QCM : Défense sociale nouvelle et modèle réhabilitatif — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle innovation fait partie des apports du Code de procédure pénale de 1958 ?

La création d’un corps d’éducateurs intervenant dans chaque établissement pénitentiaire
L’instauration du juge de l’application des peines et de la semi-liberté
L’abolition de la peine de mort et la généralisation des peines alternatives
La création des comités d’assistance chargés du suivi des personnes libérées

L’instauration du juge de l’application des peines et de la semi-liberté

Explication

Le Code de procédure pénale de 1958 introduit notamment l’examen de personnalité, le juge de l’application des peines, la semi-liberté et le sursis avec mise à l’épreuve. Le corps d’éducateurs et les comités d’assistance relèvent de réformes antérieures distinctes.

2. Selon les règles minima de l’ONU, quels moyens le régime pénitentiaire doit-il mobiliser selon les besoins du traitement individuel ?

Des moyens judiciaires, policiers, médicaux et technologiques
Des moyens curatifs, éducatifs, moraux et spirituels
Des moyens professionnels, familiaux, sportifs et exclusivement psychologiques
Des moyens disciplinaires, sécuritaires, économiques et administratifs

Des moyens curatifs, éducatifs, moraux et spirituels

Explication

Les règles minima prévoient la combinaison de moyens curatifs, éducatifs, moraux et spirituels adaptée au traitement individuel des délinquants. Une approche limitée à la sécurité ou aux soins psychologiques ne reprend pas cette pluralité de dimensions.

3. Quelle conception du passage à l’acte distingue la Défense Sociale Nouvelle de Lombroso ?

Elle considère la responsabilité morale comme incompatible avec toute réaction pénale
Elle attribue l’acte délinquant à une décision rationnelle sans influence sociale
Elle refuse l’idée d’un déterminisme total et maintient une responsabilité morale
Elle explique chaque crime par une constitution biologique indépendante du milieu

Elle refuse l’idée d’un déterminisme total et maintient une responsabilité morale

Explication

La Défense Sociale Nouvelle refuse de réduire le passage à l’acte à un déterminisme total et place la responsabilité morale au centre de la réaction pénale. L’approche de Lombroso est au contraire associée à une explication fortement déterministe de la criminalité.

4. Quelle caractéristique définit l’approche humaniste de la délinquance défendue par la Défense Sociale Nouvelle ?

Elle fait de la souffrance infligée au condamné la réponse centrale à l’infraction
Elle considère l’humiliation publique comme un moyen nécessaire de prévention
Elle refuse un système pénal principalement afflictif et les peines infamantes ou corporelles
Elle privilégie les peines corporelles lorsqu’elles favorisent la discipline du détenu

Elle refuse un système pénal principalement afflictif et les peines infamantes ou corporelles

Explication

L’approche humaniste refuse que le système pénal soit principalement afflictif et exclut les peines infamantes ou corporelles. Faire souffrir le condamné correspond plutôt à une logique rétributive, ce qui ne constitue pas son orientation principale.

5. Comment Ancel réévalue-t-il le traitement de resocialisation au début des années 1980 ?

Il affirme la réussite du « mythe médical » et fait de la socialisation une priorité secondaire.
Il reconnaît l’échec du « mythe médical », mais maintient la socialisation comme objectif essentiel.
Il considère les résultats du traitement satisfaisants et recommande d’étendre les mesures thérapeutiques.
Il abandonne la socialisation et propose de fonder la politique criminelle sur la neutralisation.

Il reconnaît l’échec du « mythe médical », mais maintient la socialisation comme objectif essentiel.

Explication

Ancel reconnaît l’échec du « mythe médical » et les faibles retombées du traitement de resocialisation, tout en conservant la socialisation comme objectif essentiel. Il ne renonce donc pas à cet objectif malgré la critique de l’approche thérapeutique.

6. Quelle conclusion Pinatel tire-t-il en 1975 de la comparaison des traitements et de leurs effets sur la récidive ?

La supériorité d’un traitement particulier impose de remplacer les mesures humanitaires par des sanctions répressives.
L’absence de différence entre les traitements ne justifie pas l’abandon des solutions humanitaires.
La faiblesse des écarts entre traitements prouve que les solutions humanitaires sont dépourvues de toute utilité.
L’égalité des résultats démontre que la réinsertion doit être écartée au profit d’une neutralisation durable.

