QCM : Droit privé romain : la famille — 48 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle périodisation correspond à l’histoire politique traditionnelle de Rome ?

La Royauté va de 753 à 450 av. J.-C., la République de 450 à 31 av. J.-C. et l’Empire de 31 av. J.-C. à 395 ap. J.-C.
La Royauté va de 753 à 510 av. J.-C., la République de 510 à 14 ap. J.-C. et l’Empire de 14 à 1453 ap. J.-C.
La Royauté va de 753 à 509 av. J.-C., la République de 509 à 27 av. J.-C. et l’Empire de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.
La Royauté va de 800 à 509 av. J.-C., la République de 509 à 44 av. J.-C. et l’Empire de 44 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.

La Royauté va de 753 à 509 av. J.-C., la République de 509 à 27 av. J.-C. et l’Empire de 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.

Explication

La chronologie traditionnelle situe la Royauté entre 753 et 509 av. J.-C., la République entre 509 et 27 av. J.-C., puis l’Empire jusqu’en 476 ap. J.-C. Les autres propositions déplacent plusieurs bornes historiques importantes.

2. Quel événement marque la fin de la Royauté romaine en 509 av. J.-C. ?

L’expulsion de Tarquin le Superbe et l’instauration de la République
La fondation de Rome par Romulus après la mort de Rémus
La déposition de Romulus Augustule et la disparition de l’Empire d’Occident
La mort de Justinien et la fin du Bas-Empire juridique

L’expulsion de Tarquin le Superbe et l’instauration de la République

Explication

L’expulsion de Tarquin le Superbe met fin à la Royauté et ouvre la période républicaine en 509 av. J.-C. La déposition de Romulus Augustule appartient à la fin de l’Empire d’Occident, bien plus tardive.

3. Que signifie la déposition de Romulus Augustule par Odoacre en 476 ap. J.-C. ?

Elle marque la fin de l’ensemble de l’Empire romain, dont les deux parties disparaissent au même moment.
Elle correspond à la fin de la Royauté romaine après l’expulsion du dernier roi étrusque.
Elle marque la fin de l’Empire romain d’Occident, tandis que l’Empire d’Orient se poursuit jusqu’en 1453.
Elle inaugure la République romaine après l’abolition du pouvoir impérial en Occident.

Elle marque la fin de l’Empire romain d’Occident, tandis que l’Empire d’Orient se poursuit jusqu’en 1453.

Explication

En 476, Odoacre dépose Romulus Augustule, ce qui marque la fin de l’Empire romain d’Occident. L’Empire d’Orient perdure toutefois jusqu’en 1453, contrairement à l’idée d’une disparition simultanée des deux parties.

4. Quelle chronologie correspond aux périodes classique et postclassique du droit privé romain ?

La période classique va de 753 à 509 av. J.-C., puis le Bas-Empire juridique commence avec la fondation de Constantinople.
La période classique va de 27 av. J.-C. à 284 ap. J.-C., puis le Bas-Empire juridique s’étend jusqu’en 476.
La période classique va de 509 à 27 av. J.-C., puis le Bas-Empire juridique s’étend jusqu’en 1453.
La période classique va de 150 av. J.-C. à 284 ap. J.-C., puis le Bas-Empire juridique s’étend jusqu’en 565.

La période classique va de 150 av. J.-C. à 284 ap. J.-C., puis le Bas-Empire juridique s’étend jusqu’en 565.

Explication

La période classique du droit commence vers 150 av. J.-C. et se termine en 284 ap. J.-C., tandis que le Bas-Empire juridique va jusqu’à la mort de Justinien en 565. La date de 27 av. J.-C. concerne le début politique de l’Empire, non celui de la période classique du droit.

5. Quelle est la principale caractéristique juridique de la Loi des XII Tables ?

Elle codifie les coutumes orales de la période royale dans un recueil élaboré après 27 av. J.-C.
Elle rassemble les constitutions impériales du Bas-Empire, compilées sous le règne de Justinien.
Elle constitue une grande source écrite de l’ancien droit privé romain, rédigée entre 461 et 449 av. J.-C.
Elle établit les actions prétoriennes créées pour compléter le droit civil à l’époque classique.

Elle constitue une grande source écrite de l’ancien droit privé romain, rédigée entre 461 et 449 av. J.-C.

Explication

Rédigée entre 461 et 449 av. J.-C., la Loi des XII Tables est la grande source écrite de l’ancien droit privé romain. Les actions prétoriennes appartiennent à une évolution ultérieure du droit, tandis que les compilations impériales relèvent du Bas-Empire.

