspond aux prérogatives reconnues à un individu. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux notions.

2. Quel ensemble d’objectifs correspond aux fonctions du droit objectif ?

Déterminer les préférences individuelles, stimuler la concurrence, protéger les opinions et orienter les choix.
Développer la perfection morale, régler la foi religieuse, imposer la vertu et guider la conscience.
Établir les traditions familiales, préserver les coutumes, transmettre les croyances et former le caractère.
Organiser les relations sociales, maintenir l’ordre, favoriser le progrès et garantir la justice.

Organiser les relations sociales, maintenir l’ordre, favoriser le progrès et garantir la justice.

Explication

Le droit objectif sert à organiser les relations entre les personnes, à maintenir l’ordre, à favoriser le progrès et à garantir la justice. La perfection morale relève principalement de la morale, et non de la fonction centrale du droit.

3. Quelle opposition caractérise le mieux la morale et le droit ?

La morale recherche la perfection des individus, tandis que le droit vise principalement l’ordre et la paix sociale.
La morale sanctionne les comportements par l’État, tandis que le droit repose sur un jugement intérieur.
La morale est produite par les autorités publiques, tandis que le droit provient de la conscience personnelle.
La morale organise principalement la vie collective, tandis que le droit recherche la perfection intérieure des individus.

La morale recherche la perfection des individus, tandis que le droit vise principalement l’ordre et la paix sociale.

Explication

La morale tend vers la perfection individuelle et peut imposer des devoirs envers autrui, soi-même ou une divinité, alors que le droit organise la vie collective. Attribuer au droit la recherche de la perfection intérieure inverse la distinction essentielle.

4. D’où proviennent principalement les règles morales et les règles juridiques ?

Les règles morales proviennent des autorités étatiques, tandis que les règles juridiques sont issues de la conscience collective.
Les règles morales proviennent de la conscience ou de la religion, tandis que les règles juridiques sont produites par l’État.
Les règles morales proviennent des codes civils, tandis que les règles juridiques sont formées par les convictions personnelles.
Les règles morales proviennent des tribunaux, tandis que les règles juridiques sont élaborées par les traditions religieuses.

Les règles morales proviennent de la conscience ou de la religion, tandis que les règles juridiques sont produites par l’État.

Explication

Les règles morales trouvent notamment leur origine dans la conscience individuelle ou collective et dans la religion, tandis que les règles juridiques émanent de l’État et des autorités étatiques. Confondre ces sources revient à attribuer au droit une origine principalement personnelle ou religieuse.

5. Comment se distinguent les sanctions attachées à une règle morale et à une règle juridique ?

La règle morale est principalement sanctionnée par une peine légale, tandis que la règle juridique l’est par la désapprobation intérieure.
La règle morale est principalement sanctionnée par la conscience, tandis que la règle juridique l’est par l’autorité publique.
La règle morale est principalement sanctionnée par un tribunal, tandis que la règle juridique l’est par le remords personnel.
La règle morale est principalement sanctionnée par une administration, tandis que la règle juridique l’est par une croyance religieuse.

La règle morale est principalement sanctionnée par la conscience, tandis que la règle juridique l’est par l’autorité publique.

Explication

La violation d’une règle morale entraîne principalement une sanction de la conscience, alors que la violation d’une règle juridique peut être sanctionnée par l’État et les pouvoirs publics. Le remords relève donc de la morale, et non du mécanisme juridique de sanction.

6. Quelle affirmation décrit correctement le rapport entre la loi du 9 décembre 1905 et la Constitution de 1958 ?

La loi de 1905 a placé les autorités religieuses au sommet de l’État, principe confirmé par la Constitution de 1958.
La loi de 1905 a établi une religion officielle, principe confirmé par l’article 1 de la Constitution de 1958.
La loi de 1905 a supprimé toute liberté religieuse, principe repris par l’article 1 de la Constitution de 1958.
La loi de 1905 a consacré la séparation des Églises et de l’État, principe repris par l’article 1 de la Constitution de 1958.

La loi de 1905 a consacré la séparation des Églises et de l’État, principe repris par l’article 1 de la Constitution de 1958.

Explication

La loi du 9 décembre 1905 a consacré la séparation des Églises et de l’État, et le principe de laïcité a ensuite été repris par l’article 1 de la Constitution du 4 octobre 1958. La laïcité ne correspond ni à l’établissement d’une religion officielle ni à la suppression de la liberté religieuse.

7. Quelle caractéristique définit le système juridique romano-germanique ?

Il repose principalement sur les prescriptions religieuses, en accordant une place centrale aux autorités spirituelles.
Il privilégie les coutumes locales, en laissant les codes jouer un rôle secondaire dans l’organisation du droit.
Il s’est formé à partir des décisions judiciaires, en accordant une place centrale aux précédents des tribunaux.
Il s’appuie sur le droit romain et des apports germaniques, en accordant une place centrale aux lois et aux codes.

Il s’appuie sur le droit romain et des apports germaniques, en accordant une place centrale aux lois et aux codes.

Explication

Le système romano-germanique est fondé sur le droit romain enrichi de solutions germaniques, et la législation ainsi que les codes y occupent une place centrale. La priorité donnée aux décisions judiciaires et aux précédents caractérise davantage la common law.

