QCM : Introduction générale au droit public — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale du droit dans une société ?

Décrire les comportements individuels sans les encadrer
Organiser la vie collective et réguler les rapports humains
Déterminer les croyances communes et les pratiques religieuses
Remplacer les relations sociales par des décisions administratives

Organiser la vie collective et réguler les rapports humains

Explication

Le droit rassemble des règles destinées à organiser la vie en société et à réguler les relations entre les personnes. Les croyances, les comportements privés et l’administration ne constituent pas sa fonction générale.

2. Quelle relation entre société et droit correspond à l’idée selon laquelle « dès qu’il y a une société, il y a du droit » ?

Le droit apparaît seulement lorsque l’État adopte une constitution écrite
Toute vie collective implique des règles régissant les relations entre ses membres
Le droit concerne principalement les relations économiques entre particuliers
Une société peut fonctionner sans règles si ses membres partagent les mêmes valeurs

Toute vie collective implique des règles régissant les relations entre ses membres

Explication

La présence d’une société entraîne l’existence de règles destinées à encadrer les relations entre ses membres. Le droit ne dépend donc pas exclusivement d’une constitution écrite ni des seuls rapports économiques.

3. Quelle distinction oppose correctement le droit objectif aux droits subjectifs ?

Le droit objectif exprime une liberté personnelle, tandis que le droit subjectif organise les institutions publiques
Le droit objectif appartient à une personne, tandis que le droit subjectif regroupe les règles applicables à tous
Le droit objectif regroupe les règles communes, tandis que le droit subjectif désigne une prérogative individuelle
Le droit objectif concerne les sanctions, tandis que le droit subjectif concerne les obligations morales

Le droit objectif regroupe les règles communes, tandis que le droit subjectif désigne une prérogative individuelle

Explication

Le droit objectif correspond à l’ensemble des règles générales qui organisent la société, alors qu’un droit subjectif est une prérogative reconnue à une personne. Les autres propositions inversent ou déplacent cette distinction.

4. Le droit de vote et le droit de grève sont des exemples de quelle notion ?

Des règles de droit positif indépendantes de leurs titulaires
Des règles morales choisies par la conscience
Des droits subjectifs accordés à une personne
Des règles générales du droit objectif

Des droits subjectifs accordés à une personne

Explication

Le droit subjectif désigne une prérogative attribuée à une personne, comme le droit de vote ou le droit de grève. Le droit objectif désigne, quant à lui, les règles générales qui encadrent la société.

5. Que désigne le droit positif dans un système juridique donné ?

L’ensemble des règles actuellement en vigueur à un moment déterminé
L’ensemble des principes moraux reconnus par une communauté
Les prérogatives individuelles exercées par les citoyens
Les règles historiques qui ont cessé de produire des effets

L’ensemble des règles actuellement en vigueur à un moment déterminé

Explication

Le droit positif comprend les règles de droit en vigueur dans un système et à une période donnés. Il ne se confond ni avec la morale, ni avec les droits subjectifs, ni avec les règles qui ne sont plus applicables.

6. Selon Jean Gicquel, quel élément caractérise le droit ?

Des règles de conduite humaine édictées et sanctionnées par l’autorité étatique
Des habitudes sociales transmises sans intervention d’une autorité publique
Des usages professionnels dépourvus de mécanisme institutionnel de sanction
Des principes personnels guidant la conscience et provoquant le remords

Des règles de conduite humaine édictées et sanctionnées par l’autorité étatique

Explication

Jean Gicquel définit le droit comme un ensemble de règles de conduite humaine édictées et sanctionnées par l’autorité étatique. Les principes de conscience et les habitudes sociales relèvent plutôt de la morale ou des usages.