6. Comment le préteur contribue-t-il à l’évolution du droit à l’époque classique ?

Il remplace les magistrats judiciaires et rédige une nouvelle version officielle de la Loi des XII Tables.
Il codifie les constitutions impériales dans des recueils qui deviennent les principales sources du Bas-Empire.
Il supprime les règles anciennes afin de réserver les procès aux citoyens appartenant aux élites romaines.
Il crée de nouvelles actions qui permettent de faire évoluer le droit au-delà des prévisions de la Loi des XII Tables.

Il crée de nouvelles actions qui permettent de faire évoluer le droit au-delà des prévisions de la Loi des XII Tables.

Explication

À l’époque classique, le préteur fait évoluer le droit en accordant de nouvelles actions au-delà de ce que prévoyait la Loi des XII Tables. La codification des constitutions impériales appartient plutôt aux entreprises du Bas-Empire.

7. Sur qui s’exerce la patria potestas du pater familias ?

Sur les descendants de la première génération, jusqu’au décès de leur propre père.
Sur les membres de sa famille vivant dans sa maison, à l’exclusion des descendants adoptés.
Sur ses seuls enfants biologiques mineurs, jusqu’à leur accession à l’âge adulte.
Sur tous ses descendants nés ou adoptés, quelle que soit leur génération, jusqu’à sa mort.

Sur tous ses descendants nés ou adoptés, quelle que soit leur génération, jusqu’à sa mort.

Explication

La patria potestas est une autorité juridique qui s’étend aux descendants nés ou adoptés, quelle que soit leur génération, et dure jusqu’à la mort du pater familias. Elle ne dépend donc ni de la seule minorité ni d’un lien exclusivement biologique.

8. Quelle distinction oppose correctement les filii familias et les sui iuris ?

Les filii familias sont soumis à la puissance du pater familias, tandis que les sui iuris sont juridiquement indépendants.
Les filii familias sont des enfants adoptés, tandis que les sui iuris sont nécessairement des descendants biologiques.
Les filii familias sont juridiquement indépendants, tandis que les sui iuris relèvent de la puissance du pater familias.
Les filii familias sont des personnes libérées par une vente, tandis que les sui iuris sont des esclaves domestiques.

Les filii familias sont soumis à la puissance du pater familias, tandis que les sui iuris sont juridiquement indépendants.

Explication

Les filii familias désignent les descendants soumis à la puissance du pater familias, alors que les sui iuris sont juridiquement indépendants. Cette distinction ne repose ni sur l’adoption ni sur l’origine biologique, mais sur la situation juridique de la personne.

9. Un enfant placé sous la puissance d’un pater familias commet un délit. Quelle possibilité l’abandon noxal lui permet-il d’envisager ?

Le pater familias peut vendre l’enfant à trois reprises ou le libérer sans rapport avec le délit commis.
Le pater familias peut indemniser la victime ou livrer l’auteur du délit afin d’échapper aux poursuites.
Le pater familias peut reconnaître l’enfant ou l’exposer afin de supprimer rétroactivement sa filiation.
Le pater familias peut transmettre l’affaire au préteur ou demander la codification de la peine applicable.

Le pater familias peut indemniser la victime ou livrer l’auteur du délit afin d’échapper aux poursuites.

Explication

L’abandon noxal concerne la responsabilité du pater familias pour le délit commis par son enfant : il peut choisir entre l’indemnisation et la remise de l’auteur. L’exposition, en revanche, concerne l’abandon d’un nouveau-né et ne constitue pas une mesure propre à cette responsabilité délictuelle.

10. Que se passe-t-il, selon la Loi des XII Tables, après trois ventes successives d’un fils par son pater familias ?

Le fils est placé sous la puissance du dernier acquéreur.
Le fils est libéré de la puissance paternelle.
Le fils perd sa capacité juridique et devient esclave de la famille.
Le fils devient automatiquement pater familias de toute sa lignée.

Le fils est libéré de la puissance paternelle.

Explication

La règle des XII Tables prévoit qu’après trois ventes successives, le fils sort de la puissance paternelle. Cette conséquence juridique met fin à l’autorité du pater familias sur lui, sans créer automatiquement une nouvelle puissance familiale.

11. Quelle distinction décrit correctement les familles agnatique et cognatique dans le droit romain ?

L’agnation repose sur une puissance civile, tandis que la cognation repose sur le sang
L’agnation repose sur le sang, tandis que la cognation repose sur une puissance civile
L’agnation concerne les biens familiaux, tandis que la cognation concerne les cultes privés
L’agnation désigne une union matrimoniale, tandis que la cognation désigne une adoption

L’agnation repose sur une puissance civile, tandis que la cognation repose sur le sang

Explication

L’agnation est une parenté civile liée à la puissance du pater familias, alors que la cognation est une parenté fondée sur le sang. Confondre leurs fondements revient à inverser précisément la distinction entre parenté juridique et parenté biologique.