8. Une juridiction d’un pays de common law doit trancher une affaire présentant une forte similitude avec des affaires antérieures : quel raisonnement est le plus caractéristique de ce système ?

Elle examine les précédents judiciaires afin de construire progressivement la solution applicable au litige.
Elle recherche principalement une disposition codifiée qui rassemble de manière systématique la règle applicable.
Elle consulte prioritairement une autorité religieuse pour déterminer la règle adaptée au différend.
Elle applique d’abord une coutume locale non écrite, même si des décisions antérieures existent.

Elle examine les précédents judiciaires afin de construire progressivement la solution applicable au litige.

Explication

La common law s’est construite progressivement à partir des affaires soumises aux juges et repose sur la jurisprudence ainsi que sur les précédents. La recherche prioritaire d’une règle codifiée correspond davantage au système romano-germanique.

9. Quelle conséquence résultait de la place importante des coutumes dans l’ancien droit français ?

La coexistence d’environ 60 coutumes générales et 700 coutumes locales entraînait une fragmentation et une incertitude du droit.
L’unification immédiate des pratiques régionales permettait aux citoyens d’appliquer des règles identiques sur tout le territoire.
La disparition des coutumes locales renforçait le rôle des décisions judiciaires et réduisait la diversité des règles.
La concentration des règles dans un code national produisait une grande uniformité et une faible incertitude juridique.

La coexistence d’environ 60 coutumes générales et 700 coutumes locales entraînait une fragmentation et une incertitude du droit.

Explication

L’ancien droit français reposait largement sur des coutumes non écrites, dont environ 60 générales et 700 locales, ce qui fragmentait le droit et rendait sa connaissance incertaine. L’existence de nombreuses coutumes régionales empêchait précisément une uniformité nationale complète.

10. À quelle date le Code civil des Français a-t-il été adopté ?

Le 21 mars 1804, correspondant à la loi du 30 ventôse de l’an 12.
Le 9 décembre 1905, correspondant à la loi de séparation des Églises et de l’État.
Le 4 octobre 1958, correspondant à l’adoption de la Constitution de la Ve République.
Le 14 juillet 1789, correspondant au début de la Révolution française.

Le 21 mars 1804, correspondant à la loi du 30 ventôse de l’an 12.

Explication

Le Code civil des Français a été adopté par la loi du 30 ventôse de l’an 12, soit le 21 mars 1804. Les autres dates renvoient à des événements constitutionnels, révolutionnaires ou relatifs à la laïcité.

11. Quelle distinction caractérise les personnes et les choses en droit ?

Les personnes et les choses ont toutes deux une personnalité juridique propre
Les personnes sont des objets de droit, tandis que les choses ont des droits et obligations
Les choses ont des obligations, tandis que les personnes relèvent du droit de propriété
Les personnes ont des droits et obligations, tandis que les choses sont des objets de droit

Les personnes ont des droits et obligations, tandis que les choses sont des objets de droit

Explication

Les personnes sont des sujets de droit, car elles peuvent être titulaires de droits et d’obligations, contrairement aux choses. La confusion vient de l’inversion entre les sujets de droit et les objets de droit soumis notamment à la propriété.

12. Qu’est-ce qui permet à une personne morale d’être titulaire de droits et d’obligations ?

La réunion de membres sans existence juridique distincte
La reconnaissance d’une personnalité juridique propre
La capacité d’exercice de chacun de ses représentants
La détention de biens soumis au droit de propriété

La reconnaissance d’une personnalité juridique propre

Explication

Une personne morale est un groupement de personnes ou de biens auquel la personnalité juridique est reconnue. Un simple groupement dépourvu de cette personnalité ne possède pas une existence juridique propre.

13. Quelle capacité désigne le pouvoir de mettre soi-même ses droits en œuvre sans assistance ni représentation ?

La capacité de jouissance
La capacité patrimoniale
La capacité d’exercice
La personnalité juridique

La capacité d’exercice

Explication

La capacité d’exercice correspond au pouvoir d’exercer personnellement ses droits sans assistance ni représentation. La capacité de jouissance désigne plutôt l’aptitude à avoir des droits et des obligations.

14. Un dommage causé par un événement auquel la loi attache des effets de droit constitue quel type de situation ?

Un acte juridique
Une personne morale
Un fait juridique
Une capacité d’exercice

Un fait juridique

Explication

Un fait juridique est un événement ou un agissement auquel la loi attache des conséquences juridiques, même si ces effets n’ont pas été recherchés. Un acte juridique repose au contraire sur une manifestation de volonté destinée à produire des effets de droit.

15. Dans un syllogisme juridique, à quoi correspond la majeure ?

À la preuve produite par une partie
À la solution retenue par le juge
À la règle de droit applicable
Aux faits juridiquement qualifiés

À la règle de droit applicable

Explication

La majeure du syllogisme juridique est la règle de droit, que l’on applique ensuite à une situation de fait. Les faits juridiquement qualifiés constituent la mineure, et la solution découle de leur confrontation avec la règle.