L’absence de différence entre les traitements ne justifie pas l’abandon des solutions humanitaires.

Explication

Pinatel constate l’absence de différence entre les résultats des divers traitements sur la récidive, mais refuse d’en conclure qu’il faut abandonner les solutions humanitaires. La constatation empirique ne conduit donc pas automatiquement à privilégier la répression.

7. Quelle thèse Martinson formule-t-il en 1974 au sujet des programmes de réhabilitation des délinquants ?

Ils ont amélioré la récidive surtout grâce au renforcement des mesures de surveillance.
Sauf quelques exceptions isolées, ils n’ont pas réduit de manière appréciable la récidive.
Ils ont produit des effets variables, mais généralement importants, selon les profils traités.
Ils ont diminué la récidive lorsque les établissements appliquaient des peines individualisées.

Sauf quelques exceptions isolées, ils n’ont pas réduit de manière appréciable la récidive.

Explication

Martinson estime en 1974 que les efforts étudiés de réhabilitation n’ont pas eu d’effet appréciable sur la récidive, à quelques exceptions près, ce qui alimente la thèse de l’« effet zéro ». L’idée d’une efficacité généralement importante des traitements ne correspond donc pas à sa conclusion.

8. Qui a formalisé la Défense Sociale Nouvelle dans les années 1950 ?

Le philosophe allemand Hans Welzel
Le criminologue italien Cesare Lombroso
Le juriste français Émile Garçon
Le magistrat français M. Ancel

Le magistrat français M. Ancel

Explication

M. Ancel a formalisé la Défense Sociale Nouvelle dans les années 1950 en croisant l’École classique de droit pénal et le courant de la défense sociale. Lombroso est associé à une conception déterministe de la criminalité, et non à cette formalisation.

9. Quel événement a conduit à l’adoption, en 1955, des règles minima concernant le traitement des détenus ?

Le congrès international consacré à la réinsertion après la libération
La résolution de l’Assemblée générale consacrée aux mesures non privatives de liberté
La recommandation du Conseil de l’Europe sur les règles pénitentiaires européennes
Le premier Congrès des Nations Unies sur la prévention du crime et le traitement des délinquants, réuni à Genève

Le premier Congrès des Nations Unies sur la prévention du crime et le traitement des délinquants, réuni à Genève

Explication

En 1955, le premier Congrès des Nations Unies sur la prévention du crime et le traitement des délinquants adopte à Genève les règles minima pour le traitement des détenus. Les règles de Tokyo concernent plutôt les mesures non privatives de liberté.

10. Par quels moyens les organisations internationales diffusent-elles la doctrine de la Défense Sociale Nouvelle ?

Par des programmes économiques destinés à financer les établissements pénitentiaires
Par des décisions judiciaires nationales imposant une peine identique dans chaque pays
Par des accords bilatéraux limités à l’échange d’informations policières
Par des recommandations, des plans d’action et des résolutions adressés aux États

Par des recommandations, des plans d’action et des résolutions adressés aux États

Explication

Les organisations internationales diffusent cette doctrine au moyen de recommandations, de plans d’action et de résolutions qui incitent les États à modifier leur politique criminelle. Ces instruments orientent les politiques publiques sans imposer une peine nationale identique.

11. Quelle orientation la Recommandation R(99)22 du Conseil de l’Europe propose-t-elle concernant la privation de liberté ?

La réserver aux infractions mineures et accroître les longues peines pour les récidivistes
En faire un dernier recours, réduire les longues peines et remplacer les courtes peines par d’autres sanctions
Privilégier l’incarcération courte et maintenir les longues peines comme réponse ordinaire
Subordonner toute alternative pénale à un examen préalable de la personnalité

En faire un dernier recours, réduire les longues peines et remplacer les courtes peines par d’autres sanctions

Explication

La Recommandation R(99)22 préconise de faire de la privation de liberté un dernier recours, de réduire les longues peines et de remplacer les courtes par d’autres sanctions. Elle cherche ainsi à limiter l’incarcération plutôt qu’à en faire la réponse pénale privilégiée.