12. Dans un mariage sine manu, sous quelle autorité la femme demeure-t-elle ?

Sous la puissance juridique de sa belle-famille
Sous la manus personnelle de son mari
Sous la patria potestas de son père
Sous l’autorité publique du magistrat matrimonial

Sous la patria potestas de son père

Explication

Le mariage sine manu ne fait pas entrer la femme sous la puissance de son mari : elle reste rattachée juridiquement à la puissance paternelle de son père. La manus du mari caractérise au contraire le mariage cum manu.

13. Quelle différence caractérise le mariage romain par rapport au concubinat ?

Le mariage dépend d’un contrat patrimonial, tandis que le concubinat repose sur une cérémonie religieuse obligatoire
Le mariage crée une puissance paternelle immédiate, tandis que le concubinat transfère la femme dans la famille du compagnon
Le mariage repose sur une autorisation pontificale, tandis que le concubinat exige une adoption préalable
Le mariage repose sur le consentement et l’affectio maritalis, tandis que le concubinat ne produit pas les effets civils du mariage légitime

Le mariage repose sur le consentement et l’affectio maritalis, tandis que le concubinat ne produit pas les effets civils du mariage légitime

Explication

Le mariage romain se définit notamment par le consentement et l’affectio maritalis, alors que le concubinat est une union durable dépourvue des effets civils du mariage légitime. Le concubinat ne se caractérise donc ni par une adoption ni par un transfert familial.

14. Quelles conditions d’âge correspondent à la validité matrimoniale romaine classique ?

Quatorze ans pour les filles et douze ans pour les garçons
Douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons
Seize ans pour les filles et dix-huit ans pour les garçons
Dix ans pour les filles et douze ans pour les garçons

Douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons

Explication

La validité du mariage exige notamment la puberté et le conubium, avec un âge légal fixé à douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons. Les autres couples inversent ces seuils ou proposent des âges qui ne correspondent pas à la règle indiquée.

15. Quelle parenté peut subsister après l’émancipation d’un enfant ?

La parenté adoptive, car toute émancipation crée un lien civil nouveau
La cognation, car elle repose sur le lien du sang
L’agnation, car elle dépend d’une puissance paternelle interrompue
La manus, car elle remplace la parenté naturelle après l’émancipation

La cognation, car elle repose sur le lien du sang

Explication

L’émancipation rompt le lien d’agnation puisqu’elle met fin à la soumission à la puissance paternelle, mais elle ne supprime pas le lien biologique de cognation. L’agnation ne peut donc pas être la parenté conservée dans cette situation.

16. Que présume la règle « Pater is est quem nuptiae demonstrant » ?

La mère est présumée avoir adopté l’enfant présenté après l’accouchement
Le pater familias est présumé responsable de toute dette contractée par son fils
Le mari est présumé être le père de l’enfant né d’un juste mariage
L’époux est présumé avoir accepté l’adoption de tout enfant du ménage

Le mari est présumé être le père de l’enfant né d’un juste mariage

Explication

La règle de Paul présume que le mari est le père de l’enfant né d’un juste mariage, tout en permettant de combattre cette présomption dans certains cas. Elle ne concerne ni l’adoption ni la responsabilité patrimoniale du pater familias.

17. Quel statut caractérise l’enfant né hors mariage dans le droit romain classique ?

Il reçoit une filiation paternelle conditionnelle et reste sous la puissance d’un tuteur
Il a une filiation maternelle, aucun père légal et naît sui iuris
Il a une filiation paternelle présumée et naît sous la puissance du mari
Il est intégré à la famille agnatique de sa mère et devient alieni juris

Il a une filiation maternelle, aucun père légal et naît sui iuris

Explication

L’enfant né hors mariage possède une filiation maternelle, mais aucun père légal, et il naît sui iuris. La soumission présumée à la puissance paternelle concerne l’enfant issu d’un juste mariage.

18. Quelle opération absorbe un pater familias sui iuris, sa famille et son patrimoine ?

L’adoptio
L’émancipation
La mancipatio matrimoniale
L’adrogatio

L’adrogatio

Explication

L’adrogatio fait entrer dans une nouvelle puissance un pater familias sui iuris avec sa famille et son patrimoine. L’adoptio concerne une personne alieni juris déjà placée sous la puissance d’un autre pater familias.

19. Comment l’évolution classique du droit romain traite-t-elle le meurtre d’un enfant par son pater familias ?

Il devient une faute patrimoniale, tandis que le droit de vie et de mort est renforcé par les magistrats
Il reste une affaire domestique, tandis que le droit de vie et de mort devient une prérogative judiciaire
Il devient un crime public assimilé au parricide, tandis que le droit de vie et de mort tombe en désuétude
Il relève du culte familial, tandis que le droit de vie et de mort passe aux pontifes

Il devient un crime public assimilé au parricide, tandis que le droit de vie et de mort tombe en désuétude

Explication

À l’époque classique, le meurtre commis par le pater familias est réprimé comme un crime public assimilé au parricide, et son ancien pouvoir de vie et de mort tombe en désuétude. La conception archaïque d’un pouvoir domestique pénalement autonome ne décrit donc plus la situation classique.

20. Dans le pécule ordinaire, qui conserve la propriété des biens concédés au fils ?

Le fils, tandis que le père en assure la gestion administrative
Le magistrat, tandis que le père en reçoit les revenus personnels
Le père, tandis que le fils les gère dans la limite de la valeur du pécule
Le créancier familial, tandis que le fils en assume la propriété différée

Le père, tandis que le fils les gère dans la limite de la valeur du pécule

Explication

Dans le pécule ordinaire, le père conserve la propriété des biens, tandis que le fils peut les gérer et que la responsabilité financière est limitée à la valeur du pécule. Le fils n’en devient donc pas pleinement propriétaire, contrairement au pécule militaire.

21. Quel effet l’émancipation produit-elle sur l’enfant et combien de ventes fictives libèrent-elles le fils ?

Elle le rend alieni juris et le fils est libéré par une seule vente fictive
Elle transfère son patrimoine au père après deux ventes fictives
Elle le rend sui iuris et le fils est libéré par trois ventes fictives
Elle le maintient sous la puissance paternelle après trois ventes réelles

Elle le rend sui iuris et le fils est libéré par trois ventes fictives

Explication

L’émancipation rend l’enfant sui iuris et lui confère une indépendance personnelle et patrimoniale ; le fils doit être libéré par trois ventes fictives. La fille ou le petit-fils sont libérés par une seule vente, ce qui distingue leur procédure de celle du fils.

22. Quelle distinction caractérise la succession entre vifs par rapport à la succession à cause de mort ?

Elle transmet les dettes, tandis que l’autre ne transmet que les biens patrimoniaux.
Elle repose sur un testament, tandis que l’autre résulte nécessairement de la loi.
Elle concerne les agnats, tandis que l’autre concerne les cognats du défunt.
Elle intervient du vivant des personnes, tandis que l’autre s’ouvre au décès du de cujus.

Elle intervient du vivant des personnes, tandis que l’autre s’ouvre au décès du de cujus.

Explication

La succession entre vifs se réalise pendant la vie des personnes, notamment lors de l’adrogation ou du mariage cum manu, alors que la succession à cause de mort suppose le décès du de cujus. La distinction ne porte donc pas principalement sur l’existence d’un testament ou sur la qualité des héritiers.

23. Quel effet caractérise la succession à cause de mort pour l’héritier ?

Elle lui transmet l’actif, la personnalité juridique du défunt et la responsabilité indéfinie des dettes.
Elle lui permet de choisir les créances reçues, tandis que les dettes sont réglées par le préteur.
Elle lui confère la possession des biens, sans lui transmettre la personnalité juridique du défunt.
Elle lui transmet les biens matériels, mais maintient les dettes dans le patrimoine du défunt.

Elle lui transmet l’actif, la personnalité juridique du défunt et la responsabilité indéfinie des dettes.

Explication

L’héritier succède à l’actif, à la personnalité juridique du défunt et aux dettes, dont sa responsabilité est indéfinie. La transmission successorale ne se limite donc pas aux biens matériels ni aux seules créances.

24. Dans quelle situation parle-t-on de succession ab intestat ?

Lorsqu’un héritier recueille les biens après une transmission réalisée du vivant du défunt.
Lorsqu’un préteur accorde la possession des biens à une personne exclue par le droit civil.
Lorsqu’aucun testament valable ne règle la dévolution et que la loi organise la succession.
Lorsqu’un testament valable désigne expressément les héritiers et répartit les biens successoraux.

Lorsqu’aucun testament valable ne règle la dévolution et que la loi organise la succession.

Explication

La succession ab intestat s’applique en l’absence de testament valable et repose alors sur l’organisation légale de la dévolution. La désignation volontaire des héritiers relève au contraire de la succession testamentaire.

25. Quels sont les trois ordres successoraux mentionnés par la Loi des XII Tables ?

Les enfants émancipés, les agnats éloignés et les gentiles.
Les heredes sui, les cognati et l’époux survivant.
Les légataires, les créanciers du défunt et les gentiles.
Les heredes sui, l’agnatus proximus et les gentiles.

Les heredes sui, l’agnatus proximus et les gentiles.

Explication

La Loi des XII Tables distingue les heredes sui, l’agnatus proximus et les gentiles. Les cognati et le conjoint survivant appartiennent à des catégories liées aux évolutions prétoriennes plutôt qu’à ces trois ordres civils.

26. Quelle condition définit les heredes sui dans la succession civile ?

Ils étaient des agnats proches chargés de poursuivre le culte domestique du défunt.
Ils étaient sous la patria potestas directe du défunt et deviennent sui juris à son décès.
Ils avaient été émancipés par le défunt et retrouvaient automatiquement leur statut familial.
Ils étaient des parents par le sang qui n’étaient pas soumis à la puissance du défunt.

Ils étaient sous la patria potestas directe du défunt et deviennent sui juris à son décès.

Explication

Les heredes sui étaient placés sous la puissance directe du défunt et devenaient sui juris à sa mort, ce qui leur permettait de recueillir la succession. Les agnats, eux, n’étaient pas nécessairement soumis à cette puissance directe.

27. Qui figure parmi les heredes sui et reçoit une part successorale égale ?

Les enfants émancipés et les filles mariées, lorsqu’ils résident dans la maison familiale.
Les fils et les agnats proches, à l’exclusion des filles et de l’épouse mariée.
Les fils, les filles et l’épouse cum manu considérée comme loco filiae.
Les filles et les cognats maternels, à l’exclusion des fils soumis à la patria potestas.

Les fils, les filles et l’épouse cum manu considérée comme loco filiae.

Explication

Les fils, les filles et l’épouse mariée cum manu, assimilée à une fille par la formule loco filiae, appartiennent aux heredes sui et ont des parts égales. Les filles ne sont donc pas exclues de la succession légale en raison de leur sexe.

28. Comment se répartit la succession entre les descendants d’un fils prédécédé ?

Ils se la partagent par tête, en concurrence directe avec chaque autre descendant.
Ils reçoivent une part réduite, car la succession favorise les héritiers les plus âgés.
Ils sont écartés au profit de l’agnat le plus proche du défunt.
Ils se la partagent par souche, à hauteur de la part qu’aurait reçue leur père.

Ils se la partagent par souche, à hauteur de la part qu’aurait reçue leur père.

Explication

En l’absence de droit d’aînesse, les descendants d’un fils prédécédé représentent sa souche et se partagent la part qui lui serait revenue. La répartition ne se fait donc pas par tête entre tous les descendants.

29. Que reçoit l’agnat le plus proche lorsqu’il n’existe aucun heres suus ?

Une part égale avec les descendants du défunt, même lorsqu’ils sont heredes sui.
Une possession prétorienne temporaire, en attendant la désignation d’un héritier civil.
Les biens patrimoniaux, sans assurer la continuité du culte domestique du défunt.
La totalité du culte domestique, sans recueillir les biens patrimoniaux du défunt.

Les biens patrimoniaux, sans assurer la continuité du culte domestique du défunt.

Explication

À défaut de heredes sui, l’agnat le plus proche, comme un frère germain ou un oncle paternel, recueille les biens patrimoniaux. Il n’assure toutefois pas la continuité du culte domestique du défunt.

30. Quel est l’effet juridique principal de la bonorum possessio accordée par le préteur ?

Elle donne la possession des biens successoraux sans créer directement un héritier civil.
Elle transfère la propriété civile des biens dès la demande formée par le bénéficiaire.
Elle remplace la succession civile en attribuant au préteur le pouvoir de désigner tout héritier.
Elle transforme immédiatement le bénéficiaire en héritier civil doté de tous les droits successoraux.

Elle donne la possession des biens successoraux sans créer directement un héritier civil.

Explication

La bonorum possessio permet au préteur d’accorder la possession des biens successoraux à des personnes écartées par le droit civil. Elle ne crée pas directement un héritier civil et ne transfère donc pas immédiatement la propriété civile.

31. Dans quel ordre le préteur appelle-t-il les catégories de la bonorum possessio ?

Unde cognati, unde legitimi, unde liberi, puis unde vir et uxor.
Unde liberi, unde cognati, unde legitimi, puis unde vir et uxor.
Unde legitimi, unde liberi, unde vir et uxor, puis unde cognati.
Unde liberi, unde legitimi, unde cognati, puis unde vir et uxor.

Unde liberi, unde legitimi, unde cognati, puis unde vir et uxor.

Explication

Les quatre ordres prétoriens se succèdent ainsi : unde liberi, unde legitimi, unde cognati, puis unde vir et uxor. Le conjoint survivant intervient donc après les catégories fondées sur la filiation et la parenté.

32. Quelle obligation pèse sur l’enfant émancipé appelé par l’ordre unde liberi ?

Il doit renoncer à sa part afin de préserver les droits des enfants restés sous puissance.
Il doit obtenir l’accord des agnats avant de recevoir la possession des biens successoraux.
Il doit transmettre ses biens au conjoint survivant avant l’ouverture de la succession.
Il doit rapporter ses biens à la masse commune par la collatio bonorum.

Il doit rapporter ses biens à la masse commune par la collatio bonorum.

Explication

L’ordre unde liberi appelle les enfants du sang, y compris les émancipés, mais l’émancipé doit effectuer la collatio bonorum. Cette obligation consiste à rapporter ses biens à la masse commune pour équilibrer le partage.

33. Jusqu’à quel degré l’ordre unde cognati ouvre-t-il la succession aux parents par le sang ?

Jusqu’au sixième degré, mais en excluant les parents rattachés au défunt par la filiation maternelle.
Jusqu’au sixième degré, et jusqu’au septième pour le cousin issu de germain, y compris par la ligne maternelle.
Jusqu’au quatrième degré, avec une extension au cinquième pour les parents issus de la ligne paternelle.
Jusqu’au septième degré pour tous les parents, sans distinction entre les différents liens de parenté.

Jusqu’au sixième degré, et jusqu’au septième pour le cousin issu de germain, y compris par la ligne maternelle.

Explication

L’ordre unde cognati comprend les parents par le sang jusqu’au sixième degré, avec une extension au septième degré pour le cousin issu de germain, y compris du côté maternel. Il ne se limite donc pas à la parenté agnatique ou paternelle.

34. Quelle mesure le Sénatus-consulte Tertullien adopte-t-il vers 130 apr. J.-C. sous Hadrien ?

Il donne aux enfants une priorité successorale sur leur mère avant les collatéraux agnatiques.
Il accorde à la mère bénéficiaire du jus liberorum un droit successoral sur les biens de ses enfants décédés sans descendance, en concurrence avec les agnats.
Il interdit à la mère de recueillir les biens de ses enfants décédés sans descendance.
Il réserve aux agnats la succession des enfants décédés, même lorsque leur mère possède le jus liberorum.

Il accorde à la mère bénéficiaire du jus liberorum un droit successoral sur les biens de ses enfants décédés sans descendance, en concurrence avec les agnats.

Explication

Le Sénatus-consulte Tertullien favorise la mère titulaire du jus liberorum en lui reconnaissant un droit sur la succession de ses enfants sans descendance. La priorité successorale accordée aux enfants relève du Sénatus-consulte Orphitien, et non du Tertullien.

35. Quelle priorité successorale le Sénatus-consulte Orphitien établit-il en 178 apr. J.-C. ?

Les enfants passent avant les collatéraux agnatiques dans la succession de leur mère.
Les enfants recueillent la succession maternelle seulement si la mère possède le jus liberorum.
La mère passe avant les enfants dans la succession de ses descendants décédés.
Les collatéraux agnatiques passent avant les enfants dans la succession maternelle.

Les enfants passent avant les collatéraux agnatiques dans la succession de leur mère.

Explication

Le Sénatus-consulte Orphitien donne aux enfants une priorité absolue sur la succession de leur mère, avant les collatéraux agnatiques. Le droit successoral de la mère sur les biens de ses enfants appartient au Sénatus-consulte Tertullien.

36. Quels éléments caractérisent le testamentum per aes et libram, testament civil classique ?

Des tablettes écrites et scellées par sept témoins, sans intervention d’un fiduciaire ni d’un porte-balance.
Une vente fictive du patrimoine devant un fiduciaire, un porte-balance et cinq témoins, soit sept citoyens romains.
Un acte écrit remis au magistrat, validé par trois témoins et dépourvu de toute opération symbolique.
Une déclaration orale devant deux témoins, suivie d’une remise symbolique du patrimoine à l’héritier.

Une vente fictive du patrimoine devant un fiduciaire, un porte-balance et cinq témoins, soit sept citoyens romains.

Explication

Le testamentum per aes et libram repose sur une vente fictive du patrimoine accomplie devant un fiduciaire, un porte-balance et cinq témoins. Les tablettes scellées par sept témoins caractérisent le testament prétorien, et non le rituel civil classique.

37. Quel effet produit un testament prétorien établi sur des tablettes scellées par sept témoins ?

Il rend nécessaire une déclaration orale devant cinq témoins et un fiduciaire.
Il réserve la succession aux héritiers désignés par les règles de la succession ab intestat.
Il impose au testateur une vente fictive de son patrimoine devant un porte-balance.
Il permet aux héritiers d’obtenir la bonorum possessio secundum tabulas.

Il permet aux héritiers d’obtenir la bonorum possessio secundum tabulas.

Explication

Le testament prétorien reconnaît un écrit sur des tablettes scellées par sept témoins et permet de demander la bonorum possessio secundum tabulas. La vente fictive au bronze et à la balance appartient au testament civil per aes et libram.

38. Quelle distinction oppose la testamenti factio activa à la testamenti factio passiva ?

La première appartient aux femmes héritières, tandis que la seconde est réservée aux citoyens romains qui disposent d’un patrimoine.
La première concerne l’aptitude à recevoir un héritage, tandis que la seconde permet à tout pérégrin de rédiger un testament civil.
La première dépend de la présence de sept témoins, tandis que la seconde dépend de l’accomplissement de la vente fictive.
La première concerne la capacité de tester du citoyen romain sui juris, tandis que la seconde concerne l’aptitude à être institué héritier sous certaines conditions.

La première concerne la capacité de tester du citoyen romain sui juris, tandis que la seconde concerne l’aptitude à être institué héritier sous certaines conditions.

Explication

La testamenti factio activa est la capacité de faire un testament et appartient aux citoyens romains sui juris, tandis que la testamenti factio passiva concerne la capacité d’être institué héritier. Les conditions de cette dernière comprennent notamment la liberté, la citoyenneté romaine et la détermination de l’héritier.

39. Quelle place l’institution d’héritier doit-elle occuper dans un testament romain valide ?

Elle doit figurer en tête du testament, dans une formule impérative telle que « Titius heres esto ».
Elle doit être formulée oralement devant le magistrat, avant que les témoins ne scellent les tablettes.
Elle doit être ajoutée à la fin du testament, après les legs et les dispositions concernant les affranchissements.
Elle peut être remplacée par une simple désignation de biens, sans formule d’institution ni ordre particulier.

Elle doit figurer en tête du testament, dans une formule impérative telle que « Titius heres esto ».

Explication

L’institution d’héritier constitue le caput et fundamentum totius testamenti et doit donc apparaître en tête, avec une formule impérative. Les legs et les autres dispositions ne peuvent pas se substituer à cette institution fondamentale.

40. Quelle évolution caractérise la famille et la patria potestas au Bas-Empire ?

La patria potestas conserve un pouvoir répressif renforcé et la famille cognatique cède la place aux liens agnatiques.
La patria potestas subsiste formellement mais tend à devenir une charge d’assistance et d’éducation, tandis que la parenté cognatique progresse.
La patria potestas disparaît immédiatement et la parenté agnatique devient le principal fondement des relations familiales.
La famille repose principalement sur la puissance masculine, tandis que les liens de sang perdent leur importance juridique et sociale.

La patria potestas subsiste formellement mais tend à devenir une charge d’assistance et d’éducation, tandis que la parenté cognatique progresse.

Explication

Au Bas-Empire, la puissance paternelle subsiste en droit mais s’oriente progressivement vers l’assistance et l’éducation, alors que la parenté cognatique gagne du terrain. La famille agnatique repose au contraire sur une organisation juridique liée à la puissance masculine.

41. Qu’autorise la venia aetatis pour un jeune homme de 20 ans ou une femme de 18 ans ?

Elle les émancipe automatiquement de toute autorité familiale et leur permet de vendre librement leurs immeubles.
Elle les autorise à conclure un mariage valide, sans leur conférer de capacité générale de gestion patrimoniale.
Elle leur permet de gérer les biens d’autrui, mais ne modifie pas leur capacité concernant leur propre patrimoine.
Elle leur accorde, par rescrit impérial, la pleine capacité de gérer leurs biens, sauf pour la vente de leurs immeubles.

Elle leur accorde, par rescrit impérial, la pleine capacité de gérer leurs biens, sauf pour la vente de leurs immeubles.

Explication

La venia aetatis donne aux personnes atteignant ces âges la pleine capacité de gestion de leurs biens, à l’exception de la vente des immeubles. Elle ne produit donc pas une liberté complète de disposer de tous les biens ni une simple autorisation matrimoniale.

42. Quelle sanction frappe en principe le père qui tue son enfant au Bas-Empire ?

Il commet un parricide puni par la peine du sac ou par la peine capitale, sauf l’exception restrictive de la fille adultère surprise au domicile familial.
Il reçoit une peine d’exil, tandis que l’homicide familial demeure distinct du parricide dans le droit impérial.
Il encourt une amende civile, car la puissance paternelle autorise encore la mise à mort d’un enfant fautif.
Il est puni comme pour une simple atteinte à l’autorité domestique, sans sanction pénale comparable à celle du meurtre.

Il commet un parricide puni par la peine du sac ou par la peine capitale, sauf l’exception restrictive de la fille adultère surprise au domicile familial.

Explication

Au Bas-Empire, le père qui tue son enfant commet un parricide passible de la peine du sac ou de la peine capitale. L’exception est très limitée et concerne la fille adultère surprise dans la maison familiale, ce qui n’autorise pas généralement la mise à mort des enfants.

