QCM : Contrats et rupture du travail — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle mesure la loi du 22 mars 1841 a-t-elle instaurée ?

Elle a interdit le travail des enfants de moins de 8 ans.
Elle a créé la sécurité sociale en France.
Elle a limité la durée hebdomadaire du travail à 40 heures.
Elle a accordé 12 jours de congés payés annuels.

Elle a interdit le travail des enfants de moins de 8 ans.

Explication

La loi du 22 mars 1841 interdit le travail des enfants de moins de 8 ans et constitue le premier texte limitant la liberté de l’employeur. La limitation à 40 heures relève de la loi du 21 juin 1936, tandis que les congés payés et la sécurité sociale correspondent à d’autres textes.

2. Quel effet la loi du 21 mars 1895 a-t-elle produit sur les regroupements professionnels ?

Elle a permis à nouveau la création de regroupements, notamment de syndicats.
Elle a transféré à l’employeur la responsabilité des accidents du travail.
Elle a instauré une obligation annuelle de négocier les salaires.
Elle a soumis les regroupements professionnels à une autorisation judiciaire.

Elle a permis à nouveau la création de regroupements, notamment de syndicats.

Explication

La loi du 21 mars 1895 abroge la loi Le Chapelier et permet à nouveau la création de regroupements, notamment de syndicats. Le transfert de responsabilité concernant les accidents du travail date de 1898, et la négociation annuelle obligatoire est beaucoup plus tardive.

3. Comment la loi du 9 avril 1898 a-t-elle modifié la responsabilité en cas d’accident du travail ?

Elle a supprimé toute responsabilité liée aux accidents professionnels.
Elle a confié l’indemnisation des accidents à la sécurité sociale.
Elle a transféré la responsabilité de l’accident à l’employeur.
Elle a maintenu la responsabilité possible du salarié fautif.

Elle a transféré la responsabilité de l’accident à l’employeur.

Explication

La loi du 9 avril 1898 transfère à l’employeur la responsabilité de l’accident du travail, alors que la faute du salarié pouvait auparavant engager sa responsabilité. La sécurité sociale n’a été créée qu’en 1945 et la loi n’a pas supprimé toute responsabilité.

4. Quelle limite hebdomadaire du temps de travail la loi du 21 juin 1936 a-t-elle fixée ?

Une durée maximale de 40 heures par semaine.
Une durée maximale de 35 heures par semaine.
Une durée maximale de 48 heures par semaine.
Une durée maximale de 44 heures par semaine.

Une durée maximale de 40 heures par semaine.

Explication

La loi du 21 juin 1936 limite la durée hebdomadaire du travail à 40 heures. Les autres durées proposées correspondent à des repères juridiques différents ou à des confusions historiques.

5. Quelle institution élabore des conventions internationales destinées à protéger les salariés ?

La Cour de justice de l’Union européenne.
La Communauté économique européenne.
La Cour européenne des droits de l’homme.
L’Organisation internationale du travail.

L’Organisation internationale du travail.

Explication

L’Organisation internationale du travail, créée en 1919 et aujourd’hui rattachée à l’ONU, élabore des conventions internationales protectrices des salariés. Les juridictions européennes contrôlent certaines normes, mais elles n’ont pas cette fonction principale d’élaboration des conventions internationales du travail.

6. Quelle différence caractérise la Convention européenne des droits de l’Homme par rapport à la Charte sociale européenne ?

Elle porte principalement sur les salaires et la durée du travail.
Elle est dépourvue de mécanisme juridictionnel de contrôle.
Elle organise la libre circulation des personnes dans l’Union européenne.
Son respect peut être contrôlé et sanctionné par une juridiction européenne.

Son respect peut être contrôlé et sanctionné par une juridiction européenne.

Explication

La Convention européenne des droits de l’Homme protège notamment les libertés syndicale et associative, et son respect peut être sanctionné par la Cour européenne des droits de l’Homme. La Charte sociale européenne ne dispose pas d’une juridiction de contrôle équivalente, ce qui constitue la distinction essentielle.

7. Quel traité a institué la Communauté économique européenne le 25 mars 1957 ?

Le traité de Paris.
Le traité de Maastricht.
Le traité de Lisbonne.
Le traité de Rome.

Le traité de Rome.

Explication

Le traité de Rome du 25 mars 1957 institue la Communauté économique européenne et prévoit notamment la libre circulation, l’hygiène, la sécurité et la formation professionnelle. Les autres traités proposés sont associés à d’autres étapes de la construction européenne.

8. Dans quel domaine le droit social européen ne prévoit-il pas un dispositif européen unique ?

L’égalité entre les femmes et les hommes.
La santé et la sécurité au travail.
La libre circulation des personnes.
Le salaire minimum européen.

Le salaire minimum européen.

Explication

Le droit social européen ne prévoit pas de salaire minimum européen unique, pas plus qu’un temps de travail uniforme ou un système européen de protection sociale. En revanche, il domine notamment l’égalité professionnelle, la santé et la sécurité, ainsi que la libre circulation des personnes.

9. Dans quelle situation l’ordre public social permet-il à une norme inférieure de déroger à une norme supérieure ?

Lorsque la dérogation est moins favorable mais acceptée par l’employeur.
Lorsque toute norme inférieure souhaite écarter une règle légale.
Lorsque la dérogation est plus favorable aux salariés et qu’aucune règle impérative ne l’interdit.
Lorsque la dérogation est décidée par un salarié sans accord collectif.