7. Quel problème le contrat social cherche-t-il à organiser ?

La séparation entre les droits subjectifs et les règles du droit positif
La transmission des coutumes entre plusieurs générations
L’articulation entre la liberté de chacun et l’existence d’une autorité commune
La distinction entre les sanctions morales et les sanctions judiciaires

L’articulation entre la liberté de chacun et l’existence d’une autorité commune

Explication

Le contrat social organise les rapports entre la liberté individuelle et une autorité commune chargée de structurer la vie collective. Il ne porte pas directement sur les distinctions entre catégories de règles ou de sanctions.

8. Comment Emmanuel Kant distingue-t-il les règles autonomes des règles hétéronomes ?

Les règles autonomes sont choisies par l’individu, tandis que les règles hétéronomes sont imposées de l’extérieur par l’État
Les règles autonomes organisent les institutions, tandis que les règles hétéronomes concernent les relations familiales
Les règles autonomes sont promulguées par l’État, tandis que les règles hétéronomes résultent d’une décision personnelle
Les règles autonomes entraînent une sanction étatique, tandis que les règles hétéronomes provoquent principalement le remords

Les règles autonomes sont choisies par l’individu, tandis que les règles hétéronomes sont imposées de l’extérieur par l’État

Explication

Pour Kant, l’autonomie renvoie à une règle choisie par l’individu, tandis que l’hétéronomie renvoie à une règle élaborée et sanctionnée de l’extérieur par l’État. Le remords ou l’exclusion peuvent accompagner les règles autonomes, mais ils ne les définissent pas comme des règles étatiques.

9. Quelle caractéristique permet de reconnaître une règle juridique ?

Elle est adoptée par un groupe social sans intervention d’une autorité publique
Elle exprime une valeur fondamentale sans prévoir de conséquence institutionnelle
Elle repose sur une conviction personnelle et entraîne principalement le remords
Elle exerce une contrainte extérieure et peut donner lieu à une sanction étatique

Elle exerce une contrainte extérieure et peut donner lieu à une sanction étatique

Explication

La règle juridique se distingue par une force contraignante extérieure et par la possibilité d’une sanction étatique. La conviction personnelle, le remords et l’absence de conséquence institutionnelle renvoient à d’autres types de règles.

10. Quelle distinction caractérise le mieux le rapport entre la morale et le droit ?

La morale et le droit poursuivent un idéal individuel selon des pressions comparables
La morale organise la société, tandis que le droit vise le perfectionnement individuel
La morale repose sur l’État, tandis que le droit dépend de la conscience personnelle
La morale vise le perfectionnement individuel, tandis que le droit organise la société

La morale vise le perfectionnement individuel, tandis que le droit organise la société

Explication

La morale cherche le perfectionnement de l’être humain sous l’effet d’une pression individuelle, alors que le droit encadre la vie sociale par une pression de groupe. L’idée selon laquelle le droit viserait un idéal individuel inverse les fonctions respectives des deux notions.

11. Comment se distinguent les sanctions juridique et morale par leur origine ?

La sanction juridique est étatique, tandis que la sanction morale vient de l’individu ou du groupe social
La sanction juridique et la sanction morale sont toutes deux imposées par une autorité publique
La sanction juridique dépend des milieux sociaux, tandis que la sanction morale relève des tribunaux
La sanction juridique vient de la conscience, tandis que la sanction morale est prononcée par l’État

La sanction juridique est étatique, tandis que la sanction morale vient de l’individu ou du groupe social

Explication

La sanction juridique est externe et portée par l’État, tandis que la sanction morale est interne à l’individu ou au groupe social. Attribuer la sanction morale à l’État confond la contrainte publique avec la réaction de la conscience ou du milieu social.

12. Dans quel sens le droit peut-il être considéré comme une science ?

Comme une technique administrative consacrée aux décisions des tribunaux
Comme une science exacte fondée sur des résultats indépendants des sociétés
Comme une science humaine étudiant les phénomènes sociaux et étatiques
Comme une discipline morale évaluant la perfection personnelle des individus

Comme une science humaine étudiant les phénomènes sociaux et étatiques

Explication

Dans une conception générale de la science, le droit est une science humaine qui étudie les phénomènes sociaux et étatiques. La conception étroite refuse de le considérer comme une science exacte, mais elle n’empêche pas cette qualification au sens large.