43. Quel dispositif Constantin crée-t-il pour les gains issus d’activités civiles et religieuses exercées par certains professionnels ?

La pecunia adventicia, administrée par le pater familias pour les héritiers
Le peculium castrense, réservé aux revenus du service militaire
La tutela mulierum, destinée à contrôler les contrats des femmes majeures
Le peculium quasi castrense, dont ces professionnels deviennent pleinement propriétaires

Le peculium quasi castrense, dont ces professionnels deviennent pleinement propriétaires

Explication

Le peculium quasi castrense permet aux fonctionnaires, magistrats, clercs et avocats de devenir pleinement propriétaires de leurs gains. Le peculium castrense se rattache plutôt aux revenus tirés du service militaire.

44. Lorsqu’un enfant reçoit des bona materna, quels droits le pater familias conserve-t-il sur ces biens ?

La propriété complète et la libre disposition successorale
La gestion et l’usufruit viager, sans la propriété
La garde temporaire, sans aucun droit sur les revenus
La vente des biens, sous réserve d’une autorisation judiciaire

La gestion et l’usufruit viager, sans la propriété

Explication

Les bona materna restent la propriété de l’enfant, tandis que le pater familias en assure la gestion et bénéficie de l’usufruit viager. Il ne détient donc pas la propriété complète de ces biens.

45. Quelle évolution juridique une constitution d’Honorius et Théodose II consacre-t-elle en 410 apr. J.-C. pour la femme majeure ?

Elle peut administrer les biens familiaux, mais doit conserver un tuteur pour agir en justice
Elle peut gérer son patrimoine, contracter et agir en justice sans tuteur
Elle peut agir en justice, mais ne peut contracter qu’avec l’accord de son mari
Elle peut gérer ses revenus, tandis que la tutela mulierum demeure requise pour son patrimoine

Elle peut gérer son patrimoine, contracter et agir en justice sans tuteur

Explication

En 410, la femme majeure acquiert la pleine capacité juridique et n’a plus besoin de tuteur pour gérer ses biens, contracter ou agir en justice. Cette évolution met fin à la tutela mulierum qui pesait auparavant sur les femmes sui juris.

46. Quelle transformation caractérise les fiançailles et les empêchements matrimoniaux au Bas-Empire ?

Les fiançailles deviennent obligatoires et les unions entre chrétiens et juifs sont encouragées
La rupture des fiançailles peut être sanctionnée et certains mariages deviennent interdits
La rupture des fiançailles entraîne la dissolution du mariage et supprime les interdits familiaux
Les fiançailles restent sans effet juridique et les mariages entre proches sont davantage favorisés

La rupture des fiançailles peut être sanctionnée et certains mariages deviennent interdits

Explication

Au Bas-Empire, les fiançailles acquièrent une portée juridique et leur rupture peut entraîner des sanctions, tandis que les empêchements s’étendent. Les unions entre chrétiens et juifs ainsi que certains mariages entre proches sont notamment interdits.

47. Comment l’influence chrétienne modifie-t-elle le régime du divorce au Bas-Empire ?

Le divorce recule et devient permis dans des cas déterminés, sous peine de sanctions hors cadre légal
Le divorce devient libre, mais les époux doivent partager leurs biens avant la séparation
Le divorce reste largement ouvert, tandis que les sanctions concernent principalement les fiançailles
Le divorce est remplacé par une séparation religieuse dépourvue de conséquences patrimoniales

Le divorce recule et devient permis dans des cas déterminés, sous peine de sanctions hors cadre légal

Explication

Sous l’influence chrétienne, le divorce est restreint à des cas déterminés et les séparations qui les dépassent peuvent entraîner des sanctions pécuniaires et patrimoniales. Le régime ne devient donc ni libre ni dépourvu de conséquences juridiques.

48. Quelle garantie Justinien accorde-t-il à la restitution de la dot lors de la dissolution du mariage ?

Une hypothèque légale est immédiatement prise sur les biens du mari
Une confiscation des biens de l’épouse garantit la créance dotale
Une caution familiale remplace toute sûreté prise sur les biens du mari
Une autorisation judiciaire préalable permet seule de réclamer la restitution

Une hypothèque légale est immédiatement prise sur les biens du mari

Explication

Justinien garantit la restitution de la dot par une hypothèque légale constituée immédiatement sur les biens du mari. Cette sûreté protège la créance de l’épouse ou de sa famille lors de la dissolution du mariage.

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Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Droit privé romain : la famille.

Quelles sont les dates de la Royauté romaine ?

De 753 av. J.-C. à 509 av. J.-C.

Quelles sont les dates de la République romaine ?

De 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C.

Quelles sont les dates de l’Empire romain en Occident ?

De 27 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.

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