16. Quel droit régit un litige entre particuliers comportant un élément d’extranéité ?

Le droit international privé
Le droit administratif interne
Le droit interne
Le droit public national

Le droit international privé

Explication

Le droit international privé concerne les rapports entre particuliers qui comportent un élément d’extranéité. Le droit interne régit les rapports sociaux se produisant dans un État sans élément international.

17. Quelle proposition distingue correctement le droit public du droit privé ?

Le droit public concerne l’État et les collectivités publiques, tandis que le droit privé régit les particuliers entre eux
Le droit public traite les relations internationales, tandis que le droit privé concerne les règles constitutionnelles
Le droit public protège les biens privés, tandis que le droit privé détermine la forme de l’État
Le droit public régit les particuliers entre eux, tandis que le droit privé organise les collectivités publiques

Le droit public concerne l’État et les collectivités publiques, tandis que le droit privé régit les particuliers entre eux

Explication

Le droit public organise l’État et les collectivités publiques ainsi que leurs rapports avec les particuliers. Le droit privé gouverne principalement les relations entre particuliers.

18. Dans quel cas une règle de droit spécial s’applique-t-elle par priorité ?

Lorsqu’elle concerne une situation dépourvue de toute règle applicable
Lorsqu’elle remplace toutes les règles générales dans l’ordre juridique
Lorsqu’elle reprend la règle générale sans en modifier la portée
Lorsqu’elle vise une catégorie déterminée et déroge à la règle générale

Lorsqu’elle vise une catégorie déterminée et déroge à la règle générale

Explication

Le droit spécial déroge au droit général lorsqu’une règle particulière vise une catégorie déterminée, y compris si elle est différente ou contraire à la règle générale. Une simple répétition de la règle générale ne constitue pas une règle spéciale dérogatoire.

19. Que désigne le droit positif ?

Les principes moraux qui inspirent la création des normes juridiques
L’ensemble des règles en vigueur et applicables dans un État à un moment donné
Les règles étrangères applicables aux relations entre particuliers
L’ensemble des réformes envisagées pour l’évolution future du droit

L’ensemble des règles en vigueur et applicables dans un État à un moment donné

Explication

Le droit positif regroupe les règles juridiques effectivement en vigueur et applicables dans un État à une période donnée. Le droit prospectif concerne plutôt les évolutions futures envisagées.

20. Quel est l’objet principal d’une Constitution ?

Déterminer la forme de l’État, l’exercice du pouvoir et les principes auxquels il est attaché
Définir les sanctions applicables à toutes les infractions pénales
Organiser les échanges commerciaux entre les États membres de l’Union européenne
Fixer les modalités de chaque contrat conclu entre personnes privées

Déterminer la forme de l’État, l’exercice du pouvoir et les principes auxquels il est attaché

Explication

La Constitution détermine notamment la forme de l’État, la dévolution et l’exercice du pouvoir ainsi que les principes fondamentaux auxquels l’État est attaché. Les contrats privés et les sanctions pénales relèvent de règles juridiques plus spécifiques.

21. Quel élément appartient au bloc de constitutionnalité ?

Un contrat conclu entre deux personnes privées
Une directive européenne avant sa transposition nationale
Un règlement administratif pris par une collectivité territoriale
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement. Un règlement administratif ou un contrat privé n’en fait pas partie.

22. Quelle différence distingue le règlement européen de la directive européenne ?

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit en principe être transposée
Le règlement concerne les États associés, tandis que la directive s’adresse aux particuliers nationaux
Le règlement fixe un objectif aux États, tandis que la directive impose une règle identique immédiate
Le règlement doit être transposé, tandis que la directive s’applique directement dans tous ses éléments

Le règlement est directement applicable, tandis que la directive doit en principe être transposée

Explication

Le règlement européen est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans les États membres. La directive lie les États quant au résultat à atteindre et doit en principe être transposée en droit interne.

23. Quelles étapes rendent une loi obligatoire après son adoption parlementaire ?

La promulgation présidentielle, l’approbation ministérielle et la publication dans la presse
Le vote, la validation du Conseil constitutionnel et la publication en mairie
Le vote, la signature du Premier ministre et l’enregistrement auprès des tribunaux
Le vote, la promulgation présidentielle et la publication au Journal officiel

Le vote, la promulgation présidentielle et la publication au Journal officiel

Explication

Le vote parlementaire doit être suivi de la promulgation par le président de la République et de la publication au Journal officiel pour que la loi devienne obligatoire. La validation du Conseil constitutionnel n’est pas une étape générale exigée pour chaque loi.

24. À quelle date une loi entre-t-elle normalement en vigueur lorsqu’elle ne prévoit aucune date particulière ?

Le jour du vote définitif par le Parlement
Le lendemain de sa publication au Journal officiel
Un mois après sa publication au Journal officiel
Le jour de sa promulgation par le président

Le lendemain de sa publication au Journal officiel

Explication

La règle générale fixe l’entrée en vigueur au lendemain de la publication au Journal officiel, sauf date différente prévue par la loi. La promulgation intervient avant cette publication et ne constitue pas, à elle seule, la règle de calcul normale.