Lorsque la dérogation est plus favorable aux salariés et qu’aucune règle impérative ne l’interdit.

Explication

L’ordre public social autorise une norme inférieure à déroger à une norme supérieure lorsqu’elle est plus favorable aux salariés, sauf disposition impérative contraire. Il ne permet donc pas d’écarter librement une règle légale ni d’imposer une condition moins favorable.

10. Quelle procédure rend le règlement intérieur opposable dans l’entreprise ?

L’employeur le rédige, puis il devient applicable après un vote individuel des salariés.
Les syndicats le négocient, le signent, puis le soumettent directement au juge.
L’inspecteur du travail le rédige, avant une validation par les représentants du personnel.
L’employeur le rédige, le soumet aux représentants, le transmet à l’inspecteur puis l’affiche.

L’employeur le rédige, le soumet aux représentants, le transmet à l’inspecteur puis l’affiche.

Explication

Le règlement intérieur est rédigé par l’employeur, soumis aux représentants du personnel, transmis à l’inspecteur du travail, puis rendu opposable par une publicité notamment réalisée par affichage. Il se distingue ainsi d’une convention collective, qui résulte d’une négociation.

11. À partir de quel effectif le règlement intérieur devient-il obligatoire ?

À partir de 50 salariés.
À partir de 20 salariés.
À partir de 11 salariés.
À partir de 100 salariés.

À partir de 20 salariés.

Explication

Le règlement intérieur est obligatoire à partir de 20 salariés et peut traiter de l’hygiène, de la sécurité et de la discipline. Le seuil de 50 salariés est lié à d’autres obligations de l’entreprise et ne correspond pas à cette règle.

12. Comment une convention collective s’applique-t-elle aux salariés concernés ?

Elle s’applique aux salariés après une adhésion individuelle au contrat collectif.
Elle s’applique aux salariés concernés, qu’ils soient syndiqués ou non.
Elle s’applique aux seuls membres du syndicat signataire.
Elle s’applique aux seuls salariés ayant signé le texte collectif.

Elle s’applique aux salariés concernés, qu’ils soient syndiqués ou non.

Explication

Une convention collective s’applique à l’ensemble des salariés concernés, indépendamment de leur appartenance syndicale. Cette portée la distingue du contrat civil, qui produit normalement des effets entre ses signataires.

13. Quelles informations l’employeur peut-il demander à un candidat lors d’un recrutement ?

Des informations concernant les opinions personnelles du candidat
Des informations présentant un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé
Des informations portant principalement sur la situation familiale du candidat
Des informations relatives aux activités privées sans rapport avec le poste

Des informations présentant un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé

Explication

L’article L1221-6 autorise les demandes liées directement et nécessairement à l’emploi proposé. Les informations personnelles sans rapport avec les exigences du poste ne répondent pas à cette condition juridique.

14. Quelle obligation la loi Aubry du 31 décembre 1992 a-t-elle introduite concernant les techniques de recrutement ?

Faire valider chaque entretien par l’inspection du travail
Publier chaque offre d’emploi dans un registre national
Obtenir l’accord individuel des candidats avant tout test
Présenter chaque année ces techniques au comité d’entreprise

Présenter chaque année ces techniques au comité d’entreprise

Explication

La loi Aubry a imposé à l’employeur de présenter annuellement au comité d’entreprise les techniques de recrutement utilisées. Elle n’exigeait pas une validation préalable de chaque entretien par l’inspection du travail.

15. Quel effet la directive européenne du 15 décembre 1997, confirmée par la loi française de 2001, a-t-elle produit en matière de discrimination ?

Elle réserve les litiges aux représentants du personnel
Elle supprime toute possibilité de recours pour le candidat
Elle permet de renverser la charge de la preuve
Elle impose au candidat de démontrer seul l’intention discriminatoire

Elle permet de renverser la charge de la preuve

Explication

Ces textes permettent un renversement de la charge de la preuve dans les affaires de discrimination. Le candidat n’a donc pas à établir seul l’intention discriminatoire précise de l’employeur.

16. Quelle est la place du contrat à durée indéterminée dans le droit du travail ?

C’est le contrat de droit commun, utilisable pour tout emploi proposé
C’est un contrat exceptionnel soumis à un motif légal précis
C’est un contrat réservé aux emplois présentant une activité durable
C’est un contrat limité aux salariés recrutés par une agence

C’est le contrat de droit commun, utilisable pour tout emploi proposé

Explication

Le CDI constitue le contrat de travail de droit commun et peut être conclu quel que soit l’emploi proposé. À l’inverse, le CDD nécessite une situation correspondant à un cas légal de recours.

17. Quel dispositif permet à une agence de travail temporaire de recruter certains salariés en CDI intérimaire ?

Les lois des 17 août 2016 et 5 septembre 2018
La directive européenne du 15 décembre 1997 sur la preuve
La loi Aubry du 31 décembre 1992 sur le recrutement
La loi du 1er février 1995 sur les offres discriminatoires

Les lois des 17 août 2016 et 5 septembre 2018

Explication

Les lois de 2016 et de 2018 ont permis à une agence de travail temporaire de conclure certains CDI intérimaires, apportant davantage de stabilité contractuelle. Les autres textes cités concernent respectivement le recrutement, les offres discriminatoires et la charge de la preuve.