12. Selon la Défense Sociale Nouvelle, quels facteurs peuvent expliquer le passage à l’acte ?

Une sanction pénale antérieure qui produit mécaniquement la récidive
Une socialisation insuffisante liée à la constitution, à l’apprentissage et au milieu
Une anomalie biologique qui détermine directement chaque comportement criminel
Une volonté libre détachée de toute influence psychologique ou sociale

Une socialisation insuffisante liée à la constitution, à l’apprentissage et au milieu

Explication

Le passage à l’acte est rattaché à une socialisation insuffisante, elle-même liée à la constitution bio-psychologique, aux apprentissages de la déviance et au milieu. Cette conception ne réduit donc pas la criminalité à une anomalie biologique déterminante.

13. Que rappelle la Recommandation Rec(2006)2 du 11 janvier 2006 au sujet de la peine privative de liberté ?

Qu’elle doit privilégier la neutralisation du détenu plutôt que sa préparation à la sortie
Qu’elle doit être utilisée en dernier recours et favoriser la réinsertion complète après la libération
Qu’elle doit être réservée aux personnes dont la personnalité révèle une dangerosité certaine
Qu’elle doit être prononcée avant toute mesure alternative afin d’assurer une réponse uniforme

Qu’elle doit être utilisée en dernier recours et favoriser la réinsertion complète après la libération

Explication

La Recommandation Rec(2006)2 actualise les Règles pénitentiaires européennes et rappelle le caractère subsidiaire de la peine privative de liberté, orientée vers la réinsertion complète. Elle ne fait pas de l’incarcération une étape obligatoire avant les alternatives.

14. Que réaffirme la loi du 22 juin 1987 au sujet du service public pénitentiaire ?

Qu’il favorise la réinsertion et assure l’individualisation des peines
Qu’il réserve les aménagements de peine aux personnes condamnées pour délits
Qu’il transfère la surveillance des détenus aux associations d’aide sociale
Qu’il privilégie la détention préventive et uniformise l’exécution des peines

Qu’il favorise la réinsertion et assure l’individualisation des peines

Explication

La loi de 1987 affirme que le service public pénitentiaire favorise la réinsertion des personnes confiées par l’autorité judiciaire et garantit l’individualisation des peines. Elle ne réduit donc pas la mission pénitentiaire à la surveillance ni à un régime uniforme.

15. Quel principe l’ordonnance du 2 février 1945 consacre-t-elle concernant les mineurs de moins de 18 ans ?

L’application uniforme du régime pénal des adultes, avec une réduction de peine
La priorité de l’emprisonnement, les mesures éducatives intervenant après la peine
La suppression de toute intervention judiciaire lorsque le mineur reconnaît les faits
La primauté des mesures de protection et d’éducation, l’emprisonnement demeurant exceptionnel

La primauté des mesures de protection et d’éducation, l’emprisonnement demeurant exceptionnel

Explication

L’ordonnance de 1945 privilégie la protection, l’assistance, la surveillance et l’éducation, tandis que l’emprisonnement reste exceptionnel. L’idée d’une priorité donnée à l’incarcération inverse précisément cette orientation éducative.

16. Quelle différence distingue le mieux la neutralisation du traitement réhabilitatif ?

La neutralisation favorise la réinsertion, tandis que le traitement limite les occasions de passage à l’acte.
La neutralisation mesure la récidive, tandis que le traitement détermine la responsabilité pénale.
La neutralisation adapte la peine à la personnalité, tandis que le traitement applique une sanction uniforme.
La neutralisation empêche le délinquant d’agir, tandis que le traitement cherche sa transformation et sa réinsertion.

La neutralisation empêche le délinquant d’agir, tandis que le traitement cherche sa transformation et sa réinsertion.

Explication

La neutralisation vise à protéger la société en empêchant le délinquant d’agir, alors que le traitement réhabilitatif cherche à le transformer et à favoriser sa réinsertion. La réinsertion constitue donc l’objectif du traitement, et non celui de la neutralisation.