25. Quelle situation caractérise une abrogation implicite ?

Un nouveau texte déclare expressément qu’une loi ancienne cesse de produire effet
Un juge reporte l’application d’une loi jusqu’à sa publication
Le Parlement retire une loi avant sa promulgation présidentielle
Une loi nouvelle est certaine­ment incompatible avec une loi ancienne

Une loi nouvelle est certaine­ment incompatible avec une loi ancienne

Explication

L’abrogation implicite est déduite d’une incompatibilité certaine entre la loi ancienne et la loi nouvelle. Une déclaration explicite de suppression correspond, au contraire, à une abrogation expresse.

26. Quel est l’effet du principe de non-rétroactivité sur une situation entièrement achevée sous l’ancienne loi ?

La loi nouvelle s’y applique dès son vote parlementaire
La loi nouvelle ne s’y applique en principe pas
La loi nouvelle annule les effets déjà produits par l’ancienne loi
La loi nouvelle remplace automatiquement l’ancienne réglementation

La loi nouvelle ne s’y applique en principe pas

Explication

La non-rétroactivité protège en principe les situations dont les effets ont été entièrement consommés sous la loi précédente. La loi nouvelle ne remet donc pas normalement en cause les effets juridiques déjà achevés.

27. Jusqu’à quel événement l’effet obligatoire d’une loi régulièrement entrée en vigueur se poursuit-il ?

Jusqu’à son abrogation
Jusqu’à l’adoption d’un règlement d’application
Jusqu’à la fin de la session parlementaire suivante
Jusqu’à la première décision judiciaire qui l’interprète

Jusqu’à son abrogation

Explication

L’entrée en vigueur déclenche l’effet obligatoire de la loi, qui se poursuit jusqu’à son abrogation. Une décision judiciaire peut l’interpréter, mais elle ne met pas par elle-même fin à sa force obligatoire.

28. Comment distinguer l’abrogation expresse de l’abrogation implicite ?

La première résulte d’un référendum, tandis que la seconde résulte d’un décret administratif
La première concerne les règlements, tandis que la seconde concerne les lois parlementaires
La première est explicitement formulée, tandis que la seconde repose sur une incompatibilité certaine
La première intervient avant la publication, tandis que la seconde intervient avant le vote

La première est explicitement formulée, tandis que la seconde repose sur une incompatibilité certaine

Explication

L’abrogation expresse est annoncée directement par un nouveau texte, alors que l’abrogation implicite se déduit de l’incompatibilité certaine des dispositions. Leur différence tient donc à la manière dont la volonté d’abroger est établie.

29. Quel mécanisme constitue un tempérament rare au principe de non-rétroactivité ?

Une loi de validation qui valide rétroactivement des situations antérieures
Une loi organique qui fixe le fonctionnement d’une institution
Une loi interprétative qui précise le sens d’une règle future
Un décret d’application qui organise l’exécution d’une loi nouvelle

Une loi de validation qui valide rétroactivement des situations antérieures

Explication

Les lois de validation peuvent exceptionnellement valider rétroactivement des situations antérieures, ce qui constitue un tempérament à la non-rétroactivité. Un décret d’application organise l’exécution d’une loi sans produire, par cette seule fonction, une validation rétroactive.

30. Quelle caractéristique distingue les ordonnances des lois votées par le Parlement ?

Elles sont rédigées par les juridictions afin de compléter les règles applicables
Elles sont édictées par le gouvernement ou le président dans les cas autorisés par la Constitution
Elles sont prises par les préfets pour préciser l’organisation des services départementaux
Elles sont adoptées par les électeurs lors d’un référendum portant sur une réforme législative

Elles sont édictées par le gouvernement ou le président dans les cas autorisés par la Constitution

Explication

Les ordonnances permettent au gouvernement ou au président de prendre des règles ayant force de loi sans vote parlementaire, dans le cadre constitutionnel prévu. Un référendum produit une loi référendaire et ne définit pas une ordonnance.

31. Que permet au gouvernement l’article 38 de la Constitution ?

Prendre des arrêtés municipaux afin d’assurer la police générale d’une commune
Demander une habilitation parlementaire limitée pour prendre des mesures relevant du domaine de la loi
Adopter des décrets sans limite de durée dans les matières réservées à la loi
Autoriser le président à agir pendant une crise grave menaçant les institutions nationales

Demander une habilitation parlementaire limitée pour prendre des mesures relevant du domaine de la loi

Explication

L’article 38 organise une habilitation accordée par le Parlement pour une durée limitée afin de prendre des mesures relevant normalement du domaine de la loi. Le pouvoir présidentiel lié aux circonstances graves relève de l’article 16.

32. Quelle répartition correspond principalement aux décrets et aux arrêtés administratifs ?

Les décrets sont votés par référendum, et les arrêtés sont promulgués par le président
Les décrets sont pris par les maires, et les arrêtés sont adoptés par le Parlement après débat public
Les décrets sont notamment pris par le Premier ministre ou le président, et les arrêtés par d’autres autorités exécutives
Les décrets relèvent des préfets, et les arrêtés sont signés par les juridictions judiciaires

Les décrets sont notamment pris par le Premier ministre ou le président, et les arrêtés par d’autres autorités exécutives

Explication

Les règlements administratifs comprennent notamment les décrets pris par le Premier ministre ou le président de la République, ainsi que les arrêtés pris par d’autres membres du pouvoir exécutif. Les maires et les préfets peuvent prendre certains arrêtés, mais ils ne prennent pas les décrets visés par cette distinction.