18. Dans quelle situation un contrat à durée déterminée peut-il être conclu ?

Lorsqu’un poste présente une activité durable sans circonstance particulière
Lorsqu’un candidat demande une période d’emploi limitée
Lorsqu’un employeur préfère éviter la stabilité du contrat permanent
Lorsqu’un cas légal de recours, comme un remplacement, est établi

Lorsqu’un cas légal de recours, comme un remplacement, est établi

Explication

Le CDD est permis lorsque la situation correspond à un cas légal, notamment le remplacement d’un salarié absent, un accroissement temporaire d’activité ou des travaux saisonniers. La préférence de l’employeur ou la demande du candidat ne suffit pas à justifier ce contrat.

19. Une entreprise souhaite embaucher temporairement une personne pour remplacer un salarié absent : quel contrat correspond à cette situation ?

Un contrat d’exception réservé aux emplois saisonniers
Un CDI conclu pour répondre à une absence momentanée
Un contrat sans durée déterminée ni motif précisé
Un CDD fondé sur un cas légal de remplacement

Un CDD fondé sur un cas légal de remplacement

Explication

Le remplacement d’un salarié absent constitue un cas légal de recours au CDD. Un CDI reste possible comme contrat de droit commun, mais il ne correspond pas à la règle spécifique encadrant l’emploi temporaire décrit ici.

20. Quelle distinction caractérise le CDI et le CDD en droit du travail ?

Le CDI est réservé aux remplacements, tandis que le CDD constitue le contrat de principe
Le CDI et le CDD sont deux formes librement interchangeables selon la volonté des parties
Le CDI concerne les emplois saisonniers, tandis que le CDD vise les emplois dépourvus de terme
Le CDI est le contrat de principe, tandis que le CDD répond à des situations légalement prévues

Le CDI est le contrat de principe, tandis que le CDD répond à des situations légalement prévues

Explication

Le CDI constitue la forme normale de la relation de travail, alors que le CDD est soumis à des cas de recours prévus par la loi. Assimiler le CDD au contrat de principe inverse la distinction juridique essentielle.

21. Lequel de ces motifs constitue un cas légal de recours au CDD ?

Répondre à une activité permanente correspondant au fonctionnement habituel
Remplacer un salarié gréviste pendant toute la durée du mouvement social
Pourvoir durablement un emploi dont les tâches restent identiques chaque année
Remplacer un salarié absent pendant la durée de son indisponibilité

Remplacer un salarié absent pendant la durée de son indisponibilité

Explication

Le remplacement d’un salarié absent fait partie des principaux cas autorisés de recours au CDD. Une activité permanente ne justifie pas ce contrat, et le remplacement d’un gréviste est interdit.

22. Dans quelle situation la conclusion d’un CDD est-elle interdite ?

Pour remplacer un salarié participant à une grève
Pour remplacer une salariée absente en raison d’un congé
Pour faire face à un accroissement temporaire d’activité
Pour réaliser des travaux saisonniers renouvelés chaque année

Pour remplacer un salarié participant à une grève

Explication

Un CDD ne peut pas être conclu pour remplacer un salarié gréviste, cette interdiction pouvant entraîner des sanctions pénales. Les autres situations correspondent à des motifs légalement admis sous certaines conditions.

23. Quelle conséquence peut entraîner l’absence de mentions obligatoires dans un CDD écrit ?

La requalification du contrat en contrat à durée indéterminée
La réduction de la rémunération pendant la période non conforme
La transformation automatique du contrat en période d’essai prolongée
La suspension du contrat jusqu’à la rédaction d’un avenant complet

La requalification du contrat en contrat à durée indéterminée

Explication

Le CDD doit notamment préciser le salarié remplacé, la qualification, le terme, la période d’essai et la rémunération. L’absence de mentions requises peut conduire à sa requalification en CDI, et non à une simple suspension.

24. Quelle est la fonction principale de la période d’essai ?

Permettre une rupture sans motif ni indemnité avant l’embauche définitive
Autoriser l’employeur à modifier la qualification sans accord du salarié
Remplacer la procédure de licenciement après la confirmation de l’embauche
Garantir au salarié une ancienneté complète dès le premier jour travaillé

Permettre une rupture sans motif ni indemnité avant l’embauche définitive

Explication

La période d’essai précède l’embauche définitive et permet à chaque partie de rompre le contrat sans motif ni indemnité, si elle est prévue expressément. Elle ne permet pas de modifier unilatéralement la qualification du salarié.

25. Quelle durée maximale de période d’essai s’applique en principe à un cadre ?

Trois mois, sans possibilité de renouvellement dans le contrat
Six mois, dès lors que l’employeur invoque la complexité du poste
Quatre mois, avec un renouvellement possible sous conditions
Deux mois, avec un renouvellement automatique à la fin de la période

Quatre mois, avec un renouvellement possible sous conditions

Explication

La période d’essai maximale d’un cadre est de quatre mois et peut être renouvelée une fois si la convention collective et le contrat le prévoient. Le renouvellement n’est donc pas automatique et la durée de six mois ne correspond pas à la règle indiquée.