13. Quelle situation favorise le mieux la sécurité juridique des citoyens ?

Des règles suffisamment stables auxquelles les citoyens peuvent se fier
Des règles appliquées selon l’appréciation personnelle de chaque citoyen
Des règles principalement fondées sur les pratiques variables des groupes sociaux
Des règles fréquemment modifiées pour suivre chaque évolution sociale

Des règles suffisamment stables auxquelles les citoyens peuvent se fier

Explication

La sécurité juridique repose sur une stabilité suffisante des règles et sur la possibilité, pour les citoyens, de se fier au droit. Des changements fréquents peuvent au contraire créer une situation d’insécurité juridique.

14. Quel événement de 1790 a contribué à l’apparition de la théorie du ministre-juge ?

La création des tribunaux administratifs chargés de soulager le Conseil d’État
L’abandon du ministre-juge au profit d’une justice administrative déléguée
Le renforcement de la séparation entre les juges judiciaire et administratif
La création des cours administratives d’appel et le contrôle de cassation

Le renforcement de la séparation entre les juges judiciaire et administratif

Explication

En 1790, la séparation entre le juge judiciaire et le juge administratif est renforcée afin d’empêcher le premier de contrôler l’action de l’État, ce qui conduit à la théorie du ministre-juge. Les autres événements correspondent à des étapes ultérieures de l’évolution de la justice administrative.

15. Quelle transformation est associée à l’année 1872 dans l’évolution de la justice administrative ?

Le renforcement de la séparation des juges et la naissance du ministre-juge
La création des cours administratives d’appel et la fonction de juge de cassation
La création des tribunaux administratifs pour remplacer les conseils de préfecture
L’apparition d’une justice administrative déléguée et la fin du ministre-juge avec l’arrêt Cadot

L’apparition d’une justice administrative déléguée et la fin du ministre-juge avec l’arrêt Cadot

Explication

En 1872, une justice administrative déléguée apparaît et l’arrêt Cadot met fin à la pratique du ministre-juge. La création des tribunaux administratifs relève de 1953, tandis que les cours administratives d’appel apparaissent en 1987.

16. Quelle évolution institutionnelle caractérise l’année 1987 ?

La création des tribunaux administratifs et le remplacement des conseils de préfecture
Le renforcement de la séparation entre les juges judiciaire et administratif
L’apparition de la justice administrative déléguée et la fin du ministre-juge
La création des cours administratives d’appel et le rôle de cassation confié au Conseil d’État

La création des cours administratives d’appel et le rôle de cassation confié au Conseil d’État

Explication

En 1987, les cours administratives d’appel sont créées et le Conseil d’État devient principalement juge de cassation plutôt que juge d’appel. Les autres transformations citées correspondent respectivement à 1953, 1872 et 1790.

17. Que désigne une prérogative exorbitante du droit commun ?

Un pouvoir supérieur accordé à la puissance publique pour servir l’intérêt général
Une règle ordinaire applicable de manière identique à tous les citoyens
Une liberté particulière reconnue aux particuliers dans leurs relations privées
Une compétence judiciaire attribuée aux personnes engagées dans un procès

Un pouvoir supérieur accordé à la puissance publique pour servir l’intérêt général

Explication

Une prérogative exorbitante confère à la puissance publique des pouvoirs distincts ou supérieurs à ceux des citoyens afin de garantir l’intérêt général. Le droit commun correspond au contraire aux règles applicables à l’ensemble des citoyens.

18. Pourquoi la distinction entre droit public et droit privé ne constitue-t-elle pas une frontière naturelle entre deux domaines totalement séparés ?