17. Que favorisent les règles de Tokyo, adoptées par la résolution 45/110 du 14 décembre 1990 ?

L’extension des longues peines et la centralisation du traitement pénitentiaire
La construction d’établissements fermés et la réduction des interventions communautaires
Les mesures non privatives de liberté et la participation de la collectivité au processus pénal
L’harmonisation des examens de personnalité avant toute décision judiciaire

Les mesures non privatives de liberté et la participation de la collectivité au processus pénal

Explication

Les règles de Tokyo favorisent les mesures non privatives de liberté ainsi que la participation de la collectivité au processus pénal. Elles ne constituent donc pas les règles minima de 1955 relatives au traitement des détenus.

18. Quelle institution créée dans le cadre de la réforme pénitentiaire de P. Amor avait pour fonction d’accompagner les personnes libérées ?

La prison-école destinée aux jeunes détenus
Le Centre national d’observation de Fresnes
Les comités d’assistance et de placement des libérés
Le centre d’observation psychiatrique de Château-Thierry

Les comités d’assistance et de placement des libérés

Explication

Les comités d’assistance et de placement des libérés aidaient les personnes après leur sortie de prison. Les centres d’observation, eux, avaient pour rôle d’évaluer les détenus, ce qui correspond à une fonction différente.

19. Quels principes les critiques néo-classiques estiment-ils menacés par l’individualisation et l’examen de personnalité ?

La publicité des audiences, la présomption d’innocence et la participation de la collectivité au processus pénal
La légalité, l’égalité des citoyens devant la justice et la loi pénale, ainsi que la proportionnalité des peines
La réinsertion professionnelle, l’accès aux soins et la préparation progressive du retour en société
La séparation des pouvoirs, la continuité du service public et l’indépendance de l’administration pénitentiaire

La légalité, l’égalité des citoyens devant la justice et la loi pénale, ainsi que la proportionnalité des peines

Explication

Selon les critiques néo-classiques, l’individualisation et l’examen de personnalité peuvent affaiblir la légalité, l’égalité devant la justice et la loi pénale, ainsi que la proportionnalité des peines. Les autres ensembles renvoient à des garanties ou objectifs qui ne constituent pas le cœur de cette critique.

20. Quel est l’objectif principal de la réadaptation sociale ou resocialisation ?

Écarter l’analyse de la personnalité au profit d’une peine uniforme
Empêcher physiquement le délinquant d’agir pendant toute la durée de sa vie
Accroître la souffrance liée à la sanction afin de réparer l’infraction
Combler la carence de socialisation et préparer la réinsertion sociale

Combler la carence de socialisation et préparer la réinsertion sociale

Explication

La resocialisation cherche à combler la carence de socialisation et à préparer, lorsque cela est possible, la réinsertion sociale grâce au régime pénitentiaire. Empêcher principalement le délinquant d’agir relève plutôt de la neutralisation.

21. Quelle distinction oppose le droit pénal de l’acte au droit pénal de l’auteur dans les critiques néo-classiques ?

Le premier sanctionne une infraction commise, tandis que le second se fonde sur la dangerosité supposée d’une personne
Le premier évalue la personnalité, tandis que le second sanctionne un comportement défini par la loi
Le premier vise les alternatives pénales, tandis que le second concerne les mesures privatives de liberté
Le premier concerne l’exécution de la peine, tandis que le second organise les conditions de détention

Le premier sanctionne une infraction commise, tandis que le second se fonde sur la dangerosité supposée d’une personne

Explication

Le droit pénal de l’acte porte sur un comportement effectivement commis et défini comme infraction, alors que le droit pénal de l’auteur repose sur la dangerosité supposée de la personne. La confusion consiste à attribuer l’examen de la personnalité au droit pénal de l’acte.

22. Quelle décision marque le début de la nouvelle politique pénale engagée le 9 octobre 1981 ?

La réaffirmation du principe de réinsertion par la loi pénitentiaire
La création du travail d’intérêt général pour remplacer les courtes peines
L’abolition de la peine de mort, soutenue par Robert Badinter
Le renforcement de la peine capitale pour les crimes les plus graves

L’abolition de la peine de mort, soutenue par Robert Badinter

Explication

Le 9 octobre 1981, le gouvernement socialiste engage une politique d’humanisation pénale avec l’abolition de la peine de mort, soutenue par Robert Badinter. Le travail d’intérêt général apparaît en 1983, tandis que les autres mesures sont postérieures ou relèvent d’une orientation différente.