26. Quelle condition est requise pour qu’une clause de non-concurrence postérieure au contrat soit valable ?

Elle doit reposer sur une simple obligation de loyauté sans mention écrite particulière
Elle doit s’appliquer pendant le contrat et interdire toute activité concurrente sans limitation
Elle doit être limitée, justifiée par un intérêt réel et assortie d’une contrepartie financière
Elle doit empêcher toute recherche d’emploi dans le même secteur pendant une durée indéfinie

Elle doit être limitée, justifiée par un intérêt réel et assortie d’une contrepartie financière

Explication

Une clause de non-concurrence postérieure doit être écrite, limitée dans le temps et l’espace, justifiée par un intérêt réel et accompagnée d’une contrepartie financière. L’obligation de loyauté, elle, s’applique pendant le contrat et ne remplace pas ces conditions.

27. Quel type de clause porte atteinte à une liberté fondamentale et est en principe interdit ?

Une clause organisant les congés selon les nécessités du service
Une clause de célibat imposant une condition personnelle étrangère au travail
Une clause indiquant la qualification correspondant aux fonctions exercées
Une clause précisant les horaires applicables au poste occupé

Une clause de célibat imposant une condition personnelle étrangère au travail

Explication

Les clauses portant atteinte à l’ordre public ou aux libertés fondamentales, comme les clauses de célibat, sont interdites sauf justification particulière admise par le droit applicable. Les autres clauses organisent des éléments ordinaires de la relation de travail.

28. Qui prend l’initiative d’un licenciement ?

Les deux parties, qui négocient ensemble une rupture volontaire
Le salarié, qui manifeste une volonté claire de quitter l’entreprise
L’employeur, qui décide de rompre le contrat de travail
L’administration, qui prononce la fin du contrat à la demande du salarié

L’employeur, qui décide de rompre le contrat de travail

Explication

Le licenciement est une rupture décidée à l’initiative de l’employeur. Une décision exprimée par le salarié correspond à une démission, tandis qu’un accord commun relève de la rupture conventionnelle.

29. Quel élément permet de caractériser une démission ?

Une volonté sérieuse et sans équivoque du salarié de rompre le contrat
Une proposition commune des parties visant à organiser leur séparation
Une absence prolongée du salarié sans déclaration adressée à l’employeur
Une décision de l’employeur fondée sur le comportement professionnel du salarié

Une volonté sérieuse et sans équivoque du salarié de rompre le contrat

Explication

La démission suppose que le salarié fasse connaître une volonté sérieuse et sans équivoque de rompre le contrat. Une absence prolongée ne suffit pas à établir cette volonté, et les deux autres situations correspondent à d’autres modes de rupture.

30. Quelle innovation a été introduite par la loi du 27 juin 2008 ?

La rupture conventionnelle reposant sur l’accord volontaire du salarié et de l’employeur
La transformation de toute démission en rupture ouvrant droit à l’assurance chômage
La création d’un CDD pouvant être rompu librement avant son terme
La suppression du préavis applicable à toute rupture décidée par l’employeur

La rupture conventionnelle reposant sur l’accord volontaire du salarié et de l’employeur

Explication

La loi du 27 juin 2008 a créé la rupture conventionnelle, qui permet une rupture volontaire commune entre salarié et employeur. Elle n’a ni supprimé le préavis ni rendu toutes les démissions indemnisables.

31. Quels documents l’employeur doit-il remettre au salarié à la rupture du contrat ?

Une lettre de recommandation, un contrat renouvelé et un relevé bancaire professionnel
Une nouvelle période d’essai, un bulletin de candidature et une attestation de formation
Un certificat de travail, une attestation France Travail et un reçu pour solde de tout compte
Un certificat médical, une autorisation administrative et un relevé des congés futurs

Un certificat de travail, une attestation France Travail et un reçu pour solde de tout compte

Explication

À la fin du contrat, l’employeur doit remettre le certificat de travail, l’attestation France Travail et le reçu pour solde de tout compte. Les autres documents proposés ne correspondent pas aux documents de fin de relation exigés ici.

32. Depuis quelle loi le licenciement doit-il reposer sur une cause réelle et sérieuse et respecter une procédure ?

Depuis la loi du 11 février 1950
Depuis la loi du 20 décembre 1993
Depuis la loi du 2 août 1989
Depuis la loi du 13 juillet 1973

Depuis la loi du 13 juillet 1973

Explication

La loi du 13 juillet 1973 a consacré l’exigence d’une cause réelle et sérieuse ainsi que le respect d’une procédure. La cause réelle et sérieuse concerne le fond de la rupture, tandis que la procédure relève de sa forme.

33. Quelle caractéristique distingue principalement la faute lourde de la faute grave dans un licenciement pour motif personnel ?

La faute lourde entraîne une consultation des représentants du personnel
La faute lourde suppose une ancienneté particulièrement importante
La faute lourde résulte d’une difficulté économique de l’entreprise
La faute lourde suppose une intention de nuire à l’employeur

La faute lourde suppose une intention de nuire à l’employeur

Explication

La faute lourde se caractérise par l’intention de nuire à l’employeur, alors que la faute grave rend impossible le maintien du salarié sans exiger cette intention. Une faute sérieuse peut aussi justifier un licenciement, mais elle ne présente pas nécessairement cette gravité.