Parce qu’elle distingue nécessairement les règles nationales des règles internationales
Parce qu’elle dépend notamment de la capacité d’intervention de l’État
Parce qu’elle s’appuie principalement sur la différence entre tribunaux civils et pénaux
Parce qu’elle repose exclusivement sur la nature économique des rapports concernés

Parce qu’elle dépend notamment de la capacité d’intervention de l’État

Explication

La distinction varie notamment selon la capacité d’intervention de l’État et ne forme donc pas un axiome ou une séparation naturelle. La nature économique des rapports ne suffit pas à définir cette classification.

19. Quel domaine du droit organise les administrations publiques, leurs rapports avec les particuliers et leur responsabilité ?

Le droit constitutionnel
Le droit administratif
Le droit pénal
Le droit international privé

Le droit administratif

Explication

Le droit administratif encadre les administrations publiques, leurs interventions, leurs rapports avec les particuliers, leur responsabilité et le régime de leur personnel. Le droit constitutionnel concerne plutôt l’organisation générale de l’État et du pouvoir.

20. Quelle relation le droit international privé régit-il principalement ?

Les rapports institutionnels entre États et les obligations issues des traités
Les relations privées internationales et les conflits de lois ou de juridictions
La répression des infractions commises contre l’ordre public national
L’organisation interne des administrations et leurs pouvoirs de décision

Les relations privées internationales et les conflits de lois ou de juridictions

Explication

Le droit international privé concerne notamment les relations entre particuliers de pays différents ainsi que les conflits de lois ou de juridictions. Les relations interétatiques relèvent du droit international public.

21. Quelle fonction fondamentale la Constitution remplit-elle dans un État ?

Elle règle les relations privées entre personnes possédant des nationalités différentes
Elle fixe les sanctions applicables à toutes les infractions commises sur le territoire
Elle décrit le fonctionnement quotidien de chaque administration publique
Elle fonde l’État ou un nouveau régime et encadre son organisation et son fonctionnement

Elle fonde l’État ou un nouveau régime et encadre son organisation et son fonctionnement

Explication

La Constitution est l’acte fondateur de l’État ou d’un nouveau régime et fournit le cadre juridique de son organisation et de son fonctionnement. La détermination des infractions et des peines appartient principalement au droit pénal.

22. Quelle différence distingue l’État de droit formel de l’État de droit matériel ?

Le premier protège les droits fondamentaux, tandis que le second organise les rapports entre particuliers
Le premier concerne les coutumes constitutionnelles, tandis que le second concerne les constitutions écrites
Le premier impose la hiérarchie des normes, tandis que le second protège aussi les droits et la démocratie
Le premier contrôle les administrations, tandis que le second détermine les compétences des juridictions

Le premier impose la hiérarchie des normes, tandis que le second protège aussi les droits et la démocratie

Explication

L’État de droit formel exige le respect de la hiérarchie des normes sans examiner leur contenu, tandis que l’État de droit matériel ajoute la protection des droits et des garanties démocratiques. Les autres propositions confondent cette distinction avec des branches ou des formes du droit.

23. Quel événement constitutionnel français a lieu en 1791 ?

L’adoption de la première Constitution française
La création du Conseil constitutionnel
La proclamation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen
L’adoption d’une loi organique complétant la Constitution

L’adoption de la première Constitution française

Explication

La première Constitution française est adoptée en 1791, après la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. La Déclaration précède donc la Constitution et les autres événements proposés ne correspondent pas à cette date.

24. Qu’est-ce qui caractérise principalement une constitution formelle par rapport à une constitution matérielle ?

Elle repose principalement sur des pratiques traditionnelles non réunies dans un texte unique
Elle rassemble des règles constitutionnelles supérieures, révisables selon une procédure particulière
Elle désigne toutes les règles relatives à l’État, quelle que soit leur forme juridique
Elle consiste en des pratiques répétées ressenties comme obligatoires à côté d’un texte

Elle rassemble des règles constitutionnelles supérieures, révisables selon une procédure particulière

Explication

La constitution formelle regroupe dans un texte des règles supérieures aux autres normes et soumises à une procédure particulière de révision. La constitution matérielle est définie par le contenu des règles relatives au fonctionnement de l’État, indépendamment de leur forme.