33. Quelle définition correspond à la jurisprudence ?

Une décision rendue par une juridiction et applicable à toutes les affaires ultérieures similaires
L’ensemble des commentaires rédigés par les universitaires, les magistrats et les avocats sur les règles de droit
L’ensemble des décisions de justice rendues dans une matière, susceptibles d’interpréter ou de compléter les règles existantes
L’ensemble des usages généraux et prolongés suivis par les membres d’une communauté juridique

L’ensemble des décisions de justice rendues dans une matière, susceptibles d’interpréter ou de compléter les règles existantes

Explication

La jurisprudence regroupe plusieurs décisions de justice rendues dans une même matière et peut préciser ou compléter les règles existantes. Une décision isolée ne suffit pas à constituer une jurisprudence, contrairement à ce que suggère la dernière proposition.

34. Quelle condition distingue une coutume juridiquement admise d’un simple usage contraire au droit ?

Elle repose sur une pratique générale et prolongée qui respecte la loi
Elle est formulée par des spécialistes du droit dans des commentaires écrits
Elle s’applique à un litige après avoir été validée par le Conseil constitutionnel
Elle résulte d’une décision judiciaire rendue dans plusieurs affaires semblables

Elle repose sur une pratique générale et prolongée qui respecte la loi

Explication

Une coutume est un usage général et prolongé qui peut constituer une source du droit, à condition de ne pas contredire la loi. Une décision judiciaire répétée relève de la jurisprudence et non de la coutume.

35. Quelle distinction décrit correctement la doctrine et la jurisprudence ?

La doctrine rassemble des usages sociaux, tandis que la jurisprudence rassemble des textes votés par le Parlement
La doctrine correspond aux lois en vigueur, tandis que la jurisprudence correspond aux pratiques professionnelles
La doctrine rassemble des analyses de spécialistes, tandis que la jurisprudence rassemble des décisions de juridictions
La doctrine désigne des décisions judiciaires, tandis que la jurisprudence désigne des commentaires universitaires

La doctrine rassemble des analyses de spécialistes, tandis que la jurisprudence rassemble des décisions de juridictions

Explication

La doctrine comprend les analyses, opinions et commentaires écrits par des spécialistes du droit, tandis que la jurisprudence correspond aux décisions rendues par les juridictions. Confondre ces deux notions inverse précisément leur nature respective.

36. Quelle composition caractérise le Conseil constitutionnel ?

Quinze membres nommés pour cinq ans non renouvelables, renouvelés par tiers tous les deux ans
Neuf membres nommés pour neuf ans non renouvelables, renouvelés par tiers tous les trois ans
Neuf membres nommés pour six ans renouvelables, renouvelés intégralement tous les trois ans
Douze membres nommés pour neuf ans renouvelables, renouvelés par moitié tous les quatre ans

Neuf membres nommés pour neuf ans non renouvelables, renouvelés par tiers tous les trois ans

Explication

Le Conseil constitutionnel comprend neuf membres dont le mandat dure neuf ans et n’est pas renouvelable, avec un renouvellement par tiers tous les trois ans. La durée du mandat ne doit donc pas être confondue avec la périodicité du renouvellement partiel.

37. Quel mécanisme permet de contester la constitutionnalité d’une loi déjà entrée en vigueur à l’occasion d’un procès ?

Le recours en cassation, qui permet au Conseil constitutionnel de rejuger les faits du procès
Le contrôle a priori, exercé avant la promulgation de toute loi par une juridiction judiciaire
La question prioritaire de constitutionnalité, instaurée par la révision du 23 juillet 2008
La saisine parlementaire, déclenchée après l’entrée en vigueur par une juridiction administrative

La question prioritaire de constitutionnalité, instaurée par la révision du 23 juillet 2008

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité permet un contrôle a posteriori d’une disposition législative déjà applicable et est issue de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008. Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, ce qui ne correspond pas à la situation décrite.

38. Parmi ces conditions, laquelle est requise pour qu’une QPC soit transmise ?

La disposition contestée doit être applicable à plusieurs procès, provenir d’un règlement et être contraire à une coutume
La disposition contestée doit concerner un litige pénal, avoir été votée récemment et présenter un intérêt politique important
La disposition contestée doit être ancienne, ne faire l’objet d’aucun recours et avoir été contrôlée avant sa promulgation
La disposition contestée doit être applicable au litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question sérieuse

La disposition contestée doit être applicable au litige, ne pas avoir déjà été déclarée conforme et soulever une question sérieuse

Explication

La transmission d’une QPC suppose notamment que la disposition soit applicable au litige, qu’elle n’ait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution et que la contestation présente un caractère sérieux. Le domaine pénal ou la récence de la loi ne constitue pas une condition générale de transmission.