34. Quel enchaînement respecte la procédure de licenciement pour motif personnel ?

Entretien préalable, notification immédiate, convocation, délai d’un jour franc
Convocation, entretien préalable, délai d’un jour franc, notification précise
Convocation, notification immédiate, entretien préalable, lettre non motivée
Notification précise, convocation, entretien préalable, délai d’un jour franc

Convocation, entretien préalable, délai d’un jour franc, notification précise

Explication

La procédure commence par la convocation, se poursuit par l’entretien préalable, puis impose un délai d’un jour franc avant une notification précise de la rupture. La notification ne peut donc pas précéder l’entretien ni être envoyée immédiatement après celui-ci.

35. Une rupture repose sur des faits insuffisamment justifiés, alors que la procédure formelle a été respectée : de quel type de licenciement s’agit-il ?

D’un licenciement abusif
D’un licenciement collectif
D’un licenciement pour faute légère
D’un licenciement irrégulier

D’un licenciement abusif

Explication

Un licenciement abusif présente un problème de fond concernant la justification de la rupture. Un licenciement irrégulier se caractérise au contraire par un défaut dans le respect de la procédure.

36. Laquelle de ces situations peut constituer un motif économique même en l’absence de difficultés économiques immédiates ?

Un désaccord personnel entre le salarié et son supérieur
Une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité
Une insuffisance professionnelle constatée lors d’un entretien
Une faute grave rendant impossible le maintien du salarié

Une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité

Explication

Une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité peut constituer un motif économique, au même titre que certaines difficultés économiques ou mutations technologiques. Les autres situations relèvent de motifs personnels ou disciplinaires.

37. À quel moment l’employeur doit-il rechercher les possibilités de reclassement lors d’un licenciement économique ?

Lorsque le salarié saisit le conseil de prud’hommes
Après la fin du préavis du salarié
Après l’envoi de la lettre de licenciement
Avant de prononcer la rupture économique

Avant de prononcer la rupture économique

Explication

L’employeur doit rechercher un reclassement avant de prononcer le licenciement économique, y compris dans les entreprises du même groupe lorsque les conditions le permettent. Le licenciement intervient comme mesure de rupture lorsque cette recherche n’aboutit pas.

38. Dans quelle situation l’employeur doit-il élaborer un plan de sauvegarde de l’emploi et consulter le comité social et économique ?

Un licenciement individuel dans une entreprise d’au moins 50 salariés
Au moins 10 licenciements sur 30 jours dans une entreprise d’au moins 50 salariés
Au moins 10 licenciements répartis sur plusieurs années dans un groupe
Moins de 10 licenciements sur 30 jours dans une entreprise de moins de 50 salariés

Au moins 10 licenciements sur 30 jours dans une entreprise d’au moins 50 salariés

Explication

Le plan de sauvegarde de l’emploi est requis pour au moins 10 licenciements sur 30 jours dans une entreprise d’au moins 50 salariés, avec consultation du comité social et économique. Le seuil de salariés et la période de 30 jours sont donc déterminants.

39. Pour un licenciement collectif de moins de 10 salariés sur 30 jours, quelle règle particulière s’applique à l’envoi des lettres de licenciement ?

Un délai de 60 jours doit être respecté sans information de l’administration
Les lettres peuvent être envoyées avant toute consultation des représentants
Un délai de 7 jours doit être respecté et l’administration du travail informée
Un délai de 30 jours doit être respecté et un plan de sauvegarde élaboré

Un délai de 7 jours doit être respecté et l’administration du travail informée

Explication

Pour moins de 10 licenciements sur 30 jours, l’employeur peut remplacer les entretiens par une consultation des représentants du personnel, mais doit attendre 7 jours avant l’envoi des lettres et informer l’administration. Le plan de sauvegarde de l’emploi concerne notamment les licenciements collectifs d’au moins 10 salariés dans certaines entreprises.

40. Quel est l’objectif principal d’un plan de sauvegarde de l’emploi ?

Limiter les licenciements et favoriser la formation et le reclassement
Organiser les sanctions applicables aux fautes disciplinaires
Remplacer la consultation des représentants par une décision patronale
Fixer le montant des salaires dus pendant les congés annuels

Limiter les licenciements et favoriser la formation et le reclassement

Explication

Le plan de sauvegarde de l’emploi regroupe des mesures concrètes et précises destinées à réduire le nombre de licenciements et à favoriser la formation ainsi que le reclassement. Il concerne les licenciements collectifs importants dans les entreprises d’au moins 50 salariés concernées.

41. Quelle peut être la conséquence d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui n’est pas conforme ?

La suppression des droits au reclassement des salariés
La transformation automatique des ruptures en démissions
La suspension définitive de toute activité de l’entreprise
L’annulation du plan de licenciement

L’annulation du plan de licenciement

Explication

Un plan de sauvegarde de l’emploi non conforme peut entraîner l’annulation du plan de licenciement. Cette conséquence porte sur la validité du projet collectif et ne transforme pas automatiquement les ruptures en démissions.

42. Quelle distinction décrit correctement les conséquences respectives d’un licenciement irrégulier et d’un licenciement abusif ?