25. Quelle caractéristique définit une constitution coutumière ?

La majorité de ses règles provient de traditions qui ne sont pas réunies dans un texte unique
Elle complète un texte constitutionnel par des pratiques répétées ressenties comme obligatoires
Ses règles figurent dans un document unique adopté selon une procédure renforcée
Elle rassemble des règles relatives à l’État dans des lois organiques contrôlées par un juge

La majorité de ses règles provient de traditions qui ne sont pas réunies dans un texte unique

Explication

Une constitution coutumière repose principalement sur des règles traditionnelles qui ne sont pas rassemblées dans un texte unique. Une pratique constitutionnelle se superposant à une constitution écrite correspond plutôt à la coutume constitutionnelle.

26. Quelle est la fonction d’une loi organique dans l’ordre constitutionnel ?

Elle complète et précise certaines dispositions de la Constitution sans en faire partie
Elle rassemble les pratiques traditionnelles qui forment une constitution coutumière
Elle fixe des règles privées applicables aux relations entre personnes de nationalités différentes
Elle remplace la Constitution lorsqu’une institution ne peut plus exercer ses compétences

Elle complète et précise certaines dispositions de la Constitution sans en faire partie

Explication

Une loi organique concerne les institutions constitutionnelles et précise certaines dispositions de la Constitution sans être intégrée à celle-ci. Elle ne remplace donc pas la Constitution et ne correspond pas à une compilation de coutumes.

27. Quelle règle s’applique au contrôle des lois organiques en France ?

Elles ont la même valeur que les lois ordinaires et leur contrôle constitutionnel reste facultatif
Elles sont supérieures aux lois ordinaires et leur conformité à la Constitution est contrôlée obligatoirement
Elles ont une valeur constitutionnelle et échappent au contrôle du Conseil constitutionnel
Elles sont inférieures aux lois ordinaires mais doivent respecter les coutumes constitutionnelles

Elles sont supérieures aux lois ordinaires et leur conformité à la Constitution est contrôlée obligatoirement

Explication

Les lois organiques occupent une position supérieure aux lois ordinaires et leur conformité à la Constitution fait l’objet d’un contrôle obligatoire du Conseil constitutionnel. Elles ne possèdent toutefois pas la même valeur que les normes constitutionnelles elles-mêmes.

28. Quelle distinction peut être établie dans le contenu d’une Constitution concernant les pouvoirs publics et les droits fondamentaux ?

Les règles concernant les pouvoirs publics peuvent être distinguées des règles organisant les élections locales
Les règles d’organisation des pouvoirs peuvent être distinguées de celles relatives aux droits fondamentaux
Les règles relatives aux droits fondamentaux peuvent être distinguées des règles fixant les relations internationales
Les règles de procédure parlementaire peuvent être distinguées des règles déterminant la nationalité

Les règles d’organisation des pouvoirs peuvent être distinguées de celles relatives aux droits fondamentaux

Explication

La Constitution organise les pouvoirs publics et leurs compétences, tout en pouvant distinguer ces règles de celles qui déterminent les droits fondamentaux. La distinction entre pouvoirs publics et relations internationales ne correspond pas à la répartition indiquée ici.

29. Quel élément relève directement de l’objet constitutionnel relatif aux pouvoirs publics ?

La réglementation des contrats privés
La fixation des tarifs douaniers
La détermination de leurs compétences
La définition des programmes scolaires

La détermination de leurs compétences

Explication

L’objet constitutionnel comprend l’organisation des pouvoirs publics et la détermination de leurs compétences. Les tarifs douaniers, les programmes scolaires et les contrats privés relèvent d’autres domaines normatifs.