23. Quelle mesure relève de l’humanisation des conditions de détention plutôt que d’une substitution à l’incarcération ?

La création du travail d’intérêt général pour éviter l’emprisonnement
Le développement du placement extérieur comme aménagement de peine
La mise en place d’une peine exécutée sous forme de sursis
L’installation de parloirs sans dispositif de séparation

L’installation de parloirs sans dispositif de séparation

Explication

Les parloirs sans dispositif de séparation améliorent les conditions de vie en détention et constituent une mesure d’humanisation. Le travail d’intérêt général, le placement extérieur et le sursis cherchent plutôt à éviter ou à aménager l’incarcération.

24. Quelle reconnaissance le Conseil constitutionnel a-t-il formulée le 29 août 2002 concernant la justice des mineurs ?

Il a reconnu l’atténuation de leur responsabilité pénale, la primauté de l’action éducative et la spécialisation des juridictions.
Il a établi la priorité de la détention provisoire et la généralisation des procédures pénales de droit commun.
Il a consacré l’alignement de leur responsabilité pénale sur celle des majeurs et la compétence des juridictions ordinaires.
Il a supprimé la responsabilité pénale des mineurs et confié leur prise en charge aux services sociaux.

Il a reconnu l’atténuation de leur responsabilité pénale, la primauté de l’action éducative et la spécialisation des juridictions.

Explication

Le 29 août 2002, le Conseil constitutionnel reconnaît trois principes pour la justice des mineurs : l’atténuation de leur responsabilité pénale, la primauté de l’action éducative et la spécialisation des juridictions et des procédures. Cette décision ne supprime pas leur responsabilité pénale et ne les soumet pas au droit commun des majeurs.

25. Dans quelle situation la Défense Sociale Nouvelle admet-elle une privation de liberté ?

Lorsque les amendes ou la probation ne suffisent pas
Lorsque le juge veut appliquer une peine indéterminée
Lorsque l’infraction exige une sanction principalement afflictive
Lorsque la personnalité du condamné exclut toute individualisation

Lorsque les amendes ou la probation ne suffisent pas

Explication

La privation de liberté peut être admise lorsque des mesures comme l’amende ou la probation sont insuffisantes. Les peines indéterminées sont rejetées parce qu’elles sont jugées arbitraires, ce qui écarte la deuxième proposition.

26. Quelle place la privation de liberté occupe-t-elle dans les finalités de la peine selon la Défense Sociale Nouvelle ?

Elle peut être nécessaire dans les cas graves sans constituer la finalité principale
Elle remplace la rétribution par une neutralisation durable du condamné
Elle représente la finalité principale de toute politique pénale efficace
Elle sert avant tout à intimider la population par un exemple sévère

Elle peut être nécessaire dans les cas graves sans constituer la finalité principale

Explication

La privation de liberté peut être nécessaire dans les situations les plus graves, mais elle n’est pas la finalité principale de la peine. La Défense Sociale Nouvelle ne place pas au premier plan la rétribution, la dissuasion ou la neutralisation.

27. Quelle position les néo-classiques modérés adoptent-ils à propos de la peine et du traitement pénitentiaire ?

Ils remplacent la peine par un traitement obligatoire fondé sur le diagnostic de la personnalité.
Ils rejettent la rétribution et l’intimidation, en privilégiant un traitement individualisé avant le jugement.
Ils réhabilitent la rétribution et l’intimidation, tout en acceptant un traitement adapté après la peine.
Ils défendent une peine fixe, sans adaptation ultérieure, afin de garantir une stricte égalité judiciaire.

Ils réhabilitent la rétribution et l’intimidation, tout en acceptant un traitement adapté après la peine.

Explication

Les néo-classiques modérés réhabilitent les fonctions de rétribution et d’intimidation, mais admettent ensuite une adaptation du traitement pénitentiaire à la personnalité. Ils ne substituent donc pas le traitement à la peine et ne refusent pas toute individualisation.

28. Quelle orientation politique se renforce dans les années 1990 avec la référence au modèle américain de tolérance zéro ?

