★ À maîtriser
Compléments
La tradition romaine attribue la fondation de Rome en 753 av. J.-C. à Romulus et Rémus, fils de Mars et de Rhéa Silvia, Romulus devenant le premier roi après avoir tué son frère.
La tradition retient sept rois romains, dont quatre rois latino-sabins et trois rois étrusques, le dernier étant Tarquin le Superbe.
Royauté → République → Empire
★ À maîtriser
La période classique du droit romain s’étend de 150 av. J.-C. à 284 ap. J.-C., tandis que le Bas-Empire juridique s’étend de 284 à 565, année de la mort de Justinien.
À l’époque classique, le préteur fait évoluer le droit en créant de nouvelles actions au-delà de ce que prévoyait la Loi des XII Tables.
Compléments
Ancien droit → droit classique → Bas-Empire
★ À maîtriser
Les descendants soumis à la puissance du pater familias sont des filii familias, tandis que les personnes juridiquement indépendantes sont sui iuris.
L’abandon noxal permet au pater familias dont l’enfant a commis un délit de choisir entre indemniser la victime et livrer l’auteur du délit afin d’échapper aux poursuites.
Selon la Loi des XII Tables, après trois ventes successives du fils par le pater familias, le fils est libéré de la puissance paternelle.
Compléments
📌 Le pater familias peut reconnaître l’enfant en le prenant dans ses bras ; s’il ne le reconnaît pas, l’enfant peut être exposé et la patria potestas ne s’applique pas à lui.
Pater familias tout-puissant, enfant sous mancipium
La famille agnatique repose sur la puissance civile du pater familias et produit des effets juridiques, tandis que la famille cognatique repose sur le sang et ne produisait pas initialement d’effets juridiques.
Le mariage romain repose sur le consentement et l’affectio maritalis, tandis que le concubinat est une union durable sans les effets civils du mariage légitime.
La validité du mariage romain exige la puberté et le conubium, l’âge légal étant fixé à 12 ans pour les filles et 14 ans pour les garçons.
À l’époque classique, le divorce peut être unilatéral ou mutuel, aucune clause contractuelle ne pouvant valablement interdire de divorcer.
Cum manu : entrée dans la famille du mari ; sine manu : maintien dans la famille d’origine
★ À maîtriser
L’agnation est une parenté civile fondée sur la soumission à une même puissance paternelle, tandis que la cognation est une parenté biologique par le sang, maternelle ou paternelle.
La règle de Paul « Pater is est quem nuptiae demonstrant » présume que le mari est le père de l’enfant né d’un juste mariage, sauf preuve de son impossibilité physique ou matérielle de cohabiter.
L’enfant né hors mariage possède une filiation maternelle mais aucun père légal et naît sui iuris, tandis que l’enfant né d’un juste mariage est présumé soumis à la puissance paternelle.
L’adoptio transfère une personne alieni juris de la puissance d’un pater familias à celle d’un autre, tandis que l’adrogatio absorbe un pater familias sui iuris, sa famille et son patrimoine.
Compléments
📌 L’adrogation doit être autorisée par les Comices curiates après enquête des pontifes, car elle entraîne l’extinction d’un culte familial privé.
Agnation : puissance civile ; cognation : lien du sang
★ À maîtriser
📌 À l’époque classique, le meurtre d’un enfant par son pater familias devient un crime public assimilé au parricide, et le droit de vie et de mort tombe en désuétude.
Compléments
Adoucissement de la patria potestas → protection accrue des enfants
La succession entre vifs intervient du vivant des personnes, notamment lors de l’adrogation ou du mariage cum manu, tandis que la succession à cause de mort s’ouvre au décès du de cujus.
La succession à cause de mort transmet à l’héritier l’actif et la personnalité juridique du défunt, avec une responsabilité indéfinie pour ses dettes.
La succession ab intestat est organisée par la loi en l’absence de testament valable, tandis que la succession testamentaire repose sur la volonté du défunt.
Selon la Loi des XII Tables, les trois ordres successoraux sont les heredes sui, l’agnatus proximus et les gentiles.
📌 Les heredes sui sont les personnes directement soumises à la patria potestas du défunt et devenant sui iuris à sa mort ; les parts sont égales et les petits-enfants peuvent représenter un fils prédécédé.
Heredes sui → agnatus proximus → gentiles
★ À maîtriser
📌 En l’absence de droit d’aînesse, les parts des heredes sui sont égales et les descendants d’un fils prédécédé se partagent par souche la part qu’aurait reçue leur père.