39. Quel type de litige relève principalement de l’ordre judiciaire plutôt que de l’ordre administratif ?

Un recours d’un usager contestant une décision prise par une administration
Un litige opposant une entreprise à une collectivité au sujet d’un service public
Un procès entre deux particuliers portant sur l’exécution d’un contrat privé
Une contestation dirigée contre la responsabilité d’un établissement public

Un procès entre deux particuliers portant sur l’exécution d’un contrat privé

Explication

L’ordre judiciaire connaît notamment des procès entre particuliers relevant du droit privé ainsi que des infractions pénales. Les litiges mettant en cause une administration relèvent principalement de l’ordre administratif.

40. Quel rôle le tribunal judiciaire exerce-t-il dans l’organisation des juridictions civiles ?

Il contrôle la conformité des lois à la Constitution avant leur promulgation
Il juge les crimes les plus graves lorsque la loi ne désigne pas une juridiction pénale particulière
Il constitue la juridiction civile de droit commun pour les affaires privées non attribuées à une autre juridiction
Il examine les décisions administratives prises par les collectivités territoriales

Il constitue la juridiction civile de droit commun pour les affaires privées non attribuées à une autre juridiction

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun et traite les affaires de droit privé lorsqu’aucune autre juridiction n’est spécialement compétente. Les matières attribuées à une juridiction spécialisée échappent donc à cette compétence générale.

41. Quelle correspondance entre la gravité de l’infraction et la juridiction compétente est correcte ?

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes d’une juridiction criminelle
Les contraventions relèvent d’une juridiction criminelle, les délits du tribunal judiciaire et les crimes du tribunal de police
Les contraventions relèvent du tribunal correctionnel, les délits du tribunal de police et les crimes du tribunal judiciaire
Les contraventions relèvent du tribunal judiciaire, les délits d’une juridiction criminelle et les crimes du tribunal correctionnel

Les contraventions relèvent du tribunal de police, les délits du tribunal correctionnel et les crimes d’une juridiction criminelle

Explication

Les infractions sont classées selon une gravité croissante : contraventions, délits puis crimes. Elles relèvent respectivement du tribunal de police, du tribunal correctionnel et d’une juridiction criminelle.

42. Quelle fonction caractérise la Cour de cassation ?

Elle rejoue intégralement le procès afin de déterminer elle-même la réalité des faits contestés
Elle vérifie l’application uniforme de la règle de droit sans rejuger les faits de l’affaire
Elle juge en première instance les affaires civiles qui ne relèvent pas d’une juridiction spécialisée
Elle contrôle avant promulgation la conformité des lois aux normes constitutionnelles

Elle vérifie l’application uniforme de la règle de droit sans rejuger les faits de l’affaire

Explication

La Cour de cassation est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire et contrôle la correcte application uniforme de la règle de droit. Elle ne constitue pas un troisième degré de juridiction chargé de réexaminer les faits, contrairement à la deuxième proposition.

43. Quelle juridiction tranche les conflits de compétence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif ?

Le Conseil d’État
La Cour de cassation
Le Tribunal des conflits
La cour administrative d’appel

Le Tribunal des conflits

Explication

Le Tribunal des conflits est chargé de déterminer quel ordre de juridiction, judiciaire ou administratif, est compétent. Le Conseil d’État appartient à l’ordre administratif, mais il ne tranche pas cette répartition générale des compétences.

44. Dans quelle situation le Conseil d’État peut-il intervenir ?

Comme juge pénal chargé de prononcer les peines les plus importantes
Comme juridiction d’appel compétente pour toutes les décisions judiciaires
Comme juridiction chargée de régler les conflits entre particuliers de droit privé
Comme juge de cassation, d’appel ou de premier et dernier ressort selon les matières

Comme juge de cassation, d’appel ou de premier et dernier ressort selon les matières

Explication

Le Conseil d’État est la juridiction suprême de l’ordre administratif et ses fonctions varient selon la matière examinée. La Cour de cassation, et non le Conseil d’État, appartient à l’ordre judiciaire et connaît des pourvois en cassation judiciaires.

45. Que désigne l’instance en procédure civile ?

La procédure engagée après un pourvoi devant la Cour de cassation
La décision rendue par le juge à la fin du procès
La seule audience durant laquelle les parties présentent leurs arguments
L’ensemble des actes allant de la demande en justice jusqu’au jugement

L’ensemble des actes allant de la demande en justice jusqu’au jugement

Explication

L’instance comprend les actes de procédure accomplis entre la demande en justice et le jugement. Une voie de recours, comme l’appel, ouvre quant à elle une nouvelle instance.

46. Quelle association entre les rôles des parties est correcte ?

Le demandeur subit l’action, tandis que le défendeur forme l’appel
L’appelant introduit la demande initiale, tandis que l’intimé rend le jugement
Le demandeur introduit l’action, tandis que le défendeur la subit
L’intimé forme l’appel, tandis que l’appelant défend la décision contestée

Le demandeur introduit l’action, tandis que le défendeur la subit

Explication

Le demandeur prend l’initiative de la demande en justice et le défendeur y répond en la subissant. En appel, l’appelant forme le recours et l’intimé est la partie contre laquelle ce recours est dirigé.

