QCM : Droit de la concurrence — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quelle branche du droit le droit de la concurrence appartient-il principalement ?

Au droit privé, notamment au droit des affaires
Au droit pénal, notamment au droit des sanctions
Au droit public, notamment au droit administratif
Au droit international, notamment au droit des traités

Au droit privé, notamment au droit des affaires

Explication

Le droit de la concurrence est une branche du droit privé, plus précisément du droit des affaires, et relève aussi des droits économiques. Le droit public concerne principalement l’organisation et l’action des pouvoirs publics, ce qui ne définit pas ici la branche principale concernée.

2. Quels acteurs sont les sujets du droit de la concurrence ?

L’État, les collectivités, les producteurs et les associations professionnelles
Les tribunaux, les syndicats, les banques et les investisseurs
Les entreprises, l’État, le consommateur et un organe indépendant
Les entreprises publiques, les salariés, les juges et les médias

Les entreprises, l’État, le consommateur et un organe indépendant

Explication

Les sujets du droit de la concurrence comprennent les entreprises, l’État, le consommateur et un organe indépendant. Les autres groupes proposés remplacent certains de ces acteurs par des catégories qui ne correspondent pas à la liste retenue.

3. Quel est l’objectif concurrentiel de l’intervention de l’État sur le marché ?

Préserver le caractère concurrentiel du marché
Favoriser les grandes entreprises les plus performantes
Protéger les petites entreprises dans chaque affrontement
Réduire le nombre d’entreprises présentes sur le marché

Préserver le caractère concurrentiel du marché

Explication

L’État protège le marché et préserve son caractère concurrentiel, sans faire de la protection des petites entreprises contre les grandes son objectif propre. Une entreprise de petite taille peut donc être exposée à la concurrence si le fonctionnement général du marché reste préservé.

4. Lequel de ces ensembles décrit les éléments constitutifs de la concurrence ?

La planification des ventes, la fermeture du marché et la coordination des décisions
La stabilité des parts de marché, les prix administrés et l’autonomie financière
La certitude des débouchés, les barrières à l’entrée et la décision centralisée
L’incertitude, l’absence de barrières à l’entrée et l’autonomie des décisions

L’incertitude, l’absence de barrières à l’entrée et l’autonomie des décisions

Explication

La concurrence repose sur l’incertitude, l’absence de barrières à l’entrée du marché et l’autonomie des décisions. Les autres ensembles décrivent des situations de contrôle, de fermeture ou de coordination qui limitent la concurrence.

5. Quelle opposition caractérise le libéralisme et le dirigisme économiques ?

Le libéralisme organise les monopoles publics, tandis que le dirigisme favorise la liberté des échanges
Le libéralisme privilégie la planification publique, tandis que le dirigisme repose sur l’initiative privée
Le libéralisme privilégie le marché et l’initiative privée, tandis que le dirigisme repose sur la planification étatique
Le libéralisme fixe administrativement les prix, tandis que le dirigisme laisse agir les entreprises

Le libéralisme privilégie le marché et l’initiative privée, tandis que le dirigisme repose sur la planification étatique

Explication

Le libéralisme économique repose sur l’économie de marché et l’initiative privée, alors que le dirigisme repose sur la planification et l’intervention de l’État. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou associent à chaque régime des mécanismes qui relèvent de l’autre.

6. Quelle évolution a contribué au passage de Madagascar vers le libéralisme économique ?

L’échec de la nationalisation, des monopoles d’État et des prix administrés
La multiplication des entreprises publiques et l’accroissement du contrôle étatique
Le renforcement des monopoles publics et de la fixation administrative des prix
L’extension des restrictions aux exportations et de la planification économique

L’échec de la nationalisation, des monopoles d’État et des prix administrés

Explication

La libéralisation malgache a résulté de l’échec de la nationalisation, des monopoles d’État, de la fixation administrative des prix et des restrictions aux exportations. Les autres réponses décrivent un renforcement du dirigisme plutôt que les facteurs ayant favorisé son abandon.