L’irrégulier concerne le fond, l’abusif concerne exclusivement la procédure
L’irrégulier impose une réintégration, l’abusif supprime tout dommage-intérêt
L’irrégulier peut être maintenu avec indemnisation, l’abusif peut être annulé
L’irrégulier est annulé sans indemnisation, l’abusif est toujours maintenu

L’irrégulier peut être maintenu avec indemnisation, l’abusif peut être annulé

Explication

Un licenciement irrégulier peut être maintenu malgré un défaut de procédure, avec des dommages et intérêts pouvant atteindre un mois de salaire. Un licenciement abusif touche la justification de fond et peut être annulé, avec une indemnisation parfois supérieure à six mois de salaire.

43. Quelle condition caractérise juridiquement une rupture conventionnelle du contrat de travail ?

Elle suppose une autorisation préalable du conseil de prud’hommes et une négociation collective
Elle est valable dès l’accord verbal des parties, sans formalité administrative complémentaire
Elle repose sur un consentement libre des deux parties, une convention écrite et une homologation administrative
Elle résulte d’une décision unilatérale de l’employeur accompagnée d’une information du salarié

Elle repose sur un consentement libre des deux parties, une convention écrite et une homologation administrative

Explication

La rupture conventionnelle exige l’accord libre des deux parties, une convention écrite et une homologation administrative. Elle se distingue ainsi du licenciement, qui relève d’une décision de l’employeur.

44. Quel enchaînement respecte la procédure de rupture conventionnelle ?

Entretiens, homologation immédiate, signature, puis délai de rétractation de 30 jours
Signature, homologation sous 15 jours, entretiens, puis rétractation sous 14 jours
Rétractation de 14 jours, entretiens, signature, puis homologation sans délai déterminé
Entretiens, signature, délai de rétractation de 15 jours, puis homologation sous 14 jours

Entretiens, signature, délai de rétractation de 15 jours, puis homologation sous 14 jours

Explication

La procédure prévoit des entretiens, la signature de la convention, un délai de rétractation de 15 jours, puis une homologation administrative dans un délai de 14 jours. L’homologation n’intervient donc pas avant la signature et la période de rétractation.

45. Quels effets sont associés à une rupture conventionnelle après son homologation ?

La rupture dépend d’une décision prud’homale, avec une indemnité facultative et une protection temporaire
La rupture est reportée à la fin du contrat, avec une indemnité réservée aux salariés licenciés
La rupture intervient immédiatement, sans indemnité, et exclut toute allocation d’assurance chômage
La rupture intervient à la date convenue, une indemnité est versée et les droits au chômage sont conservés

La rupture intervient à la date convenue, une indemnité est versée et les droits au chômage sont conservés

Explication

Après l’homologation, la convention produit ses effets à la date qu’elle prévoit, le salarié reçoit l’indemnité convenue et conserve ses droits à l’assurance chômage. L’homologation ne transforme donc pas la rupture en licenciement.

46. Dans quelle situation l’employeur peut-il mettre un salarié à la retraite sans tenir compte de la durée cotisée requise ?

À partir de 65 ans, l’employeur peut ignorer la durée cotisée après consultation du salarié
À partir de 67 ans, l’employeur peut ne plus tenir compte de cette durée, sous réserve des autres conditions applicables
Avant 64 ans, l’employeur peut écarter la durée cotisée si le salarié a demandé son départ
Dès 64 ans, l’employeur peut ignorer la durée cotisée et mettre fin au contrat sans autre condition

À partir de 67 ans, l’employeur peut ne plus tenir compte de cette durée, sous réserve des autres conditions applicables

Explication

La mise à la retraite suppose en principe un âge d’au moins 64 ans et la durée de cotisation nécessaire, mais cette durée peut ne plus être prise en compte à partir de 67 ans. L’âge de 64 ans ne suffit donc pas, à lui seul, à écarter la condition de cotisation.

47. Quelle est la durée légale du travail fixée par l’article L3121-10 du code du travail ?

44 heures
39 heures
35 heures
48 heures

35 heures

Explication

La durée légale du travail est fixée à 35 heures. Les durées de 44 et 48 heures correspondent à des plafonds maximaux hebdomadaires, et non à la durée légale.

48. Un salarié est-il en situation de travail effectif lorsqu’il doit rester disponible pour l’employeur, suivre ses directives et ne peut pas vaquer librement à ses occupations ?

Oui, car ces éléments caractérisent le travail effectif
Oui, mais uniquement lorsque le salarié effectue des heures supplémentaires
Non, car le travail effectif suppose une présence dans les locaux de l’entreprise
Non, car il s’agit d’un temps d’astreinte sans travail effectif

Oui, car ces éléments caractérisent le travail effectif

Explication

Le travail effectif correspond au temps durant lequel le salarié est à la disposition de l’employeur, suit ses directives et ne peut pas vaquer librement à ses occupations. L’astreinte s’en distingue notamment parce que le salarié peut alors vaquer à ses occupations.

49. Quelles limites maximales encadrent la durée du travail selon les périodes considérées ?

44 heures sur une semaine et 48 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives
48 heures sur une journée et 35 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives
35 heures sur une semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives
48 heures sur une semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives

48 heures sur une semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives

Explication

La durée maximale est de 48 heures au cours d’une semaine et de 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. La durée légale de 35 heures ne constitue pas ces deux plafonds maximaux.