47. Quelle différence caractérise la procédure écrite et la procédure orale ?

La procédure écrite se déroule sans contradictoire, tandis que la procédure orale exige des conclusions écrites
La procédure écrite repose sur une audience unique, tandis que la procédure orale exclut toute audience
La procédure écrite concerne les appels, tandis que la procédure orale concerne les demandes initiales
La procédure écrite impose des présentations écrites, tandis que la procédure orale admet des présentations orales ou écrites

La procédure écrite impose des présentations écrites, tandis que la procédure orale admet des présentations orales ou écrites

Explication

Dans la procédure écrite, les demandes et arguments doivent être présentés par écrit. La procédure orale permet une présentation orale ou écrite, à condition de respecter le principe du contradictoire.

48. Quelle mesure peut être obtenue par la voie du référé ?

Une décision d’appel suspendant automatiquement toute procédure civile
Une condamnation pénale prononcée après une enquête du ministère public
Une décision définitive tranchant le fond du litige après plusieurs degrés de juridiction
Une mesure provisoire ordonnée en urgence par un juge unique

Une mesure provisoire ordonnée en urgence par un juge unique

Explication

Le référé permet au juge unique d’ordonner rapidement une mesure provisoire sans trancher définitivement le fond du litige. Une décision définitive sur le fond relève du jugement au fond, et non de l’ordonnance de référé.

49. Quelle mission relève du ministère public ?

Contrôler la constitutionnalité des lois avant leur promulgation
Trancher les litiges civils en se substituant au juge du siège
Représenter chaque victime dans la fixation de ses dommages-intérêts
Défendre l’intérêt général et poursuivre les infractions pénales

Défendre l’intérêt général et poursuivre les infractions pénales

Explication

Le ministère public défend l’intérêt général, poursuit les infractions et contribue à la protection de l’ordre public et des personnes. Il ne rend pas les jugements et n’agit pas comme le représentant particulier de chaque victime.

50. Que signifie l’opportunité des poursuites reconnue au ministère public ?

Le parquet peut prononcer lui-même une peine sans saisir une juridiction
Le parquet doit engager automatiquement toute poursuite dès qu’une infraction est signalée
Le parquet peut supprimer définitivement toute possibilité d’action de la victime
Le parquet peut déclencher ou ne pas déclencher l’action publique selon les circonstances

Le parquet peut déclencher ou ne pas déclencher l’action publique selon les circonstances

Explication

L’opportunité des poursuites permet au ministère public de choisir, selon les particularités du cas, de poursuivre ou de ne pas poursuivre. Cette règle écarte l’idée d’une obligation automatique de poursuite, mais elle ne permet pas au parquet de prononcer lui-même une peine.

51. Quelles options s’offrent au procureur de la République après l’examen d’une affaire ?

Classer l’affaire, recourir à une alternative ou déclencher les poursuites
Transférer l’affaire au juge civil, imposer une médiation ou rendre un arrêt
Prononcer la peine, annuler la plainte ou juger immédiatement le prévenu
Ouvrir un procès civil, statuer sur les dommages et intérêts ou classer le jugement

Classer l’affaire, recourir à une alternative ou déclencher les poursuites

Explication

Le procureur peut classer l’affaire sans suite, choisir une alternative aux poursuites ou saisir la juridiction de jugement ou d’instruction. Il ne prononce pas lui-même la peine et ne rend pas la décision juridictionnelle finale.

52. Quelle situation décrit correctement la postulation devant une juridiction ?

L’avocat accomplit au nom de la partie les actes procéduraux requis
L’avocat tranche le litige en remplacement du magistrat
L’avocat authentifie les actes conclus entre les parties
L’avocat conseille la partie sans intervenir dans la procédure

L’avocat accomplit au nom de la partie les actes procéduraux requis

Explication

La postulation correspond à la représentation obligatoire et permet notamment d’accomplir les actes nécessaires au déroulement de l’instance. Elle ne se confond pas avec la simple assistance, qui s’exerce aux côtés du client.

53. Quelle distinction caractérise correctement l’assistance et la représentation de l’avocat ?

L’assistance concerne les actes judiciaires, tandis que la représentation concerne les conseils juridiques
L’assistance se fait aux côtés du client, tandis que la représentation se fait en son nom
L’assistance relève du juge, tandis que la représentation relève du greffier de la juridiction
L’assistance consiste à agir au nom du client, tandis que la représentation se fait à ses côtés

L’assistance se fait aux côtés du client, tandis que la représentation se fait en son nom

Explication

L’assistance signifie que l’avocat présente des arguments avec son client, alors que la représentation lui permet d’accomplir les actes nécessaires à sa place et en son nom. La distinction porte donc sur la manière d’intervenir auprès de la juridiction.

54. Devant le tribunal judiciaire, dans quel cas la représentation par avocat est-elle obligatoire ?

Lorsque le juge estime que le dossier présente une difficulté technique particulière
Lorsque le litige dépasse 10 000 € ou relève de la procédure écrite
Lorsque le litige porte sur une somme inférieure à 10 000 € ou relève d’une procédure orale
Lorsque les parties demandent une médiation ou produisent plusieurs témoignages

Lorsque le litige dépasse 10 000 € ou relève de la procédure écrite

Explication

La représentation est obligatoire devant le tribunal judiciaire lorsque le montant du litige dépasse 10 000 € ou lorsque la procédure est écrite. Les autres situations proposées ne constituent pas les critères énoncés par la règle.

