★ À maîtriser
📌 Le Conseil d’État exerce une double fonction : il conseille le gouvernement et juge les litiges relevant de l’ordre administratif.
📌 Le Conseil d’État doit être obligatoirement saisi de tous les projets de lois et d’ordonnances en application des articles 38 et 39 de la Constitution.
Compléments
📌 Certains projets de décrets doivent recevoir l’avis du Conseil d’État, à défaut de quoi la loi adoptée peut être déclarée inconstitutionnelle.
Conseiller le gouvernement, mais juger l’administration
📌 L’indépendance du Conseil d’État comporte une garantie à l’égard des autorités politiques et une garantie interne assurant l’autonomie statutaire et fonctionnelle de ses membres.
Autonomie politique et statutaire → impartialité juridictionnelle
★ À maîtriser
📌 L’article L232-3 du Code de justice administrative, modifié par la loi n°2019-828 de transformation de la fonction publique, attribue au Conseil d’État un pouvoir disciplinaire à l’égard des magistrats des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel.
📌 L’avancement de grade à l’ancienneté, issu de la pratique et consacré par le Conseil d’État en 2005, est une condition inhérente aux exigences d’impartialité et d’indépendance de la juridiction administrative.
Compléments
L’inamovibilité de fait des membres du Conseil d’État est reconnue, à l’exception de la période 1940-1944, et a également été reconnue par le juge de Strasbourg en 2006.
L’article L7 du Code de justice administrative définit le rôle et l’intervention du rapporteur public au sein des juridictions administratives françaises.
À partir de 1839, le titulaire de ces fonctions est appelé « commissaire du roi », puis la loi du 3 mars 1849 lui attribue la dénomination « commissaire du gouvernement ».
Le décret n°2009-14 a remplacé l’appellation de commissaire du gouvernement par celle de rapporteur public et a encadré le déroulement de l’audience devant les juridictions administratives.
1831 : ministères publics → 1839 : commissaire du roi → 1849 : commissaire du gouvernement → 2009 : rapporteur public
📌 Le rapporteur public participe à la fonction de juger, mais il n’est pas partie au litige puisqu’il prononce ses conclusions après la clôture de l’instruction et ne vote pas lors du délibéré. — CE, ESCLATINE, 1998
Membre de la juridiction, mais non partie au litige
📌 Pour les tribunaux administratifs et les cours administratives d’appel, le délibéré se déroule hors de la présence des parties et du rapporteur public, tandis qu’au Conseil d’État le rapporteur public peut participer au délibéré sauf opposition expresse et écrite des parties.
Kress : participation → Martinie : présence → réforme du délibéré
★ À maîtriser
📌 Depuis le décret du 7 janvier 2009, les parties ou leurs mandataires doivent pouvoir connaître avant l’audience le sens des conclusions du rapporteur public lorsque l’affaire sera jugée après leur prononcé.
Compléments
📌 Toute note en délibéré adressée postérieurement au prononcé des conclusions du rapporteur public doit être communiquée à toute partie à l’instance.
Communication des conclusions → débat contradictoire renforcé
Fonctions et garanties du rapporteur public
| Aspect | Règle | Effet |
|---|---|---|
| Statut | Membre de la juridiction, non partie au litige | Opinion indépendante |
| Délibéré | Exclusion devant les TA et CAA ; opposition écrite possible devant le CE | Protection de l’impartialité |
| Conclusions | Sens communiqué avant l’audience | Respect du contradictoire |
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1. Quelle double fonction caractérise le Conseil d’État ?
2. Quels textes doivent obligatoirement être soumis au Conseil d’État en vertu des articles 38 et 39 de la Constitution ?
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Quelles sont les deux fonctions principales du Conseil d’État ?
Il conseille le gouvernement et juge les litiges administratifs.
Que doit obligatoirement recevoir le Conseil d’État selon les articles 38 et 39 ?
Tous les projets de lois et d’ordonnances.
Quel risque y a-t-il si un projet de décret n’a pas l’avis du Conseil d’État ?
La loi adoptée peut être déclarée inconstitutionnelle.
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