50. Quelle majoration s’applique aux heures supplémentaires effectuées de la 36e à la 43e heure incluse ?

Une majoration de 50 %
Une majoration de 25 %
Une majoration de 35 %
Une majoration de 10 %

Une majoration de 25 %

Explication

Les heures supplémentaires de la 36e à la 43e heure incluse sont majorées de 25 %. Le taux de 50 % s’applique à partir de la 44e heure, tandis que le taux de 10 % concerne le seuil indiqué jusqu’à 35 heures.

51. Que sont les congés payés pour un salarié ?

Des jours de repos attribués indépendamment du temps travaillé et sans maintien de salaire
Des périodes réservées à la rupture du contrat, donnant lieu à une indemnité différée
Des périodes de repos acquises grâce au temps travaillé, pendant lesquelles la rémunération est maintenue
Des absences facultatives accordées sans rémunération selon les besoins de l’entreprise

Des périodes de repos acquises grâce au temps travaillé, pendant lesquelles la rémunération est maintenue

Explication

Les congés payés sont des périodes de repos auxquelles le salarié a droit en fonction du temps travaillé, avec maintien de sa rémunération. Les congés non pris sont principalement indemnisés lors de la rupture du contrat, ce qui ne définit pas le congé payé lui-même.

52. Quelle règle encadre la fixation des dates des congés payés par l’employeur ?

L’employeur fixe les dates sans consultation, prévient le salarié quinze jours à l’avance et place trois semaines en été
L’employeur consulte le CSE, informe le salarié deux mois à l’avance et place normalement quatre semaines entre mai et octobre
L’employeur délègue au CSE la fixation des dates, avec une information donnée au début de chaque mois
L’employeur consulte le salarié, informe le CSE un mois à l’avance et place quatre semaines entre juin et septembre

L’employeur consulte le CSE, informe le salarié deux mois à l’avance et place normalement quatre semaines entre mai et octobre

Explication

L’employeur fixe les dates après consultation du CSE, informe le salarié au moins deux mois à l’avance et affecte normalement quatre semaines entre le 1er mai et le 31 octobre. Le CSE est donc consulté, mais il ne fixe pas lui-même les dates.

53. Quelle est la durée du congé de paternité en cas de naissances multiples et dans quel délai doit-il être pris ?

25 jours, à prendre dans les quatre mois suivant l’accouchement
32 jours, à prendre dans les quatre mois suivant l’accouchement
35 jours, à prendre dans les trois mois suivant l’accouchement
32 jours, à prendre dans les six mois suivant l’accouchement

32 jours, à prendre dans les quatre mois suivant l’accouchement

Explication

En cas de naissances multiples, le congé de paternité est de 32 jours et doit être pris dans les quatre mois suivant l’accouchement. La durée de 25 jours correspond au cas général, hors naissances multiples.

54. À qui incombe d’abord l’obligation de sécurité visant à protéger la santé et la sécurité des salariés ?

Au CSE, qui assume la responsabilité juridique de la sécurité collective
À l’employeur, qui doit prendre les mesures prévues par le Code du travail
Au salarié, qui doit organiser les mesures de prévention dans l’entreprise
À l’inspection du travail, qui met directement en œuvre la prévention

À l’employeur, qui doit prendre les mesures prévues par le Code du travail

Explication

L’employeur doit prendre les mesures prévues par le Code du travail pour protéger la santé et la sécurité des salariés. Le salarié reste soumis à une obligation générale de vigilance, mais il ne porte pas d’abord cette obligation juridique.

55. Quel organisme peut mettre l’employeur en demeure, dresser un procès-verbal et saisir les juridictions compétentes en cas de risque professionnel ?

La caisse d’assurance retraite et de santé au travail
L’inspecteur du travail
Le médecin du travail
Le secrétaire du CSE

L’inspecteur du travail

Explication

L’inspecteur du travail dispose de ces moyens d’intervention face aux manquements constatés. Le CSE et la caisse régionale participent au contrôle et à la prévention, mais ne disposent pas de l’ensemble de ces pouvoirs.

56. Dans quelle situation un salarié peut-il exercer son droit de retrait sans être sanctionné pour abandon de poste ?

Lorsqu’il est confronté à un danger grave et imminent et en informe l’employeur
Lorsqu’il désapprouve une nouvelle organisation et quitte son poste après l’avoir signalé
Lorsqu’il constate un désaccord collectif et suspend son activité sans justification
Lorsqu’il estime qu’une tâche est pénible et demande ensuite une mutation

Lorsqu’il est confronté à un danger grave et imminent et en informe l’employeur

Explication

Le droit de retrait s’exerce face à un danger grave et imminent, après que le salarié en a avisé l’employeur. Une simple pénibilité, un désaccord organisationnel ou une contestation collective ne suffisent pas à caractériser ce droit.

57. Quelle évolution institutionnelle l’ordonnance Macron de 2017 a-t-elle introduite en matière de représentation des salariés ?