Une répression plus affirmée, fondée sur la responsabilité personnelle et l’application de la loi pénale.
Une extension des traitements individualisés visant à adapter chaque peine à la personnalité.
Une réduction de l’intervention pénale afin de laisser les dispositifs sociaux prévenir la récidive.
Une politique d’amendement privilégiant la réinsertion et l’accompagnement social des délinquants.

Une répression plus affirmée, fondée sur la responsabilité personnelle et l’application de la loi pénale.

Explication

Dans les années 1990, de nombreux responsables politiques réclament une répression renforcée, une responsabilité personnelle du délinquant et une application systématique de la loi, en référence à la tolérance zéro. Cette orientation se distingue de la priorité donnée par la DSN à l’amendement et à la réinsertion.

29. Quels acteurs ont notamment soutenu le réseau international de la Défense Sociale Nouvelle jusqu’à la fin des années 1970 ?

Les juridictions commerciales, les universités économiques et les organisations professionnelles
Les seules administrations pénitentiaires nationales et les tribunaux internes des États européens
L’A.I.D.P., la Société internationale de défense sociale et des instances des Nations Unies et du Conseil de l’Europe
Les organisations policières internationales et les associations spécialisées dans la défense des victimes

L’A.I.D.P., la Société internationale de défense sociale et des instances des Nations Unies et du Conseil de l’Europe

Explication

La Défense Sociale Nouvelle s’appuie notamment sur l’A.I.D.P., la Société internationale de défense sociale, la Section de Défense sociale des Nations Unies et le Comité européen pour les problèmes criminels. Les autres regroupements ne correspondent pas aux acteurs mentionnés pour ce rayonnement international.

30. Comment l’individualisation de la peine est-elle construite selon la Défense Sociale Nouvelle ?

Par l’application d’une peine identique à toutes les personnes condamnées pour un même délit
Par l’évaluation de la gravité juridique sans étude de la personnalité du délinquant
Par le choix d’une sanction fixé avant toute analyse de la situation individuelle
Par l’examen de l’infraction et de la personnalité, puis l’adaptation de la sanction

Par l’examen de l’infraction et de la personnalité, puis l’adaptation de la sanction

Explication

L’individualisation commence par l’examen de l’infraction et de la personnalité, inclut une évaluation scientifique de la dangerosité, puis conduit à adapter la sanction. Une peine identique pour tous contredit précisément cette démarche d’adaptation.

31. Quel est l’objectif central du régime progressif pendant l’exécution d’une peine ?

Maintenir le détenu dans un cadre fermé jusqu’au terme de sa peine
Préparer graduellement le détenu à son retour à la vie en société
Remplacer la peine prononcée par une mesure de surveillance extérieure
Évaluer sa personnalité afin de déterminer sa dangerosité future

Préparer graduellement le détenu à son retour à la vie en société

Explication

Le régime progressif prend, avant la fin de la peine, les mesures nécessaires pour assurer un retour progressif à la vie en société. Une incarcération sans préparation ne fournit précisément pas cet accompagnement vers la réintégration.

32. Quelle mesure est créée en 1983 dans le cadre de l’humanisation pénale ?

Les parloirs sans séparation, tandis que la télévision entre dans les cellules
Le travail d’intérêt général, tandis que le placement extérieur devient un aménagement nouveau
La semi-liberté, tandis que le sursis avec mise à l’épreuve devient une peine autonome
L’individualisation des peines, tandis que le service public pénitentiaire est réorganisé

Le travail d’intérêt général, tandis que le placement extérieur devient un aménagement nouveau

Explication

Le travail d’intérêt général est créé en 1983, et le placement extérieur devient un nouvel aménagement de peine dans les années 1980. Les autres réponses associent des mesures qui appartiennent à d’autres périodes ou à d’autres aspects de la réforme pénale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Défense sociale nouvelle et modèle réhabilitatif.

Qu'est-ce que la Défense Sociale Nouvelle selon M. Ancel ?

Une doctrine formalisée dans les années 1950 par M. Ancel.

Quelle est l'origine de la Défense Sociale Nouvelle ?

Le croisement entre l’École classique de droit pénal et le courant de la défense sociale.

Quelle différence la Défense Sociale Nouvelle a-t-elle avec la Défense sociale et Lombroso ?

Elle ne considère pas le passage à l’acte comme un déterminisme total.

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