55. Quelle est la fonction principale du greffier auprès d’une juridiction ?

Trancher le litige, motiver la décision et prononcer la condamnation des parties
Assister les juges, assurer le secrétariat et authentifier les actes juridictionnels
Conseiller les parties, rédiger leurs contrats et défendre leurs intérêts en justice
Représenter les créanciers, recouvrer les dettes et vendre les biens saisis

Assister les juges, assurer le secrétariat et authentifier les actes juridictionnels

Explication

Le greffier assiste les juges, assure le fonctionnement administratif de la juridiction et authentifie les actes juridictionnels. Le pouvoir de trancher le litige appartient au juge, et non au greffier.

56. Quelle mission correspond au statut du notaire ?

Authentifier les actes juridiques et contribuer à leur sécurité en tant qu’officier public
Représenter les parties devant les tribunaux et présenter leurs arguments en tant qu’avocat
Organiser les audiences, consigner les débats et mettre en forme les décisions judiciaires
Exécuter les décisions, procéder aux saisies et organiser les ventes judiciaires

Authentifier les actes juridiques et contribuer à leur sécurité en tant qu’officier public

Explication

Le notaire est un officier public et ministériel chargé d’authentifier les actes juridiques et d’en garantir la sécurité. La représentation en justice relève principalement de l’avocat, tandis que les tâches d’audience appartiennent au greffe.

57. À quelle date la profession de commissaire de justice est-elle entrée en vigueur ?

Le 1er septembre 2023, après l’organisation des premières formations professionnelles
Le 1er juillet 2022, après la fusion de deux professions judiciaires
Le 1er janvier 2020, après une réforme générale des auxiliaires de justice
Le 2 juin 2016, au moment de l’adoption de l’ordonnance fondatrice

Le 1er juillet 2022, après la fusion de deux professions judiciaires

Explication

La profession de commissaire de justice est entrée en vigueur le 1er juillet 2022 après la fusion des professions d’huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire. L’ordonnance créatrice date du 2 juin 2016, mais cette date ne correspond pas à l’entrée en vigueur.

58. Quel est l’objectif juridique de la preuve ?

Remplacer la règle de droit par une appréciation personnelle du juge
Garantir l’authenticité de tous les actes établis par un notaire
Établir l’existence d’un fait ou d’une situation juridique
Créer une obligation nouvelle à partir d’une simple affirmation

Établir l’existence d’un fait ou d’une situation juridique

Explication

La preuve est un procédé technique destiné à établir l’existence d’un fait ou d’une situation juridique. Elle ne crée pas en elle-même une obligation et ne se limite pas aux actes notariés.

59. Comment une partie doit-elle traiter une allégation qui n’est pas contestée par son adversaire ?

Elle doit néanmoins en apporter la preuve, conformément à la règle issue du revirement de 2000
Elle peut la remplacer par une présomption sans produire d’élément complémentaire
Elle peut la tenir pour établie dès lors qu’aucune contestation n’a été formulée
Elle doit attendre que le juge demande expressément une pièce justificative

Elle doit néanmoins en apporter la preuve, conformément à la règle issue du revirement de 2000

Explication

Depuis le revirement jurisprudentiel de 2000, une allégation doit être prouvée même lorsqu’elle n’est pas contestée. L’absence de contestation ne suffit donc pas à établir juridiquement le fait allégué.

60. Selon l’article 1353 du Code civil, qui doit prouver le paiement d’une obligation ?

La personne qui se prétend libérée de l’obligation
La personne qui réclame l’exécution de l’obligation
Le juge chargé de déterminer l’existence de l’obligation
Le greffier qui conserve les actes produits au cours du procès

La personne qui se prétend libérée de l’obligation

Explication

Celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait ayant éteint l’obligation. Le demandeur doit, pour sa part, prouver l’obligation dont il réclame l’exécution.

61. Quelle différence oppose la présomption simple, la présomption mixte et la présomption irréfragable ?

La première dépend d’un accord, la deuxième dépend d’un acte notarié et la troisième dépend d’un témoignage
La première n’admet aucune preuve contraire, la deuxième les admet toutes et la troisième en admet certaines
La première vient du juge, la deuxième vient des parties et la troisième vient du greffier
La première admet toute preuve contraire, la deuxième admet certains moyens et la troisième n’en admet aucune

La première admet toute preuve contraire, la deuxième admet certains moyens et la troisième n’en admet aucune

Explication

La présomption simple peut être renversée par une preuve contraire, la présomption mixte par certains moyens déterminés et la présomption irréfragable par aucun moyen. Les trois catégories se distinguent donc par l’étendue de la contestation possible.

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Quelle différence existe-t-il entre droit objectif et droit subjectif ?

Le droit objectif régit les règles de conduite, le droit subjectif désigne les prérogatives individuelles.

Qu'est-ce que le droit objectif ?

C'est l'ensemble des règles de conduite organisant les relations entre personnes.

Quels sont les buts du droit objectif ?

Maintenir l'ordre, favoriser le progrès et garantir la justice.

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