Compléments
📌 Les enfants émancipés, les filles mariées cum manu et les enfants donnés en adoption sont exclus de la succession comme heredes sui.
Sui, agnat proche, gentiles : de la famille immédiate au clan
★ À maîtriser
📌 L’ordre unde liberi appelle tous les enfants du sang, qu’ils soient sui ou émancipés, mais l’émancipé doit rapporter ses biens à la masse commune par la collatio bonorum.
📌 La possession prétorienne d’abord précaire, ou possession sine re, devient possession cum re lorsque le possesseur peut l’emporter contre l’héritier civil, puis il devient propriétaire civil après un an d’usucapion.
Compléments
📌 L’ordre unde vir et uxor permet au conjoint survivant non séparé d’obtenir la possession des biens à défaut de tout parent par le sang, notamment dans le mariage sine manu.
Liberi, legitimi, cognati, vir et uxor
★ À maîtriser
Le testament prétorien valide un écrit sur des tablettes scellées par sept témoins et permet aux héritiers d’obtenir la bonorum possessio secundum tabulas.
La testamenti factio activa est réservée aux citoyens romains sui juris, tandis que la testamenti factio passiva exige notamment que l’héritier institué soit libre, citoyen romain et déterminé.
L’institution d’héritier, qui constitue le caput et fundamentum totius testamenti, doit figurer en tête du testament dans une formule impérative telle que « Titius heres esto ».
La quarte légitime garantit au proche successible au moins un quart de ce qu’il aurait reçu dans une succession ab intestat avant qu’il puisse exercer la querela inofficiosi testamenti.
Compléments
📌 La substitution vulgaire désigne un héritier de second rang si le premier ne peut ou ne veut accepter, tandis que la substitution pupillaire permet au pater familias de tester pour son fils impubère qui mourrait avant la puberté.
Forme, capacité, institution, protection familiale
★ À maîtriser
Au Bas-Empire, la patria potestas subsiste formellement mais devient progressivement une charge d’assistance et d’éducation, tandis que la parenté agnatique recule au profit de la famille cognatique.
La venia aetatis permet, par rescrit impérial, à un jeune homme de 20 ans ou à une femme de 18 ans d’obtenir la pleine capacité de gestion de ses biens, sauf pour la vente de ses immeubles.
Le père qui tue son enfant au Bas-Empire commet un parricide puni de la peine du sac ou de la peine capitale, sauf le cas très restrictif de la fille adultère surprise dans la maison familiale.
Compléments
Influences provinciales et chrétiennes → recul de l’agnation et du pouvoir paternel
★ À maîtriser
📌 Les bona materna restent la propriété de l’enfant qui les reçoit de sa mère ou de la ligne maternelle, tandis que le pater familias n’en conserve que la gestion et l’usufruit viager.
Compléments
📌 La mère veuve peut être nommée tutrice légale de ses enfants mineurs si elle s’engage à ne pas se remarier afin de préserver leur patrimoine.
Réformes impériales → autonomie patrimoniale accrue des enfants et des femmes
★ À maîtriser
📌 Au Bas-Empire, les fiançailles deviennent importantes et leur rupture peut être sanctionnée, tandis que les empêchements au mariage s’étendent notamment aux mariages entre cousins germains et aux unions entre chrétiens et juifs.
📌 Sous l’influence chrétienne, le divorce recule et n’est permis que dans des cas déterminés, les divorces hors des cas légaux exposant les époux à des sanctions pécuniaires et patrimoniales.
Compléments
📌 Dans les rapports conjugaux du Bas-Empire, l’Église maintient la soumission de la femme au mari tout en imposant à celui-ci des devoirs d’assistance et d’affection envers son épouse.
Le mari gère la dot, mais Justinien en garantit la restitution
| Critère | Adoptio | Adrogatio |
|---|---|---|
| Statut de l’adopté | Alieni juris | Sui juris |
| Procédure | Acte privé devant le préteur | Acte public devant les Comices curiates |
| Effet | Passage sous une nouvelle patria potestas | Absorption d’un pater familias, de sa famille et de son patrimoine |
| Ordre | Bénéficiaires | Condition |
|---|---|---|
| Unde liberi | Tous les enfants, sui et émancipés | À défaut |
| Unde legitimi | Héritiers du droit civil, notamment agnats | À défaut d’enfants |
| Unde cognati | Parents par le sang jusqu’aux sixième ou septième degrés | À défaut d’agnats |
| Unde vir et uxor | Conjoint survivant non séparé | À défaut de parents par le sang |
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