Elle a remplacé plusieurs anciennes instances, dont les délégués du personnel et le CHSCT, par le CSE
Elle a conservé le CHSCT et ajouté le CSE comme instance consultative complémentaire
Elle a réservé la représentation en santé et sécurité aux entreprises comptant au moins 50 salariés
Elle a supprimé les instances représentatives et confié leurs missions à l’inspection du travail

Elle a remplacé plusieurs anciennes instances, dont les délégués du personnel et le CHSCT, par le CSE

Explication

L’ordonnance Macron a regroupé plusieurs institutions représentatives au sein du comité social et économique, notamment les délégués du personnel et le CHSCT. Le CSE est mis en place à partir de 11 salariés, avec des compétences renforcées à partir de 50.

58. Que devient le CHSCT avec la réforme issue de l’ordonnance Macron de 2017 ?

Ses fonctions sont regroupées au sein du comité social et économique
Il est remplacé par un service médical placé sous l’autorité de l’employeur
Il reste une institution distincte chargée des risques professionnels
Il devient une commission indépendante rattachée à l’inspection du travail

Ses fonctions sont regroupées au sein du comité social et économique

Explication

Le CHSCT est intégré dans le regroupement institutionnel réalisé au sein du CSE. Il ne demeure donc pas une instance représentative distincte, même si les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail restent prises en compte.

59. Une entreprise compte 35 salariés puis atteint 55 salariés : quelle évolution concerne son CSE ?

Le CSE apparaît à 35 salariés et reçoit ses compétences renforcées à 55 salariés
Le CSE apparaît à 50 salariés et ses compétences sont renforcées à partir de 100 salariés
Le CSE existe dès 11 salariés et ses compétences sont renforcées à partir de 50 salariés
Le CSE existe dès 11 salariés mais ses compétences restent identiques quel que soit l’effectif

Le CSE existe dès 11 salariés et ses compétences sont renforcées à partir de 50 salariés

Explication

Le seuil de 11 salariés déclenche la mise en place du CSE, tandis que le seuil de 50 salariés renforce ses attributions. L’atteinte de 55 salariés ne crée donc pas le CSE, mais modifie l’étendue de ses compétences.

60. Quelle protection particulière s’applique aux élus du comité social et économique ?

Ils ne peuvent être licenciés qu’après un vote favorable de l’ensemble des salariés
Ils ne peuvent être licenciés sans l’autorisation de l’inspection du travail
Ils peuvent être licenciés après consultation du CSE sans intervention administrative
Ils bénéficient d’une garantie d’emploi décidée directement par le médecin du travail

Ils ne peuvent être licenciés sans l’autorisation de l’inspection du travail

Explication

Les élus du CSE sont des salariés protégés et leur licenciement nécessite l’autorisation de l’inspection du travail. La consultation du CSE ou l’avis du médecin du travail ne remplace pas cette autorisation administrative.

61. Comment les services de santé au travail sont-ils organisés depuis la loi du 20 juillet 2011 ?

Autour d’une équipe administrative dirigée par l’employeur et conseillée par un infirmier
Autour d’une équipe pluridisciplinaire dirigée par un médecin du travail
Autour d’un inspecteur du travail coordonnant des spécialistes extérieurs à l’entreprise
Autour d’un médecin travaillant sans équipe et intervenant principalement après les accidents

Autour d’une équipe pluridisciplinaire dirigée par un médecin du travail

Explication

La loi de 2011 organise des équipes pluridisciplinaires dirigées par un médecin du travail et réunissant notamment ergonomes, psychologues, ingénieurs de sécurité et infirmiers. Le médecin exerce donc dans un cadre collectif plutôt que dans un rôle isolé.

62. Comment une entreprise de 700 salariés organise-t-elle généralement son service de santé au travail ?

Elle confie la surveillance médicale à l’inspection du travail départementale
Elle adhère à un service mutualisé sans tenir compte de son effectif
Elle remplace le médecin du travail par une équipe interne sans direction médicale
Elle recrute des médecins du travail salariés bénéficiant d’une protection particulière

Elle recrute des médecins du travail salariés bénéficiant d’une protection particulière

Explication

À partir de 500 salariés, l’entreprise recrute des médecins du travail salariés protégés. En dessous de ce seuil, elle adhère généralement à un service de santé au travail mutualisé, ce qui ne correspond pas au cas présenté.

63. Quelle est la limite du rôle du médecin du travail lorsqu’il propose une transformation de poste ?

Il transfère sa responsabilité au CSE dès qu’une modification de poste est envisagée
Il décide du licenciement lorsque l’employeur refuse son aménagement
Il impose directement la transformation du poste dès qu’il estime la santé menacée
Il conseille les parties et propose un aménagement, mais l’employeur conserve la décision organisationnelle

Il conseille les parties et propose un aménagement, mais l’employeur conserve la décision organisationnelle

Explication

Le médecin du travail agit pour la santé et la sécurité des travailleurs, conseille et peut proposer des aménagements ou mutations. La décision organisationnelle appartient toutefois à l’employeur, qui ne reçoit pas un ordre automatique du médecin.

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Quelle loi interdit le travail des enfants de moins de 8 ans en France ?

La loi du 22 mars 1841.

Quelle loi a abrogé la loi Le Chapelier en 1895 ?

La loi du 21 mars 1895.

Quelle loi transfère la responsabilité de l'accident du travail à l'employeur ?

La loi du 9 avril 1898.

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