30. Quelle règle s’applique à une loi organique concernant le fonctionnement du Sénat ?

Elle doit être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées
Elle est soumise à une majorité relative dans chaque assemblée
Elle peut être adoptée après une dernière lecture par l’Assemblée nationale
Elle peut être arrêtée par le Sénat sans vote de l’Assemblée nationale

Elle doit être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées

Explication

Une loi organique concernant le fonctionnement du Sénat doit être adoptée dans les mêmes termes par les deux assemblées. La procédure de dernière lecture par l’Assemblée nationale concerne les autres lois organiques lorsqu’aucun accord n’est trouvé.

31. Lorsqu’une loi organique ne concerne pas le Sénat et qu’aucun accord n’est trouvé entre les deux chambres, que peut faire l’Assemblée nationale ?

Demander un vote identique du Sénat à la majorité absolue
Adopter le texte en dernière lecture à la majorité relative
Statuer en dernière lecture à la majorité absolue
Transmettre le texte au Conseil constitutionnel pour adoption

Statuer en dernière lecture à la majorité absolue

Explication

Pour une loi organique ne concernant pas le Sénat, l’Assemblée nationale peut statuer en dernière lecture à la majorité absolue en cas de désaccord persistant. La procédure exige donc une majorité absolue et ne rend pas obligatoire un nouvel accord du Sénat.

32. Quelle différence caractérise le contrôle constitutionnel des lois organiques et celui des lois ordinaires ?

Les deux catégories de lois font l’objet d’un contrôle constitutionnel facultatif
Les deux catégories de lois font l’objet d’un contrôle constitutionnel obligatoire
Le contrôle des lois organiques est obligatoire, tandis que celui des lois ordinaires est facultatif
Le contrôle des lois ordinaires est obligatoire, tandis que celui des lois organiques est facultatif

Le contrôle des lois organiques est obligatoire, tandis que celui des lois ordinaires est facultatif

Explication

Le Conseil constitutionnel contrôle obligatoirement les lois organiques, alors que le contrôle des lois ordinaires est facultatif. Les deux autres formulations inversent ou effacent cette différence de régime.

33. Qu’est-ce qu’un règlement des assemblées parlementaires ?

Une norme constitutionnelle définissant les droits fondamentaux des citoyens
Une décision gouvernementale organisant les relations entre le Parlement et l’exécutif
Une règle interne adoptée par une assemblée pour préciser son fonctionnement
Une loi organique fixant les compétences respectives des deux chambres

Une règle interne adoptée par une assemblée pour préciser son fonctionnement

Explication

Le règlement d’une assemblée est une règle de fonctionnement interne qu’elle adopte afin de préciser ses modalités de fonctionnement. Il ne se confond ni avec une loi organique, ni avec une décision gouvernementale, ni avec une norme constitutionnelle.

34. Comment la Constitution organise-t-elle l’exercice du pouvoir dans l’État ?

Elle répartit les ressources économiques sans définir le rôle des gouvernants
Elle désigne les gouvernants, fixe leurs compétences et précise leurs modalités d’exercice
Elle confie l’exercice du pouvoir aux administrations sans déterminer leurs compétences
Elle décrit les orientations sociales de l’État sans encadrer les modalités du pouvoir

Elle désigne les gouvernants, fixe leurs compétences et précise leurs modalités d’exercice

Explication

La Constitution organise l’exercice du pouvoir en désignant les gouvernants, en fixant leurs compétences et en précisant leurs modalités d’exercice, tout en déterminant l’orientation de l’État. Les autres réponses retirent à tort une dimension essentielle de cette organisation.

35. Que désigne l’investiture constitutionnelle ?

La reconnaissance politique d’un groupe sans attribution d’une fonction étatique
L’accès au pouvoir résultant de la force ou de la richesse personnelles
Les modalités régulières par lesquelles une personne acquiert la qualité pour engager l’État
La nomination administrative d’un agent chargé d’exécuter une décision publique

Les modalités régulières par lesquelles une personne acquiert la qualité pour engager l’État

Explication

L’investiture constitutionnelle désigne les modalités régulières qui donnent à certaines personnes la qualité pour décider, représenter et engager l’État. Elle repose donc sur une habilitation constitutionnelle, et non sur la force ou la richesse personnelles.