7. Dans une économie libérale, quelle fonction revient à l’État concernant le marché ?

Protéger les entreprises établies en limitant l’entrée de nouveaux concurrents
Diriger la production, imposer les prix et attribuer les parts de marché
Fixer les règles d’accès, délimiter le marché intérieur et garantir une concurrence loyale
Remplacer les entreprises privées et organiser les échanges par planification

Fixer les règles d’accès, délimiter le marché intérieur et garantir une concurrence loyale

Explication

Dans une économie libérale, l’État établit les règles d’accès au marché, en délimite le périmètre et garantit une concurrence loyale. Il ne se substitue pas aux entreprises pour diriger la production ni ne protège les acteurs établis par des restrictions injustifiées.

8. Quel objectif correspond au droit de la concurrence ?

Faciliter l’accès au marché, garantir une concurrence loyale et empêcher les positions dominantes
Réserver le marché intérieur aux entreprises établies et limiter les nouveaux entrants
Fixer les prix de vente, répartir les clients et protéger chaque entreprise concurrente
Organiser la planification, maintenir les monopoles publics et contrôler les exportations

Faciliter l’accès au marché, garantir une concurrence loyale et empêcher les positions dominantes

Explication

Le droit de la concurrence cherche à favoriser l’existence et l’accès au marché, à garantir une concurrence efficace et loyale et à empêcher les positions de puissance ou de domination. Il ne vise pas à organiser une économie planifiée ni à réserver le marché aux entreprises déjà présentes.

9. Que permet la liberté d’entreprendre ?

Aux personnes physiques de gérer une entreprise sous autorisation administrative
Aux personnes morales d’exercer une activité déterminée par les pouvoirs publics
Aux seules sociétés commerciales de créer une activité industrielle ou commerciale
À toute personne physique ou morale de choisir une activité commerciale ou industrielle

À toute personne physique ou morale de choisir une activité commerciale ou industrielle

Explication

La liberté d’entreprendre permet à toute personne physique ou morale d’exercer l’activité commerciale ou industrielle de son choix. Elle ne constitue donc pas une liberté réservée aux sociétés ni une faculté limitée à une activité imposée par l’administration.

10. Comment la liberté des prix se définit-elle dans une économie de marché ?

Par l’alignement des prix sur les coûts des entreprises dominantes
Par la fixation uniforme des prix selon les décisions de l’administration
Par la détermination des prix selon des accords entre concurrents
Par la détermination libre des prix selon l’offre, la demande et la rareté

Par la détermination libre des prix selon l’offre, la demande et la rareté

Explication

La liberté des prix correspond à leur libre détermination selon la loi de l’offre et de la demande ainsi que la loi de la rareté. Une fixation administrative ou un accord entre concurrents réduit au contraire le rôle du mécanisme concurrentiel.

11. Pourquoi une baisse artificielle et excessive des prix peut-elle être sanctionnée ?

Parce qu’elle peut éliminer des concurrents et dissuader l’accès au marché
Parce qu’elle augmente nécessairement les barrières douanières et les coûts de production
Parce qu’elle empêche les consommateurs de comparer les offres disponibles
Parce qu’elle transforme automatiquement une entreprise privée en monopole public

Parce qu’elle peut éliminer des concurrents et dissuader l’accès au marché

Explication

Une baisse artificielle et excessive des prix peut constituer une pratique prédatrice destinée à éliminer des concurrents et à dissuader l’accès au marché. Elle n’est pas définie par une hausse des barrières douanières, une impossibilité de comparaison ou une transformation en monopole public.

12. Dans quelle situation une mesure de sauvegarde peut-elle limiter temporairement les importations ?

Lorsqu’un État souhaite soutenir ses exportations après une baisse de la demande mondiale
Lorsqu’une branche entière subit un dommage causé par les importations, selon la procédure de l’OMC
Lorsqu’un secteur stratégique veut augmenter ses prix face à une concurrence jugée excessive
Lorsqu’une entreprise nationale réclame une protection contre un concurrent étranger, sans autre condition

Lorsqu’une branche entière subit un dommage causé par les importations, selon la procédure de l’OMC

Explication

Une mesure de sauvegarde peut répondre temporairement au dommage subi par une branche entière d’activité en raison des importations, si la procédure de l’OMC est respectée. La demande isolée d’une entreprise ne suffit pas à justifier ce dispositif.

13. Quelle opération correspond à une privatisation ?

L’acquisition par l’État de parts privées afin d’accroître son contrôle sur une entreprise
La création d’une entreprise publique destinée à concurrencer les sociétés privées existantes
La réglementation renforcée d’un marché pour encadrer les activités des entreprises privées
La vente par l’État de parts d’une société afin de laisser davantage de place à l’initiative privée

La vente par l’État de parts d’une société afin de laisser davantage de place à l’initiative privée

Explication

La privatisation désigne le désengagement économique de l’État par la cession d’actifs ou la vente de parts de sociétés. L’acquisition de parts privées par l’État relève au contraire d’une nationalisation ou d’un accroissement de son rôle économique.

14. Selon le principe de subsidiarité du droit de la concurrence, quand l’autorité de la concurrence doit-elle intervenir ?

Lorsqu’un dommage ou un dysfonctionnement est constaté sur le marché
Dès qu’une entreprise occupe une position importante dans un secteur économique
Après toute opération d’investissement étranger dans une entreprise nationale
Lorsque deux entreprises proposent des produits dont les prix sont différents

Lorsqu’un dommage ou un dysfonctionnement est constaté sur le marché

Explication

La subsidiarité signifie que l’autorité intervient lorsqu’un dommage ou un dysfonctionnement justifie son action. Une position importante ou une différence de prix ne constitue pas, à elle seule, une raison suffisante d’intervention.

15. Quel est l’objectif central de la politique de la concurrence dans une économie de marché ?

Promouvoir l’efficience économique et maintenir une rivalité suffisante entre les entreprises
Favoriser les entreprises nationales en écartant les producteurs issus des marchés étrangers
Garantir à chaque entreprise une part stable du marché et limiter l’entrée de concurrents
Remplacer la fixation des prix par l’administration et réduire l’initiative entrepreneuriale

Promouvoir l’efficience économique et maintenir une rivalité suffisante entre les entreprises

Explication

La politique de la concurrence soutient l’économie de marché en recherchant l’efficience économique et une rivalité suffisante entre les entreprises. Elle ne vise pas à garantir une part de marché stable à chaque opérateur.

16. Contre quel risque la politique de la concurrence doit-elle protéger les consommateurs ?

Contre les investissements étrangers, considérés comme une menace pour les producteurs nationaux
Contre les innovations commerciales, susceptibles de modifier les habitudes d’achat des consommateurs
Contre toute concurrence entre entreprises, afin de préserver les opérateurs économiques déjà implantés
Contre l’exercice indu d’une puissance sur le marché, tout en favorisant l’innovation adaptée à leurs besoins

Contre l’exercice indu d’une puissance sur le marché, tout en favorisant l’innovation adaptée à leurs besoins

Explication

La politique de la concurrence protège les consommateurs contre l’usage indu d’une puissance de marché et encourage l’innovation en fonction de l’évolution de leurs besoins. Elle ne constitue pas une protection automatique des entreprises contre leurs concurrentes.

17. Quelle distinction décrit correctement l’efficience statique et l’efficience dynamique ?

La première concerne l’innovation à long terme, tandis que la seconde concerne les prix observés à un moment donné
La première mesure la puissance d’une entreprise, tandis que la seconde mesure la répartition des parts de marché
La première concerne les échanges extérieurs, tandis que la seconde concerne la privatisation des entreprises publiques
La première concerne le rapport qualité-prix à un moment donné, tandis que la seconde concerne l’innovation dans le temps

La première concerne le rapport qualité-prix à un moment donné, tandis que la seconde concerne l’innovation dans le temps

Explication

L’efficience statique évalue le meilleur rapport qualité-prix à un moment donné, alors que l’efficience dynamique porte sur l’innovation et l’amélioration technologique au fil du temps. La puissance ou la part de marché ne définissent pas ces deux notions.

18. Lequel de ces éléments appartient aux objectifs de la politique de la concurrence ?

La libéralisation du commerce extérieur, la privatisation et la déréglementation
La réduction des échanges extérieurs, la protection des monopoles et la hausse des barrières
La limitation de l’innovation, le contrôle des consommateurs et la stabilisation des parts de marché
La fermeture des marchés nationaux, la nationalisation et la fixation administrative des prix

La libéralisation du commerce extérieur, la privatisation et la déréglementation

Explication

Les objectifs comprennent notamment la libéralisation du commerce extérieur, la privatisation, la déréglementation et le droit de la concurrence comme base juridique. La fermeture des marchés et la protection des monopoles vont à l’encontre d’une gestion concurrentielle.

19. Quelle différence distingue une pratique anticoncurrentielle interdite per se d’une pratique interdite par principe ?

La pratique per se concerne les consommateurs, tandis que l’autre concerne exclusivement les relations entre producteurs
La pratique per se peut être autorisée sous conditions, tandis que l’autre exclut toute possibilité de levée
La pratique per se nécessite un bilan économique, tandis que l’autre entraîne une sanction sans examen complémentaire
La pratique per se est sanctionnée sans étude d’impact, tandis que l’autre peut être autorisée par l’autorité

La pratique per se est sanctionnée sans étude d’impact, tandis que l’autre peut être autorisée par l’autorité

Explication

Une pratique interdite per se est sanctionnée immédiatement sans étude d’impact, alors qu’une pratique interdite par principe peut être autorisée par l’autorité de la concurrence. La possibilité d’une autorisation sous conditions caractérise donc la seconde catégorie.

20. Laquelle de ces pratiques figure parmi les pratiques anticoncurrentielles interdites per se ?

Une entente autorisée sous obligations après examen de ses bénéfices et de ses coûts
Une opération commerciale examinée selon l’évolution de l’innovation et de la qualité
Une coopération technique évaluée au cas par cas selon ses effets économiques
La soumission collusoire, qui rend l’appel d’offres seulement apparent

La soumission collusoire, qui rend l’appel d’offres seulement apparent

Explication

La soumission collusoire fait partie des pratiques interdites per se, car elle donne une apparence de concurrence à un appel d’offres en coordonnant les soumissions. Une coopération étudiée selon ses effets relève plutôt d’une analyse au cas par cas.

21. Comment les pratiques anticoncurrentielles complexes sont-elles généralement examinées ?

Au cas par cas, selon la règle de la raison, en comparant leurs bienfaits et leurs méfaits économiques
Par une autorisation automatique dès qu’une entreprise invoque des gains d’efficacité pour le marché
Par une interdiction fondée sur la seule présence d’une entreprise dans plusieurs secteurs
Par une sanction immédiate, sans analyser les conséquences économiques de la pratique concernée

Au cas par cas, selon la règle de la raison, en comparant leurs bienfaits et leurs méfaits économiques

Explication

Les pratiques complexes sont appréciées au cas par cas selon la règle de la raison, qui met en balance leurs effets bénéfiques et leurs effets nuisibles pour l’économie. Elles ne font donc pas l’objet d’une sanction automatique dépourvue d’analyse.

22. À quelles pratiques le droit de la concurrence peut-il s’appliquer ?

Aux pratiques qui concernent les relations internes entre dirigeants
Aux pratiques réservées aux entreprises constituées en société
Aux pratiques qui modifient la forme juridique d’une entreprise
Aux pratiques susceptibles de fausser, restreindre ou supprimer la concurrence

Aux pratiques susceptibles de fausser, restreindre ou supprimer la concurrence

Explication

Le droit de la concurrence vise les actes et comportements susceptibles d’altérer le jeu concurrentiel, quelle que soit la forme juridique de l’entreprise. La forme juridique ou l’organisation interne de l’entreprise ne suffit pas à déterminer l’application de ce droit.

23. Une entreprise établie à l’étranger adopte une pratique qui cause un dommage au marché malgache : quel principe peut fonder la compétence des autorités malgaches ?

Le principe de compétence par les effets
Le principe de compétence fondé sur la nationalité du dirigeant
Le principe de compétence fondé sur le siège social de l’entreprise
Le principe de compétence attaché au lieu de conclusion du contrat

Le principe de compétence par les effets

Explication

La compétence par les effets permet d’appliquer la loi du pays où le marché ou la victime subit l’effet préjudiciable, même si la pratique a été commise à l’étranger. Elle se distingue du principe de nationalité, qui repose sur la nationalité de la personne morale.

24. Quel enchaînement décrit le traitement d’une infraction au droit de la concurrence ?

Constatation, poursuite, puis répression
Autorisation, contrôle, puis renouvellement
Négociation, arbitrage, puis indemnisation
Notification, médiation, puis homologation

Constatation, poursuite, puis répression

Explication

Le traitement d’une infraction suit les étapes de constatation, de poursuite et de répression. Les autres enchaînements ne correspondent pas à la procédure concurrentielle indiquée.

25. Quelle répartition des sanctions correspond aux responsabilités respectives de la société et de ses dirigeants ?

La société et les dirigeants reçoivent toujours la même sanction
La société échappe aux sanctions et les dirigeants reçoivent une sanction administrative
La société reçoit une sanction pénale et les dirigeants une sanction pécuniaire
La société peut recevoir une sanction pécuniaire et les dirigeants une sanction pénale

La société peut recevoir une sanction pécuniaire et les dirigeants une sanction pénale

Explication

La personne morale peut être condamnée à une sanction pécuniaire, tandis que les dirigeants peuvent faire l’objet d’une sanction pénale lorsqu’ils facilitent ou laissent commettre les pratiques anticoncurrentielles. La nature de la sanction dépend donc de la personne mise en cause et de son rôle.

26. Quelle institution est habilitée à poursuivre les infractions au droit de la concurrence ?

Le tribunal civil compétent
L’administration fiscale
La chambre de commerce locale
L’autorité de la concurrence

L’autorité de la concurrence

Explication

L’autorité de la concurrence est seule habilitée à engager les poursuites pour les infractions au droit de la concurrence. L’administration de la concurrence peut prononcer des sanctions administratives, mais cette fonction ne se confond pas avec la poursuite.

27. Quelle association entre la situation concurrentielle et sa manifestation est correcte ?

Concurrence inexistante : abus de position dominante
Concurrence faussée : situation de monopole
Concurrence réduite : soumission collusoire
Concurrence faussée : soumission collusoire

Concurrence faussée : soumission collusoire

Explication

La soumission collusoire constitue un exemple de concurrence faussée. L’abus de position dominante correspond à une concurrence réduite, tandis que le monopole renvoie à une concurrence inexistante.

28. Dans une entreprise, qui peut recevoir une sanction pénale lorsqu’il facilite ou laisse commettre une pratique anticoncurrentielle ?

Le consommateur ayant subi un préjudice
Le concurrent qui dénonce la pratique
La société en tant que personne morale
Le dirigeant impliqué dans la pratique

Le dirigeant impliqué dans la pratique

Explication

La sanction pénale peut viser les dirigeants qui facilitent ou laissent commettre les pratiques anticoncurrentielles. La société, en tant que personne morale, relève plutôt de la sanction pécuniaire prévue pour sa responsabilité.

29. Quelle différence distingue le contrôle a priori du contrôle a posteriori d’une concentration ?

Le contrôle a posteriori concerne uniquement les entreprises publiques
Le contrôle a priori intervient avant la mise en place de la concentration
Le contrôle a posteriori interdit toute notification de l’opération
Le contrôle a priori intervient après la mise en place de la concentration

Le contrôle a priori intervient avant la mise en place de la concentration

Explication

Le contrôle a priori est exercé avant la réalisation ou la mise en place de la concentration, tandis que le contrôle a posteriori intervient après. Ces régimes font appel à une notification, contrairement à l’idée d’une absence de notification.

30. Quel régime Madagascar a-t-il retenu pour les concentrations économiques ?

Une autorisation assortie d’un contrôle a priori
Une simple déclaration suivie d’un contrôle judiciaire
Une interdiction générale assortie d’un contrôle a posteriori
Une liberté de réalisation assortie d’un contrôle facultatif

Une autorisation assortie d’un contrôle a priori

Explication

Madagascar a choisi un régime d’autorisation des concentrations économiques avec un contrôle a priori. Les concentrations doivent donc être examinées avant leur mise en œuvre selon ce régime.

31. Que peut faire l’autorité de la concurrence lorsqu’une entreprise dispose d’une position de force sur le marché ?

Saisir d’abord le juge avant de prendre toute mesure contraignante
Dissoudre automatiquement l’entreprise dès la constatation de sa puissance
Suspendre toute enquête jusqu’à l’accord des concurrents concernés
Édicter des injonctions, imposer des mesures correctives et infliger des sanctions

Édicter des injonctions, imposer des mesures correctives et infliger des sanctions

Explication

En présence d’une position de force, l’autorité peut prendre des injonctions ou des mesures de correction et infliger des sanctions sans intervention préalable du juge. La saisine préalable du juge n’est donc pas une condition nécessaire à l’exercice de ces pouvoirs.

32. Quelle caractéristique distingue principalement la politique de concurrence des États-Unis de celle de l’Union européenne concernant les ententes pures ?

Elles sont exemptées aux États-Unis, tandis qu’elles sont strictement prohibées dans l’Union européenne.
Elles relèvent principalement du contrôle des aides publiques dans les deux systèmes.
Elles sont strictement prohibées aux États-Unis, tandis que certaines peuvent être exemptées dans l’Union européenne.
Elles sont contrôlées de façon identique dans les deux systèmes juridiques.

Elles sont strictement prohibées aux États-Unis, tandis que certaines peuvent être exemptées dans l’Union européenne.

Explication

Aux États-Unis, les ententes pures font l’objet d’une prohibition stricte, alors que l’Union européenne peut prévoir des exemptions pour certaines pratiques. L’idée d’un traitement identique ne rend donc pas compte de cette différence entre les deux politiques.

33. Quel objectif caractérise particulièrement la politique de concurrence de l’Union européenne ?

Favoriser l’intégration du marché européen et les possibilités offertes aux PME.
Réserver le contrôle de la concurrence aux pratiques commerciales privées.
Autoriser les aides publiques lorsqu’elles renforcent une entreprise nationale.
Accorder la priorité au bien-être des consommateurs dans les ententes entre concurrents.

Favoriser l’intégration du marché européen et les possibilités offertes aux PME.

Explication

La politique européenne cherche notamment à intégrer le marché européen, à promouvoir les possibilités des PME et à contrôler plusieurs formes d’intervention économique. Le bien-être des consommateurs constitue plutôt l’accent principal associé à la politique américaine.

34. Quelle distinction décrit correctement les pratiques prohibées et les pratiques sous contrôle dans une loi sur la concurrence ?

Les pratiques prohibées relèvent des recours, tandis que les pratiques sous contrôle relèvent des définitions juridiques.
Les pratiques prohibées sont surveillées, tandis que les pratiques sous contrôle sont interdites dès leur apparition.
Les pratiques prohibées concernent les consommateurs, tandis que les pratiques sous contrôle concernent les institutions judiciaires.
Les pratiques prohibées sont interdites, tandis que les pratiques sous contrôle sont surveillées selon leurs effets possibles.

Les pratiques prohibées sont interdites, tandis que les pratiques sous contrôle sont surveillées selon leurs effets possibles.

Explication

Les pratiques prohibées sont considérées comme interdites par la loi, tandis que les pratiques sous contrôle font l’objet d’une surveillance liée à leurs effets possibles sur le marché. Les autres réponses inversent cette distinction ou associent ces catégories à des parties différentes de la loi.

35. Une réforme cherche à stimuler la concurrence, encourager l’innovation, limiter le pouvoir économique excessif et protéger les consommateurs. Que décrit cet ensemble de mesures ?

Les objectifs généraux d’une législation sur la concurrence.
Les conditions définissant une position dominante.
Les éléments constitutifs du marché pertinent.
Les étapes de la procédure applicable aux recours.

Les objectifs généraux d’une législation sur la concurrence.

Explication

Ces mesures correspondent aux objectifs économiques et sociaux généralement poursuivis par une législation sur la concurrence. Le marché pertinent et la position dominante sont des notions de champ d’application, tandis que les recours relèvent de la procédure.

36. Quelle entité entre dans la définition juridique de l’entreprise en matière de concurrence ?

Un organisme dépourvu d’activité commerciale et sans lien avec une personne morale.
Un consommateur individuel agissant dans sa vie privée sans activité économique.
Une administration intervenant dans une procédure sans exercer d’activité commerciale.
Une filiale contrôlée indirectement par une société, même si ses activités relèvent d’intérêts publics.

Une filiale contrôlée indirectement par une société, même si ses activités relèvent d’intérêts publics.

Explication

La notion d’entreprise englobe les sociétés, associations et autres personnes morales exerçant une activité commerciale, y compris les succursales, filiales et entités contrôlées directement ou indirectement. La définition ne couvre pas une personne dépourvue d’activité commerciale du seul fait de son existence juridique.

37. Une entreprise domine le marché avec deux concurrents qui conservent une présence limitée. Quelle notion décrit cette situation ?

Un monopole, car la domination de quelques entreprises exclut toute concurrence restante.
Une position dominante conjointe, car plusieurs entreprises exercent ensemble une puissance de marché.
Une entente pure, car toute domination exercée par plusieurs entreprises constitue une coordination interdite.
Un marché pertinent, car la notion décrit directement la puissance détenue par les fournisseurs.

Une position dominante conjointe, car plusieurs entreprises exercent ensemble une puissance de marché.

Explication

La position dominante peut être exercée par une seule entreprise ou conjointement par quelques entreprises, même lorsqu’une concurrence restreinte subsiste. Un monopole suppose au contraire la présence d’un seul fournisseur, et le marché pertinent désigne le cadre dans lequel la puissance est évaluée.

38. Pour délimiter le marché pertinent d’un produit, quels éléments faut-il examiner ?

Les produits ou services substituables et la zone géographique vers laquelle les consommateurs peuvent se tourner rapidement.
La structure interne de l’entreprise et les liens hiérarchiques entre ses différentes filiales.
La part de marché d’une entreprise et le nombre de ses actionnaires publics ou privés.
Le montant des sanctions encourues et la durée des procédures engagées contre les concurrents.

Les produits ou services substituables et la zone géographique vers laquelle les consommateurs peuvent se tourner rapidement.

Explication

Le marché pertinent combine une dimension matérielle, fondée sur les produits ou services raisonnablement substituables, et une dimension géographique. La puissance d’une entreprise, ses sanctions ou son organisation interne ne définissent pas directement ce marché.

39. Pourquoi l’occupation d’une position dominante n’est-elle généralement pas, en elle-même, une infraction ?

Parce que le monopole et la position dominante sont juridiquement identiques dans leurs effets.
Parce qu’une position dominante suppose nécessairement plusieurs fournisseurs parfaitement concurrents.
Parce que le droit sanctionne l’abus de cette position, tandis qu’une concurrence restreinte peut encore subsister.
Parce qu’une entreprise dominante échappe aux règles dès lors qu’elle possède une part importante du marché.

Parce que le droit sanctionne l’abus de cette position, tandis qu’une concurrence restreinte peut encore subsister.

Explication

La position dominante peut être licite malgré la puissance de l’entreprise, car c’est son abus qui est généralement sanctionné. Elle ne suppose pas une concurrence parfaite et ne se confond pas avec le monopole, qui implique un seul fournisseur et l’absence de concurrence.

40. Quelle différence caractérise une entente horizontale par rapport à une entente verticale ?

Elle concerne des entreprises et leurs salariés sur le marché du travail.
Elle réunit des entreprises appartenant à des secteurs réglementés.
Elle réunit des entreprises exerçant des activités analogues.
Elle associe des entreprises situées à des étapes différentes de production.

Elle réunit des entreprises exerçant des activités analogues.

Explication

Une entente horizontale rassemble des entreprises concurrentes ou exerçant des activités analogues. Une entente verticale relie plutôt des entreprises placées à des stades différents de la commercialisation.

41. Dans quelle situation une pratique peut-elle être sanctionnée per se en droit de la concurrence ?

Lorsqu’elle produit une baisse temporaire des ventes sur un marché.
Lorsqu’elle entraîne une hausse des coûts pour certains distributeurs.
Lorsqu’elle figure parmi les pratiques expressément interdites par la loi.
Lorsqu’elle concerne des entreprises opérant dans des secteurs réglementés.

Lorsqu’elle figure parmi les pratiques expressément interdites par la loi.

Explication

Une pratique interdite per se peut être sanctionnée dès lors que le législateur l’a expressément prohibée. Cette procédure ne requiert pas une analyse préalable de son impact concret sur le marché.

42. Laquelle de ces situations relève d’une exemption reconnue au droit de la concurrence ?

Une entente entre concurrents destinée à fixer leurs prix.
Une coentreprise consacrée à la recherche-développement.
Une stratégie visant à éliminer un concurrent par des prix très bas.
Une différenciation tarifaire appliquée à des acheteurs comparables.

Une coentreprise consacrée à la recherche-développement.

Explication

Les coentreprises de recherche-développement font partie des catégories pouvant bénéficier d’une exemption. La fixation concertée des prix et les stratégies d’éviction relèvent au contraire de pratiques susceptibles d’être prohibées.

43. Que peut faire une entreprise qui conteste une décision de l’organe de tutelle ?

Demander à l’organe de tutelle une peine d’emprisonnement.
Former un recours devant une juridiction compétente.
Suspendre automatiquement toutes les obligations imposées par la décision.
Remplacer elle-même la décision par une mesure négociée avec ses concurrents.

Former un recours devant une juridiction compétente.

Explication

Les décisions de l’organe de tutelle peuvent être contestées devant les juridictions compétentes et peuvent aussi faire l’objet d’une modification partielle. L’organe de tutelle ne prononce pas lui-même les peines d’emprisonnement.

44. Une entreprise transmet les renseignements demandés après l’expiration du délai fixé, tout en fournissant des données exactes. Quelle violation correspond à cette situation ?

La violation matérielle d’une règle de concurrence.
La production d’informations fausses ou inexactes.
La non-observation d’une ordonnance de l’autorité.
La transmission tardive des renseignements requis.

La transmission tardive des renseignements requis.

Explication

La transmission tardive se définit par le non-respect du délai prévu pour communiquer les renseignements. Des informations fausses ou inexactes concernent, elles, le contenu communiqué plutôt que le moment de l’envoi.

45. Quels éléments peuvent guider la détermination du montant d’une amende en droit de la concurrence ?

La nationalité des dirigeants, la forme sociale et le lieu d’immatriculation.
La gravité de l’infraction, son illégalité manifeste et les gains illicites obtenus.
Le montant des investissements, la valeur de ses actifs et ses perspectives de croissance.
La durée de la procédure, la notoriété de l’entreprise et le nombre de ses salariés.

La gravité de l’infraction, son illégalité manifeste et les gains illicites obtenus.

Explication

L’autorité chargée de la concurrence détermine l’amende en tenant compte de la gravité, du caractère manifestement illégal de l’infraction et des gains illicites. L’emprisonnement constitue une sanction différente, relevant d’une juridiction compétente.

46. Quelle mesure l’organe de tutelle peut-il prendre lorsqu’une sanction pénale paraît nécessaire ?

Prononcer directement une peine d’emprisonnement contre l’entreprise concernée.
Remplacer la procédure pénale par une amende fixée sans tenir compte de l’infraction.
Annuler automatiquement toute décision antérieure prise par l’autorité de tutelle.
Saisir la juridiction compétente conformément à l’article 49 de la loi sur la concurrence.

Saisir la juridiction compétente conformément à l’article 49 de la loi sur la concurrence.

Explication

L’organe de tutelle ne peut pas prononcer lui-même une peine d’emprisonnement, mais il peut saisir la juridiction compétente pour qu’une sanction pénale soit envisagée. La compétence de décider l’emprisonnement appartient donc à la juridiction saisie.

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Qu'est-ce que le droit de la concurrence ?

Une branche du droit privé relevant du droit des affaires et des droits économiques.

Quels sont les sujets du droit de la concurrence ?

Les entreprises, l’État, le consommateur et un organe indépendant.

Quel est l'objectif de l’État dans le droit de la concurrence ?

Protéger le marché et préserver son caractère concurrentiel.

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