36. À quelle condition une décision d’un organe de l’État est-elle légitimée par la Constitution ?

Lorsqu’elle correspond à la volonté personnelle du gouvernant qui l’a prise
Lorsqu’elle respecte les compétences et les formes prévues par la Constitution
Lorsqu’elle reçoit l’approbation d’un groupe social majoritaire
Lorsqu’elle produit un résultat conforme aux intérêts économiques de l’État

Lorsqu’elle respecte les compétences et les formes prévues par la Constitution

Explication

La Constitution légitime les décisions des organes de l’État lorsqu’elles sont prises dans le cadre des compétences et des formes constitutionnellement prévues. L’accord politique ou l’intérêt économique ne suffit pas à établir cette légitimité constitutionnelle.

37. Quelle est la finalité politico-sociale appelée « idée de droit » dans l’organisation de l’État ?

Orienter l’organisation et le fonctionnement de l’État institué par la Constitution
Régler les rapports privés entre les personnes et les entreprises
Attribuer aux juridictions la gestion quotidienne des services publics
Déterminer les modalités techniques de vote des lois ordinaires

Orienter l’organisation et le fonctionnement de l’État institué par la Constitution

Explication

L’idée de droit est la finalité politico-sociale qui oriente l’organisation et le fonctionnement de l’État institué par la Constitution. Elle ne désigne donc pas une procédure parlementaire ou une règle régissant directement les rapports privés.

38. Quels éléments le contenu d’une Constitution comprend-il généralement ?

L’organisation des pouvoirs publics et une déclaration des droits
La réglementation des échanges commerciaux et la politique monétaire
La composition des partis politiques et le calendrier électoral
La définition des frontières nationales et le régime fiscal

L’organisation des pouvoirs publics et une déclaration des droits

Explication

Une Constitution contient généralement les règles organisant les pouvoirs publics ainsi qu’une déclaration des droits, intégrée au texte ou placée en annexe. Les autres réponses renvoient à des domaines particuliers qui ne constituent pas les deux composantes générales indiquées.

39. Quel aspect est directement déterminé par les règles relatives à l’organisation des pouvoirs publics ?

La répartition de la puissance publique entre les institutions
La formulation des principes philosophiques de la communauté
L’orientation idéologique de la société et la place de l’État
La définition des droits sociaux accordés aux citoyens

La répartition de la puissance publique entre les institutions

Explication

Ces règles précisent la répartition de la puissance publique, la désignation des gouvernants, leurs fonctions, leurs relations et les procédures à suivre. L’orientation idéologique et les principes de société relèvent plutôt de la constitution sociale.

40. Que désigne la notion de constitution sociale ?

Les règles déterminant la désignation des gouvernants
Les procédures organisant les relations entre les institutions
Les principes de société orientant l’action des pouvoirs publics
La liste des autorités chargées d’exercer la puissance publique

Les principes de société orientant l’action des pouvoirs publics

Explication

La constitution sociale exprime les choix et principes de société qui orientent le fonctionnement des pouvoirs publics et la place de l’État. Les autres réponses décrivent des règles institutionnelles, qui organisent directement les pouvoirs publics.

41. Quelle distinction oppose les droits de première génération aux droits de deuxième génération ?

Les premiers exigent surtout l’abstention de l’État, les seconds son intervention
Les premiers concernent les droits sociaux, les seconds les libertés publiques
Les premiers sont collectifs, les seconds concernent principalement les individus
Les premiers exigent surtout l’intervention de l’État, les seconds son abstention

Les premiers exigent surtout l’abstention de l’État, les seconds son intervention

Explication

Les droits de première génération sont des droits-liberté qui demandent principalement que l’État s’abstienne d’intervenir, tandis que les droits de deuxième génération sont des droits-créance nécessitant son action. La distinction ne repose pas sur le caractère individuel ou collectif des droits.

42. Lequel de ces droits appartient à la première génération des droits fondamentaux ?

Le droit à la santé
Le droit au travail
Le droit à l’instruction
Le droit de vote

Le droit de vote

Explication

Le droit de vote est un droit politique de première génération, comme les libertés d’expression, de réunion ou de religion. Le droit à la santé, à l’instruction et au travail relève des droits de deuxième génération.

43. Lequel de ces droits relève des droits de deuxième génération ?

Le droit d’éligibilité
Le droit à l’instruction
La liberté d’opinion
La liberté religieuse

Le droit à l’instruction

Explication

Le droit à l’instruction est un droit-créance de deuxième génération, car sa mise en œuvre suppose une intervention de l’État. Les autres propositions sont des libertés ou des droits politiques de première génération.

44. Quelle affirmation caractérise la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ?

Elle a été adoptée avec la Constitution de la Troisième République et exprime une philosophie corporatiste
Elle a été placée en tête de la Constitution de 1791 et exprime une philosophie individualiste et libérale
Elle a été intégrée au préambule de 1946 et exprime une philosophie principalement sociale
Elle a été placée en annexe de la Constitution de 1958 et exprime une philosophie collectiviste

Elle a été placée en tête de la Constitution de 1791 et exprime une philosophie individualiste et libérale

Explication

La Déclaration de 1789 a été placée en tête de la Constitution française de 1791 et porte une philosophie individualiste et libérale. Les autres propositions lui attribuent à tort une autre Constitution ou une orientation idéologique différente.

45. Que signifie la suprématie constitutionnelle ?

Les règlements administratifs peuvent écarter une règle constitutionnelle incompatible
Les lois ordinaires disposent d’une autorité supérieure à celle des normes constitutionnelles
Les normes internationales occupent automatiquement le sommet de tout ordre juridique
La Constitution possède le plus haut niveau d’autorité dans l’ordre juridique de l’État

La Constitution possède le plus haut niveau d’autorité dans l’ordre juridique de l’État

Explication

La suprématie constitutionnelle signifie que la Constitution est la norme de plus haute autorité dans la hiérarchie des normes de l’État. Les règles de rang inférieur doivent donc lui être conformes, contrairement à ce que suggèrent les autres propositions.

46. Comment la hiérarchie des normes organise-t-elle les règles de droit ?

Elle les distingue selon leur domaine et donne aux règles techniques une force supérieure
Elle les ordonne selon leur origine et rend les normes administratives équivalentes aux constitutionnelles
Elle les classe selon leur autorité et impose aux normes inférieures de respecter les supérieures
Elle les regroupe selon leur date et permet aux normes récentes d’écarter les anciennes

Elle les classe selon leur autorité et impose aux normes inférieures de respecter les supérieures

Explication

La hiérarchie des normes classe les règles selon leur niveau d’autorité, les règles inférieures devant respecter celles qui leur sont supérieures. La date, le domaine ou l’origine ne constituent pas le principe défini par cette notion.

47. Quelle conception Hans Kelsen a-t-il proposée avec la pyramide des normes ?

Un système fondé sur une séparation entre droits publics et droits privés
Un ordre juridique dans lequel toutes les normes ont une valeur identique
Un modèle où les règles administratives dominent les règles constitutionnelles
Un ordre juridique composé de plusieurs niveaux de normes superposés

Un ordre juridique composé de plusieurs niveaux de normes superposés

Explication

Hans Kelsen a théorisé la pyramide des normes comme un ordre juridique formé de plusieurs étages superposés, dont le nombre peut varier. Cette conception s’oppose à l’idée que toutes les normes possèdent la même valeur.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Introduction générale au droit public.

Qu'est-ce que le droit organise et régule ?

La vie en société et les rapports humains.

Dans quels domaines le droit intervient-il ?

Dans les rapports familiaux, économiques, entre l’État et les individus, et entre États.

Quand le droit apparaît-il ?

Dès qu’il y a une société.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction générale au droit public.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM